‹ Bibliothèque historique et littéraire du DauphinéChapitre 126 sur 213 · SAINT-JUST — SAINT-MARCEL · texte numérisé non relu

SAINT-JUST — SAINT-MARCEL

SAXNT-JUST est une paroisse ta-de86us de Vienne^ de la collation du jpriear d'Artas.

BAINT-JUST est une abbaye de filles de Tordre de Giteaui, fondé dans

1320. Elle y est enterrée, s*y étant fiiite religieuse longtemps après la mort de son mari, savoir l'an 1344.

Elle vivait encore l'an 1352. Humbert II, son ûls, donna à ce monastère sa maison-forte de Saint-Just, toutes ses dépendances , et plusieurs droits et revenus pour Tentretenement

veaux. Marguerite de Moretel en fut la première abbesse. Elle était d'une famille considérable du Viennois, comme t'ai dit en son rang. La fondatrice reusa toujours d'être supérieure. Les religieuses ont été translatées dans la ville de Romans , lors des guerres de la religion.

SAiNT-LAGIERest une paroisse du Champsaur, jointe à la taulabilité de Faudon et d'Âncelle , et faisant en tout onze feux huitième , douzième et quarante-huitième , dans le diocèse de Gap, au bailliage de Saint- Bonnet et en l'élection de Grenoble.

SAINT-LATTIER est une paroisse du diocèse de Vienne, du bailliage de Saint-Marcellin et de l'élection de Romans, faisant neuf feux un tiers, dont l'église est du patronage de &dnt-Bamard, de Romans. Par arrêt du Parlement de Grenoble , du 22 de décembre 1515 , il fut jugé que toutes sortes de botes de labourage doivent les mômes redevances que les bœufs.

SAINT-LAURENT-d^MURE est une paroisse du diocèse de Lyon , du bailliage et de l'élection de Vienne, dont les limites entre Planesse et Quincieu, furent plantées le 6 d'avril 1344, comme on le voit dans un registre de la Chambre des comptes de Grenoble^ intitulé Liber copiarum Viennensis.

Elle est composée de neuf feux.

SAINT-ïlÀURENT-DU-GROS est une paroisse du Champsaur^ au diocèse et au bailliage de Gap, et en l'élection de Grenoble, faisant quatre feux deux tiers et quarante-huitième.

Le chapitre de Gap en est seigneur.

n y a des hommes delphinaux , et l« Dauphin y a des rentes et quekiaes jnrisdictions.

SAINT-XiAURENT-da-PONT

est une paroisse du diocèse et de l'élection de Grenoble, au bailliage du Graisivaudan, faisant quatorze feoi et huitième, possédée par les Chartreux, qui l'ont acquise du Roi.

SAINT-IAURENT-^n-BCAU- MONT est une paroisse de cinq feux trois quarts douzième seizième et quatre-vingt-seizième, au diocèse de Gap , au bailliage du Graisivaudan et en l'élection de Grenoble. Son église est dédiée à ce saint , de la collation du prieur du lieu. Bien qu'il n'y croisse pas de vin^ il y a pourtant d'excellents fruits.

SAINT - LAURENT -EN -RO- TANS est une paroisse du diocèse de Die , au bailliage de Saint-Marcellin et en l'élection de Valence, faiswt partie du marquisat du Pont , faisant cinq feux.

U y a ime famille de ce nom i Cresl, venue d'Orange , qui porte coupé emmanché d'azur sur or enclavé de deux pièces en chef. Il en reste une branche à Orange et une autre passée i Avignon.

SAINTE-LUGE est une paroisse du mandement de Beaumont , au diocèse de Grap , en l'élection de Grenoble et au bailliage du Graisivaudan, disant un feu trois quarts sixième et vingt-quatrième , dont l'église est dn patronage du prieur de Beaumont ; elle est dans la montagne , où il n'y a aucun bois , et où nâinmoins il fait presque toujours froid. Il n'y croit que dn seigle et de Tavoine.

SAINT-BCARGEL est une paroisse de trois feux trois quarts huitième et quarante-huitième , dans le diocèse et l'élection de Grenoble, au bailliage du Graisivaudan, faisant coniin à la Savoie, du côté de Ghambéry.

Il y a celle de Saint-Georges qui lui est jointe, et leurs églises sont de la collation au prieur de Barraux. Par la visite de Laurent AUeman , évéque de Grenoble, de l'an 1494, il conste qu'il y a dans ces églises les chefs des saints Georges et Marcel.

