PRÉLATS DE LA. MAISON DE ROUSSILLON
Amédée, évoque de Valence, l'an 1270 et de Die, Tan 1272. Ce fut en ce temps-ci et en sa ûiveur que ces deux évéchés furent unis;
Aimar de Roussillon, moine de Gluny, archevêque de Lyon, 1275;
Jean de Roussillon , abbé de Saint- Claude, en la comté de Bourgogne, l'an 1328;
Guillaume de Roussillon. évéque de Valence et de Die, l'an 1331 ;
Jean, évéque de Lausanne, l'an 1341;
Guy de Roussillon, abbé de Saint- Pierre de Vienne, l'an 1390;
Guy de RoussiUon, évéque d'Avignon, 1415;
Guy de Rousaillony son neveu, fut
évéqu e de la même ville, ranl4&
ROUX est une famille de Trièws, venue d'Etienne Roux, chancelier du Dauphiné, l'an 1330.11 n'en reste que le sieur des Bettons , car la branche de Chamflory est tombée en quenouille, n'y ayant que des ffiee deieiiGhariei Roux , et Claude Roox , son firère, n'ayant aucun «i&nt. ËHe portait d argent à trois chênes rangés de sinoplSy en^ntés d'or. Ces deux £nèies ont servi longtemps, et ont eu des emplois dans les armées du Roi;
Guillaume Roux rnoomt à fat bataille deVememl,14â4;
Berton Roux combattit en celle de Fomoue, 1495;
Jean Roux se trouva en celle de Varenne et en celle de Marignan, 1515;
Pierre Roux fut général des Chartreux, l'an 1503.
U y a une autre iamille de ce nom, originaire de Corps, au diocèse de Gap, qui porte d'argent à Vours de saMt surmonté de deux étoiles de gueuUs rangées. La branche atnée demeure à Corps ; une seconde branche a la terre de Sigottier, en Dauphiné, et la comté
de Démon, en Le dernier
comte de Démon ^ appelé Jean, était gentilhomme ordmaire de la Chambre du Roi; et une troisième branche passa en Provence , environ Tan 1510;
François et Guignes Roux se trouvèrent à la bataille de Fomoue^ l'an 1495;
Antoine Roux, seigneur des Préaux, de Gaudemar et de Saint -Jacques, auprès de Corps, conunanda la 23* bngade d'un arrière-ban de 1512.
Il y en a eu une autre dans le Gapençais, à oui la terre de Sigoyerapnartient. Elle est divisée en deux branches : l'une à Sigoyer^ l'autre à Upaix, et porte coupé au i d^asur au chevron de deux pièces d^or^ oùcomoagné de trois besans d'argent au 2 dror au chêne de sinople.
n y en a encore une autre i qui la terre de Morges appartient, et de la-
Sielle Philippe, Etienne et Adrien oux ont été conseillers au Parlement de Grenoble, en ce siècle. Elle porte dPaxur au chevron d'curgent accom^ pagné de trois étoiles d'or.
Il y a eu à Voiron, à trois lieues de Grenoble j, unefiimiile de Roux^ de laquelle étaient Guillaume, Ponce et on autre GuUlaume Roux, tous trois, l'on après l'autre, maîtres de l'ordre ds
HOUX — ROYNAC
Saini-Antoiâe de Viennois^ Tan 1170, i Fan 1269, l'an 1273. Cette famiUe a fini de nos jours sons le nom de Dorgeoîse^ ^'elle prit environ l'an 1300 et môme jusqu'au miMeu du xvi* siècle.
Elle y a uouté celui de Roux. J'en ai parlé sur l' article de Dorçeaise.
ROUX (Girard) était du Gapençais et a été nds au nombre des poètes provençaux, à cause des excellentes chansons en langue provençale qu'il composa, en 1320, à la louange de Blanche Flotte , fille du seigneur de la Roche-des-Arnauds, au même pays du Gapençais.
ROUX-DB-GOMIIXERS. C'est ainsi que k paroisse de Gommiers esl nommée dans le péréquaire de l'élection de Grenoble, dont elle dépend, au diocèse de la même ville et au bailliage du Graisîvaudan, faisant un feu et huitième. Son église, où il y a un prieuré , est dédiée à la sainte Vierge et le curé est nonmié par le prieur.
Roux, Raoul ou Rodolphe de Gommiers, bailli du Graisîvaudan, a laissé aon nom à cette paroisse. U vifaiti'an
ROVON est une paroisse du dio* cèse de Grenoble, du bailliage de Saint- Marcellin et de l'élection de Valence, fidsant, lors de l'ancien péréquaire, trois feux trois quarts. Son église est dédiée i saint Pierre, de la collation du prieur de la Saune.
ROTANNAIS (le) est une contrée qui a les montagnes de Sassenage du levant , et la rivière de l'Isère au couchant. Le Roi, le comte de Tallard, le premier président au Parlement de Grenoble, et le marquis de Sassenage, sont nudtres de toutes les communautés. Ce qui appartient au dernier était autrefois une principauté indépendante , je l'ai dit ailleurs et l'ai prouvé ; le pays est partie du diocèse de Grenoble, partie de celui de Die. Les peuples qui l'habitent étaient andennement nommés Triulates.
Voici les paroisses oui le composent ffoâ sont du oailllage de Saint-llarcel- Im et de l'élection de Valence :
Auberive ; Evmeu ;
Baume (la) ; uostun ;
Beauvoir ; La Motte-Fai^as;
Ghampeverse; Oriol;
Ghastëlus ; GhoraBeoes \
Pont (le); Rencurei ; Rochechinard;
Sainte-Eulalie ; Saint-Martin ;
Saint-Hilaire ; Saint-Nazaire ;
Saint- Jean; Saint-Roman;
Saint-Laurent; Saint-Thomas.
