REYNARD — RHONE
diocèse de Die et de celui de Gap, diyisée en trois branches , de laquelle j'ai dressé la généalogie et Tai commencée à Pierre Raynard, qui vivait l'an 1400. La branche aînée, qui est celle du seigneur de Saint-Auban , va finir par une fille nommée Martlie.
Elle porte de gueules au renard rampant d'or. Les deux autres portent d^axur au renard de même,
Etienne Reynard, qui a commencé la branche du Serre, combattit à la bataille de Pavie;
Jean Reynard , de la troisième, fut
fendarme des ordonnances du Roi, 550;
Jean , son ûls , fut juge ordinaire civil et criminel de la ville et prévôté de Ribemont ;
Florent;, fils de celui-ci, a été premier président en la Chambre des comptes du Dauphiné, et on donna cette charge à son mérite, bien qu'il fût protestant ;
Jean Reynard, de Tordre des FF.
prêcheurs , Tan 1515, a fait des sermons pour le carême qu'il a intitulés :
De peregrinatione generis humant.
U était vicaire de Gaspard de Tournon, évêque de Valence et de Die.
REYNAUD. Plusieurs familles nobles de ce nom ont paru en Dau* phiné.
L'une était de l'Embrunais et portait d'azur au lion d'or. Elle a fini en
Une autre était de Ghabeuil, et s'est terminée par André Reynaud, qui vivait l'an 1539.
Une autre était à Sassenage et depuis 1350 elle n'a point paru.
Une autre était a Saint-Marcellin et elle est tombée en quenouiUe au comtnencement de ce siècle, par Isabeau Reynaud, mariée à François de Monteis, en Vivarais, et par Léonarde Reynaud. épouse de Henri de Goudin dtJsez. Il y en avait une branche de laquelle était Ennemond Reynaud, conseiller au Parlement de Grenoble, qui mourut sans enfants.
Une autre surnommée Bovier, anoblie en 1609. Elle était de Grenoble, et a fini de nos iours n'y en ayant plus qu'une fille. Elle portait a azur au chevron d'or accompagné en pointe d^une moucheture d'hermine d'ar^ gent au chef de même, chargé de trois trèfles de sinople,
François Reynaud a été un fameux
avocat du Parlement de Grenoble au commencement de ce siècle, et il nous a laissé un grand Recueil d'arrêts du mê me Pa rlement.
RETNIER est une famille noble de Trièves, divisée en trois branches:
la première est du côté de la Mure; la seconde dans le lieu de son origine ; l'autre a passé à Upaiz , dans le Gapençais. Les deux premières portent d'or à deux têtes de lion arrachées et affrontées d'azur lampassées de sahle en chef et un cœur de gueules en pointe: la troisième de sinople au lion d'or.
Il y a encore une famille noble de ce nom au diocèse de Die, qui porte de gueules à trois coquilles d'argent.
Elle est divisée en deux branches.
Jean deReynier, qui était celle-ci, fut tué à la bataille de Verneuil . Tan 1424;
Guignes de Reynier, de la précédente^ se trouva à la journée de Ilavcnne;
Daniel Reynier, aussi de la première famille et de la troisième branche, a servi longtemps dans les armées du Roi.
REYNIER (Jean), de Bourgoin, dans le Viennois, a fait les Annota" tions sur Suetonne, l'an 1545.
RHODANE fut l'un des Dauphinois qui se joignirent à Asdruoal, contre les Romains ; et Silius Itahcus, lib. 15 , dit qu'il fut du nombre des jeunes hommes qui étaient venus d'au-
Srès du Rhône et qui furent tués lors e la défaite de cet Africain.
RHONE est le plus grand fleuve de la France, et Tun des trois considérables de l'Europe. Philostrate rappelle TEridan de la Gaule Hespéride, dans la Vie du philosophe Phavorin; et Pline dit qu'il est le plus fécond de toutes les rivières qui arrosent les Gaules, c'est dans le liv. 3, chap. 4 de son Histoire. U naît dans les Alpes.
Polybe a remarqué que trois sources le produisent. Il perce tout le Valais , entre dans le lac de Genève, où il sépare ses eaux de celles de ce lac: il descend ensuite dans l'empire gaulois , et sé-
E&re le Dauphiné d'avec la Bresse, le yonnais et le Vivarais. U a toujours été censé solidairement appartenir à la couronne de France , sans que les princes voisins, comme le pape, comme ont été les Dauphins, et les comtes de.
Valentinois, les comtes et les ducs de
RHONE — R1CHELE7 lU aucune part;
Ûeu, dans son Traité dés fiefs, cha-
Sitre W, et François Slarc, 'i« partie e BCB Décisions, cbap. '271. Le roi Charles VllI le déclara ainsi par ses lettres-palentes, du '2» d'août 1488, adreuées au gouvemeur de cette pri>-
Les uautonieri) du Rhône avaient Uové une inBcriptiou eu laveur d'Adrien, empereur, en ces termes :
NAUTAE RHODANICl INDULGENTISSIMO PRINC.
El une autre aux dieux prolccteuTb de ceux ijui naviguaient bur ce fleuve:
DUS SERVATORIBUS PRO NAVIGANTIBOS.
On leK a trouvées à Vieiuie et la dernière était gravée sur une e^pùce depltare.
BXBETBET. V'cir ilEUElUET.
RIBIERS est un mandeuicut du iliocéïe, du bailliage et de l'électioa de Gap, à sept lieues de celte ville, compi>sée des paroiiii>es de :
Uibiers ;
Pomme t ;
iàulleraus j
Étoile i
Barre t-le-Uaut;
Barre t'ie -Bas.
