TOUR-DU-PIN — TOURNON
laissé Berlion, ûls d'Albert l^r, Guy, archidiacre de Lyon, fils du même Albert, que Justel nous avait aussi ravi pour les donner^ contre Tordre du temps et de la nature^ à son Albert I^r. Du Bouchet n'a pas non plus parlé du troisième Albert, fils d^Al'l>ert II , seigneur de la Tour-du-Pin, que Justel fait fils de son Albert II, et conclut qu'il était la tige des seigneurs de la Tour-du-Pin. Cependant, si nous en croyons Nicolas Ghorier, dans son Histoire du Dauphiné, la Tour-d'Auvergne est plutôt une branche collatérale de la famille de la Tour-du-Pin, que celle-ci n'a tiré son origine de l'autre. Je devais les remarques que je viens de faire à la vérité et à la mémoire d'une des plus illustres et considérables familles de cette provi nce.
TOUR (la) était une autre famille noble du Viennois, originaire de Lyon.
Elle a fini par cin<^ filles au commencement de ce siècle : Marguerite, femme de Guillaume de Bourrelon; Anne a été mariée à Jean-Béatrix- Robert de Bouquéron , conseiller au Parlement de Grenoble; Claudine, épouse de Jean Rigaud; Jeanne a eu pour mari Michel Barbier^ et Catherine, François Scarron.
TOUR-SANS-VENIN (la) est une des sept merveilles du Dauphiné ; elle est bâtie dans la paroisse de Pariset, à une lieue de Grenoble. Ce ne sont néanmoins (jue des murailles, car le temps a détruit le couvert et les planchers qu'elle a ])u avoir. On n'y saurait porter des vipères, des crapauds, des araignées et d'autres animaux vénéneux qu'ils n'y meurent aussitôt. Je ne saurais jamais si bien décrire sa situation et sa vertu que M. le président de Boissieu a fait dans sa seconde Sylve des merveilles du Dauphiné. C'est pourquoi j'en rapporte ici les premiers vers :
g m Dracus eflBreno per ioania joeen eonv xultat se^tuia spoliis, Isars frementes In Utus urgetaquas, locos est ubi turrisadaunt Surgit, et aadaci vicina cacumina tentât Sidcra, qno nnlli subeunt impund dracones, Nnllaque suspensis diacnirit aranea telia, NoUa venena latent.
TOURETTES est une paroisse
partient TOURNET est une famille du
diocèse de Grenoble, au mandement de Theys, qu'on croit avoir été anoblie par l'empereur Sigismond II, passant en cette province. Elle porte d'azur à trois tours d'argent.
Jacques de Toumet fut du nombre des Dauphinois qui combattirent en la journée de Fornoue;
Claude de Toumet se distingua par sa valeur en Italie sous François I^r et Henri II ;
Dauphiné Toumet, sœur de son
prirent l'habit de religiei nastère de Tarascon, et dont le mérite, la vertu, la piété et le savoir leur acquirent beaucoup de réputation, et même d'une manière qui obligea le roi François 1er de les visiter et d'entretenir quelque commerce de lettres avec Scholastique Bectoz, qui était du nombre des quatre. Les autres furent Catherine Bectoz et Gabrielle BuissiAre. Paradin et le père de Coste ont fait leur éloge. Voici comme en parle le premier dans le livre III de ses Histoires, chap. 1 : Haud segnius humaniores litterœ, ac omnes oonœ artes,in Tarasconensibus virginihus mutuo nexu conspirarunt^ fquan^ quam adhuc illarum os non vidij quas tanto jam ingenû cultu prœditas audio, ut viros etiam litteris prœcellentes œquare possint, si non etiam prœcurrere. Harum nomina sunt fquarum saltem latine scripta videre contiçitj Sckolastica Bectonia^ Catanna Bectonia.Del]fhina Tornatoria, Gahriella Èoissieria^ quœ tantos inlitteris mihi progressas fecisse videntur ut digna sint quœ celebrentur Musarum sempitemis honoribus.
TOURNIER, famille de Marsanne, dans le Valentinois, anoblie l'an 1553.
Coupé en onde au i de gueules à la croix tréflée d'azur, orlée d'or à dextre et une épée nue d'azur, la poignée d'or à senextre, au 2 onde en fasce d'or et d'azur de six pièces.
TOURNON est une ville du Vivarais de laquelle je n'ai pas fait dessein de parler, parce qu'elle est hors de mon sujet ; mais il n'en est pas de même de la famille à qui elle a donné son nom, qui, ayant eu de grands domaines en Dauphiné et y ayant tenu un rang^ considérable à la Cour de nos