‹ Bibliothèque historique et littéraire du DauphinéChapitre 108 sur 213 · RENTES · texte numérisé non relu

RENTES

aa prix qu'il se vend dans les marchés puÊlics, afin d'éviter les grands firais que causerait une estimation par prudhommes et experts, et elle met trois prix en chaque grain et au vin même; par exemple, en 1679 :

Le froment, à 28, à 30 et à 32 sols le quartal, mesure de Grenoble; Le seigle, à 22, à 24 et à 26 sols ; L'orge , à 18, à 19 et à 20 sols; Le quartal des noyaux à 28, à 20 et à 30 sols, comme le froment^ presque toujours chaque année.

Les pois^ à 24, 25 et à 26 sols le quartal;

Les fèves, à 22, 23 et à 24 sols; La benatée d'avoine, à 25, à 26 et à 27 sols;

La sommée de vin, à 3 livres, à 3 livres 10 sols et à 4 livres.

Et pour faire voir que toutes les années on y met quelque difi'érence , voici l'évaluation de 1680 :

Froment , à 25, à 26 et à 27 sols ; Seigle , à 16, à 17 et à 18 sols ; L'orge, à 14, à 15 et 16 sols; Les noyaux . à 26, à 27 et à 28 sols; Les pois, à 25; à 26 et à 27 sols; Les fèves , à 20, à 21 et à 22 sols; La benatée d'avoine, à 19, à 20 et à 21 sols;

La sommée de vin, de même qu'en

De tout ce siècle , voici le moindre et le plus haut prix auquel ont été les grains et le vin :

Le froment en 1602 a été à 19 sols ; en 1636 à 17 sols, et en 1631 à 3 livres 6 sols le quartal , mesure de Grenoble ;

Le seigle en 1602 et 1672 à 10 sols, et en 1631 à 2 livres 15 sols ;

L'orge en 1602 à 8 sols, et en 1631 à 48 sols;

Les noyaux en 1613 à 12 sols, en 1631 el 1650 à 48 sols, et en 1653 à 50 sols;

Les pois en 1602, 1622 et 1633 à SO sols, en 1672 à 16 sols et en 1631 à 3 livres 4 sols ;

Les fèves en 1602 à 14 sols, et en 4631 à 3 livres;

La benatée d'avoine en 1602 à 11 sols, et en 1631 à48sols;

La sommée de vin plusieurs fois à 3 livres et le plus haut à 13 livres en

Toutes ces remarques sont asses curieuses pour n'avoir pas dû être oubliées; mais, pour les pousser en

des temps plus éloignés, j'ai trouvé dans le statut delphinal que le dauphin Humbert II, ayant transporté son Etat à la Royale Maison de France, l'an 1343, il se réserva plusieurs rentes dans les terres dépendantes de son domaine et les évalua en argent, savoir :

Le setier de froment.

En Trièves et à Montorcier, à4 sols;

A Chabeuil^ à 4 sols 6 deniers ;

A Allevard, à la Gluse^ à Vaux, à la Roche-de-Glun et à Saint-Donat, à 6 sols;

A Saint-Marcellin et à Beauvoir en Rovans, à 6 sols 3 deniers ;

A Pariset , à la More , à Beaumont, à Corps, à Comillon et à Montbonnot, à 3 sols ;

A Saint-Nazaire , à Pisançon, à Peyrins et à Bellecombe , à 7 sols ;

A Morêtel dans le Graisivaudan, à la Buissière, à Roybon, à Saint- Étienne, à Beaurepau*e, à Moras, à Grémieu, à Izeaux et à Saint-Laurentdu-Pont, à 7 sols 6 deniers.

A Bourgoin , à Colombier, 8 sols ;

A Quirieu , à la Balme et à Voreppe , 10 sols;

A Rives et à la Tour-du-Pin, 10 sols 6 deniers ;

A Pinet et à Beauvoir-de-Marc, à 20 sols.

Le setier de seigle.