Je parle de toutes en particulier^ suivant leur ordre alphabétique.
ROYBON est une paroisse du di6cèse de Vienne^ du bailliage de Saint- Marcellin et de l'élection de Romans, Êdsant douze feux , dont l'église est dédiée à saint Jean-Baptiste, de la nomination de l'abbé de Saint- Antoine.
Le dauphin Humbert II voulut y bâtir une ville et la commença eni294. Ce n'est aujourd'hui qu'un bourg, appelé dans plusieurs titres Villeneuve de Roybon. Le même prince et Anne , sa femme, ayant désiré delà peupler bien vite, accordèrent plusieurs privilèges à tous ceux qui viendraient y habiter, ne se réservant que la pêche dans la rivière de Galaure. L'acte est de la même année, 1294, et je Tai vu dans la Chambre des comptes en un registre intitulé : Liber plurtum Htterarumy fol.
10. n y a quatre foires en ce bourg, les jours de saint Jacques et de saint Christophe, saint Simon et saint Judos, de saint Sébastien et de saint Barnabe. L'an 1345 et l'an 1449, il y a eu des procédures pour régler l'usage des habitants de Koybon avec celui des communautés voisines, sur le bois de Chambaran.
n y a eu une Êunille noble du nom tlo^on, qui était à.TuUins. Etienne denoybon quitta cette province^ se retira à Calais et fut président au Siège royal et présidial de cette ville. Fabien , son fils , se maria à Cologne, sous le règne de Henri III, et sa postérité y est encore. Claude de Roybon , frère d'Etienne, fut conseiller au Parlement de Grenoble , l'an 1565 ; mais il ne laissa qu'une fille nommée Ennemonde, femme d'AmédéeFleury. D^or à cinq pcUs flamboyants de gueules , au chef d*azur, chargé d'un soteUdu champ côtoyé de huit larmes de même rangées de*chaque côté.
ROYNAC est une paroisse du diocèse de Valence , de la sénéehaussée de Crest et de l'élection de Montélimar, faisant deux feux et demi. Elle fût inféodée un jour avant les kaleades d'octobre 12S3, par Aymar de P<»ti«rs, comte de Valentinois à Hugue» Adémar. Elle avait un château eitrémement fort, bAti sw la poiattf d'un
ROTNAC — RtmiAT
rocher, tne nne dlwne excellent, mais i l fut miné l'an 1561.
BUFFI (AnTotHE), de Uaraeille, aysiit savamment écrit l'Hittoire dei atmtet de Provence et de ForccUquUr, où il a mèié des endroits bùtorique* et dee actes qui concemant le Dauphiné et les Dauphins, doit avoir un rang parmi les écriTaius qui ont célébré cette province. C'est tbms cet excellent ouvrage où j'ai trouvé les conventions matrimoniales de Guiguoi Aiidré , dauphin de Viennob , et de Béatriz Claustral, petite-âlle de Guillaume, comte deTorcalquier, de l'an 1303, oA lurent pièges du Dauphin :
Albert de La Tour ;
Rajmoad Beren^er ;
Artaud de Roussdlon ;
Guigues de Driançon j
Guigues Avnard ;
Aymar de Sassenage ;
Berlion de ChAtoaunenf;
Uu^es de Gières ;
Gnigues de SasMnage ;
Guillaume de Saint-George ;
Alhert de Sassenage ;
Pain AUemanj
Jarente de Serves ;
Guigues de Bellecombe ;
Lantelme Aynard.
Quelques ch&teauz , pour tenir lieu d'assurances de la dot ayant été assignés, furent mis en dépdt entre les mains d'Odon, de Guides et d'un autre Guigues, tous trois de la &mille d'Alleman , et dans l'acte signèrent comme témoins et apposèrent leon sceaux:
Guillaume de Bauxi
Himnes de Baux ;
Dragonnetde Rame;
Raymond d'Agout;
Arnaud Flotte ;
Rambaud Osaseche ;
Pierre de Ratiers;
Francon d'Ote ;
Falones de Ve^es;
Jordan de Rosans;
Henri de Hontbran ;
Geoffroy de Bourdeilles;
Arnaud d'Ësparron ;
Amoux de Sigoyer;
Isnard d'Aneliera ;
lauger de Pierre ;
Isoard de Pellafol ;
Ramband de Calme ;
Pierre du Motet ;
Boni&ce de Tallart;
Rolland de Manteyer;
Giiaud de Saîat-tUrcel; Jacqrues Borel ; G uillaum e de Revel ; RnFlNA. Nous tronvons dans le ileeuetl de» tnacriplûnu romawMsde Grenoble, fait par Etienne Barlet, celle d'une femme de ce nom.
HAGIAE RUPI NAE EN- TERG.
LOSIMDS CON IDGI SANCnSSI HAE.
Et dans celui de H. Chorier, de celles de Vienne , une autre inscription :
DIS MANIBDS VALERIAE EGI TEN ET RUFINAE RUFINUS ET SER
TANDDS
HATRI ET SORORI
RUZINUS a été un président ou
gouverneur des Alpes maritimes,
comme le témoigne cette inscriptioD
qu'on a trouvée auprès de Chorges :
PRO PRINCIPI INVICTO
RESTITURI ORBIS PRO
TIDENTISSIHO ANNIUS
RUFINDS VERDS FRàES
PROVINC ALPIDM MA,
RITIMAROM DEVOTUS
NUMINI MAIESTATIS