‹ Bibliothèque historique et littéraire du DauphinéChapitre 26 sur 213 · MARIUS — MARQUET · texte numérisé non relu

MARIUS — MARQUET

des plus (prands capitaines qu'aient eus les Romains ; il rat envoyé en cette province, où il s'opposa aux Gimbres, aux Teutons et aux Ëmbrunais , qui s'étaient ligués contre les Romains et qui marchaient pour aller en Italie ; ils se rencontrèrent entre le Rhône et liséré, et les ayant devancés, il passa en Provence , et se campa dans un lieu qui, de son nom, a été appelé Campus Marti ^ et en français Gamargues.

il y fut suivi par ses alliés, et s'étant rencontrés auprès d'une rivière qui s'est depuis appelée Arc, à cause d'un arc de triomphe qu'on y éleva à ce iprand capitaine, il s'y donna une bataille générale, où les Ëmbrunais s'émurent les premiers et la commencèrent; mais leur valeur ni le courage de leurs femmes, qui combattaient avec eux, ne purent empêcher leur dé- Êute, ni celle des Teutons et des Gimbres. Marins y triompha et, par cette victoire, il subjugua, peu de temps après, toute TAlIobrogie. On lui dressa un arc de triomphe , au même endroit où il avait vaincu, comme je viens de le dire, un autre à Saillans. en Dauphiné, dans le diocèse de Die et im autre à Orange.

MARTDTS ISATURUS eut le gouvernement des Alpes-Maritimes.

Tacite lui donna le nom de procureur, qui vaut autant dire que celui de président, lib. 2 hist. Il conunandait en ce pays pendant les guerres civiles de YileUius et d'Othon.

MARJAIS est une paroisse de deux quarts de feu , au bailliage de St-MarceUin , laquelle est un arrièrefief de la buronnie de Glérieu; son église est dédiée à saint Didier , mais le service est transféré à la chapelle de Notre-Dame de Toumay^ dans la même communauté.

Il y a eu une famille noble de ce nom dans le Royannais, qui n'est plus^ il y a trois siècles. La terre de Hostim lui appartenait en partie.

.MARLIEU est une paroisse du diocèse, du bailliage et ae l'élection de Vienne, faisant jointe, à Bouvesse, cinq feux et demi.

MABMOTTE , j'en ai parlé sur l'article de Loir.

MARNAIS est une famille noble qui est divisée en trois branches, et qui porte de sable au chevron dor, au chef de même, chargé d'une hure 4e sanglier de sàole^

De la première branche, il y a eu Aimar Marnais, qui lui a acquis la noblesse par une charge de procureur général en la Ghambre des comptes du Dauphiné en 1604. Il laissa parmi plusieurs enfants : Pierre qui a été conseiller au Parlement de Grenoble; Gaspard, capitaine de cavalerie l'an 1655; Glande, seigneur de la Roussilière, qui est conseiller-clerc au même parlement et François, qui est mort trésorier de France ; de Pierre est né Aimar II, président en la même Ghambre des comptes.

De la deuxième brapche , il y a eu Antoine Marnais, qui, après avoir servi longtemps dans les armées du Roi et y avoir eu des emplois militaires^ fut anobli l'an 1629; il a laissé deux fils, tous deux braves et qui ont porté longtemps les armes. Henri a été plusieurs années lieutenant-K^olonel au régiment de Sault , il est aujourd'hui gouverneur des villes de Vienne et de Briançon; Gharles, son frère, capitaine et major d'infanterie, est aujourd'hui capitaine major de la ville de Strasbourg.

De la troisième branche , il y a eu Pierre Marnais, qui a procuré la noblesse à sa postérité par une chai^g^e de trésorier de France en la générahté du Dauphiné, qu'il exerce depuis plus de trente-deux ans.

MAROLES a été une famille noble de Grenoble, qui portait de gueu»

les au lion aor ^ traversé d'une bande fuselée d'argent et d^avur, Alix de Maroles, mariée à Jean Bayle, président unique du Parlement de Grenoble, en a été la dernière; car Jean de Maroles, son frère, président en la Ghambre des comptes du Dauphiné, n'eut qu'un bâtard nommé Albert, qui n'eut pas de suite. Elle vivait l'an 1460. Jean, son père, et Jean, son aïeul, avaient été auditeurs en la même Ghambre.

