‹ Bibliothèque historique et littéraire du DauphinéChapitre 114 sur 213 · ROLLAND — ROMANS · texte numérisé non relu

ROLLAND — ROMANS

vince fertile en noblesse autant et plot qu'antre en France.

Etienne Rolland , qui mourut à la Gôte-Saint-André, l'an 1437, fut père d'Antoine, oui passa en Provence environ l'an 1470. Je la crois de même tige que la précédente , parce que les armouies en sont peu différentes.

Celle-ci porte d'azur à trois pals retraits d* or mouvant du chef, et un cor de chasse de même en vointe,

OUivier Rolland, fils d* Antoine, épousa, Tan 1494 , Agnès de Rovère, nièce du pape Jules II ;

Antoine U fut conseiller au Parlement d'Aix, 1531 ;

François des Rollands, fils de celuici, fut chevalier de l'ordre du Roi, président en la Chambre des comptes de Provence, l'an 1564 ;

Jean des KoUands, premier président en ladite Chambre , l'an liSol . Il est mort en odeur de sainteté ;

Claude des Rollands, seigneur de CalMmes, président en la même Chambre des comptes, après le précédent, qui était son oncle.

ROLUN r François), ministre de la religion prétendue réformée , natif de Veynes, en Grapençais, a fait une Dissertation sur les miracles de saint Jean-Baptiste (kiuU, évéque de Marseille. ^^

ROMAONIEn est une paroisse du diocèse de Belley,du bailliage et de l'élection de Vienne, faisant huit feux trois quarts. Il y a quelques habitants qui sont de la i>aroisse d'Aoste. La Chartreuse d'Arvières, en Valromay , y a quelques rentes qui lui furent données en 1231 , par Geoffrey Lvotard, seigneur de Faverges. C'est dans la forêt de Romagnieu qiie nichent, toutes les années, les hérons, n'v ayant aucun lieu en cette province ou ils en fassent autant et où même ils paraissent. Son église est dédiée a saint Christophe.

ROICAN (le) de l'archevêque Turpin fut composé dans Vienne, où Ton dit que ce ôrélat s'était arrêté pour guénr ses blessures qu'il avait reçues en la guerre d'Espacpie. C'est ainsi qu'en parle celui qui l'a écrit; mais il n'y a de vrai sinon qu'il a été fait dans cette ville ; mais comme ce fut environ l'an 1100, ce n'a pu être Turpin, crui était mort il ^ avait plus de 350 ans. La commune opmion est que ce roman est l'ouvrage d un moine de Saint-Pierre

ou de Saint-André, car les moines, ca ce temps-là, s'occupaient sans scrapule à rendre publics de semblibles contes fabuleux.

Celui de Girard Rossîllon a aussi été fait en vers dans cette province (1). On le connaît en ce qu'il y a plusieurs mots du pays dont les paysans se servent encore aujourd'hui, comme netr pour neige j layans pour là dedans, M pour tous et p lusie urs autres.

ROM AMCUSE (la) est une rivière qui descend des Alpes, traverse le mandement d'Oisans et se jette dans le Drac au-dessous de Champ , à une lieue et demie de Grenoble^ après avoir souvent péri par ses inondations les fonds quelle a rencontrés k son passage. Son sablon est doré, marqne infaillible que les rochers sur lesquels les eaux coulent ne sont pas sans mines d'or.

ROMANËGHB est un fief do Viennois.

tique, l'an 1529.

ROMANS est une des dix villes qui entraient parleurs députésdansles Etats de cette province avant leurinterruption. Elle est située sur la rivièrede l'Isère, où il y a un pont de bois dont les piliers sont de pierre et qui est couvert. Son église principale et collégiale est dédiée à samt Bamard, archevêque de Vienne. C'est une abbaye unie à l'archevêché. D y a une manufacture en draps qui a quelque réputation et ils se débitent en plusieurs endroits de l'Asie, particulièrement en Perse. Elle est dans le diocèse de Vienne. Sa juridiction est partie an Roi, partie à rarchevêoue de Vienne et au chapitre de saint Ëamard, chacun y ayant un juge alternatif. Le pape l'y avait autrefois, mais l'an 1344 et le 31 juillet. Clément VI la céda au dauphin Humbert, qui lui donna Avisan en échange; mais comme cette terre valait beaucoup davantage qu'une juridiction limitée, le pape lui rendit 16,000 florins d'or. L'acte enfutpa»6 le dernier du mois de juillet en présence de Guillaume de Roin, de François Fredoux de Parme , et de Gilles

