‹ Bibliothèque historique et littéraire du DauphinéChapitre 112 sur 213 · ROCHETTE — RODOLPHE · texte numérisé non relu

ROCHETTE — RODOLPHE

l'élection de Grenoble, fiùsaiit trois feux et quarante -huitiËme, Elle n'est qa'A une lieue de Gap et à douze ou treice de Grenoble.

Il y a une autre paroisse de ce nom dans le diocèse et en l'élection de Valence et en la sénéchaussée de Crest, faisant un feu.

Il y en a une autre dans tes baronnies, au bailliage du Buis et en l'élection de Montélimar, faisant trois iruarls et huitième de feu; on l'appelle la Rochette-Saint- Auban .

U y en a une en Savoie qui limite le fiauphiné, que je mels ici à cause d'une remarque sin^lière qui est que, depuis le 15 juin jusqu'au 15 d'août de chaque année, toutes sortes de serpents se rendent sur une de ses montagnes, et alors, trois lieues aux environs, U n'en paraît aucun.

Il y a eu une ancienne et noble famille de 1a Rochette , en Dauphiné, qui était aux baronnies. Elle a fini par rouquet de la Rochette, qui vivait l'an 1530. Elle portait d'or à trois rang»

d' échiquier de table,

ROCHEVIELLE a été une fiunille noble du Viennois, Unie par Françoise de Rochevietle, qui , l'an 1610 , épousa Pierre de Gayand. Elle portait d'herminei à la bande de guetdea.

ROCQUART est une famille noble de Bolëne, au Comtat-Venaissin ; mais elle a des domaines en Daupbiné.

Ses armoiries sont de gueules à la perled'or enlrelacée dans un chevron de même.

Etienne de Rocquart, écuyer du roi Cbarlea Vin, 1495; sommelier de Véchansonnerie de Louis XII ,1498;

Antoine de Rocquart, capitaine du Pont-Saint-Esprit , sommelier du roi François I*', 1525 ;

Bertrand de Rocquart, capitaine du Pont-Saint-Esprit, gentiltaomme servant de la Maison du roi Charles IX et chevalier de son ordre ;

Jacques, chevalier du même ordre,

RODE éUit une famille noble de la Bnissière, en la vallée du Graisivaudao, à qui le fief du Fa^el appartenait.

Une branche est éteinte au m^me lieu

r Catherine Rode, femme d'Antoine CognoE, et une autre a passé en Dombes depuis plus de cent ans. Elle

porte tFargenl parti de sable à treize

étoiles de l'un en Vautre ponèes enpal 4j 5 et 4, celledu miliev parties.

Pierre et Jean Rode combattirent en la bataille de Fomoue , l'an 1495. Le dernier a commencé la branche de Dombes;

OUivier Rode parut en celle de Ra-

Urbain Rode se signala en celle de Cerisoles, 1544.

RODOLPHE, lils de Conrad, fut roi de Bourgogne après son pèi'e. II confirma tous les bienfaits que son prédécesseur avait départis à labbaye de Sainl-André-le-Bas de Vienne ety ajoutaundomaineACrescentieu. L'acte qui parle de cette donation ï fait mention de Burcard, son frère, archevêque de Lvun et d'Agildrude, sa femme. Ce fut l'an 994. 11 rendilà la même ahhaje l'église de Saint-Sympborien-de-Scptéme avec les dîmes, les oITrandes et les oblations que son père lui avait données. Ce fut l'an 1015 et le vingtième de son règne. Il rebfttit l'abbaye et l'église de Saint- André -le -Ha ut de la même ville et lui Ût présent de quelques fonds. 11 donna la même année à l'église Je Saint-Maurice, ca- Ihédi-ale de la même ville de Vienne, la terre de Communay. Les grands de son royaume se .révoltèrent, parce qu'il négligea son État et sa uuissance, et l'obligèrent même de se réfugier audeli du Rhin. Ce fut alors que son absence donna lieu à l'élévation de tant de petits souverains qu'on vil à la suite dans celte province, entre autres Guillaume de Poitiers, qui n'était que gouverneur du Valentinois, s'en rendit le

RODOLPHE — ROIH

maftre. n est Trai qoe eomme il était fils de Gaillaume , prince de Gothie ou de Languedoc, et de Berthe , nièce de Hugues, empereur d'Italie, et même héritier de Hugues, il avait de grandes prétentions sur cette province et il s'en servit pour un prétexte apparent de sa révolte. Les autres n'en étaient pas dans un même état , mais ils se trouvèrent plus puissants que Rodolphe, à qui ils eurent l'audace de présenter la bataille, qu'il perdit honteusement, et fut ensuite exposé au mépris continuel des siens ; tellement qu'il se jeta entre les bras de Henri, son neveu, qui avait été élu empereur, à qui il fit présent de sa couronne.

Henri vint dCams le royaume de Bourgogne, où il crut trouver de la facilité et de la soumission ; mais il n'y rencontra que des obstacles, et de la résistance, ce qui le poussa d'y mettre tout i feu et à ung^ et de l'abandonner à son oncle, qui fut enfin chassé l'an 1(M8, par un soulèvement presque général. Il demanda la protection de Conrad, qui avait été fiut empereur; mais il n'en retira aucun secours considérable, tellement que mourant cinq ans après , il ne laissa rien dans le royaume de Bourgogne qui ne fût divisé entre plusieurs petits princes, qui ont régné en Dauphiné, jusqu'à ce que le tout a été réuni à l'auguste et puissante Maison de France.

