SAINT-PIERRE — SAINT-PIERRE-DE-MÉZAGE
Splendiit in daro dhrin» numine legis.
Clara «aeerdotum gemma Luoerna Graeis, Letilia fulgor, confcctor pacig egenia, Porta patens, ptetas claustralis régula lenis.
U y en a plusieurs autres de cette manière en vers latins qui sont d'un Pierre Clément . de noble extraction, d'une femme de qualité, nommée Ermengarde ; celle de saint Burcard, archevêque de Vienne , aue j'ai rap-
Eortée en son rang ; celle de Tabbé éonien, donnée ci-devant en son article ; celle de saint Mamert, que j'ai écrite ailleurs ; celle de l'abbé Rotbert; celle de Tahbé Yves; celle de l'archevêque Humbert; ceUe de l'abbé Guillaume Tivel ; celle de l'abbé Arnaud ; celle de l'abbé Louis de Grolée ; celle de Jean Marquis, célèbre médecin, que j'ai donnée en parlant de lui; celle de l'abbé Disdier; celle de l'abbé Jasserand de Laforest; celle de l'évé-
aue saint Alcime Avite, que j'ai déjà écrite en son article; celle d'Hesichius, aussi évêque, qui est aussi déjà rapportée en son rang, Toutes ne sont pas véritablement en vers, mais il s'en faut peu. Nicolas Chorier les a fait imprimer toutes entières dans ses curieuses Recherches sur les Antiquités de Vienne^ livre 3. Il y en a encore quelques-unes romaines, mais on les voit en plusieurs endroits de ce Dictionnaire.
Autrefois cette abbaye était de moines réguliers , mais elle a été sécularisée l'an 1616. Voici le catalogue de ses abbés :
Saint Léonien ;
Milan. 868;
Ricard, 950;
Adelelme, 075;
Aimoin , 987 ;
Bernard , 996 ;
Ricard II , 1000 ;
Guigues, 1032;
Guiger, 1050;
Yves, 1058;
Boson, lOtô;
Girard, 1091;
Disdier, 1120;
Robert, 1138;
Guillaume^ 1152;
Yves, 1168;
Adon, 1178;
Guillaume Tivel , 1184 ;
Aimar, 1196;
Ajnard,1246;
Aimon, 1252;
Pierre Arnaud, 1280 ;
Josserand de la chapelle, 1906,
Guigues Berard, 1334;
Guillaume de Vaulgris, 1343;
Pierre II , 1353 ;
Henri Isimbard, 1387;
Guigues de Roussillon , 1391 ;
Louis , 1403 ;
Humbert , 1425 ;
Guigues IV, 1436;
Antoine de Poisieu,1450;
Aimar de Poisieu, 1498 ;
Louis de Grolée ;
Meraud de Grolée , 1511 ;
Aunet de Grolée , 1535 ;
Jean Blanc , 1560 ;
Gaspard du lAurent ;
Antoine du Laurent, 1621 ;
Louis Henri de La Faye Despeisses.
SAINT-PIERRE a été une famille noble de la vallée du Graisivaudan , de laquelle était Aimon de Saint- Pierre^ maréchal du Dauphiné, l'an 1356. Elle a Uni par Françoise de Saint-Pierre qui. Van 1413, était femme de Hugues de Gommiers, seigneur d'Ëstapes.
SAINT -PIERRE - D'ALLE - VARD est une paroisse du diocèse et de l'élection de Grenoble, au bailliage du Graisivaudan , disant quatorze feux et douzième^ dont Téglise est du patronage du prieur de ce lieu.
M. Basset, tom. 1, page 47. dit au'il y a ici une maladière pour laquelle il y a eu un arrêt du Panement de Grenoble, le 11 de février 1636.
SAINT-PIERRE-DE-MÉA- ROZ est une paroisse du mandement de Beaumont, au diocèse de Gap, au bailliage du Graisivaudan et en l'élection de Grenoble , faisant un feu trois auarts, huitième et seizième, dont réglise est du patronage du prieur de Beaumont. Le pays est abondant en vin , et il y a un endroit où la rivière de Bonne entre dans le Drac, qu'on appelle les trois évéchés, parce aue celles de Grenoble, de Die et de Gap finissent là.
