‹ Bibliothèque historique et littéraire du DauphinéChapitre 113 sur 213 · ROLES D'ARRIÈRE- BAN · texte numérisé non relu

ROLES D'ARRIÈRE- BAN

C'est une cotisation qu'on fait sur les gentilshommes d'une province , qu'on distingue par les bailliages, et l'on Ta Mi lorsqu^on les dispense de marcher, bien que la convocation de l'arrièreban ait été publiée. M. l'abbé de la Rocque, qui a fait un Traité de la noblesse^ la Généalogie de la maison de Harcourt , et plusieurs autres ouvrages, en a composé un qu'il appelle le Ban et Arrière-ban^ où il donne qaelc[ues rôles^ ce qui m'a invité d'en publier quelques-uns de notre province parmi plusieurs que j'ai tirés des registres de notre Chambre. On les trouve sur l'article d'Arri^'e-ban.

ROLES DE TAILLES. On appelle ainsi l'état ou dénombrement des nabitants d'une paroisse où ils sont cotisés ou compris aux tailles, par le moyen de la péréquation qu'on fait

ensuite des lançons ou mandements envoyés par l'intendant , deux tréso* riers de France et les élus qui ont (ait le département. Ces r61es sont faits par les péréquateurs par-devant le châtelain qui autorise, en présence des consuls et du syndic des forains, et le greffier de châteUenie les écrit. S'il y a plusieurs tailles comme la royale, l'estape ou la négotiale, on en fait autant d'articles séparés pour chaque cotisé qu'il y a de commissions. On fait aussi un autre article pour les industries , facultés mobilières , moyens secrets qui, dans les villes, font le dixième de la taille royale^ et aux bourgs et villages le douzième. Chaque cent articles fait un jour de vacation, et on y comprend aussi un jour pour prendre le pied ; les frais et vacations des officiers sont réglés et liquidés par un règlement du Parlement de Grenoble du mois de 1661 , savoir :

Pour le châtelain, 36 sols; Pour le greffier. 24 sols ; Pour le syndic aes forains, 30 sols ; Pour chamie peréquateur dont il y en a deux, 30 sols ; Pour chaque consul, 1 livre.

Le greffier y a encore 1 sol pour feuillet de chaque rôle dont il fait un original qui demeure au greffe de la châtellenie, et deux copies, l'une pour donner aux collecteurs pour faire la recette, après l'avoir fait vérifier aux élus, et l'autre pour laisser au greffe de l'élection. Il a aussi son papier timbré et les frais de son voyage pour aller ùjre vérifier les rôles à raison de 24 sols par jour.

ROLLAND a été une famille noble de Grenoble, qui portait de gueules au cor de cfuzsse d'or lié de sable ; Antoine Rolland, qui vivait en 1540^ a été le dernier d^une branche. Jean Rolland , qui était en existence en même temps, l'a été d'une autre. La terre d'Ârgenson en Gapençais appartenait à la première, et la maison forte de Bresson, auprès de Grenoble, était à l'autre.

Il y a une famille noble de ce nom en Provence , originaire de la Côte- &dnt-Àndré , au diocèse de Vienne, dansleDauphiné, de laquelle Nostradamus fiiit mention dans son Histoire de Provence, partie 4, et lui donne même origine, ajoutant en même temps que le Dauphiné est une pro«

Page 1