MARQUET (Barthélémy) Ait conseiller en la Ghambre de l'édit de Grenoble l'an 1582, puis président l'an 1603 et par l'exercice de ses charges^ il a acquis la noblesse à sa famille; mais il ne leurs pas transmis sa fausse religion, car ses successeurs sont aujourd'hui catholiques. G'était un homme de lettres, car, par son testament, il légua une pension au collège de Die, qui était et qui est . encore tout protestant au mois de

MARQUE! — HARBISi

juillet 1684 que j'écris cet article, afin de le distribuer en chaque classe A ceux oui auraient le mieux étudié

Sendant rannée, et on l'appelle à cause e cela le prix Marquet. Trois de ces petits-fils sont dans le service du Roi et un autre est garde des sceaux au présidial de Valence, où cette famille nabite. Elle porte d^argent au bouquet de roses de gueules tigées de sinople, au chef d'axur chargé d^un soleil d'or fuUssatU du pr emier quartier.

MARQUlS (JEàN) de Gondrieu dans le Lyonnais, au-dessous de Vienne . vint habiter en cette dernière Tille, ou sa famille a depuis resté. Il toi très habile médecin sous Henri m et Henri IV et le principal du Cardinal Bertrand. Il a écrit en latin la suite de la chronologie de Genebrard jusqu'en 1609. Ce iutluiqui ramassa tous les vers qui furent faits à la louange de JeanMorel, qui aura son article et qui eut soin de Camille Morel, sa fille. Juste Lipse fut de ses amis. U est enterré dans les Cloîtres de Saint-Maurice, où l'on voit son épitaphe en ces termes:

D. 0. M. ET p. M.

JoAioa HAiiaciBio corauuiNsi;. iumib goksil.

SGHOLiS PAR. MIDICO, GOLLBGn CARDINAU8 BBRnAMin APOD MBOOB QUONDAM OTIOUSI AltCHil

nnooB AG nvooB voRini nmoRiTATB charo,

DOGTRDU GLARO, DR BI8T0RU RSRR lOBRITO, LOG- DIJMRMSl CPTlTAn, VBNMBiai P08TIA, RG (ILSTI SRRim DOHATO, AMHO Mt. 78 HIGaOAim BUHAMiB BAL. 10i5 RIR 4 HAD, PRIRUS JOARMRS HBRON.

scpRRsnns r PtmuRus filo If. M. P. P.

Mors aprrtr non avsa mbdigum aoorrdi bz m-

gDUB OGGOPAVir, RRPINTINA, NON IMPROVISA

TAHBN SBNRCTim QUAM RRPRRIT DBO RT PA-

TRLR SRRVBNTBH.

QJOM SRSR RRUQOnS MORS PRiBBBT APIRTA TI-

■BNDAM.

RaPTUM RX INBIDIIS BUNC RBDICini TDmT MRTA LABORIS HONOS.

ICARQUIS était un titre inconnu en cette province avant le règne de Humbert II, dauphin de Viennois; il voulut être appelé marquis de Gésane, comte du Uraisivanoan, duc de Ghampsaur, baron de la Tour, etc.

MARQUISATS DU DAU- PHINÉ. Je laisse à part celui de Gésane, qui entrait dans le domaine des premiers dauphins de Viennois et passe aux nouvelles érections.

Bressieu, par lettres du mois d'août |612| en meur de Louis de Grolée

de MoYouillon, seigneur de Bresâeo , dans le Viennois;

Le Pont-en-Royans, ou dans le Royannais, par lettres du mois de janvier 1617 , pour Gaspard de Sassenage;

^Uontbrun , au diocèse de Die , en février 1620, pour Jean Dupuy;

Viriville, au diocèse de Vienne, en avril 1639, pour François de Groiée;

L'Estang, au même diocèse, en 1643 , pour Antoine de l'Estang ;

Omacieux^ au même diocèse, en avril 1645, pour Jean de la Croix de Ghevrières , qui était alors président au Parlement de Dijon, et qui Ta été ensuite de celui de Grenoble ;

Virieu , au même diocèse , en avril 1655, pour Nicolas de Prunier de Saint-An(bré, oremier président au Parlement de Grenoble ;

La Garde , au diocèse de Saint-Paul- Trois-Châteaux , en septembre 1656, pour Louis Ëscallin des Aymars;

Glaveyson , au diocèse de Vienne , en décembre 1658, en faTeur de Sébastien de Lyonne ;

Ghabrillan et Ghaumiane^ en octobre 1674, pour Joseph de Moreton ;

Boutières , en novembre 1679 , pour Guy-Balthaaard-Émé Pusignan;

Et Meyzieux, en même temps pour Le Camus.

Ghevrières , en , pour Pierre- Félix de la Croix, comte de Saint- VaUier ;

Chaulnes ou Bastie, en février 1684, pour Joseph de Chaulnes.

Maubec, au diocèse de Vienne et la Baume, en Royannais, sont encore qualifiés marquisats, mais l'érection n'en est pas connue.

