‹ Bibliothèque historique et littéraire du DauphinéChapitre 158 sur 213 · TERMES GRECS — TERRAIL · texte numérisé non relu

TERMES GRECS — TERRAIL

Moula , lâcher une corde ou autre chose, deMo>4îv, aller et venir (1)i

Mou y mes, de MoO, qui signifie même chose; mou livres (2) pour mes livres;

Picote y mesure d'huile ou de vin, Bcxoç, mesure;

Rahata^ trémousser ou se remuer^ de Pgg gfrrEtv, courir çà et là.

TEBMISS usités dans rétablissement et Tusage des fiefs en Dauphiné, tirés de plusieurs chartes, cartulaires, titres de la Chambre des comptes^ actes publics des notaires et contrats trouvés dans les archives des maisons, dont l'explication est due à feu M. le drésident de Boissieu, dans son Traité des fiefs y chap. 97:

Affare, toutes les dépendances du fief;

Blachia , un bois de chênes ou de châtaigniers;

C<ibannariay une métairie ;

Civeragium y droit d'avenage;

Condamina, grande terre labourable;

Devesium, un lieu de défense ;

Deshominamentumy la succession des ^ensde main-morte;

FUiaticum, adoption;

Gnidagiumy sauvegarde;

Habere leges et batalas, avoir la justice haute , movenne et basse ;

MaieriŒy bois destiné aux clôtures;

Magnerius, sergent;

Melioramentum , emphitéose ou l'augment d'une femme;

Parata, vivres fournis en espèces;

Datio ad médium plantum, bail d'un fonds stérile et inculte ;

Poipia, terroir à bruyère, ou métairie, ou maison-forte;

Starrum, maison ou manoir.

TERNAY est une paroisse du inandement de Saint-Symphorien , du diocèse, du bailliage et de rélection de Vienne^ faisant trois feux, dont Téglise est dédiée à saint Mayol, de la nomination du prieur du lieu. C'est ici le Heu où, selon l'histoire d'Auguste, Albin, après avoir été défait par Sévère, en la plaine de Sangfonds, fut tué dans sa retraite. Il est appelé Trinortium.

Il y eut une transaction au mois d'août, l'an 1253, entre le seigneur de Saint-

(1) c Ridiculo, il vient de la racine Molli*. {%) c RidicnliiaiBie.UvieBidelanciiiedeJfoIlM» ■ov, liclw. »

Saphorin ou Symphorien et le prieur de Ternay, par laquelle le prieur fut chargé de payer annuellement au château de Saint -Symphorien, dix quartaux d'avoine; moyennant ce, ledit seigneur cède au pneur toute la jurisdiction qu'il avait sur ses hommes.

C'est ainsi que le rapporte François Marc, 2«part., décis, 187, et, dans la iS8y\\ ajoute que le tout fut confirmé

ar deux autres ^transactions. Tune

e 1323, entre Edouard, comte de Savoie, seigneur de Saint-Symphorien et le prieur, et de 1414, entre le Dauphin et le prieur de la mouvance néanmoins du Dauphin. En effet, l'an 1543, le prieur reconnaît ses hommes au roidauphin François I«r.

TERRAIL est une ancienne et noble famille de la vallée du Graisivaudan, de laquelle M. Expilly nous a donné la généalogie au supplément de Vllistoire du chevalier Bayard. Elle n'était pas encore éteinte ; mais le dernier , nommé Thomas de Terrail , sieur de Bemin , est mort sans enfants, l'an 1667. Elle portait d'azur au chef d'argent charge d'un lion naissant de gueules, le tout traversé d'un filet d'or en bande.

Philippe de Terrail mourut à la journée de Poitiers, 1356;

Pien*e de Terrail se trouva à la journée de Rosebeque, contre les Flamands, l'an 1382;

Pierre de Terrail, II« du nom, fut tué è la bataille de Montlhéry , l'an 1465 ; s'était signalé en celle d'Anthon, étant jeune, l'an 1429;

Pierre de Terrail III , dit le chevalier Bayard, si renommé sous Charles YIII, Louis XII et François l^^, de qui nous avons tant d'histoires qui parlent de lui, oui est un des héros de notre province dont j'ai rapporté l'épitaphe sous l'article des Minimes , parce qu'il est enterré dans l'église que ces religieux ont au lieu de la Plaine, auprès de Grenoble, et que l'on appelait le chevalier sans peur et sans reproche;

Yves de Terrail, sieur de Bemin, combattit à la journée de Fomoue, 1495;

Gaspard de Terrail, son fils, se trouva en celle de Marignan, 1515^ puis en celle de Pavie^ 1524;

Georges et Philippe de Terrail, frères du chevalier Bayard , ont été , l'un après l'autre, évéques de Glandève;

TËRRÂIL — TEYSSIËRES

Antoine de Terrai! fut abbé d'Ainay , 1 an 1456, et Théodore, l'an 1504;

Jacques de Terrail, abbé de Josaphat, auprès de Chartres, Tan 1534.