A Saint-Bonnet et «en Trièves, à 3 sols;

A Vizille, àOisans, à Pariset, à la Mure, à Beaumont, à Corps et à Avalon, à 3 sols 9 deniers;

A Montorcier, à 3 sols 4 deniers ;

A la Roche-de-Glun, à 4 sols 6 deniers ;

A Beauvoir-en-Royans, à 4 sols 8 deniers ^

A Samt-Nazaire-en-Royans, à Pisançon et à Peyrins , à 5 sols 3 deniers*

A Saint-Etienne-de-SaintrGeoirs et à Iceaux, à 5 sols 7 deniers;

A Grémieu et à Saint-Laurent-du- Pont , à 5 sols 8 deniers;

A Izeron, à 6 sols;

A Quirieu , à la Balme, à Rives et à la Tour-du-Pin, à 7 sols 6 deniers ;

Le setier d^avcine.

A beaux , à Saint-Laurent-du-Pont,

RENTES — REPELLIN

àtaBoine^àlfons et à Anlon, à 3sols 9 deniers;

A Seint-Boimet , à S sols 3 deniers ;

A Montorcier. à 2 sols 3 deniers ;

A Yizille, à Oisans, en Trièves, à la Mure, à Beaumont, à Corps, à Gomillon et à Montbonnot, à 2 sols 6 deniers ;

AMorétel, à la Glose, à la Rochede-Glun, à Saint-Donat et i Bellecombe, à 3 sols;

A Sfldnt-Nazaire , à Pisançon et à Peyrins, à 3 sols 6 deniers;

A Saint-Marcellin, i Vaux et à Batavoir-en-Royans, i 3 sols 3 oboles;

A AlleTard, à beron et à Bourgoin, i4 sols;

A Qttirieu, à la Balme, à Voreppe, à Riires et à la Tour-dii-Pin , à 5 sols;

n peut arriver des difficultés sur la réduction des rentes en froment qu'on pourra surmonter par ce tarif dressé suivant. la mesure de Lemps.

L'argent.

La moitié d'un denier fidt un tiers de cuillère de froment;

Un denier fidt deux tiers de cuillère;

Deux deniers font une cuillère et un tiers;

Trois deniers font deux cuillères ;

Les six cuillères font une coupe ; on peut apprendre ce que c'est que la coupe cuillère et autres mesures du blé et leur diiférence sur l'article des Mentres.

La être.

Une once fidt un tiers de cuillère.

La volaiUe.

Un chapon &it d^ux coupes de froment; Une galline fait huit cuillères; Et un poulet quatre cuillères.

Le seigle.

Une coupe ftdt quatre cuillères de froment;

Deux coupes en font une et deux cuillères ;

Le blé brun.

La coupe fait trois cuillères et demie de froment;

Deux coupes font une eonpe et as cuillère;

Trois coupes font une ooiqie et quatre cuill^s;

Un bichet fiât deux coupes quatre cuillères.

L'a»oine.

Une coupe fait trois cuillères de froment.

Lee noyaux et le» paie.

Vont comme le froment.

Autre réduction des espèces des rentes en froment.

Il fisiut trois setiers de seigle poiar deux de froment ;

De l'orge, de même.

Deux setiers d'avoine pour un de froment ;

Douze sols pour un setier de froment. Il n'en mlait que dix en 1540;

Six chapons pour un setier de froment;

Douze poules, de môme ;

Douze poulets pour une poule ;

Vingt-quatre poulets pour un setier de froment^

Trois setiers de vin pour deux de froment.

Je remarouerai que. bien que dam un contrat ae vente, le vendeur dise oue le fonds vendu est de la directe ae quelcnie seigneur, que cette décUration n^établit pas l'emphitéoee si le seigneur n'a d'autres titres pour k prouver. C'est ce qui est rapporté par Guv Pape, ouest. 24.

RÉOTIER est une paroisse da diocèse et du baillii^ d'ÊnaJbrun, de l'élection de Gap, fidsant trois feux et demi, éloignée de cette première ville de trois lieues et de dix de l'autre A étant sur la Durance. D y croît d'asses bon vin, dont les habitants font na grand commerce.

RÉPARA (la) est une paroisse da diocèse de Die , de la sénéoiaussée de Grest et de l'élection de M<mtéliiaar, faisant un sixième de feu.

