‹ Bibliothèque historique et littéraire du DauphinéChapitre 14 sur 213 · LODS — LOMBARD · texte numérisé non relu

LODS — LOMBARD

denier qui est la moitié du prix , ou au sixième qui en est la sixième partie.

François Marc en rapporte des arrêts en sa quest, 62 ^ prem. part. Et il y en a divers exemples en plusieurs registres de la Chambre des comptes , particulièrement en ceux qui sont intitulés ReterUiones et un autre appelé Tarif, où sont écrits les prix des Lods de chaque contrée du Dauphiné.

Les roturiers paient doubles lods pour les liefs, Tun commun et Tautre pour l'incapacité; et il a ainsi été jugé par des arrêts de la Chambre des comptes de 1469. ils sont dus pour Tamortissement ; mais on les règle communément de vingt en vingt ans ou de dix en dix ans pour la moitié.

On n'exige que les mi-lods en échange^ suivant ce qu'en dit Guy Pape, ^est. 92 : De cotisuetudine genercUi %n presenti palriâ Delphinaiûs non debentur nisi média laudinica ex permutalionef cum ibi non intervc' niiU pecunia.

Tout de même en donation, suivant le même auteur, quest. 48 : De con- 9uetudine generali in presenti patriâ Delpkinatûs solvuntur média laudi^ nica pro re donatâ.

Dans le ressort de Montélimar et en quelques terres d'auprès de Valence , on ne doit aucuns lods pour les donations.

Autrefois , on faisait payer les milods aux donations mêmes faites par les pères à leurs enfants, dont j'ai vu un exemple de l'an 1410; mais cet usage est absolument abrogé et il n'en est point payé en cette province pour de semblables donations, dont il y a eu un arrêt en ce Parlement du 2 d'août 1647.

Les lods payés par un créancier lui doivent être remboursés par celui qui a le droit d'ottrir , comme il a été jugé au même Parlement , le 14 de mars

Par le même usage de cette province, les lods se paient de la vente à faculté de rachat , mais non pas de la revente , et sur cela il y a eu un arrêt général du même Parlement, le ^ de juillet 1468.

Par divers arrêts du même Parlement et de la Chambre des comptes de Grenoble , il a été jugé que dans un remboursement de lods, on n'était obligé de le fkire que de ce qui aura été effectivement payé; il y en a du

9 de décembre 1641 , 13 de janvier 1644, du Parlement, et du 23 décembre 1599 de la Chambre des comptes:

ce qui est conforme à la réponse du roi Henri IV aux cahiers du tiers-état du Dauphiné de 1603.

La même Chambre remet le tiers des lods dus au Roi à ceux qui déclarent leur acquisition trois mois après la date du contrat, suivant l'édit de Henri U du mois de novembre

Il y a eu un arrêt au même Parlement, le 28 janvier 1644, qui a jugé que le paiement des lods ne peut prescrire que du jour de la rectification faite au seigneur du contrat d'acquisition : il est singulier.

Il y en a eu deux des 18 de juin 1652 et 1er février 1664. où, nonobstant la délivrance des fonas pour les tenir par droit de gages et hypothèques, les lods en sont pourtant dus, et les acquéreurs ont été condamnés à passer de nouvelles reconnaissances.

LOIR est une espèce de rat gros comme un connil. Les paysans du Dauphiné l'appellent marmotte ; il est abondant aux montagnes ; il fait sa provision de foin alors qu'on le coupe, et s'étant couché à la renverse , les jambes en l'air en forme de traîneau , une autre marmotte le charge de ce foin et puis elle le traîne par la queue jusqu'à sa tanière , et l'un et 1 autre se rend mutuellement un semblable office ; il ne leur en faut guère, car cet animal dort la moitié de l'année sans rien manger , et même si profondément qu'il ne s'éveille point au bruit qu'on fait pour le prendre.

LOIS ROBIAINES furent reçues en Dauphiné sous le règne de Lothaire, roi de Bourgogne, qui ordonna que la jurisprudence romame y serait observée. Ce fut l'an 1136; c'est pour cela que ce pays en a tocgours été répute depuis de droit écrit.