Il y a une autre paroisse de ce nom dans le diocèse de Valence et en ïëLeetion de Montélimar, faisant un feu.

Jean de Grandis, cousin du pape et la comtesse de Valentinois, se disputant

SAINT-MABCEL — SAINT-MABCELLIN

SU

& qui elle serait, le dauphin Guigues fit ce que l'on dit communément, qu'inler duos litigante» tertius gaudet; car par ses lettres du 3 d'avril 1330 , il ordonna au bailli des baronnies d'en prendre possession en son nom. Je les ai vues en la Chambre des comptes, en un registre de Pilati, et depuis ce temps-lâ elle n'a point été censëe que du domaine delphinal. On y fait actuellement le papier terrier pour le Roi. Elle est de celles dont le prince Monaco tire les revenus en cette province.

SAINT-MAACEL a été l'une des plus anciennes et nobles familles du Dauphinè. J'en ai dressé la gênéalo^e et l'ai fait imprimer l'an 1680. Je l'ai commencé à Giraud de Saint- Harcel, qui vivait l'an 1202, suivant un acte que le savant Antoine de RufB a rapporté dans i'Histoire des comtes en Provence; et l'ai finie par Anne de Saint-Marcel, qui épousa Balthaiard Rambaud de Simiane , ba~ ron de Gordes, et mourut l'an 1585.

Une branche avait pris le nom de Vauaserre, parce que cette terre lui appartenait. Je ferai voir ce qu'elle est devenue sur l'article Vausserre. On a vu SlusieuTE hommes illustres sous celui e Saint-Marcel, voici les plus considérables ;

Giraud de Saint-Marcel fut au secours du comte de Forcalquier , l'an 1202, contre l'évéqucde Sisteron. Ce hit alors qu'il assista à la constitution de dot de la nièce du comte avec le Dauphin ;

Giraud, seigneur de Vausserre, suivit l'empereur Albert, en Italie, l'an i309 et le servit en plusieurs occasions ;

Guillaume fut fait évâque de Nice, l'an 1317 ;

Un autre Giraud de Saint-Marcel , seigneur d'Avanson, se trouva à la bataUle deVarey, l'an 1325;

Lantelme IV commanda des troupes contre tes Anglais , en 1352 ;

Jean combattit à la journée d'Azincourt, 141&;

Louis se signala en celle d'Anthon, l'an 1429;

Georges se trouva en la même ba- Uille ;

Geoi^es II, son petit-fils, fut avocat général , puis conseiller au Parlement de Grenoble, l'an 1515;

François, ûls de celui-ci, fut évêque

de Grenoble. ntesta l'an 1574etUgua à chacune des églises de Notre-Dame et de Saint-André , une rente de 100 liv. à prendre sur sas biens pour étra employée à l'entretenement d'un régent pflur enseigner aux jeunes novices de ces deux églises les langues grecque et latine. 11 laissa un fonds de 12,000 liv. jwur employer les revenus à nerpétuité , aux œuvres pies et Erincipalement 400 liv. en pain ou en lé poiu' les pauvres artisans, et 400 liv. pour élever des enfants nés en des familles pauvres et incommodées et pour leur faire apprendre ce dont leur génie les rendrait capables;

Jean, son autre fils, fiit conseiller au même Parlement, maitre des requêtes, ambassadeur A Rome, pour Henri II, surintendant des finances, et lorsqu'il mourut ilavaitété nommé pour cire garde des sceaux. Il est connu sous le nom d'Avançon dans plusieurs histoires et mémoires. Le père Hilarion de Coste et M. de Thou ont fait sou éloge, Ronsard l'a solennisé dans des vers dont en voici deux :

C*r il aune lea v«n et loui uni qui In (ont

Guillaume, fils de celui-ci, fut archevêque d'Embrun et assista au concile de Trente.

Les armoiries de cette maison étaient de gueules av chevron de trois pièoe»

d'argent , au chef d'or.

