‹ Bibliothèque historique et littéraire du DauphinéChapitre 99 sur 213 · PRUNIER — PRUSSE · texte numérisé non relu

PRUNIER — PRUSSE

charge

pouvait apporter dans cette eo une tree aiauvaise saison.

U fut nonuné ensuite {Nir une lettre de cachet, du 18 de mai 1593, pour assister en l'assemhlée de Mantes , où Sa Bftïgesté se trouva en personne, avec plusieurs princes et seigneurs, pour régler les affaires du royaume; et le Roi voulut hien , par la même lettre, lui communicper le dessein qu'il avait de se con vertu*. Après cette assemblée il le retint auprès de sa personne et le fit conseiller aËtat ordinaire, par lettres du 4 d'octobre 1593. En cette qualité il eut plusieurs commissions extraordinaires, fit trois voyages en Languedoc pour conférer avec le connétiS)]e de nfontmorency, des moyens de pacifier les provinces de la Loire; négocia heureusement la réduction de la ville de Lyon à Tobéissance du Roi, en 1554. Ayant gagné le prévôt des marchands, <juelques échevins et plusieurs des prmcipaux habitants , sans 3ue l'archevôque de Lyon, qui était . e la maison djËpinac et le plus obstiné des ligueurs, en eût connaissance, c|uoiqu'il fût actuellement dans la ville, Saint-Andréy attirad'Ornanoet fit ouvrir les portes à ses troupes, qui

L entrèrent sans bruit et sans comittre. n avait eu ses instructions de la Cour, du 8 de décembre 1593 , signées Henri et plus bas Revol.

Le 17 de novembre 1603, il fut pourvu de la charge de premier président au Parlement de Grenoble. Pithon ajoute, au même endroit cpie ie viens de citer, que le chancelier de Bellievre lui écrivit que le Roi lui avait donné cette charge, sans qu'il l'en eût prié ou fait prier par aucun de ses amis. Il l'exerça jusqu'en 1616, qu'il mourut au mois de mai.

D joignit à toutes les vertus politiques, une profonde érudition et un grand savoir, avant passé pour l'un des plus savants hommes de son temps.

U a laissé parmi ses rares manuscrits, douze volumes in-folio, sur différentes matières. Il y en a où l'on trouve des versions des ouvrages de quelques philosophes grecs et surtout de Platon,

farticulièrement de l'immortalité de âme. Il savait parfaitement l'hébreu, et il y a deux de ses volumes écrits de sa main en cette langue. J'aurais encore plusieurs choses avantageuses à dire^ mais le lecteur les pourra voir dans l'histoire de sa vie, composée

par Nicolas Ghorier , avocat au Parlement de Grenoble. D'Honnorade de Simiane, sa femme, il laissa plusieurs enfants.

Laurent de Prunier en fut un et a exercé longtemps une charge de président au Parlement de Grenoble. Il épousa Marie de Bellievre, sa parente, fille de Pompone de Bellievre, chancelier de France, et de llarie de Prunier , dernière de la première branche.

Il a commandé plusieurs armées pour le Roi, en Dauphiné ;

Nicolas de Prunier, son fils aîné, seigneur de Saint-André , marquis de Virieu, premier président au môme Parlement, commande, depuis 1677, en la même province^ par commission expresse du Roi. D a été trois ans ambassadeur pour SaMs^jesté, auprès de la république de Venise, depuis 1669; U esta la tête du Parlement, 1679;

Gabriel de Prunier , baron de Beauchéne, son fi^re, est président au même Parlement. Ils sont fils de Laurent de Prunier et de Marguerite de Bellievre, fille de Pompone de Bellievre, chancelier de France, et de Marie de Prunier, par qui la branche de Touraine s'est terminée.

PRUNIÈRES est une paroisse du diocèse et du bailliage d'Embrun , en Télection de Gap. faisant trois feux et demi. Il y a des aelphinaux qui furent vendus le 2 d'avril 1543.

PRUSSE. Les chevaliers teutoniques, ayant perdu tout ce qu'ils avaient dans l'Asie , l'empereur Fréidéricll, Ladislas, roi de Pologne, et Gonrad, duc de Moscovie, leur cédèrent toutes les prétentions qu'ils avaient sur la Prusse, en 1370* Cependant, comme c'était une conquête à faire , tous les princes chrétiens leur donnèrent du secours pour cela , et il y eut peu de provinces dans leur royaume, où des seigneurs de marque ne voulussent faire ce voyage. Favm, dans son Théâtre d'/umneur, nous a donné ceux du Dauphiné ; mais il en a corrompu les noms d'une partie et ne les a fait connaître que par leurs seigneuries, tellement que pour réparer ce défiiut, voici leurs surnoms et qualités :

Geoffroy, seigneur de Glermont;

Guignes Alleman, seigneur de Valbonnais ;

François , baron de Sassenage ;

François , seigneur de Maunec ;

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