LOMBARD a été une ancienne et noble famille du Graisivaudan , de laquelle il est parlé en plusieurs cartulaires. Ce fut l'une de celles qu'lsai'ne, évêque de Grenoble, ap-

{»ela en son diocèse pour en chasser es Maures. Elle n'a plus reparu depuis 1 JOO. Celle d'Amblard en hériU.

Je ne sais si celle de même nom qu'on a vue à Sigotier, dans le Gapençais , en 1460 et 1502, était sortie de celle-ci: elle tomba en quenouille.

LOUBARD — LORAS

environ l'an i 520. Dotcnme fût mariée à Louis AgnëB et Louise à Claude de Chaiiestan.

LOBCBARDIE <la), l'an 1349, étant troublée à cau^e de l'intérêt du Saint-Siégo, le Pape Dément VI, qui régnait à Avignon, mendia des troupes i la Cour des princes ses voisins.

Voici les noms des Dauphinois qui coururent à son secours :

Hugues Adliemar La Garde j

Guiguee, seigneur de Moutoison;

François de Kevel ;

Aynard de Chabrilian ;

Pierre Bastard de Lucinge;

Guillaume Dalmaz :

Henri Lobet ;

AUeman de Murinais;

Pierre d'Urre.

LOMBARDS (les) étaient venus du Nord, et, après avoir ravagé une partie de l'Ilalie et s'être emparé du pays que l'on appela Lombârdie à cause d'eux, vinrent en Dauphiné.

Ils furent arrêtés à l'entrée des Alpes par Anne Mommol, palrjce des Gaules; mais ils revinrent une seconde fois et rien ne les ayant empêchés de passer, ils traversèrent les Alpes et suivirent la Durance, la Drdme et l'Isère, dont ils ravagèrent les environs, lis se séparèrent en trois troupes.

l'une fut commandée par Amon , et il la mena dans l'Embrunois , l'autre par Zabanet il la conduisit dans le Diois, la troisième par Khodain, qui vint jusqu'à Grenoble , et l'assiégea. Ce fut sous le règne de Contran , roi de Bourgogne. Mommol courut à la défense de Grenoble, combattit Rhodain et le délit jusqu'à 500 hommes près.

Les autres, après avoir porté leur victoire jusqu'à Marseille , a en retournèrent en Italie où ils s'habituèrent.

Grégoire de Tours, en son HUtoirede France , liv. iv , parle de cette imip-

ZANQECHEHAL est une paroisse du mandement de la C6te- Saint- André , au diocèse , au bailliage et en l'éleclion de Vienne , faisant un feu, fauilième, dont l'église est dédiée i^iint-Pierre, de la nomination du prieur de Boczozel.

LONOEFONS est un hameau de Clelles-en- Irièves .

LOQUE. Bertrand Loque de la duché de Champsaur a fait un Traité ds l'Égliae; mais il était calviniite.

LORAS , fomille noble et ai du Viennois, dont j'ai dressé la généalogie depuis 1250 et l'ai divisée en six

branches :

La première , du seigneur de Uontplaisant, q^ui subsiste ;

La deuxième, du seigneur de Bel- Accueil , qui subsiste aussi ;

La troisième, du seigneur de Jaillonas, qui est en existence ;

La quatrième, du seigneur de Loras, qui n'a eu que des filles.

Ces branches porient de gueuteê à la face losangée d'or et d'aiur.

La cinquième élnit de Montplaisant et est finie par Antoinette de Loras, mariée dans la première bran- La sixième était à Albon et est tom-

Ces deux branches portaient de Loras parti de gueules à une bande losangée d'or et d'azur.

Antelme de Loras se croisa l'an 1109;

Louis de Loras combattit i la bataille de Varey l'an 1325 , et en celle deCrécïl'anl34t(i

Guyunnet de Loras fut le chef des troupes qui furent destinées pour em-

Sécher le passage des Bretons du cAté e Romansl'an 1375; Claude et Jean de Loras sont tués lia bataille deVernenilTan J4'24i

Ponce de Lorai combattit en Savoie l'miue;

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