REPEUiIN est une fiuaûlle noble du diocèse de Grenoble, qui porte d^argent à neuf dochettes de sable 3, 3 et S, au lion de gueules brochant sur le tout. Une branche, qui a passé en Provence depuis 1550 , porte cTor au lion de gueules accompagné de skc mouchetures ^hermine de sahUi^S,

REPELUN — REVENTIN

^ et i brisé â^une étoUe de gueules au ieu du premier awariier,

Aymar de RepeUin fut l'on des gen- Uahommes de la terre de Sassenage {ui, l'an 1485, suivirent Jacques , baron de Sassenaffe, lorsqu'il fût secourir le marquis de Saluces;

Jusiel de RepeUin parut à la journée de Pavie, Fan 15 24.

RSPENTIES. On appelle ainsi les filles débauchées qui ont qpitté le vice et qui ont fût une heureuse retraite. D y en a une maison dans Grenoble remplie de ces filles, c^ni sont sous le gouvernement de trois ou quatre religieuses de l'ordre de la Visitation et dont l'entretenement dépend tout de la charité et de la générosité de ceux qui "veulent leur donner quelque chose, car il n'y aucun revenu a£fecté pour cela.

Déjà du temps de Guignes XII, dauphin de Viennois, il y avait une semblable maison en la même ville, car dans son testament de l'an 1370, il fait un légat aux Repenties de Grenoble.

RÉSINE (la) est une gomme qui sort des mélèzes, arbres des Alpes, que j'ai décrit en leur rang. On appelle cette résine communément beirjom.

RBSTITUT ou RËSTITUI a été un saint évéqpie de Saint-Paul-Trois- Gh&teaux, l'an 380. U est invoqué pour la guérison du mal des yeux, ayant donné la vue à plusieurs aveugles. Son tombeau fut ouvert l'an 1249 et Tévéque en tira un bras qui est aigourd'hui dans une église paroissiale de son nom.

n fut encore ouvert Tan 1516, et Tan 1561 les hérétiques réduisirent le tombeau et le corps en cendres. Sa fête est le 7 de n ovem bre.

RETOURTOUR. Odon ou Eudes, évéque de Valence, Van 1155 et 1178, est cru par plusieurs avoir été de la famille de Retourtour; mais d'autres ont assuré qu'il était de celle de Ghaponay en Bauphiné. Il assista aux assemblées des grands du royaume de Bourgogne - oonvoquésDarrempereurFrédéric,r an 1156, 1178 et 1179, à Arles et à Lyon.

RETRAIT LIQNAQER du Briançonnais. Voir PARENTS.

REVEL est une paroisse du mandement de la Gombe, en la vallée et au bailliage du Graisivaudan, au diocèse et en l'élection de Grenoble , fidsant cinq feux deux quarts et douiième, dont réglise est dédiée à te sainte Vierge, de te collation du prieur de I>OQiéne.

n y a une autre paroisse de ce nom au diocèse, au bailliage et en l'élection de Vienne, appartenant i l'archevêque et faisant quatorze feux un ouart, dont l'église est dédiée à saint Jean-Baptiste, de la nomination du prieur de Tourdan, çpii a son prieuré dans te môme paroisse, sous le titre de Notre- Dame.

Il y a une ancienne et noble famille de|ce nom au bailUaff e de Saint-Marcellin, de laquelle j'ai dressé la généalogie et l'ai commencé à Guilteume de Revel, qui vivait avec Ancilte , sa femme, l'an 1070. Il y a eu cinq branches.

La première a fini par Michel et Laurent de Revel , qui vivaient l'an 1620, et moururent sans enfants. Gabrielle, une de leurs sœurs, a été mariée à Jacques de Grolée, seigneur de te Gombe, et Marguerite, autre sœur, à Paul du Perron ;

La deuxième est pareillement éteinte par Charlotte de Revel, femme, en 1613, de Louis de Sibuet, seigneur de Lèches ;

La troisième, te quatrième et te cinquième subsistent.