TERnABSE (la) est une paroisse de la vallée et du nailliage du Graisivaudan, du diocèse et de rélection de Grenoble^ faisant cinq feux troisquarts, dont réghse est dédiée à saint Aure, de la collation du chapitre de Téglise de Notre-Dame de Grenoble. Mercure y avait autrefois un temple, ou bien seulement un autel, comme le témoigne une inscription qu'on y voit , et que j'ai rapportée en l'article de Mercure.

TERRES VAQUES ET IN- CULTES. Le Dauphin ou Roi-Dauphin a droit d'en disposer en cette province. La Chambre des comptes peut les alberger ou inféoder. Le tout suivant des lettres-patentes du 3i de mai 1434, du i^r de septembre 1548 et du 14 de juin 1567; des édits et déclarations du 4 de janvier 1559, 15 de janvier 1560 et du mois de février 1 566 ; et, par édit du mois de décembre 1652 , il a été ordonné qu'elles seraient vendues au profit du Koi.

Il a été iugé par arrêt du Parlement de Grenoble, du 7 de septembre 1663, que les seigneurs haut-justiciers peuvent disposer de celles qui sont dans leur junsdiction.

Par édit du mois de décembre 1652, les dons qui en avaient été faits furent révoqués , mais par une déclaration du 30 d'octobre 16o5, et un arrêt du Conseil du 4 de février 1666, ils ont été confirmés moyennant une redevance.

TERRIERS DU ROI. J'ai nommé toutes les communautés de cette province où ils sont faits depuis 1679, jusqu'à présent, en vertu des déclarations de Sa Majesté et des arrêts de son conseil, rapportés en l'article du Papier terrier.

TESSIN (le). PolibeetTite-Live ont parlé de la bataille de Tessin , gagnée par Annibal contre les Romains.

Les Cessâtes y combattirent pour cet Africain et contribuèrent fortement à cette victoire. Ils y parurent nus à la tête de l'armée et on admira leur intrépidité et le mépris des coups où ils s'exposaient hardiment.

TESTAMENT. André Duchesne, dans les preuves de la Généalogie des dauphins de Viennois, pag. 34, nous a donné celui de Jean, dauphin II® du nom, du 26 d'août 1318, où, après

avoir disposé de ses biens, il laisN pour tuteurs à ses en&nts :

Hugues, dauphin, seigneur de Faacigny, sonfrère,etàsondé&uty Guillaume, comte de Grenëve;

Geoffroy, seigneur de QennoDt;

Graton, seigneur de Qèrieu;

Et pour les exécuteurs de ses dernières volontés :

Jean, comte de Forez, Philippe de Savoie, prince d'Achaîe et Aymard de Poitiers qu'il nomme ses firëres parce qu'ils avaient épousé ses sœurs, comme j\i dit en la généalogie des Dauphins.

Artaud , seigneur de RoussiUon;

, de la Tour, seigneur de

Vinay ;

Guignes Alleman ;

Albert , seigneur de Sassenage ;

Guillaume, évéque de Grenoble, son frère naturel ;

Pierre Aynard;

Humbert , seigneur de Villars ;

Josselin de Grolée;

GuydeGrolée;

Jacelrae Liotard ;

Henri du Vache.

Anciennement en cette province^les

Souvemeurs donnaient la liberté aux Is de famille et aux impubères de faire testament. J'ai vu en la Chambre des comptes du Dauphiné des lettres de Raoul de la Loupe, du 24 d'octobre 1368, portant permission i Jean de Viennois de pouvoir tester, quoiqu*împubèr e.