ICARQUISE, fille de Guignes, dauphin VIII« du nom, et de Marguerite de Bourgogne, sa femme, fut mariée à Aymar de Poitiers, comte de Valentinois II« du nom. Elle est ensevelie avec sa mère en l'abbaye des Ayes, selon répitaphe que j'en ai rapportée en l'article des Ayes.

MARREL a été une famille noble de Grenoble, finie de nos jours par BalthazarddeMarrel, de Saint-Pi«Te, mort sans postérité ; trois de ses sœurs ont été mariées : Lucrèce à Bertrand Ghevrier, puis à Thomas Bofifm; Marguerite à Antoine Maréchal et Sibilfe à Jean François Aymon de Laubespin. Leur frère a été long^ I temps dans le service du Roi, s'est

HARREL — MAKTEL

tos

trouvé dans des sièges et des combats et s'est distingué. Henri Marrsl, leur bisaïeul , fut conseiller au Parlement de Grenoble en 1522. De gueules à Ut bande d'or chargée d'un traîneau de rotier de iinopie terminé par deux boulona de roses de gueules, et partagé par une rose épanouie de même.

MARRON a été une famille noble du Hojannais, qui avait part en la seigneurie de Hostun. Uereatoniie Marron en a été la dernière ; elle était femme en 1413 d'Antoine Carron, gentilbonuoe du lieu de Saint-Antoine en Viennois,

MARB a reçu de grands honneurs en cette province, et les Allobroges, allant à la conquête d'Italie , lui érigèrent un temple dans Vienne.

Après cela ils se mirent parmi les troupes de Brennus, roidesaenonais, qui, avant de partir, lit à ce dieu un sacrifice solennel dans ce même endroit. Les Romains enrichirent ce temple de nouveaux ornements lorsqu'ils eurent subjugué cette province, et lui donnèrent une forme plus noble et plus auguste. On lui en bâtit un autre à Grenoble , hors de la ville , inii était alors appelée Cuiarone, et c'est par tradition que nous savons qu'il était auprès des anciens murs qui sont voisins des Irères Prêcheurs.

On lui en éleva un autre à Oulx, dans Ifl Briançonnais, qui, à cause de cela^ est appelé ad Martis , comme qui dirait ad Martis templutn , dans l'itinéraire d'Antonin. Comme c'était l'entrée des Alpes , les armées i nés y sacriûaient avant que de les traverser.

MARSANNEest une paroisse du diocèse de Valence en l'élection de Montélimar faisant trois feux unqua:

Elle était du domaine des comtes "Valentinois, et Aymar de Poitiers, en qualité de seigneur, donna aux habitants à perpétuité la montagne de ce lieu avec toutes les terres cultes, incultes et p^uerages , et pouvoir d'y bâtir par acte d'un jour avant les ides de mai 1354. Louis Dauphin, le 25 mai 1447, donna cette terre à Giraud Ademar pour celle de Grillon, qu'il remit au pape, pour tous les droits que l'église romaine pouvait prétendre sur la ville de Uontélimar qu'il s'était acquise et tni'il avait unie au domaine delphinal. François Marc, dans ses déçu. i99 et 208, et quel-

ques autres de la première partie de sou Recueil de» arrêt» du Parlement de Grenoble , parle des différends

S t'avait, en 1502, le seigneur d« arsanne avec les habitauts, pour la propriété et l'usage d'un bois appelé Ralibois.

Il y a une fkmille noble de ce nom dans le Valentinois dont j'ai composé la généalogie depuis Guillaume de Marsanne, qui vivait l'an lâ7b , et l'ai divisée en deux branches. Elle porte de gueules au lion d'or au chef de même

chargé de trois rotes du champ.

Etienne de Mareaone fut tué à la bataille de Vemeuil eu 1424 ;

Hugues de Marsanne coEobattit e^ celles de Ravenneet deMarignan. '

11 y a une rivière de ce nom qui

Sïssedans quelques paroisses du manementde Valbonnais et qui fait souvent par ses débordements, d'étranges ravages. On y pèche d'admirables truites.

HAHSAS est une paroisse de l'élection de Valence faisant six feux un tiers, dans le mandement de CUérieuau aiocésede Vienne et bailliage de Saint -Marc ellin, dont l'église est dédiée à saint Disdier de la collation du prieur de Saiut-Donat.

MARTEL est une famille noble du Viennois, divisée en deuxbranches, qui porte d'or à la bande de sable chargée de trois étoiles d'argent.

Guillaume de Martel se signala dans les guerres contre les Anglais et particulièrement en la bataille d'Azin-

Antôine de Martel fut tué en cdle de Moutlhéry ;

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