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MIL. LEG. VII

GEMIN. CIVIT.

REMI FOEDERATA

Humbert, dernier dauphin de Vien* nois , fîit administrateur perpétuel de l'église de Reims, et il résigna cette dignité entre les mains du Roi, le 22 de janvier 1355 .

BFiTTiIANETTE est une paroisse du bailliage du Buis , en Télection de Montélimar, faisant un feu trois quarts et huitième.

RELÉOATION. Lorsque Louis XII eut reconquis la duché de Milan , Charles d'Amboise . à qui le

{gouvernement en fut donné , ordonna 'an 1509, au sieur de Duras , qui commandait dans Crema, d'envoyer à Grenoble quelques-uns des plus considérables de cette ville , de qw on n'était pas content pour y être relégués jusqu'à ce qu^Eiutrement fûlt ordonné.

François Marc , qui le rapporte, i^ part., queat. 355 ^ les nomme :

Jacques Qeurli ; PantaléonCadic;

François Nicy;

Et ils arrivèrent à Grenoble, le S4 septembre.

RELIGIEUX, n y en a dans le Dauphiné de plusieurs sortes , dont je parle en pariiculier , ce sont des :

Augustms anciens;

Augustins réformés ;

Bénédictins ;

Capucins;

Carmes anciens ;

Carmes réformés;

Charité (de la);

Chartreux ;

Citeaux ;

Cordeliers;

Cordeliers observantins ;

Dominicains;

Jésuites ;

Minimes ;

Picpus;

Saint- Antoine (de);

Saint-Ruf(de).

REUOIÈnSES. Voici celles qui sont en Dauphiné :

Bénédictines;

Bernardines ;

Carmélites;

Célestes;

Chartreuses;

Citeaux (de);

Cordelières ;

Dominicaines ;

Hospitalières ;

Sainte-Ursule (de) ;

Verbe-Incarné (du) ;

Visitation (de la).

RELIGIEUX ET RELI- GIEUSES en général. Après avoir donné un dénombrement des ordres religieux qui sont en Dauphiné, je passe aux bulles, brefs des papes, édits et déclarations de nos Rois, arrêts de son Conseil , et ceux du Parlement de Grenoble qui les concernent.

L'édit de Châteaubriant, fidt pour cette province, le mois de mai 1532, les déclare incapables de succéder en aucuns biens, et inhabiles de disposer de ce qui leur appartenait, étant au monde après avoir fait profession.

Le clergé de France a fait des règlements en 1625 , 1635 et 1645 , 1655 et 1665, touchant leur gouvernement :

Déclaration , qui exempte leurs maisons de logement de gens de guerre , du 27 de janvier 1651 ;

Arrêt du Grand Conseil, du 26 de février 1654 , par lequel ils sont maintenus en la possession d'avoir voix

407 REUGIEDX ET RELI6IED8ES— RELIGION PRÉTENDUE RÉFORHÉEM

active et passive dans les assemblées du clergé, même de pouvoir être députés aux États généraux du royaume;

Autre du Conseil , du 7 de décembre 1057, qui leur défend de s'assembler ou'en la manière pratiquée dans les oiocèses et par la permission de Tévéque diocésain ;

Autres du Conseil des 17 de iuillet et 26 de septembre 1658, qui déchargent les mendiants du paiement des octrois et entrées des villes ;

Autre du Conseil privé, en £iveur des généraux des ordres , pour le rétablissement de la réffulanté dans les prieurés et couvents désertés, du 2 de mars 1660;

Autre du Parlement de Grenoble, qui ordonne la réforme des mendiants et défend de rien exiger pour la réception des novices, du 15 de juin 16o7. Guy Pape, dans sa quest. 80, dit que de prendre quelque chose est une simonie;

Bref du pape, du 27 de septembre 1668 , pour la même réforme ;

Lettres-patentes du Roi pour l'exécution de ce bref, du 15 de décembre suivant;

Déclaration du Roi pour la réforme des maisons religieuses, en juin 1671;

Arrêt du Grand Conseil, qui les exempte du paiement des dîmes, du 14 août 1674;

Autre qui maintient les religieux possédant cures et autres bénéfices et droits honorifiques dépendant de leurs abbayes ou prieurés oans leur possession, du 21 d'octobre 1675;

Arréi du Conseil du 8 de janvier 1676, qui défend aux religieux d'exécuter les obédiences des généraux de leur ordre, sans le consentement des.

provinciaux , et qui ordonne que les décrets, sentences et ordonnances des généraux ne pourront être exécutés sans lettres-patentes du Roi;

Autre qui ordonne que les religieux ne pourront passer de leurs ordres dans de plus relâchés, sans le consentement de leurs propres provinciaux , du 11 de septembre 1676 ;

Déclaration du Koi pour le rétablissement des conventualités, du 6 de mai 1680.

n y a eu des seij^neura autrefois en cette province , qui avaient le pouvoir d'empêcher que leurs vassaux ne se fissent reliffieux , et pour l'être , il &1lait avoir leur perniission. Nous en

avons vu l'exemple dans une charte da 16 des kalendes de janvier 1227, où il est dit que Lambert de Maloc, Pierre Iseran et Guigues de la Roche, gentilshommes de Beauvoir, en Royans, m voulant faire religieux dans le monastère de Saint-Romans-de-Gravent, ea avaient eu la permission de Raymond de Réranger, leur seigneur.

REUGION CATHOLIQUE.

Hya eu un arrêt du Conseil, dnl7de novembi*e 1664, qui déclare que les corps des communautés sont censés catholiques; un édit du mois de juin 1680, qui défend aux catholiques de chauffer de religion^ et on autre qui leur défend de contracter mariage avec ceux de la reliffion prétendue réformée, du mois de novembre suivant

REUOION GHRËTnaniB.

Ceux qui les premiers Font préchée en cette province, ont été :

Saint Faul, apdtre de J.-C, i Vienne, où il laissa saint Grescent, l'an 20;

Saint Ifarcellin, à Embrun, l'anSli;

Saint Martius,à Die, l'an 220;

Saint Émilien, à Valence, l'andOO;

Saint Sulpice, à Saint-Paul-Trois- Châteaux, ran 370.

Saint Domnin, à Grenoble, l'an 380;

Saint Demetritis, à Gap, l'an 380;

Je les ai déjà nommés sons l'article du Christianisme.

RELIGION PRÉTENDUE RÉFORMÉE (la) a été préchée premièrement à Valence , par le mir nistre Pierre Brûlé, et àMontélimar, par un autre ministre, nommé François de Saint-Paul, Tan 1560. Le premier eut peur, parce qu'ayant mêlé parmi ses nouveaux dogmes des discours injurieux , on avait donné ordre de le prendre. Giles de Soûlas , nstif de Montpellier lui succéda, et plus hardi que lui. il fit mieux juger de sa doctrine : il gagna une partie des professeurs et des agrégés de l'Université , qui le protégèrent et l'obligèrent de prêcher même dans l'Université.

Lancelok, gentilhomme angevin, le seconda et ils attirèrent un si grand nombre de monde dans leurs errenn, cni*ils s'emparèrent de l'église des (jordeliers, y préchèrentet y chantèrent des psaumes en français, ce qui n'avait point encore été pratiqué en nulle antre ville duroyaume. Le ministre Saint- Paul préd^ aussi poUiquement dus

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