TEUTOBOGGUS, roi des Teutons, était à leur tète lorsqu'avec les Cimbres ils passèrent en Ikuphiné. Il fut défait en cette province par les Romains, commandés par Iklarius, et lut tué auprès de Valence, combattanten vaillant homme. Il y a quelques années qu'on trouva les os d'un géant auprès de Montrigaud, du bailliage de Saint-Marcellin , dont on fit one petite relation historique, par lacruelle on prétendit ^e c'était ceux de Theuton. Gassendi en parle , liv. 3, et dit que dans son tombeau on avait trouvé avec lui des pièces de monnaie, où d'un côté était l'effigie de Marins, qui l'avait vaincu et de l'autre ces deux lettres M A.

TEY8SIER (Jacques), de Valence, religieux de l'ordre des frères Prêcheurs, a composé un livre de piété, intitulé Amour actuel de la mère de Dieu^ imprimé l'an 1675.

TETSSIËRES est une paroisse

TEYSSIÈRES — THEYS

d*un ouart de feu, au diocèse de Die et an Milliage du buis et en l'élection d e Mont élimar. ,

TEYSSONNXËRE (Marie), religieuse de Valence, a \écu avec des marques si visibles de sainteté que le père de la Rivière, minime, a trouvé matière d'écrire l'Histoire de sa vie.

Elle est morte le 4 d'avril.

THARAMIS est le Jupiter tonnant des Romains et ça été un des dieux que les Àllobroges adoraient.

Tharen, dans la langue des Phéniciens et même dans celle des Celtes, signi* fi ait to nner.

THA.UMA8TE fût l'un de ceux qui quittèrent l'Auvergne ravagée par les Goths, pour se retirer en Dauphiné, et chercha un asile à Vienne, auprès du roi Gondebaud, qui le reçut obligeamment. Il était frère au funeux Âppollinaris et avait été député par les Gaulois contre Servandus avec d'autres personnes de ^puide considérati on, co mme il l'était.

TUJÉSODAT a été un saint archevêque de Vienne , l'an 690, oui vécut toujours dans l'anstinence et ta mortification. Sa fête est pélébrée le 15 d'octobre; on l'appelle aussi Déodat ou Dieudonné.

THÉODE était comte de Vienne , sous Gharles-Bfartel.

THÉODULPHE, archevêque d'Embrun, fut l'un des prélats que l'empereur Louis assembla dans V ienne, l'an 912.

THEUDËRE a été un saint qui , l'an 567, était grand pénitencier de Vienne. Il avait été moine de Lerins et disciple de saint Gésarée. Il fonda l'abbaye de Ssdnt-Ghef, dans le Viennois, qui , à cause de lui, est nommée dans les actes latins de sancto Theur àero. Le lieu de sa naissance était le viUaffe d'Ârcisse . qui est là auprès, et l'endroit où est i'anbaye n'est qu'un d ésert où il s'était fait anachorète.

TBÉUS est une naroisse du diocèse et du bailliage cr Embrun, sur la Durance^ en l'élection de Gap, laquelle étant unie à celle de Remolon pour la taiUabilité , elles font quatre feux, à cinq lieues de l'une et de l'autre de ces deux villes. L'abbé de Boscodon a une partie de la jurisdiction. Les maisons de Théus sont bâties sur une terre argileuse qui, se détachant, &it couler gt renvers er les bâtiments.

THBUTATE8 est le nom sous

lequel les Àllobroges ont adoré Mercure.

THET8 est un mandement du bailliage du Graisivaudan , du diocèse et de l'élection de Grenoble, composé des paroisses de :

Theys ;

Le V ersoud ;

Villarbonnot;

Froges;

Grignon ;

Le Champ;

La Pierre;

Tencin ;

Sainte-Agnès;

Laval;

Les Adrets, hameau;

Saint-Mury-Monteymont ;

Heurtière, hameau.

n faisait anciennement quaranteneuf feux un quart . mais toutes ces paroisses ayant été cuvisées pour Êdre chacune une taillabilité séparée, il resta à celle de Theys onze reux trois quarts. Son église est dédiée à la sainte Vierge, de la collation du prieur de Domêne. L'évêque v perçoit la sixième partie des dîmes. Il y a un hôpital fondé par la famille de Theys.

