‹ Bibliothèque historique et littéraire du DauphinéChapitre 13 sur 213 · A LA VALLÉE DE QUINT · texte numérisé non relu

A LA VALLÉE DE QUINT

Lantelme d'Aurel; f Guigues d'Aurel; f Pierre de Veynes ; f Boni£sice de Veynes; -f Guigues de Veynes; -j- Hugues d'Aurel; f Rodolphe d'Aurel; f Bay de Laval ; f Guigues de Laval ; 4- Isoard de la Porte ; -f Lantelme Odoz ; f Guigues Isoard ; f Barthélemy Rage ; f Boni&ce Bardon ; -{• Raoul d'Aurel ; •{• Rambaud Rage, f

LIGNAL (JéROMi), ou (MAR- CHAND , général des chartreux , a fidt des Hymnes.

LIÔUES. Celles o les Dauphins ont pris quelques intérêts sont :

Une entre Amé Y, comte de Savoie et le prince d'Orange , contre le Dauphin, l'an 1300.

Une autre entre ce comte et Jean , dauphin, pour la conservation du rovaume d'Arles, le 17 d'octobre 13i4, en présence de plusieurs gentilshommes de l'un et l'autre État, parmi lesquels furent ceux-ci Dauphinois :

Guigues Alleman , seigneur de Valbonnais;

Josselin de Grolée ;

André de Mihbel, seigneur d'Ornacieux ;

Hugues de Gommiers ;

Aymar de Beauvoir.

U y en a eu de fréquentes en Dauphiné parmi les gentilshommes à qui il était permis impunément de se foire la guerre. J'en rapporterai quelques exemples de celles qui étaient môme offensives et défensives.

Il y en eut ime du mois de juillet, de l'an 1266^ entre :

Albert, seigneur de la Tour.;

Aynard, seigneur de Clermônt ;

Artaud, seigneur de Rossillon;

Raymond y seigneur deMevouiUon;

UGUES — UMTTES

Hugues de Salvaing, seigneur de Boissieu;

Aynard, seigneur de Ghàteauneuf;

Guides Aileman , seigneur de Valbonnais ,

Guignes Bérenger , seigneur de Chorges;

Et révéque de Valence.

Il y en eut une autre ^ Tan 1279, entre :

Disdier^ seigneur de Sassenage ;

Guillaume Artaud, seigneur d'Aiz ;

Aynard de la Tour, seigneur de Vinay ;

Raymond de Montauban ;

Giliet AUeman;

Guigonnet AUeman ;

François de Sassenage;

Hugues de Sassenage;

Lantelme de Saint-Quentin.

Il y en eut une autre en 1298 , entre le Dauphin ;

Artaud, seigneur de Rossillon ;

Guignes de Rossillon, seigneur d'Anjou;

Guides AUeman , seigneu r de Valbonnais;

Jean ae Montsabin ;

Reymond de MevouiUon , le jeune ;

Et révoque de Valence.

Il y en eut une autre du 8 de septembre 1308 , entre :

Humbert, dauphin;

Jean, dauphin, comte de Gap;

Guignes, dauphin;

Drodon ae Beauvoir;

Guignes de Beauvoir, son fils.

Il y en eut aussi le 9 de novembre 1308, entre :

Raymond de Montauban , seigneur de Montmaur ;

Pierre Isoard, seigneur d'Aix;

Hugues d'Ail, seigneur de Bellegarde;

Amieu de Rosans, seigneur de Glermont, aux Baronnies.

Elle fut offensive et défensive contre tous, excepté l'empereur, le roi de Jérusalem et de bicile, Jean, dauphin du Viennois, comte de Valentinois, les évéques de Valence et de Die et les seigneurs dont Us tenaient quelques fiefs, et U leur fut permis d'y associer :

François, baron de Sassenage;

Guignes AUeman ;

Guillaume Artaud ;

Isnard d'Agout ;

Huffues de Sassenage ,

Guillaume Auger ;

Reynaud de la Chau;

Bertrand d'Agent de Luc ;

Geoffroy d'Agout; seigneur de Beurières;

Jean, seigneur de Saillans;

GUles AUeman ;

Pierre Bérenger , seigneur de Morges.

La seconde est rapportée tout au long dans le Traité de Vuscige des fiefs j de M. de Boissieu. chap. xi; les trois autres sont dans les registres deTuii desquels Christophe Justel a tiré la première pour la mettre dans son J7tstoire de lamaison d* Auvergne, p. 162 et la dernière est mentionnée en V Histoire de la maison de Sassenagey de Nicolas Ghorier.

La première Ligue qu'on fit en France, à la fin du dernier siècle, sous prétexte de religion, commença l'an 1577. D'abord on en dressa des formulaires qu'on envoya aux gouverneurs des provinces pour les faire signer aux gentilshommes. Bertrand de Simiane de Gordes , Ueutenant du Roi en Dauphiné, en reçut un et les premiers oui le signèrent, furent :

André ae Bérenger, seigneur de (jonas;

Louis Armuet, seigneur de Bonrenos ;

Louis d'Urre, seigneur du Puy- Saint-Martin ;

Philippe Philibert de Saint-André ;

Balthazard Martin , seigneur de Dizimieu ;

A bel de Loras, seigneur de Montplaisant;

Jean d'Arces.