SAINT-PIERRE-DE-MÉ- ZAGE est une paroisse du mandement de VizUle, au diocèse et en l'élection de Grenoble, au bailliage du Graisivaudan, faisant un feu trois
Suarts vinfft- quatrième et trente euzième, dont l'église est du patronage du prieur de Saint-Michel-de- Connexe.
SÂINT-PRIE8T — SAINT-ROMÂIN-D'ALBON
SAZ1IT-PIIIB8T ou SAINT - PRIX est une paroisse du diocèse de Lyon, au bailliage et en Télection de Vienne, éloignée de deux lieues de ces deux villes , foisant deux feux et trois quarts. Ce fut là où le roi Charles VII ût appeler les États et les grands de la (>rovince pour s*en £ûre reconnaître prince souverain, le dauphin Louis en ayant débauché une partie. Ceux qui reconnurent le Roi au préjudice du Dauphin essuyèrent de ce prince étant roi , tout ce que la colère, la haine et Tindignation mrent capables de lui inspirer. Il les accusa de félonie pour l'avoir abandonné, et il voulut bien, par les outrages au*il leur fit ressentir et par quantité de proscriptions, qu'on crût opie quand il y avait un Daupnin , le Roi n'avait aucune souveraineté de cette province à la forme du transport. Ce lut encore à Saint-Priest où se fit une conférence pour apaiser les désordres de la ligue en 1597 au 8 de mars, où Lesdiguières, chef du parti protestant, Pompone de Bellievre, chanceUer de France; Soi&ey de Calignon, chancelier de Navarre, et Ennemond de Rabot dllins , premier pré^dent au Parlement de Grenoble, se trouvèrent.
SAINT-QUUNTJLM est une paroisse de six feux et seizième, dans le diocèse de Grenoble , au bailliage de Saint-Marcellin et en Télection ae Valence , dont Téglise est de la collation du prieur de Moirans , et est dédiée aux saints Celse et Nazaire. D y a une chapeUe sur la montagne, dédiée à Sainte-Marie Madeleine, qui est unie à la cure. Le fief supérieur de cette terre fut donnée à Jean Dauphin, l'an 1276, par Guigues de TuUins. Le 17 de février 1478 , les habitants de Saint-Quentin passèrent leur reconnaissance générale à Jacques de.
Beaumont, qui en était le seigneur.
Il y a eu une ancienne famille noble de ce nom à qui la terre appartenait.
Elle poriait parti au i a argent à V aigle de sable, au 2 fascé d'or et de gueules de six pièces. Elle a fini par Lantelme et Odebert, seigneurs de Saint-Quentin, qui vivaient l'an 1339' et moururent sans enfants légitimes.
Odebert en ayant eu un, bâtard, nommé Hugonin ; ils laissèrent pour sœurs Béatrix et Françoise, la première épousa Odebert, seigneur de Château-
neuf, et l'autre , Jeffrey, seigneur de Chatte.
SAINT-BESTiTUT est une proisse du diocèse de Saint-Panl-Trois- Châteaux, en l'élection et en la sénéchaussée de Montélimar, faisant deux feux trois quarts et huitième appartenant à révéque, et portant le nom d'un des évéques de ce diocèse dont le corps fiit découvert l'an 1SI9 et brûlé par les hérétiques, Tan 1561.
Son invocation est pour le mal des yeux.
SAINT-ROBERT est un village du mandement de Comillon, auçrts de Grenoble, où il y a un prieure de ce nom, dont le pneur est commandataire, et les moines de Tordre de Saint-Ëenott. Il fut fondé par Gaigués VI, environ Tan 1070, et ce prince, qui mourut Tan 1075, y e^^ enterré.
Guigues André, dauphin, l'un de ses successeurs en confinnales privilèges, Guillaume de Bocsozel en etut alors prieur. Le dauphin permit par le même acte aux moines de ce monastère d'acquérir des fiefs, c'était en 1207, et Tan 1209, il fit la même chose avec Béatrix, son épouse. Guigues XH et Béatrix de Savoie, sa femme, firent une semblable confirmation, Tan 1269. L'épitaphe qu'on a dressée an fondateur de ce monastère est sur son tombeau dans les cloîtres^ en ces termes: