SEL — SÉNÉCHAUSSÉE
les Terttu et les préparations de l'autre.
François Marc, dans la décision i54 de la i>^ partie de son Recueil (Tar^ réts^ dit que. Tan 1485, les fermiers du tirage du sel voulurent augmenter le minot de 9 gros , ne se vendant alors que 1 i florins et qu'ils en obtinrent permission des trois états de la provi nce ; ce qui ayant été su par le Parlement il révoqua cette permission, disant qu'il n'appartenait nas aux états d'en donner de semblables. Néanmoins, après avoir Dût faire une procédure par des commissaires , il permit, pour un an tant seulement, a ces fermiers de vendre le minot 11 florins 9 gros ; ce qui fut néanmoins continué pendant sept ans, dont il fut fait plainte au Roi-Dauphin ; mais cet auteur ne dit pas ce qui en advint. Toute la remarque que je puis fiiire sur cet article, c'est que le minot de sel qui se vend a^iourd'hui 22 livres 12 sols ne se vendait alors que 7 livres 5 sols 6 deniers, car le florin valait 12 sols et le çros 1 sol 6 deniers ; et encore y eut-il des plaintes de ce qu'on l'avait enchéri de 9 ^os, qui ne valaient que 13 sous 6 demers.
François Marc, décia, 585, li^ partie, dit que, par lettres-patentes du roi Louis Xn, données lan 1509, à la reouéte des trois états du Dauphiné , il rat permis à tout le monde de conduire du sel par la rivière de l'Isère.
Le gros muid de sel de Pecais est com])osé de 60 cruintaux, mesure dudit Pecais , lesquels valent 94 quintaux de province.
SELET a été une famille noble du Gapençais, à qui la terre du Poêt appartenait. Seleus de Seley en a été le dernier, il vivait Van 13^ et mourut sans enfants. Guiilemette et Raymonde, ses sœurs, épousèrent Guillaïune et Jacques de Rame père et fils.
SEZiZilAG (lisez ; CeUlac) est une paroisse du diocèse et du bailliage d'Embrun , en l'élection de Gap, appartenant à Farchevéque d'Embrun, a quatre lieues de cette ville et à onze de Gap. Les habitants y sont bonnes gens , trafiquant en moutons ; il n'y crott pas de vin.
BOOKOBÈSB t filled'Aimarin, comte de Valentinois, fut la première femme d^uigues André, dauphin de Viennois; il n en eut point d'eniants.
Aimar lui ayant fiât |>rocè8 pour la restitution de sa dot , ils convinrent d'arbitres, qui furent Jean, archevêque de Vienne, Aimar de Sassenage et Aimar de Bressieu, qui condamnèrent le Dauphin à. rendre cette dot en quatre termes, et l'obligèrent, après le premier échu , de se rendre à Romans avec dix gentilshommes pour j demeurer en ôta^ jusqu'à ce qu'il fût pavé. Les gentilshommes sont nommés dans l'acte, qui est de 1223 :
Aimar de Bressieu ;
Odon AUeman ;
Guy Bocsozel;
Otbert Maréchal ;
Aynard Bocza;
André Falavel ;
Rostaing Thivolay;
Guillaume de Bellecombe ^
Hugues de Blirail ;
Hugues de Lemps ;
SEMONS est une paroisse da mandement d'Omadeux, au diocèse, au bailliage et en l'élection de Vienne, faisant deux feux deux quarts et quarante-huitième, dont l'église est dâiée à saint Didier, de la nomination do doyen de Saint-Chef.
SÉNAT. Jules -César établit â Vienne le conseil ou le sénat génénl de la Gaule romaine^ et parmi les sénateurs il y mit Rosalie et Egue^ pnncipaux Allobroges, bien qu'us fassent d'un âge à ne leur permettre pas d'aspirer à cette diffmté. Ce sénat était encore en grande considération cinq cents ans après sa création. AvitusnjH
forte in homU,^ que de son temps il tait composé d'un grand nombre d'hommes illustres, et que Sidonioâ ApoUinaris, avant que d'être évéque, y avait été sénateur. Les colonies avaieot encore leur sénat dans la même ville, et Gasaubon, in SpartianiAdrianm a jugé de là que c'est la raison poarltqueîle elle était appelée Vrhs senataria.