La seconde Ligue commença l'an 1585 et fut cause de grands désordres en Dauphin é.

UGURIE. La vraie Ligurie est partie dans le Dauphiné , car on la trouve entre les Alpes-Maritimes, la mer, le Rhône et la Durance et ceux qui l'habitaient passèrent en Italie avec les autres Gaulois et donnèrent le nom de leur pays à ce qu'on a depuis appelé Liguri e.

LIMITES. Celles des mandements ou communautés qui appartiennent à divers seigneurs , se plantent communément par une pierre carrée et haute de la manière qu^étaient lesmUliaires.

Les seigneurs y font mettre leurs armes en relief au côté qui est opposé à leur terre ; mais quand le Dauphin est en concours avec le seigneur pour

LIMITES -* LIONNia'

une limite commune y François Marc.

part. Ire, chap. 170, de son Recueu dTarrêtSj dit qu'il n*y a que le Dauphin qui puisse y mettre les siennes, parce qu'il n'y a {tlus d'égalité m^jus dignum ad 86 trcihU mintu regtdare.

Le même auteur ajoute au numéro 7 du même chapitre, que limites terriioriorum aunt imprescriptibiles.

Le môme auteur, 2« part., quest.

333 , parie de celles qui furent plantées entre le Dauphin et la Savoie, l'an 1501 , par des commissaires nommés par le Hoi et par le duc de Savoie.

Cîeux pour le Dauphin furent :

Antoine de Groiée Mevouillon, seigneur de Bressieu, et de Ribiers, lieutenant au gouvernement de cette province;

Antoine Mulet et François Marc, conseillers au Parlement de Grenoble;

Benoît de Varces, avocat général au même Parlement ;

Aynard Fléard, auditeur des comptes.

L'an 1672, Denis le Gouz, de la Berchère , premier président au Parlement de Grenoble, et Denis Sal- ▼aing de Boissieu, premier président à la Chambre des comptes du Dauphiné , furent commis par le Roi pour semblables limites du côté du mandement de Bellecombe. Le duc de Savoie aomma de sa part les deux premiers

S résidents du Sénat et de la Chambre es comptes de Chambéry.

XjIMONNE a été une ficdiille noble du bailliage de Saint-Marceilin qui a eu deux branches, toutes deux éteintes, il y a plus ds.deux cents ans; l'une à la Motte-Galaure, audit bailliage, l'autre à Montléon^ en celui de Vienne.

UN est abondant en quelques endroits du Dauphiné , mais il ne vient pas partout. Le plus beau est celui

S ni croît à Vizille, k deux lieues de renoble.

UONGEL est une abbaye de l'ordre de Giteaux, fondée pour des relig'eux, dans le Viennois, Tan 1137.

ngues, Tun des plus savants religieux de cet ordre , en fut le premier abbé, puis il le fut de Bonnevaux, fKiis enfin évoque de Valence. La fattille de Bocsozel fut la première qui 88 rendit la bienâiitrice de cette abbaye.

Guillaume de Poitiers, comte de ValiBtîiiois, mit ces mouMe sous sa

Srotection^ eorumque trado aervitio ^ it l'acte qui est de l'an 1183.

UONNE , famille noble, originaire du Royannais, passée à Grenoble et à Paris , de laquelle il y a eu trois branches :

La première, du marquis de Glaveyson , tombée en qpienouille de nos jours, par Jeanne Kénée de Lionne, mariée a Louis de Lionne, son parent;

La deuxième , subsiste par le môme Louis de Lionne, marquis de Bemy ;

La troisième , par Joachim de Lionne.

Sébastien de Lionne a été receveur général des finances du Dauphiné, intendant de Tarmée royale en cette Êrovince , secrétaire de la Chambre du loi et de la Reine. 1583.

Hugues , son fils , a été conseiller au Parlement de Grenoble.

Artus, son autre fils, a eu une semblable charge, puis il a été évoque de Gap et a composé V Histoire des évéques qui l'ont précédé.

Hugues de Lionne , marquis de Berny, fils de celui-ci, a été ministre et secrétaire d'État, et l'un des plus sages et expérimentés de tous ceux qui composaient le conseil du Roi; j ai dressé son éloge en particulier.

Louis, son fils, marquis de Bemy, est maître de la garde-robe du Roi.

Sébastien second, petit-fils de Sébastien I«r et fils de Hugues I«r. a été marquis de Claveyson ,^ conseiller au Parlement de Grenoble, puis gouverneur de la ville de Romans.

Humbert de Lionne , son frère , gentilhomme de la manche du Roi, fut aussi gouverneur de la môme ville.

Humbert de Lionne , autre fils de Sébastien I«r, a été doyen de la Chambre des comptes de Dauphiné.

Joachim, son fils, a été conseiller au môme Parlement, puis capitaine de cavalerie et fut blessé à Gigery ; il est aujourd'hui premier écuyer de la petite écurie du roi.