8JUHT - MARGELLm est 1« plus beau bourg de la province, et passe même pour une ville, étant fermée, y ayant un gouverneur nommé

8ÂINT4

ELLIN — SÂlMT-MÂRTlN-DE-iaSËRË

ptr le Roi et un bailliaffe. n est du diocèse de Vienne et de l'élection de Romans, fidsant douze feux. L'an 1343, le dauphin Humbert II accorda aux habitants plusieurs franchises, particulièrement celles de péages et autres droits, ne se réservant oue la pèche. Les commissaires pour l'aliénation du domaine en cette province, leur permirent, moyennant 200 écus d'or, pesant tV4 au marc de Paris, d'imposer pour la construction et réparation de leurs murailles, chemins, fontaines et pour leur entretien à perpétuité certains tributs, savoir : sur chacune charge de vin qui se vend en détail dansie mandement, quatre pintes ; sur chaque bète chargée de marchandise passant par la ville et son mandement, ou bete portant bât, un denier tournois; sur chaaue bète à vendre, soit cheval, mulet, bœuf, vache, &ne, brebis, pourceau, chèvre et veau, un denier-, sur chaque marchandise excédant cinq sols, qu'on sort de la ville, vendue à des étran-

fers , un denier. Son église est dédiée saint Bfarcellin , de Lbl collation de l'abbé de Saint-Antoine. Ce fut ici où le dauphin Humbert II établit [premièrement son Conseil delphinal , en 1337. C'est aujourd'hui le Parlement qui est à Grenoble. Il l'dta de ce lieuci pour le mettre à Beauvoir , mais il y établit la Cour majeure de la judicature du Viennois et la Cour principale des appellations de tout le Dauphiné ; ce fut en 1343, trois ans après

Si'il eût mis ce Conseil souverain à renoble. 11 y a aussi un couvent de Carmes, un autre de Récollets et un monastère de filles de Sainte-Ursule.

SAINT-MARETiTN est une paroisse des baronnies , au diocèse de Vaison , de la nomination du chapitre de Vaison.

SAINTE - 2SARIE - D'ALOIS est une paroi ittse du diocèse et de l'élection de Grenoble, au bailliage et en la vallée du Graisivaudan , auprès de la forêt d'Alois, contre la montagne, au mandement de la Buissière, faisant quatre feux sixième et quarante-huitième.

SAZNT-MARTIN-D'AOUT est une paroisse du diocèse de Vienne , du bailliage de Saint-Marcellin et de l'élection de Romans, dans le mandement d'Hauterive, faisant deux feux un quart y dont l'église est du patronage

du chapitre de SaintrBamard, de Romans.

8AZMT-1EARTIN-DE-GLEL- XiES est une paroisse de Triève8,aa diocèse de Die , au bailliage du Gniâvaudan et en l'élection de GrenoUe, faisant un feu. Il y a des hommes ddphinaux et un pneuré.

8AINT-1IARTIN-DE-G0R- DÉAG est une paroisse de Trièves, au mandement de Morges, dont l'église est de la nomination du chaqiitre de Die, comme le dit François Marc, ^ partie, quest. Si 7.

SAINT -MARTIN- D'HÈRES est une paroisse des diocèse, bailliage et élection de Grenoble , âdsant quatre feux deux tiers et vingt-quatnèroe.

L'église est de la collation du chapitre de la cathédrale de Grenoble. 11 v a ici un couvent de Minimes, appelé h Plaine et un château appartenant â l'évêque, à un quart de lieue de cette ville.

SAINT - MARTIN - DE - mest une paroisse du mandement de M ontbonnot , dans la vallée et au bailliage du Graisivaudan. da diocèse et de l'élection de Grenoble, faisant trois feux et douzième, dont l'église est du patronage du prieur du lieu. Il y a une abbaye de l'ordre de Saint - Augustin unie à perpétuité i l'évéché de Grenoble, et un prieuré qui, dans une visite de Laurent Âlleman, évéoue de cette ville, de Tan 1494, est dit uni à la prévôté de l'hôpital de Saint -Bernard de Montjoux, au diocèse de Genève ; mais il est aniourd'hui possédé avec les autres prébendes par les prêtres de TOratoire. H y avait en 1648, un prieur, un sacristain, un infirmier, un chamarier, quatre religieux chanoines chantant la messe , et trois autres moines et chanoines qui étaient de la nomination du prieur. Il y a aussi quelques prieurés qui sont de sa collation sans le consentement môme de l'évéque, excepté ceux de Champ en Dauphmé, de Thorrieu et d'Âix en Savoie, où le consentement de l'abbé est nécessaire. Le prieur peut aussi conférer toutes les obédiences du prieuré avec l'approbation du chapitre, tant seulement sans que l'abbé s en mêle , excepté le procureur. Quant à la présentation des curés, ce qui regarde la cure est soumis à l'évêque , et le reste au prieur.