SÉNÉCHAUSSÉE. Il n'y en i ou'une en cette province au'on (qualifie au Valentinois; elle a deux sièges:
l'un A Grest, l'autre à Montélimar, et fut créée par le dauphin Loiûs, Tan 1447, après qu'il eût acquis cette dernière ville. Le sénéchal est de la maison de la Beaume de Suze ; Le vi-sénéchal de Crest s'appelle Ridiard, ei celui de Montélimar , Baile. Je les nomme parce que j'ai donné le nomdes
SËNËGHAUSSËfi -^ SERGENTS
li-baiUis et qu'ils ont même juridiction
Sue la leur, c'est-à-dire qu'on appelle e leur sentence au presidial ae Valence aux cas présidiaux, sinon au Parlement; et de celle des juges bannerets, on appelle à eux à la réserve des juges-mages de Dieret de Valence qnai ressortissent comme eux audit presidial aux cas présidiaux, sinon au Parlement, comme j'ai déjà remarqué.
SE NE G ION. J'ai donné sur le titre de Granie» une inscription qui marque un rœu qu'il avait rendu à Auguste.
8EPTÊME est un mandement de ▼ingt-cinq feux, au diocèse, au bailliage et en l'élection de Vienne, dont l'église est dédiée à saint Symphorien, de la nomination du cbamarier de Saint-André de Vienne^ qui est prieur perpétuel de ce lieu-ci. Il a pns son nom de la septième pierre milliaire que les Romains y avaient plantée pour la distance d'un grand chemin ; et dans quelques actes datés de la troisième année du rèçie de Rodolphe , roi de Bourgogne, il est dit : Septimo ab urbe lapidey soit que ce fût de la ville de Vienne ou de celle de Lyon. Gharlemagne passant par le viennois y fonda une chapelle sous le vocable de saint Biaise. Son architecture marque encore son antiquité et la voûte est soutenue par des colonnes de marbre.
Une famille de Septéme en avait pris son nom parce que cette terre lui appartenait; elle finit par Briande ae Septéme , environ Tan 1240. Briande en était dame, et elle la porta à Guillaume de Beauvoir, son mari. Elle était alors tenue par les seigneurs en allodialité ; mais ces deux mariés la soumirent au fief de Savoie^ l'an 1249, moyennant 50 tournois que Thomas, comte de Savoie, promit de donner à Briande après la mort de son mari, et cependant une pension viagère à Guillaume, à prendre sur le péage de Sainte Symphonen d'Ozon. Saint-Just est une
Earoisse de ce mandement ; il y a aussi i forêt delphinale de Ghavon.
SERGSUER (Jude), de la Gôte- Saint-André, chanoine régulier de Saint-Ruf , a fait un livre de piété intitulé le Grand tombeau du monde, ou Jugement final; il a aussi composé V Antidémon histoHaly où il explique les ruses du diable, et une réponse
célèbre contenant Yorigine €t Vexc$l^ lence de Vâme. Il vivait l'an 1600.
(Jagques de), archevêque d'Embrun, assista en l'assemblée tenue à Lausanne l'an 1278, pour le sacre de l'empereur.
SEBEZIN est une paroisse de trois-quarts huitième et douzième de feu , dans le mandement de Saint-Symphorien, du diocèse, de l'élection et du bailliage de Vienne , dont l'église est dédiée à saint Alban, de la nomination du prieur de Saint-Martin de Vienne; ceUe de Saint-Maurice de la collation du prieur de Temay lui est annexée.
SERGENTS. Les gouverneurs du Dauphiné , avant 1642 , donnaient les provisions nécessaires aux sergents de cette province ; depuis ce temps-là, ou ils ont exercé sans en avoir, ou ils en ontpris à la grande chancellerie. Cependant, comme il y en avait grand nombi e qui exerçaient sur de simples commissions, le Roi le leur défendit par sa déclaration du 15 de mai 1655, sur laquelle la Cour des aides de Vienne fit un arrêt en conformité le 2 de septembre 1656. Par un é dit d'avril 1664, on en fit une réduction considérable, sur auoi le Gonseil royid fit un arrêt le 31 ae décembre suivant et le Gonseil d'État un autre le 15 de juillet 1666, qui ordonna aux réservés de prendre des provisions en la grande chancellerie. Ôomme par un autre arrêt précédent du 3 de février 1665 il avait été permis aux supprimés d'exercer pendant leur vie, ils profitèrent de cette grâce; mais elle Leur Ait ^tée par un autre arrêt du 20 septen^e
Le 23 mars de la miême année, il y eut une déclaration qui rendit les charges de sergents héréditaires.
Le 22 d'août 1679, il y eut un arrêt du Gonseil qui ordonna à ceux du Dau*phiné de reporter leurs titres à Fintendant et cependant interdits.
Le mois d'octobre 1682 il y eut une nouvelle création de quatre cents sergents en cette province qualifiés d'huissiers, et défense aux autres d'exercer s'ils n'avaient des provisions; et le 6 d'avril 1683 il y a eu un aiTét du Gonseil qui confirme les mêmes défenses.
Le savant M. l'abbé Ménage, dans ses Origines de la langue françaùey