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RELIGION PRÉTENDUE RÉFORMÉE — RENTES

l'éf^ise desGordeliers de Montélimar.

L'an 1561 y on commença de briser les images dans Vienne, et quelques mois après ^ les protestants s'emparèrent de cette viUe. Tout fut en môme temps dans lui grand désordre en celle de Romans. L'an 1562, on commença de prêcher cette nouvelle religion dans Grenoble et ce fut en la maison de Pierre Girard, de la rue Ghenoise. Le baron des Adrets parut alors et son autorité la fit publier et annoncer par toute la province. Ce fut néanmoms avec tant de violence et tant de sacrilèges, que les églises abattues, les autels renTersés, les images brisées, les reliques profanées, les vases sacrés pillés, les ornements déchirés, les ecclésiasticpes maltraités, les véritables catholiques massacrés, crient encore vengeance contre les novateurs.

Mais, grâce à notre grand Monarque, leurs temples sont détruits, et à l'aide de nos prélats et de leurs missionnaires, on voit tous les jours revenir au giron de l'église ceux qui s'en étaient si malheureusement séparés. J'ai rapporté sur Tarticle des Huguenots, plusieurs édits, déclarations et arrêts rendus contre eux.

REMOLON est une paroisse du diocèse d'Embrun, Jointe à la taillabUité de Theus. L'abbé de Boscodon y est coseigneur.

REMUZAT a été une famille noble duDiois, finie à la fin du xv» siècle gu* Claude de Remuzat, sei^eur de ochebrune et d'Oulon, qm mourut sans enÊmts. Elle portait de mieules à la gerbe d*ùr, surmontée de deux étoiles d^argent rangées,

R£htY a été un saint évêque de Gap , Fan 402, dont on lait la fête le 3 de février.

REMY, capucin de Vienne , a fait nn volume àe poésies où sont plusieurs anagram mes.

flENAUD 2 comte de Bourgogne , fet souverain dlans Vienne , bien que déjà ses prétentions sur cette prorince fussent fort diminuées sous Othon Guillaume, qui mourut l'an 1027.

RENAUD, évêque de Valence, ^sista aux conciles de Mâcon, Tan ^1) aux quatre de Lyon 583, au deuxième de Valence 584, au deuxième de Mâcon 585, au troisième de Valence

RENGUBEL est une paroisse du i BUffqoitat de Pont*en-Royans, au f

diocèse de Grenoble, au bailliage de Saint-Marcellin , en 1* élection de Valence, disant trois feux et sixième.

Son église est dédiée à saint Jean, du patronage du prieur de Mâcon.

RENEE, flUe du roi Louis XII, qui épousa Hercule II, duc de Ferrare, étant jeune avait de grandes inclinations pour l'étude *, et pour lui enseigner les belles lettres, on choisit deux savants dauphinois : l'un nommé Ghaffirey Caries, et l'autre Âimar du Rivail. Caries fut ensuite premier président au Parlement de Grenoble, et l'autre y eut une charge de conseiller.

RENONCULES. Il y en a de deux sortes sur nos montagnes, qui ne paraissent point ailleurs. L'une ressemble à la plante que les herbo* ristes appellent langue de serpent et l'autre a la fumeterre ; l'une et l'autre sont blanches et leur figure est celle d'une étoile. Elles ont été disnesde la curiosité de feu M. le duc d'Orléans, Gaston-Jean-Baptiste.

RENTES ou GENSIVES. Les Romains ont les premiers établi la constitution des rentes foncières en cette Srovince ; car s'étant saisi des biens es habitants sous Jules-César, ils les leur rendirent à la charge de leur en payer le cens, que l'on a du depuis

time, parce que les seigneurs des terres ou fiefs limités, au heu de prendre les fonds des particuliers , au contraire ils donnèrent les leurs sous le titre d'emphitéose, s'en réservant la directe et j imposant une rente ou censé modique, dont nous avons des exemples parmi toutes les rentes soit du domaine du Roi, soit de l'ancienne fondation ou dotation des églises, soit du haut fief, qui senties trois endroits où les rentes sont sacrées et ne peuvent être rachetées. Cependant, il est certain que toutes les rentes de cette province n'ont pas été créées par un nail emphitéotiqfue ni par tradition de fonds, n y en a eu d^lne autre manière qu'on appelle bâtardes ou constituéees i prix d'argent, que la disette d'argent ou plusieurs autres malheurs ont contraint depuis plusieurs siècles plusieurs personnes d^en charger leurs héritages pour faire subsister les familles nécessiteuses ; et même leur ont fait consentir d'en établir qui sont

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