‹ Bibliothèque historique et littéraire du DauphinéChapitre 194 sur 213 · Sed ne Viennam quidem urbem cU ting eyis · texte numérisé non relu

Sed ne Viennam quidem urbem cU ting eyis

VENT PONTIA8 est particulier au bourg de Nyons dans les baronnies; il sort des montagnes oui Tenvironnent des vapeurs continuelles qui, étant contrariées par d'autres qui viennent du cdté du septentrion, forment ce vent qui est extrêmement froid et violent. Il commence à un quart de lieue de Nyons et sa course est de quatre lieues le long de la rivière d^ygues , et occupe une lieue en largeur. Il est plus faible Tété qui rhiver; pendant Tété il ne commence qu'à trois heures du matin et finit trois ou quatre heures après ; mais Thiver il se fait sentir et entendre dès les neuf heures du soir et ne s'apaise qu'à neuf ou dix heures du lendemain matin ; il souffle sans relâche et sans reprise pendant tout ce temps-là ; si le vent du midi s'oppose à lui il en devient plus violent; il pui-iiie l'air et donne à la terre une qualité abondante.

S'il demeure quelque temps sans paraître, c'est une marque de stérilité pour le territoire de Nyons et un présage de quelque maladie populaire.

VENT DE 80L0RE (le) naît dans une montagne au diocèse ae Die et, suivant le cours de la Drdme, il rend les endroits où il passe féconds et abondants, bien qu'il soit extrêmement froid; il ne devient jamais impétueux que ce ne soit un augure de beaucoup de pluie.

VENTEROL est une paroisse de trois feux trois quarts au diocèse de Die, au bailliage du Buis dans les baronnies et de l'élection de Montélimar. François Marc, décis. 123, part, d, dit que le commandeur du Poët en est seigneur supérieur, et par un arrêt du Conseil delphin^J du 13 d'août

1432, que j'ai dans mes RecueiU, il es t en core parlé de cette jurisdiction.

VENTES est une famille noble du diocèse de Grenoble , divisée en deux branches, originaire de Normandie, ouest la baronnie de Ventes, possédée par le duc de Bouillon. Elle porte d'azur à deux lions affrontés^ tenant de leurs potes de devant une couronne de V antique demeure et une fasce en devise d'argent brochant sur le tout.

Le premier </ui a paru en Dauphiné a été Jean de Ventes, qui fut conseiller au Parlement de Grenoble, Tan 1462, et eut un fils nommé comme lui qui fut aussi conseiller, Tan 1490.

VENTIUS a clé un ûamii)e d'Auguste dans le pays des Voconces, comme le témoigne une inscription qu'on a trouvée auprès de Die et que j'ai rapportée sous le titre des Flamines.

VENTS TROPIQUES (les) et particuliers dans les baronnies sont décrits par Gabriel Boule, qui, à cause de cela, appelle ce pays la caverne d'Eole. Outre le Pontias et celui de la Vesine, il y en a encore de singuliers et de remarquables à Châteauneufde-Bourdette, à Benivay, à Saint-May, à Bouvières et à Yenterol.

VÉNUS, a été adorée en Dauphiné, et apparemment elle avait un temple à Montvendre , dans le Valentinois,qui, dans les titres latins, est appelé Mons Vencris,

VEOURE est une rivière duDiois qui passe à Nyons. Strabon en fait mention et la met au nombre des cinq rivières qui sont entre l'Isère et la Durance.

VERATIA. On lui avait élevé un tombeau dans la ville de Grenoble, avec cette inscriptien :

VER ATI AE

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