(1) Ed marge et la main <U Gharbot : BêMT'

ROMANS ~ ROltESTAIM

CSopier ; et rezécution en fat commise à révécpie de Grenoble^ à Goillaame de Varey, à Benoît de SaintrBenoIt du lieu de Gessieu, à Girard de Marguerit et à Guillaume de Roin. Le 23 de fé- "vrier sui^vant, le Dauphin en prit possession, y reçut le serment de fidélité des habitants dans la place de Téglise de Saint-Bamard. présents :

Guy, comte de Forez ; Guignes de Forez, sonfirère; Humbert, seigneur de Villars ; Aimar de Rossillon; Amédée de Poitiers ; Guillaume, seigneur de Tournon; Jean JPavan, seigneur de Satilieu; Girard ae Rossillon, seigneur d'Anjou;

Aymar, seigneur de Bressieu; Rolland de Veynes ; Amblard, seigneur de Beaumont ; François de Fredoux de Parme, jtt|p-mage des appellations du Dauphiné;

Humbert d'Auriac, jurisconsulte.

Mais le Dauphin, qui était extrêmement bon et généreux , consentit quatre ans après que le chapitre de Saint- Bamard eût un juge dans la ville, des officiers et un auoutoire , et par là il partagea avec lui la juridiction de cette ville, n est vrai que ce fut avec quelque limitation, et depuis ce temps-là le chapitre a continué la même juridiction. Il y a aussi dans cette ville une élection créée en 1628; un gouverneur nommé par le Roi. L'empereur Charles lY, passant en cette province, exempta les habitants de cette ville de tous péages, gabelles et tributs dans l'étendue de son empire, i>ar une bulle du 8 des kalendes de février 1366. Ce que l'empereur Sigismond révomia par une autre du 15 de février 1416. A Végard du comte de Valentinois, l'exécution de la première avait été renvoyée à Charles de Bouville . gouverneur de cette province pour le Dauphin , et Charles, roi de France, dauphin de Viennois, l'avait même confirmée, comme le dit Guy Basset en son Re^

'Église romaine et des Daupl Ce fut l'empereur Constantin qui la donna au pape Silvestre , suivant le témoignage de François Marc, part. lr«, déoi8,81. Louis, dauphin, confirma les mêmes privilèges le 20 de février 1460, Charles Vm , en novembre 14iQ0,

François I«r, l'an 1516, Henri II, en juin 1547, Henri lE, en mai 1575, Henri IV, en mars 1597, sous une rente annuelle et perpétuelle de 46 ducats et demi, valant 128 livres 16 sols. L'an 1207, le pape Innocent m confirma à l'abbaye de Saint-Bamard les droits de marché public, des foires et le pontonage de l'Isère dont ils étaient en possession par des concessions impériales. Ses religieux étaient déjà sécularisés depuis l'an 1055. Il y a dans cette ville un péage qu'on appelle la Grande Gabelle de Romans ; il avait été établi à Albon, en faveur de Guillaume, marquis de Montferrat, par l'empereur Frédéric I»', et Frédéric II le confirma l'an 1238 , en faveur de Béatrix de Montferrat, femme du Dauphin, de la dot de laquelle il faisait partie. Le dauphin Louis la fit trans-

Sorter à Romans, Tan 1446. Le pont e pierres dont il reste quelques piles, avait été fait par les ordres de saint Jean de Boumon, archevêque de Vienne, l'an 1252. Il fut abattu lors du déluge de 1651 en même temps que celui de Grenoble. J'ai parlé de cette inondation de Flsère en un autre article. Il y a pour églises : Saint-Romain, paroisse^ aes Capucins, desCordeliers.

Saint- Nicolas, paroisse, un hôpital sous le titre de Sainte-Foi , fondé par le chapitre de Saint-Bamard , comme le dit M. Expilly, chap. 6 de ses Ar^ rets.

Uy a un statut pour cette vUle^ qui porte que dans les ventes des maisons et des fonds de son territoire, les parents du vendeur au premier, deuxième et troisième degrés, sont préférés pour le même prix. On le trouve dans la Chambre des comptes de Grenoble.