Lantelme de Revel se croisa l'an 1190;

Guillaume de Revel suivit le dauphin Guigues André au secours du comte de Forcalquier, l'an 1202 ;

Guigues de Revel , abbé de Boscodon, l'an 1166;

Hugues de Revel , grand-maf tre de l'ordre de Saint -Jean -de -Jérusalem, l'an 1260 ;

Jean de Revel fut arbitre du dauphin et du comte de Savoie, Tan 1292 ;

Eustache de Revel fut tué en la bataille de Vemeuil, l'an 1424;

Aynard de Revel combattit en celle d'Anthon, l'an 1429.

Cette fJBunille porte d*ar au demi»vol de s able.

RisVxiNTIN est une pu*ois8e de six feux, au diocèse, au baulmge et en l'élection de Vienne, qui appartient au chapitre de l'église de Saint-Maurice de cette ville, à qui Albert , seigneur de te Tour-du-Pin, et Marguerite, dame en partie de ce lieu, l'ont donné* Ce qui fut confirmé au mois de novembre de l'an 1217, par Pierre , Nicolas et Aymar, petits-fils de cette Marguerite, et dans l'acte te donation y est insérée. Son église est dédiée A saint Saturnin, de te nomination du méma chapitre.

RËVEST — R£YNAItD

P «stone psToine du diocèse de Die, du bailliage du Buis et de l'élection de Uontélimar, raiuot lui qua rt de fe u.

REVILABC est une fomiUe noble du Gapençais, dont une branche a

Sssé dans le Viennois. Elle est veoue Piémont, et Is première qui a habité en Daupbinè Tut Perron de Revilasc, qui vivait l'an 1410. J'ai dressé la généalogie de cette maison et l'ai fait imprimer en 1680. J'ai rapporté une transaction faite l'an 1378, qui marque

Ïie plusieurs étaient du parti des ueires, et d'autres de celui des Gibelins. Je l'ai divisée en trois branches.

François de Revilasc, seigneur d'Asprea et de Montbnin, a été meslre de CBnip d'un régiment d'infanterie; François, son fils, capitaine de che-

Pierre , Charles et quelques autres de la branche de Veynes ont eu des emplois à l'armée;

Giraud de Revilasc, eieur de Dames, genlilhoDinie ordinaire de la Chambre du Roi, capitaine d'une compagnie de bandes Corses, gouverneur duchàteau Trorapelle A Bordeaux et de celui de Moras en Dauphiné , commença de porter les armes l'an 1577, n'ayant que treiie ans et a senti jusqu'en 1650, e'estâ-dire soiiante-treiie ans de suite;

Reynaud, son fils, a servi en quslité de capitaine d'infanterie, puis il s'est &it conseiller au Parlement de Grenoble ;

Philippe de Revilasc a fait un livre Intitulé : Practica operU magni.

D'argent au lion de gueulei.

JtMVOSt est ans fiunille du Vien-

nois, divisée en deux tnanchet, anoblie l'an 1591 , qui porte tTargent à troit Irèftei de lim^de.

Louis de Revol, secrétaire d'Étal sousHenrilll et Henri IV;

Ennemond et Antoine de Rerol, évéques de Dol en &:«tagne, l'an 160D et l'an 1607. Le premier n'eut pourtant pas ses bulles, mais il (iit nommé par le Roi étant dojen du grand Conseil;

Antoine de Revol fut exempt dans les Gardes-du-Corpe de Henri RI ;

Claude de Revol fut capitaine de cavalerie et d'infanterie, l'an 1618;

François de Revol a eu de semblables charges et un régiment de cavalerie de six compagnies;

Guillaume, son Ûis, a été longtemps capitaine et major dans le régiment de Samt- Thierry de cavalerie et lieutenant-colonel dans le régiment de Picardie, et a servi truite-quatre ans; et celui-ci a eu des fils morts dans la

présent conseiller au Partement ds Vfeti;

François de Revol, sieur de la Rdmillière, fut gentilhomme ordinaire ds la Chambre du Roi et gouverneur d« de Dol;

Jacques , son fils , a ausd été gouverneur de la même ville.

RETNAC (RocnxARS de) fbl nommé avocat et procureur fiscal ds Conseil delphina) lorsque Hombert II le créa en 1340.

RBTHARD, bnùlle noble da

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