Le juge du lieu leur est conunun; la

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{lunition des crimes atroces faits par es bénéficiers appartient à Tabbé , et les autres au prieur ; et , à cause des dîmes que ce prieur exige, il en £ût à l'évéque, en qualité d'sdbbé, une pension de 100 setiers de froment et autant d'avoine, à la mesure de Montl>onnot. La sacristie est annexée à la cure. Outre le curé et le prieur il y avait onze prébendes de cbanoines, ceux qui en étaient pourvus en 1671, les ont abandonnées à M. Etienne Le Camus, évêque de Grenoble, et il les a données aux prêtres de l'Oratoire de Jésus, ensuite d'une buUe d'extinction.

Ces prêtres y tiennent un collège pour l'mstruction de la ieunesse. Si nous en croyons l'auteur d un nouveau livre intitulé : Entretien sur lessciencesy leur méthode pour enseigner est beaucoup plus aisée, plus naturelle et plus courte que celle des Jésuites. Je ne prétends pas d'en décider. Quant à leur établissement à la place des chanoines, le prélat qui l'a procuré fait si bien connaître qir il n'agit (pie par des principes de piété et de bienséance , que tout le monde le doit croire utile et nécessaire. Ces prêtres ont aussi le séminaire dans Grenoble. Que de grands progrès nous allons voir dans les lettres et dans l'église! car comme ils sont savants, il ne sortira de leurs écoles que des docteurs, et comme ils savent parfaitement connaître le caractère des gens, ils n'en présenteront point à notre illustre prélat qui ne soit digne d'entrer dans les ordres sacrés.

Ce fut saint Hugues, évêque de cette ville, qui fonda ce prieuré en 1128.

SAINT-lfARTIN-DE-QUEY- RIÊRES est une paroisse du Briançonnais, au diocèse d'Embrun, au bailliage de Briançon et en l'élection de Gap, à six lieues de cette première ville, à une de l'autre et à treize de Gap. D n'y croît point de vin.

S AINT - BSARTIN - EN - RO - YANS est une paroisse du mandement de Saint-Nazaire^ du diocèse de Die , de l'élection de Valence et du bailUage de Saint-Marcellin , faisant deux feux et quarante-huitième.

SAINT -ICARTIN-EN-VER- GORS est une paroisse du diocèse et de la judicature-mage de Die, en l'élection de Montélimar, faisant quatre feux huitième et trente-deuxième, qui appartient à l'évoque.

SAINT - MARTIN - LE -VX* NOUX est une paroisse des mêmes diocèse , bailliage et élection, faisant deux feux, à une mousquetade de Gre* noble , jusque-là même que l'une de ses portes appelée de France, est b&tie sur son territoire, où l'on voit encore un jeu de mail à deux côtés séparés par des allées couvertes depeupbers et de saules pour servir à la promenade. Son église est de la même nomination gus la précédente. L'évêoue et le chapiU^ de Saint-André de la même ville en sont sei^eurs temporels , comme Je l'ai appns d'une charte de l'an 1306 , qui est dans un des cartulaires de Tévêché de Grenoble. Les dauphins en avaient autrefois une portion, mais Guignes André la donna à ce chapitre'

Îar des lettres du l^^ de décembre

SAINT -MAURICE est une paroisse de Trièves, à six lieues de Grenoble, dans l'élection de cette ville, au diocèse de Die, au bailliage du Graisivaudan, faisant cin^ feux et douzième .

Elle comprend trois villages, savoir :

Saint-Maurice , où est l'église, Lallev et Avert. Le curé est prieur et dépena de l'évêque de Die.

SADIT -MAURIGE-en-GAU- DEMART est une paroisse de deux feux un quart et vingt-quatrième, au diocèse de Gap, au bailûage du Graisivaudan et en l'élection de Grenoble.

SAINT-MAURICE dans les Baronnies en est ime autre au diocèse de Vayson , au bailliage du Buis et en l'élection de Montélimar, faisant un huitième de feu.

SAINT-MAYIMTN est une paroisse du mandement de Bayard ou d'Avalon dans la vallée et au bailliage du Graisivaudan, du diocèse et de l'élection de Grenoble, laquelle étant jointe à celle de Grignon, elles font douze . feux. Son église est du patronage du prieur de Villard-Benoît.