Quant à celle de Ribiers, elle est sur la rivière de Buectte et £ut cinq feux.
U y a trois foires cbatjue année, il y croît quantité d'amandiers et plusieurs autres fruits fort buna, bien que ce «oit dans les monta ga es. Le vin même y est bon et délicat.
RICHABT a été une famille noble du Viennois, a qui la terre de Saint- Priest appartenait. Elle a. liui par Claudine Ricbart, qui, l'an ib'M), était mariée k Philibert de la Forets, au Savoie. Elle portait d'aîur à trois qitinte-feMiles d'argent.
Il y a une autre lamille noble de ce nom au mandement d'Uisans, Unie
far Aimonel lliuhart, qui vivait l'an 447, et ne laissa aucune postérité.
RIGHAITD, fuuiUe de Quint, ano-
blie par le dauphin Louis, l'an 1443.
Elle est divisée en dix brancbei, e( porte tTtaur à la patte tfoun t*
baïute d'or. A peine ceux de cette âmille sortent de leur villa^ où ils cultivent leurs terres avec soin , ils s'y marient même souvent dans la bmille et souvent avec celle de Bouliane, qui n'est ni plus riche ni plus ambilienie que celle-ci. On peut dire de l'une cl de l'autre :
Hcuniu qui BA DDucTLl du lail da ae* Irdiii . Et qui , di lïuT l«Kii , Toit Slw hs iHtiili : OuiiKMjld'aulniurqiu la Uuu « !• S(iM Et croit qua tout Ooil mi fiml UD JBtmtm
RICHELET (Pierre) a bit ud Dictionnaire qu'il a donné au public, en deux volumes in-l*. Il pouvait se passer d'y faire les peintures des Dauphinois ne la manière qu'il a ftil; il ne fallait pas que des ressentimenU particuUers qu'il avait sans doute contre quelques personnes de cette province , le portassent à blimer toul£ une nation, et que contre l'opinioD même de toute la France , il ait publié que les Dauphinois manquent de et qui lait le caractère de l'honnéla homme. 11 avait mal consulté les sentiments de la cour de France et la ré' putation en laquelle ont toujours éii ceux qu'il a voulu blimer d'ftre gens d'honneur, d'esprit et de conduite, et nés pour la cour, pour les aSaircs et lesstùences, car il en aurait parlé an^ Iremeul. 11 y r pourtant quaique ap-
AlCHËLET — KQkVÙ
j Mqaetoi alonmieB ont été mal
roçuw du public, puisque dans les nouvelles éditions do son livre elles ont été auppriméee. Je puis assurer, pour l'avoir ouï dire à bien des gens désintéressés , que cet endroit de son ouvrage lui fiusait tort et qu'on la regardait comme du plomb ou du fer parmidet'or et des pierres précieuses.
On s'est étonné qu'un homme d'esprit et de savoir, dans les marques qu'il a données de l'un et de l'autre , y ait voulu mêler celle de sa colère ou de son indignation. On peut voir sous l'article de Claveriaa ce que j'ai rapporté là-dessus.
BICHEUN a été une famille noble de Saint-Chef, au diocèse de Vienne, finie par Etienne Richelin, qui vivait l'an 1430.
BICHIÈRE a été une famille noble duGapencais, Unie pai* Catherine, dune de Richière, femme, VaxtihbS, de Charles d'Aiguebelle. Elle portait de gueula ait griffon d'or couronné, ayant la queue entre les jambes.
BIGOZ est une famille noble de Vixille, au diocèse de Grenoble. Elle •st éteinte de nos jours et portait d'or at* croiuant montant d'atur duquel
tortent trou branches de chéné de Êtnimle, au chef de gueules. Ilyadans la vUle de Gap la Ëimille de Ricou, qui se dit descendue de celle-ci, et rest fait réhabiliter par lettres du 13 de septembre 1643.
BIOAUD, bmille noble et ancienne du Viennois, diviaée en deux Immches, qui port* &atur à la bande
dior accompagnée de rim lotangm 4e
mime , S en chef, potée S et i, et 3 destoue , potée en bande. J'en ai dressé la généalogie et l'ai commencée & Hugues iUgaud , qui vivait l'an 1280.
On tient qu'elle est originaire de Lyon, et même il y a une rue qui, de surnom, s'appelle Rigaudière.
Jean Uigaud combattit & la bataille de Varey, 1325;
clin, pour venger la mort de Blanche, contre le roi Pierre-le-Crual, sonmari, qui l'avait fait mourir. Je nomme ailleurs les autres gentilshommes du Dauphiné qui furent de cette eipédi- ' - - 1365;
Alzéar de Aiffaud, lieutenant au
Îouvernement du Dauphiné, lira 427;
Jean fut maître - d'hOlel du roi Louis XJ ;
Antoine de Rigaud se trouva en la bataille de Fomoue, l'an 1495;
Jean Rigaud, VI<du nom, pamtw celle de lUvenne et en celle de Harignan, 1515;
Jacques et AntoinOj père et fila, ont été employés dana les armées du Roi ;
Claude Rigand fut de la maison du roi Henri IV.
Je suis obligé de remarquer qu'encore que je n^e commenta cette généalogie qu'en 1280, néanmoins elle est plus ancienne, car par des titres qui m*ont été remis par feu M. le Laboureur , ancien prévAt de l'Ile-Barbe, j'ai connu qu'en 1217, Antelme Hi-