Les comtes de Genève possédaient autrefois ce mandement et le pape Clément VII, ayant été le dernier de sa famile , a aussi été le dernier des comtes de Genève à qui Theys a appartenu. Blanche de Genève, sa sœur, mariée â Hugues de Châlon, seigneur d'Arlay , donna lieu aux princes d'Orange de la maison de Châlon, d'y prétendre. Mais , comme feute d'hommage de la part du pape, il avait été réuni au domaine delphmal , Tan 1389 et même donné à J ean Louvet , en 1419, par Charles, dauphin, il fiillut que Jean de Châlon l'obtint du Roi; ce qu^il fit. Mais ayant encore refusé l'hommage , tout ce qu'il avait en Dau-

Shiné fut confisqué en faveur du roiauphin Louis XI, qui le donna à Imbert de Baternay, son favori, en octobre 1477, pour les tenir de lui en fief et hommage ; mais Theys ftit ensuite réuni au domaine delphinal, jusqu'à- ce que Philippe de Savoie, comte de Genève, ait épousé Charlotte d'Orléans, et ayant droit sur ce mandement par sa femme , comme étant descendue de Marie Louvet, femme de Jean, comte de Dunois, bâtard d'Orléans, et fille de Jean Louvet, à qui Charles, dauphin, avait donné cette

XHEYS — THODURE

terre en 1419, etqu'il ftvait confirméa audit Jean d'Orléan», par lettres du dernier de juillet U22, en demanda la restitution au Roi , ce oui lui fut accordé : et ils en étaient les maîtres en 1532. Eji 1543, il fut encore réuni.

Depuis ce temps-là on a vu que la maison de Lorraine ; a prétenaa ; il y a eu des procès [jour cela. Le connétable de Lesdiguiëres ayant acquis Theys des commissaires pour l'aliénation du domaine, en 1593, pour ne laisser aucune difficulté à aon acquisition , acheta encore le droit de la maison de Lorrain e-Mercffiur , et feu M. le duc de Lesdiguières, le père, a revendu toutes les paroisses séparément à plusieurs particuliers.

Les forêts de ce mandement furent alberfées i peqtétuité aui babitanls, par le comte de Genève, en 1355, du consentement du Dauphin, de qui il était vassal.

11 y a une ancienne et noble famille de Theys, dans le même pays, qui

Krte de gueules à deaxftuces engre- :s d'argent. J'en ai dressé la généalogie et 1 ai commencée à Lantelme de Theys, qui vivait l'an 1330. Il y en a eu quatre branches :

La première, des seinieurB de Sil- Uns, finie par Guy de Theys, qui vivait l'an 1550, et mourut sans enlants.

Jeanne de Theys, sa sœur, épousa Claude de U Porte, et fut dame de SiUansi

La deuxième était A Theys, et s'est terminée par Franeoise de Theys, épouse, en 1520, de Jean de Honird;

La troisième, des seigneurs de Ciel' les, de laquelle Genèvre de Theys, femme, en 1563, d'Antoine de Thiennee, a été la dernière;

La quatrième subsiste au lieu de Theys.

François de Theys suivit l'empereur Alberten Italie, 1309;

Melmet et François de Theys combattirent en la bataille de Varey, l'an 13i5i

Pierre de Theys, seigneur de Sillans, fut tué eu celle de Verneuil, l'an 1424;

Claude de Theys, seigneur de Sillans, combattit en la journée doFornoue, 1495, et en celle de Marignan, 1515;

Antoinede Theys, sieur delà Bayel te, se signala aux guerres d'Italie, sous Charles VUI et Louis XD;

Pierre de Theys, sieur dUereolait, se Ut distinguer en la journée deHarignan;

Pierre de Theys, dit la Coche, fil dss actions de beaucoup de valeur en bveur des protestants, lors des guerres du dernier siècle.

ble de Trïèves, venue de Viceoce, en Italie, il y a plus de cent ans. lien reste encore au pays de son origineet une branche a passé en Toiuaiii«.

Elle porte tf azur au pal oivré £ar-

gent éearldé £or à Vaigle de tobb, par concession de l'empereur Frédéric 111 , qui , par une bulle de l'u 1469, lui accorda de grands privilèges, dont j'ai parlé en sa généalogie, W j'ai dressée et fait imprimer l'an IfnS.

Laurent de Thiennes, seigneur de Clelles, fut capitaine de canSerie, l'as 1 617.

THITOXJI.T est une famille noble et ancienne du diocèse de Vienne , de laquelle j'ai dressé la généalogie de-

fuis Rostaing de Thivolay, mù vinit an 1223. Elle porte de gueula à la bande d'or chargée de trois lùiaitgei et deux demi de sable,

Lambert de Thivolay se trouva i U bataiUe de Crécv, 1346;

Antoine de Taivolay Ait tué en celk deVemeuil, 1424;

Joffrey le fut en ceUe de Hontlbéry, 146.');

Claude, Jacques et Pierre de Thivolay étaient d^s les guerres d'Italie en 1495, 1512 et 1515.