SAnlT-MICHEL-EN-BEAU- MONT est une paroisse du diocèse de Gap, du bailliage du Graisivaudan et de l'élection de Grenoble, faisant un feu trois quarts et seizième, dont l'église est du patronage du prieur de Beaumont. Eue est située dans la montagne, en un pays froid et aride , où il n'y a point de bois et où il ne croît oue du seigle et de l'avoine. On l'appelle Saint-Michel-d'Alpe, appsp

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remment à caaxse qu'elle eet dans les

SllNT - MICHEL -LES-POR- TES est une paroisse de deux feux et demi, au pays de Trièves, au diocèse de Die. du baUliage du GraisiTaudan et de l'élection de Grenoble. Elle fait partie de la i^icomté de Clermont et son curé dépend du chapitre de Die.

SAINT - mCHEL- DU-BUIS- SART est une oaroisse du Champsaur, au diocèse ae Gap , au bailliage de la même ville et en l'élection de Grenoble , fidsant un demi-feu, à deux lieues de cette première ville et à douse lieues de l'autre. Elle est dans la montagne et ne produit que du sei-

Sle et de l'avoine. Il y a des hommes elphinaux. ^^

SAINT-lfURY, près de Montbonnot, est une paroisse de deux feux et demi , au Wlliage et en la vallée du Graisivaudan , du diocèse et de l'élection de Grenoble, à une lieue de cette ville. L'évéque est le coUateur de son église, dédiée à saint Maurice.

SAnlr - MURY - MONTET - MOND est une paroisse des mêmes bailliage, diocèse et élection, faisant deux feux un tiers huitième et quarante-huitième. Son église est sous le vocable de saint Maurice, de la collation du prieur de Domêne.

SAINT -NAZAIRE - DU-DÉ- SERT est un mandement de l'élection de Montéliraar, au diocèse de Die, com]>osé des paroisses de :

Saint -Nazaire ;

PetitrParis;

Brettes ;

Pradelles;

GleisoUes ;

Gumiane.

n y a une paroisse de Saint-Nazaire dans la vallée du Graisivaudan, du diocèse et de l'élection de Grenoble et du bailliage du Graisivaudan, faisant un feu un quart et huitième, et appartenant au prieur du lieu.

Il y a encore une paroisse de ce nom dans le Royannais , faisant trois feux et trente-deuxième, au diocèse de Die, au bailliage de Saint-Marcellin et en l'élection de Grenoble ; d'autres paroisses en dépendent et font une taillabilité séparée. Il y a dans ce mandement les montagnes de Misson et de Salces dont l'usage appartient à Tabbaye de Lioncel et aux habitants du mandement. François Marc, tom. i^^.

décis. 997, dit que, bien que le Roi ait droit d'y couper les bois de haute futaie, néanmoins il doit en laisser suffisamment pour cet usage, et que la chose avait été jugée nar arrêt du Parlement de Grenoble. Le peuple de ce pays aime fort sa liberté, car, lorsqu'en 1422, des commissaires députés pour l'aliénation du domaine delphinal, voulurent vendre la portion que le Roi a dans ce mandement, il omit à Sa Majesté 1,000écus d'or pourTen empêcher. Le même François Marc, tom. l«r, décis. 368^ parle de la juidiction de cette terre, qui de son temps était commune au Roi et à Bemardîn de Clermont, qui avait acheté sa portion de Falcoz Âlleman, et celui-ci de la maison de Poitiers.

SAINT-NICOLAS est une paroisse du Ghampsaur, jointe â celle de Saint- Jean dont j'ai parlé et taisant leur taillabilité dans un même rôle.

SAINT-OURS est une funiile noble dans la baronnie de Sassenage, auprès de Grenoble , de laquelle j'ai dressé la généalogie ^e j'ai commencée à Pierre de Samt-Ours, qui vivait l'an 1330. Elle porte efor à l'ours droit de sable.

Antoine de Saint-Ours combattit à la baUille d'Ânthon, 1429 ;

Jean de Saint-Ours suivit le baron de Sassenage qui, l'an 1483^ mena du secours au marquis de Saluées contre la Savoie ;

Georges de Saint-Ours était dans les troupes d'Italie l'an 1523 et 1524;

Henri de Saint-Ours a eu de l'emploi dans le régiment de Sault en 1633;

Pierre de Saint-Ours a passé en Canada, où il s'est marié et habitué.

SAINT-PAUL-D'IZEAUX e:^t une paroisse de deux feux deux tiers, du diocèse de Vienne, au bailliage de Saint-Marcellin et en l'élection de Romans. Elle fut démembrée de celle d'Izeaux l'an 1521. Son église e,< de la collation du prieur de Saint-Laurent de Grenoble.

