‹ Bibliothèque historique et littéraire du DauphinéChapitre 116 sur 213 · ROUSSILLON · texte numérisé non relu

ROUSSILLON

de ses successeurs . était en grande considération dans la ville de Vienne, comme on le tire de son épitaphe mise sur son tombeau, dans l'église de Saint-Pierre, en ces termes :

Hic jtMt in twnJMi tbesanri mapu oolumiu Nomiiie Ginrdns, Pater nrbis e4 higos aluxonns ; Nommis hsBC funa monatrator gloria vana, NU Japîdes clari sibi prosant , splendor et auri, Splendor et argenti , nQ prodest famma talenti, Ad dnerea primam <iua solyitur iste figuram , Conciliis plenis, quia subTeniebat egenia:

In domini masibiis reqniescat spiritna ^oa.

D. PRIDIB IDD8 JULn OBITT. M. L.

Un autre Girard de Roussillon^ Tun de ses successeurs, fût le chef des Viennois, qui se croisèrent pour la Terre-Sainte, Tan 1096. Lui et le comte de Die eurent la conduite du onzième bataillon de Tannée ;

Guillaume de Roussillon , seigneur d'Annonay, son cousin-germain, lut de la même expédition ;

Artaud, seigneur de Roussillon, d'Ànnonay et d'Anjou , suivit Guignes- André, dauphin de Viennois, lorsqu'il mena au secours en 1202 , au comte de Forcalquier, contre l'évoque de Sisteron;

Un autre Girard de Roussillon , seigneur deSerrières et d'Anjou, a mérité qu'on l'ait célébré par son épitaphe, qui est aux cloîtres de Saint-Maurice de Vienne , en ces mots :

Hic jagbt dnus Gtrardus di Rossillomb dnus Sarrbrls bt d'Anjou qui obiit vin kl. juNn ,

R DBDIT BCGLB8LB BBAH MAURlGII LX LIBRAS PAO GBMBBALI RBFBGTIONB BT AMMUA PBN8I0MB AXMO DOMira MCCLZIIL

Guillaume de Roussillon, V« du nom , seigneur des mêmes lieux , fut chef de auatre cents arbalestiers que le roi Philippe m donna pour secomir les chrétiens d'outre-mer , Tan 1275;

Artaud de Roussillon, IV« du nom, seigneur de Roussillon et d'Annonay^ suivit l'empereur Albert, en Italie, l'an 1909:

Aimar de Roussillon^ seigneur d'An-

I'ou, combattit en la bataille de Grécy, 'an 1346;

A^nard de RoussUlon , seigneur de Bemères et de Tullins , fut général de l'armée qu'on opposa au comte de Savoie, l'an 1348;

' Aimar deRoussillon,seigneur d'Anjou, suivit le comte de Savoie, lorsqu'il mena du secours à l'empereur de fionstantinople, l'an 1365, contre les Turcs et les Bulgares;

Humbert de Roussillon, seigneur de Sablon, fût tué en la bataille de Verneuil , l'an 1424.

Cette famille portait échiqueté d'or et d^azur de quatre traits a la bor^ dure de gueules. Ellle a été composée de trois branches :

La première, des seigneurs de Roussillon et d'Annonay, finie par Aymar , qui vivait l'an 1364 et mourut sans enfants *

La deuxième, des seigneurs d'Anjou, tombée en quenouille par Marie de Roussillon, femme de Josserand Salsac. Les enfants d'Agnès de Roussillon, sa tante, et Jean de Miolans, succédèrent en la terre d'Anjou ;

La troisième, des seigneurs de Serrières et de Tullins, de Sablon et de Montbreton, finit, quant aux descendants légitimes, par Humbert de Roussillon, qui ne fut point marié et eut un fils illégitime, nommé Jean, à qui il légua la terre de Sablon ;

Aynard, fils de ce Jean, laissa Benoît , de Jeanne d'Urre , sa femme ; mais il mourut sans postérité. Marguerite, sa sœur, porta Sablon à Aynard de Murat de Lestang , son mari.

Humbert ci-dessus eut une sœur, nommée Françoise, à qui échut la terre de Roussillon et elle la donna à Boniface de Chalant, son mari, environ l'an 1440.

n reste à parler des deux branches de Roussillon-Bouchage, que quelques-uns ont cru être différentes des autres quant à leur origine , se fondant sur ce que celles-ci ont porté pour armoirie de gueules à V aigle d'argent.

Cependant quelques-uns ont écrit que Pons de Roussillon , tige des seigneurs du Bouchage, était fils d'Aimar, premier seigneur de Roussillon. J'ai tâché , par la généalogie des uns et des autres , de développer toutes choses , et comme elle est une de celles que j'ai composée avec plus de soin et plus de recherches , on y trouvera de quoi satisfaire la curiosité de ceux qui la liront; mais, pour en revenir à Roussillon-Bouchage, Pons vivait Tan 1193.

La première branche , qui vint de lui, finit par Amédée de Roussillon , seigneur du Bouchage et de Brangues ,

ROOSSILLœf ^ ROUX

qui était en existence , l'an 1353 et ne laissa au'un ûls naturel, nommé Philij>pe. La seconde s'est terminée par Françoise de Roussiiion, mariée à Jean de Gompeys, seigneur de Thorenc ; mais n'ayant pas laissé d'enfants^ Gabriel de Roussillon , son oncle , lui succéda, et à celui-ci Georsette de Montchenu, sa nièce , fille de Claudine de Roussillon, sa sœur, et de Rugonin, seigneur de Montchenu, laquelle fut mariée à Imbert de Bâternay , par l'autorité du roi Louis XI. Et cette succession passa à elle par la même autorité; car elle devait venir à Claudine de Roussillon, sœur de Gabriel. Il est vrai que celui-ci fut accusé de félonie, et ce fut un jprétexte de conlisquer ses biens pour les donner à Batemay et à sa femme. Cependant tout son crime était de n'avoir pas voulu reconnaître ce Roi n'étant

Sue Dauphin^ pour souverain du auphiné, au préjudice du roi Chaj> les VU.

Hugues de Roussillon^ seigneur du Bouchage^ suivit Boniface, comte de Savoie , et le servit utilement en toutes les guerres qu'il eut, environ l'an 4270;

Aymar ^ Amédée et Perronet de Roussillon, de la branche du Bouchage, combattirent à la bataille de Varey, l'an 1325;

Guillaume de Roussillon , seigneur du Bouchage, combattit en la journée d'Azincourt, l'an 1415; et l'an 1419, û commanda l'arrière-ban du Viennois contre la vUle du Saint-Esprit.

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