THODURE est une commonaulé du diocèse de Vienne, du bailliage dv

THODDRE — THOUAS^m

Cnûsivaudan et de L'élection de Romans, faisant six feux. Son église est dédiée k saint André, de la nomination do l'abbé de Saint-Pierre de Vienne. Elle a pour annexes celles de Saint-Georges de Thodure et de Notre-Dame de Bellefond, de la même collation. Cetteterre était autrefois de franc-alleu, suivant le témoignage de M. de Boissieu, chap, 53, de son TVotié des ftefs. Le seigneur y avait autrefois trois cas impériaux; mais par transaction du 7 d'avril 1619, ils ont été réduits à un seul qui est le mariage des Biles, et encore par le même acte il a été évalué à cent Uvres. 11 lui est dû un droit de vingtain en verlu d'une transaction du5d'octobrel339, qui a été confirmée par arrêt du Parlement de Grenoble du 14 d'août 1557, à la charge que le seigneur relèvera et tiendra en bon état les portes et les murailles du bourg, et moyennant ce, U pourra prendre ce vingtain sur le froment, seigle et avoine. Les babilanta ont droit de pacage, bûcherage, poisson et autres dans le bois de Chambaran, suivant une transaction du l»r de février 1315, faite entre le seigneur de Serre, qui est une paroisse où ce bois est situé et celui de Thodure.

^HODHER est une paroisse de l'élection de Montélîmar, au diocèse de Die, appartenant à l'évéque, faisant deux quarts et huitième de feu.

^HOLOH est une famille noble deHontélimar, de latpielle j'ai dressé la généalogie ol t'ai divisée en quatre Iwaiiches :

ff70

Lapremière^ des seigneurs de Saint»- Jalle, de laquelle Ennemond- Charles deTholon a été le dernier, étant mort sans enfants. Marie deTholon, sa sceur est aujourd'hui mariée à Charles Bernard de Forlias, baron de Baumes;

La deuxième, des seigneurs de U Laupie, subsiste;

La troisième, des sieurs de Saint- Julien , subsiste de même;

La quatrième est à Sauset.

EUe porte de tinople a\t jart ou cygne d'argenl membre d'or.

Soflrey de Tholon, conseiller au Conseil delphinal , 1402 ;

Pierre de Tholon, président uniqu* au même Conseil , puis chancelier du duc de Boulogne, 1453;

Louis de 'Tholon se trouva i la bataille de Marignan, 1515;

Etienne de Tholon , de même ;

Jean combattit à celle de f^vie, 1524;

Fouquet de Tholon, chevalier de l'ordre duRoi, 1580;

Jacques est a^jou^d'hui capitaine de cavalerie;

Disdier de Tholon fut créé grandmaltre de l'ordre de Saint- Jean-delérusalem, l'an 1535.

THOLOSAH a été une fomille noble de Césane, dans le Briangonnais. laquelle portait d'or à la tyréne a double queue d'aïur et te peignant.

Elle est éteinte depuis plus de deux

n y en a une autre de ce nom dans la viUe d'Embrun , anoblie ranlS44, confirmée l'an 1668. Elle porte darur au griffon d'or, au chef d'argent chargé de trois étoiles de gueules.

THOMAS, archevéaue de Cantorbéry, ayant attiré la naine du roi Henri II, fut contraint de sortir d'Angleterre et de passer en France. Il vint à Vienne, y fit quelque séjour et fit construire le portail qui joint l'entrée de la maison des canaux où ét ait l'a ncien hûpital.

THOBUB, fils de Philippe, comte de Savoie, conduisant les troupes de son père contre le Dauphin fut tué auprès de La Cdte -Saint- André et Ait enseveli dans son église , l'an 1285.