ROMÉLZE a été une sainte fille de Vienne, qui fut la première religieuse du monastère de Saint-André de la même ville.

ROME8TAIN a été une famille noble d'Auberive, au diocèse devienne ^ finie par Humbert de Romestain, qui vivait l'an 1410. Elle était ancienne, car Guillaume de Romestain vivait l'an 1262.

n y «n avait une autre au mandement de Val , finie au milieu du XY* siècle ;

Et une autre au mandement de Cornillon, finie par Jeanne de Romestain, épouse de Pierre de La Balme de Tul* lins, l'an 1565,

ROUETTG — ROSBAfi

diociie, du bulUace at de f'éloetion da Gap, i une lieua de catte ville, bisant trou feus, où il j a on pri«aré , à qni Guiguea U . comte d'Albon at da GraiaÏTandan , aonoa quelque! fonda qu'il avait dan* le Champuur, l'an 939, fluinot quelque* titrea de l'abbaje de auDT.

ROHETBR eit nae paroiaae du diocèM de Die, en U jndicature-mage delà même ville, en l'élection deMontélimar, appartenant au chapitre de Die, biûnt deux feni.

HOMME est une bmille noble du ëiocèse de Grenoble, de laquelle U ; a eu un maître des CompteE , nommé Pierre, en 1500. Son petit-fils, appelé OctavieD'G&spard, Ole de celui-ci, lui a succédé en aa charge, a été reçu eonMÎIlerauParUment en i666.

François, un de ses autres bli, est capitaine au régiment deSault.

D'argent à Iroû banda de gueaUt

«u chtf d'axur chargé d'un faucon du champ.

Lors de l'accommodement du duc de Lesdjguiéres avec Pierre de Boissat , deux gentilshommes de cette Gunille U lignèrent avec grand nombre des plna conaidérablea de cette prorinca , nÙTint qu'il est rapporté mr H. Pélisson en son Hitlotre de rÂcadétnie

ftran^i»!

BOSANS est ans paroisse du diocèie , du bailliage et de l'élection de Gap , & neuf lîeuea de cette ville, fiti- Mmt quatre feux.

Il V a en dans les baronnies une famille noble de ce nom, qui portait éehiqueté d'argmt et «le ëoble. Elis

était composée do denx fanodui: h première a fiai aons le nom d'JUaoMB et j'en ai parlé en l'article de ce iran; Jordan de Rosans le prit en IMS.

L'antre a pria fin par quatre Ella, dont l'une, nonunée Jeanne, épuoa Jean de Dréguignan.

Il ; a eu encore ime hmille oobfe de ce nom , i qui la terre de Ronv appartenait. Jacques et Barrai de Rosans, frères, ont étA les dernicncl vivaient l'an 13S0. Le premier itii semeur de Rosans et de Nvons.

ROBBECQUE. Bataille gagnèt

Kle roi Charles VI sur les Anglau, 1 1382, oA se trouvèrent plnsieiin Dauphinois et, entre autres :

Amiar, vicomte de Clermont; AJmar de La Tour, seigneur de Tinay; François, baron de Sassenage; Osasecbe Flotte , seigneur de MmI-

Picrre de Terrail, seigneur de Biyard.

ROSGILLE 0t EOITE, ton

frère, ont été deux illustres Allidffiitu qui EUÎTirent César en plusieurs de m conquêtes \ il le dit lui-même, lii. i et 7, De bello gaUico. Us p; ' ' avec lui dans la Tbessalie,

Pompée, avec les Allobroges qn'Ss conunandaJNit. L'un d'eux mourul a une rencontre, et l'autre en la bataille de Pharsale.

ROBE est une &mille de Previai, anoblie l'an 1655 et confirmée l'u 1665 en la personne d'Etienne Rose, maître d'hétel ordinaire dn Roi, qui ■ eu trois fils. Toussaint, searélaire dt cabinet du Hoi, homme de méritt rt dont le savoir lui a procuré une phet dans l'Académie française ; HiuiiM, capitaine d'infimterie, tué i Portcdogonne, l'an 1659 j et Etienne, qni s'étant retiré dans la ville de Vienne, Bi'i obligé de donner un article à si bmille, qni porte d'oiur au cheenm d'or aeeompagni de troie rotei it

ROSfiANT. Aadr^ de Rosusl, natif de la Guillotière auprès de Ljcn, au-deçi du Rhône, a Eut (iloûnn anagrammes , dont one partie a élJ imprimée l'an l5i)5.