Il y avait ici un monastère de filles de Tordre de Citeaux, qui a été transporté à Beaurepaire lors des guerres civiles de la rebgion; on l'appelait de j Bonne-GoDoibe, mais depuis sa translation il n'a été nommé que Saint-Paul, j Je n'ai pu apjMrendre le temps de sa fondation , mais par divers actes j'ai

5ei SAINT-PAUL-D'IZEAUX — SAINT-PAULrTROIS-CHATEAUX 502

aonris qu'il était déjà en existence Tan

SAINT - PAUL-DU-MONES- TIER-DE - GTiFiRMONT est une

Çaroisse de la vicomte de Glermont-enrièves . au bailliage de Die , en Télection ae Grenoble et au bailliage du Graisivaudan, faisant avec le Monestier cinq feux trois quarts.

SAINT-PAnL-lèa-ROMANS est une paroisse du diocèse de Vienne, du bailliage de Saint-Marcellin et de rélection de Romans, dont Téglise est du patronage du chapitre de Saint- Bamard , de Romans, et &it cinq feux trois quarts. 11 y a une commanderie de Tordre de Saint- Jean-de- Jérusalem dont le commandeur a part à la jurisdiction de la terre, le reste étant au Roi.

SAINT- F AUL-TROIS- CHA- TEAUX n'est mis que du nombre des bourgs du Dauphine . et, néanmoins, c'est une petite ville où il y a un évôché suffra^ant à l'évéché d'Arles, dont le premier évéque est saint Restitui, aveugle-né de l'Évangile. Son ancien nom était Tricastin, et les actes latins l'appelaient Augusta TricastinO' rum^ parce que remf)ereur Auguste y a-vait établi une colonie. Elle appartetenait absolument au seul évêque. Mais l'an 1407, Déodat de Lestanc^, qui l'était, admit le roi-dauphin Giuirles VI au pariage ; dès-lors elle fut unie au Dauphine et ses habitants furent soumis aux subsides de cette province, comme l'étaient ceux de Grenoble. Le Conseil delphinal ratifia ce traité le 26 de septembre 1408, en présence de Pierre Ijalfin , licencié aux lois, que l'évêque, son chapitre et le corps de ville avaient député pour cela. Quelques iours après, la lecture de tout Ait faite dans une assemblée générale des habitants, qui l'approuvèrent et prêtèrent hommage au Roi-Dauphin , entre les mains de SolTrey de Tnolon et de Giron de Layre , bailli du Graisivaudan , commissaires pour le recevoir.

L'église cathédrale est dédiée à l'assomption de la sainte Vierge , sous le patronage de saint Paul, l'un de ses evéques, qui a aussi donné son nom à la ville ; elle est composée d'un prévit, d'un archidiacre, d'un sacristain, d'un présenteur et de six autres chanoines et trois hebdomadatiens, depuis la réduction qui en fut faite en 1345, car auparavant ils étaient trente-huit. Il y

a le juge du Roi et celui de l'évêque :

tous deux s'appellent baillis et exerçaient alternativement de deux en deux ans, et leurs jugements ressor* tissent au Parlement. Pour ses églises, outre la cathédrale, il y a un couvent de Jacobins. Cette ville était de huit feux deux quarts et huitième ; mais depuis près de trente ans elle a été réduite à six feux, dans l'élection de Montélimar. Elle a quatre foires accordées en 1525 parle Roi-Dauphin, savoir : le ï»"" de février, le l©»' d'août, le d4 de septembre et le 16 de décembre, outre deux anciennes des U^ de mai et fête de saint Luc , et un marché chaque vendredi de l'année.

ÉVÊQUES DE SAIMT-PAUL-TROIS- GHATEAUX.

Saint Restitui; Saint Sulpice; Saint Bonifoce; Saint Gastorius; Saint Amant^ Saint Maximm; Saint Michel; Saint Paul, 407; Saint Torquat; Florent, 518; Héraclius, 541; Victor , 567 ; Gallomagnus, 581; Saint Eusèbe, 584; Betton , 593 ; Bonaric, 610 ; Salitonius, 632; Saint Martin des Ulmes, 640 ; Ricard ; Sigaud, 676; Laudoneus, 693; Bertrand , 723 ; Aldebrand ; Berniconius, 765; Aldebrand II, 788; Ponce, 852; Odalric; . Géraud; Géraudll; Guillaume ; Uhic , 1020 ; Géraud d'Astor, 1060 ; Ponce du Port, 1108; Aimar Adémar, 1119; Ponce II ;

GuiUaumell, 1142; Hugues;

Guillaume m, 1179; Bertrand de Pierrelate , 1202;

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