THOMASBIH, famille noble, originaire de Lyon, passée en Dauphiné et de là en Bresse. Elle porte écorieié au i et A d'aivr, à la band»

d'or, aeeompagnée en chef d'une tête de Uon arrachée d'argent , au

THQMASSON — TIERS-ÉTAT

2 et 3 d'azur j lampassé de gueules naissant dune nuée d'argent sur le touty contrécartelè au premier dazur parti de gueules à lafasce d'argent ^ au 2 et 3 d'argent au lion de gueules^ au 4 dor à la bande dazur chargée dune aigle dor,

llathieu de Thomassin, procureur fiscal ou général du Conseil delphinal , Tan 1424, puis conseiller au môme Conseil ;

René, son fils, fut conseiller au même Conseil, 1440;

Mathieu II le Ait au Parlement de Grenoble , 1474, et nous a laissé de beaux et curieux mémoires de cette province ;

René II, maître des eaux et forêts duDauphiné, 1569. Celui-ci ne laissa cnie deux filles : Ëléonore, femme de Philibert Emmanuel de Savoie , marouis de Yillars, et Catherine, épouse ae François d'Averton, seigneur de Bellin;

Jacques de Thomassin, fils putné de Mathieu II, a fait la branche de Bresse.

Bien que la fiuniUe de Thomassin en Provence porte pour armoiries de sahle à neuf faux emmanchées dor 3, 3 et 5, et deux pcUs de même aux extrémités de Vécu^ et qu'elles soient différentes de celle que je viens de blasonner, il est pourtant certain qu'elle a même origine que la précédente.

Jean-Scholastique Pitton^ docteur en médecine, qui a fait Thistoire de la ville d'Aix, remplie de plusieurs recherches très curieuses , y donne le dénombrement des officiers du Parlement et de la Chambre des comptes de Provence, parmi lesquels sont de la maison de Thomassin :

Jean André, seigneur d'Eynac, reçu conseiller au Parlement, Tan 1569;

Jean Augustin de Thomassin, sieur de Lamanon, son fils, le fut après lui, 1587;

Alexandre, fils de celui-ci, fut avocat général en la Chambre des comptes Tan 1590, puis succéda à son père, l'an 1607 ;

François de Thomassin, conseiller au même Parlement, 1633;

François de Thomassin , conseiller et président aux enquêtes, 1648, avait été avocat général en la Chambre des comptes.

Alexandre, sieur d'Eynac, 1659, conseiller au même Parlement;

Jean Etienne de Thomassin, avocat général en la Cour des comptes et des aides de la ville d'Aix ;

Joseph, sieur de Tallaa, Fa aussi été;

Alphonse, Tan 1640 et Jean Louis, l'an 1646, Y ont été reçus conseillers.

THOluËy famille de Romans ^ de laquelle Michel Thomé était conseiller auFarlement de Grenoble, l'an 1572.

Son fils l'était en 1590. Pierre Thomé a été reçu en une semblable diaige, l'an 1647. Jérôme et Laurent, deux de ses fils ont aussi été conseillers après lui. Le dernier l'est encore.

D'azur à la tête et cou de cerf coupé dor.

THORAMNE est une paroisse de Trièves, au diocèse de Die, au bailliage du Graisivaudan et en rélectkm de Grenoble, faisant trois quarts de feu, dont le curé dépend du prieur de Cielles.

THUEXXINS est une paroisse du diocèse de Belley , du bailliage et de l'élection de Vienne, dont l'église est dédiée à saint Jean-de-Porte-Latine , et &it un feu et demi.

TIBÈRE étant dans les Gaules, où il avait été envoyé par Auguste, apaisa prudemment quelques troubles qui s'étaient élevés dans la province Viennoise, à cause de l'exaction violenta du cens.

TIERS-ÉTAT (le) du Dau]>hiné est le troisième ordre de ceux qui entraient dans les États de cette province.

L'église faisant le premier, la noblesse le second et les roturiers ou communautés villageoises foisant celui-ci.

Ceux qui les représentaient dans la séance des États était un syndic des communautés, quelques députés et les châtelains delphinanx. Avant l'établissement des tailles, il n'était pas seul à contribuer au don gratuit ou on faisait aux Dauphins ou Rois-Dauphins, puismie les deux autres y par^ ticipaient. Mais après que les taules y ont été introduites, il a toujours supporté toutes les impositions, ce qui souvent l'a fait murmurer et l'a obligé de s'en plaindre pendant l'espace de cent ans ; jusqu'à ce qu'enfin, le cadastre établi en cette province

Îar un arrêt du Conseil du 31 de mai 634 et par le règlement de Lyon du 24 d'octobre 1639, la réalité des tailles y ayant été rendue commune, les ecclésiastiques et les nobles les

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