ROSSAS est one paroisse du dwcèse de Die, dépendante da la jndiature-saage de la même ville et de 1'^

ROSSAS — tlOTUniERS

Mo

Isction de HonUlimar, faisant deux lisrs et neavièmede feu. La directe en appartient i t'évéqua de Die par la donation que lui en fit Guigues Ademar, l'an i224.

11 j a une paroisse da même nom au diocÈ&e de Sain t- Paul -Trois-ChAteanz, sous le Tocable de saint Ger-

ROSSET est une paroisse du diocèse et du bailliage d'EImbrun et de l'élection de Gap , distante de quatre lieues de l'une el de l'autre de ces deux Tilles, et disant trois quarts de feu.

Par traité de l'an 1210, il ftil dit que le Dauphin et l'archevêque d'EJobrun posséderaient cette terre sans subordinatioa.

Il y a eu une andenne et noble lamille de ce nom au même pays, qui portait de gueules à la croix cUcHée ^argent. Gillet, coseigneur de Hosset et de Savines, est le plus ancien qui me soit connu^ il vivait l'an 1249. Sa postérité a fini par Alphonse de Rosset, évëque de Commachio en Italie, par Aleiandra de Rosset , qui se fit d'église, et par Catherine de Hosset, qui épousa, l'an 1550, Jean de Nanûase.

11 y a eu une autre fomille noble de M nom dans le Viennois, finie par denx fiUea ; l'une appelée Louise, mariée k Claude de Salignon , (esta l'an 1588; l'autre, Claudine, épousa Jean deVallin.

Il y a encore dans Grenoble une tamilte noble de ce nom, qui porte le surnom de La Uartellière, et a pour armoiries d'asuT à troU trèftet d'or.

Hngnes de Rosset de La Martellière, semeur de Laval, a été conseiller au Parlement de Grenoble. Michel de Rosset , son (Us, lui a succédé en cette tbarge.

ROBTAIH8 a été one Gunille noble du Valentinois, finie par Isabeau de Rostaing, épouse, en f&88, d'André de Brottm, puis de Barthélémy de '^eneuve.

Il y a une Cimille noble de ce nom dans l'Embrunaifi , finie par Thonine ou Antoinette Rostaing, dame de Sa- ^ea, l'an 1425 qui eut pour mari Antoine de Richiëre. Françoise de Rostaing fut sa sœur, maJa son alliance m'est inconnue.

Il y m one M btilUafcedeSunt-

Marcellin, qui porté tTor à ta bmide Soeur chargée de troii comnffes du champ becquéee de pveidet.

Pierre de Rostaing suivit le roi Charles VI en Flandre;

Jean de Rostaing' combattit en la bataille de Pavie.

U y a encore à Valence une antre fiunille noble de ce nom, originaire du Vivamis, de laquelle était Job de Rostaing, conseiller au Parlement de Grenoble, l'anl&SO. 11 était filsde Mathieu,

bailli de la Voûte. De gueule» aulion fCor.

HOSTAING (Pierre), de Vienne, a recueilli, il y aplus de «quatre-vingts ans, les inscriptions anciennes de celte ville. Jean Lelièvre et Nicolas Chorier les ont rendues publiques.

ROSTAING, natif du Viennois, fut archevêque de Vienne^ l'an 9UU. il donna et acquit pluéeurs fonds à son église, suivant les actes qui en ont été conservés en des cartulaires.

ROSTORO était le surnom d'une lamille de Chaparon de Crest , venue de l'Ile de Corse et portant de gueule»

au lion d'argent tenant «ne masse Charmée de même en pal.

ROTTŒR est une paroisse d'un feu^ au diocèse de Die , au bailliage du Buis e t de l'élect ion de Montélimar,

ROTURIERS (les) enDauphiné peuvent posséder des fiefs, mais ils ne

S cuvent les acquérir qu'en payant ouble les lods au seigneur dirsct.

suivant un arrêt du Conseil delphinu du 17 d'août 1430, l'un comme direct ordinaire, et l'autre pour l'incapacilÂ, Guy Pape^ quat. 4i5. Us peuvent d»

Mi

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