Cette famille porte de gueules à la oolonne d'argent au chef cousu d'on zur chargé d'un lion d*or.

UONNET est une famille noble de Valence, venue du Velay, de laquelle est Jacques Lionnet , fameux médecin. Elle porte de sahle au Uan d'argent brisé sur Vépaule gauche d^une moucheture d'heinnine de sable, eouronnéj arméj Uwnpassé e^ vileni d'or.

UOTARD — LODS

UOTARD a été une ancienne famille noble du Viennois, finie il y a plus de deux cents an».

Il y en a eu une autre dans le même pays de laquelle était Jean Liotard, Président de la Chambre des comptes de Grenoble^ qui ne laissa que trois filles : Marguerite , femme de Gabriel deGroléede Mépieu; Catherine^ mariée à Jean de Dorgeoise la Thivolière, et une autre^ qui eut pour mari Kostaing-Ântoine d'Urre d*Aigues-Bonnés. D*azur à la bande d'or, chargée de trois croùettes de gueules et un chien d'argent courant sur la bande.

LIOTAUD, famille anoblie l'an 1649, confirmée l'an 1667 , elle est du Gapençais et porte d*azur à Vannetet d^or^ accroché de quatre croix patriarchales de même mises en croùc

LIOTAUD (Charles d&) , a été anobli pour ses services a la guerre Tan 1649 et confirmé en 1667. Porte d'azur à l'anneau d'or^ accroché de quatre croix patriarchales de même,

LIQUEUR. Il y a dans le bailliage du Buis et en la paroisse de Félonne de certaines pierres qui étant cassées donnent une liqueur d'une odeur admirable.

UVAGHE, famille de Grenoble, anoblie Tan 1643 en la personne de Daniel Livache, l'un des plus savants avocats qu'ait eu le Parlement du Dauphiné. JJ'or à la bande de gueules chargée de trois clievrons alezés d'ar^ gent.

liTVET est une paroisse au mandement d'Oisans, laquelle étant unie au hameau de Gavet, pourlatailiabilité, fiedt un feu , huitième et seizième, au diocèse de Grenoble, en l'élection de la même ville et au bailliage de Graisivaudan. Sa paroisse est dédiée à Saint-Antoine de la nomination d'Oulx.

LIVRES. Le Parlement de Grenoble n'en souifre point qui soient contre la religion ou contre l'État et il oblige même les prélats de les examiner. Par un arrêt du premier de juillet 1682, il a condamné au feu ceux qui sont intitulés : Les Entretiens d'un père et d'un fils et Le Préservatif contre le changement de religion et a supprimé pour toijgours celui qui a pour titre : La Vérité.

Par un autre arrêt du 13 de février 1683 y il a aussi condamné au feu cet

autre livre intitulé : La Critique du Calvinisme et en une amende un ministre qui l'avait prêté.

C'est un usage ancien dans le royaume que sa Majesté donne des privilèges pour l'impression des livres, soit en liaveur de 1 auteur, soit au nom des libraires et des imprimeurs, après que les livres ont été vus et examinés.

Autrefois même un auteur en obtenait un non-seulement pour ceux qu'il avait composés, mais encore pour tous ceux qu'il avait dessein de faire sans en donner ni spécifier les titres.

Mais comme ce privilège si général faisait qu'un auteur pouvait donner au pubhc des ouvrages qui n'avaient point été vus, ni examinés et qui pouvaient contenir des matières réprouvées, sa Miyesté, par un arrêt, en son Conseil, du 7 juin lt)59, révoqua ces sorte s ae privilèges accordés.

UVRON est un bourg du diocèse et de l'élection de Valence qui appartenait à l'évêque et qui dans les plus âpres désordres de la religion, a souffert de cruels outrages. Il fut fortifié ^ l'an 1573, parles Huguenots, qui s'en étaient emparés. De Gordes les assiégea^ mais robstination des assiégés fut 81 grande que le Roi fut obligé de venir au siège, l'an 1574: ce qui n'avança rien. Les catholiques ^mêmes furent obligés de le lever le 19 de janvier 1575, après qu'il eût duré trente jours.

LOBAT a été une famille noble du Gapençais, éteinte il y a trois cents ans.

LOBET a été ime ancienne famille du diocèse de Vienne, éteinte il y a trois cents ans, de laquelle était Pierre Lobet, abbé général de l'ordre de Saint- Antoine.

Il y en a une autre à Corps au diocèse de Gap, de laquelle il y a eu un officier en la Chambre des comptes.

Elle porte de gueules au bélier heur^ tant d'argent ^ au chef S usu d'azur chargé de trois molettes d'argent.

LODS par le droit, in L., 2 C, de Jure emphyt. , laquelle est de Zenon, ils sont fixés au cinquantième du prix de la vente ; mais cette loi n'est plus en usage, bien qu'elle le fût encore du temps de Guy Pape, comme «il le dit dans sa quest. 46. Les lods sont réglés d'une manière bien plus avantageuse aux seigneurs; ils le sont principalement en Dauphiné y au tiers

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