RODON (David de), professeur de philosophie^ parmi les prétendus réformés , était du côté de Montélimar.

Il a fait une philosophie en latin des traité delà lumière de la raison contre lesathéeSy et un de Teucharistie, intitulé : le Tombeau de la Messe, ouvrage autant impertinent qu'il est séditieux ; aussi, pour en éviter la punition, il quitta le royaume. Il a aussi fait deux dissertations : l'une, des Atomes, l'autre, de la Liberté. 11 est mort à Genève, Tan 1670. Le docte M. Bayle, en ses Nouvelles de la République des lettres , sous le mois de juin 1684, art. 5, fait mention de lui et même avec quelque éloge.

ROQA'nONS (les). Comme c'est i saint Mamert, évéque de Vienne, et à des prodiges et dérèglements de la nature arrivés en cette ville que nous en devons la pieuse institution, il est juste que i'en donne la cause et les effets. Il est donc vrai que sous ce saint prélat, la terre fàt agitée en divers lieux du

Viennois, que des maisons et des teoh

£les en forent abattus; qu'on vit dans I ville des spectres, qu'on entendit des cris, des hurlements et des mugissements épouvantables; qu'on y vit entrer en plein midi des loups et des ou^; qu'un loup vint jusqu'à la place publique où u tua quelques honmies; qat du ciel il tomba du feu, que ce feu sétant pris au palais royal dans le tempi que Mamert disait la Sainte Messe, h nuit qui précède la fête de P&qoes, suivant la coutume d'alors, et poussant ses flammes jusque dans l'église où te saint évéque célébrait , tout le monde en eut peur, et il n'y eut que lui qui, sans s'ébranler, acheva le sacrifice, et puis il opposa son corps an feu qui s'avançait, qui le respecta et se retira.

Cependant, tant de prodiges lui ayant Eût connaître que Dieu était irrité, il songea de l'apaiser par des jeûnes, des pénitences et des prières publiques, qui furent appelées Rogations, du mot latin Rogare, qui signifie prier. Elles ne furent point mutiles, tant de désordres cessèrent, et les habitants qui avaient

2uitté la ville y retournèrent. Mamert t des oraisons pour cela ; et comme d'abord les Rogations furent introduites en quelques diocèses voisins, les évêques les envoyèrent demandera celui devienne, entre autres Sidonins, évéque de Clermont en Auvergne. De ceux-là, elles ont passé dans toute U chrétienté; et on les renouvelle toutes les années parmi les véritables chrétiens les trois jours qui précèdent la fête du fils de Dieu. Pour en mieux arrêter l'usage , il y eut ensuite un concile dans Vienne où se trouvèrent plusieurs prélats. Les Rogations furent donc établies Tan 468 de la naissancs de J.-C, dans la ville de Vienne, et le pape Léon IH les approuva l'an 1301,

ROGEMONT a été une fiunille noble de Saint-Chef en Viennois, finie ar Claude de Rogemont , seigneor e Beauvenier, qui vivait Tan 1512.

ROGER a été une fiunille noble de la vallée du Graisivaudan ^ finie par Claude Roger,(rai, l'an 1569, était doeteur régent en lUniversité de Valence.

Elle portait d^or à quatre feutUes de houx de sincple posées en perle.

ROIN a été une famille noble et ancienne de la baronnie de Sassenage, de laquelle il y a eu des chevaliers da temps des Dauphins de Viennois et va

ROm — ROLLAND

éTéqae de Grenoble^ nommé Guil-* I laume. l'an 1310. M. Ghorier dit qao ce Guillaume était fils naturel de Humbert, dauphin, et en rapporte quelque preuire dans son État politique aux évéquesde Grenoble; mais tous les anciens catalogues l'appellent de Roino.

J'en ai plusieurs manuscrits tirés de la curieuse bibliothèque de Nicolas Charbot, avocat au Parlement de Grenoble, qui connaît parfaitement les bonnes et savantes choses, et pas un ne marque son origine dans la famille des Dauphins. Ce qui me fait croire aue s'il appartenait aux Dauphins , c'était de par sa mère qui , possible , était fille naturelle de quelqu'un d'eux. Mais pour revenir à celle de Roin, il est certain que Guillaume et Pierre de Roin, seigneurs de Brion , en ont été les derniers; ils vivaient en 1350.

Briande de Roin, leur sœur, fut mariée à André de YauhiaveTS. Guillaume de Roin, leur cousin germain, était mattre-d'hdtel du dauphin Guignes XJII , l'an 1330.

Une branche de cette famille a passé en Lorraine et porte écartelé au i et 5 deaueules, à la Jambe d^ argent, au Set 6 d'or, à trots chevrons d'azur, au 3 et 4 d'argent, à la bande de gueules chargée de trois besans d'or.

ROIbSARD est une paroisse de k vicomte de Glermont en Trièves, Élisant trois feux un quart, au diocèse de Die, au bailliage du Graisivaudan et en l'élection de Grenoble, dont le curé dépend du chapitre de Die.

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