MARTEL— MARTIN
André de Martel a été président en la Chambre des comptes de Savoie, homme de mérite, loué par un autre homme de mérite qui est M. Gapré, auditeur des comptes de la même Chambre, en l'histoire qu'il a donnée au public concernant cette chambre ;
(jPuillaume de Martel, évéque de Bellay , 1357 ;
François et André de Martel Airent abbés de Saint-Pierre de Vienne.
1439 et 1460;
Jean et Guichard de Martel, le furent de Bonnevaux et de Saint-André devienne, 1400 et 1533;
Charles de Martel le fut de Saint- André, 1563;
Cette maison est finie par Martel d'Éclose.
ICARTZAL, poète latin, a ùdi l'éloge de Vienne en ces quatre vers :
Ferlnrhabcn meM, si (kmaest ytn, libellot.
Inter dalkias pnlclin Vienna snat M« laglt omnis ibi, lenior, jttTonitqM, pneniiM Et coram tetrioo casU pueUa viro.
liARTIN V, pape, après le concile de Constance fini , vint en Dauphiné rendre ses vœux et fisdre ses
Srières aux reliques de saint Antoine e Viennois : plusieurs cardinaux et Srélatsl'y suivu'ent. Sa statue et celles es principaux de ces prélats furent mises dans le chœur de Téglise au c6té gauche du grand autel, mais elles n'y ontpas resté jusques à présent.
MARTIN est une &mille noble et ancienne du Viennois , de laquelle j'ai dressé la généalogie depuis Tan 1360. Le fief de Dizimieu au diocèse de Vienne et dans le mandement de Crémieu lui appartenant depuis plus de deux cents ans, a été cause qu'elle a quitté son nom de Martin pour prendre celui de Dizimieu, sous lequel plusieurs de cette famille se sont avantageusement distingués.
Louis de Dizimieu se trouva à la bataille de Fornoue, i^tâl6;
Hugues de Dizimieu combattit à celle de Pavie , 1524 :
Balthazard de Dizimieu, chevalier de Tordre du Roi , gentilhomme ordinaire de sa chambre sous Charles IX et Henry III;
César, comte de Dizimieu, son fils, conseiller du Roi en ses conseUs, capitaine de cinquante hommes d'ar^ mes de ses ordonnances , maréchal de camp en ses armées, gouverneur et
bailli du Viennois et de la ville de Vienne, grand maître des eaux et forêts du Dauphiné. Lorsqu'il mourut, il était l'un de ceux que le roi Louis XIU avait nommés pour être chevalier de l'ordre du Saint-Esprit.
Jérôme comte de Dizimieu, fils de celui-ci a été grand maître des eaux et forêts du Dauphiné , bailli du Viennois, gouverneur de la ville de Vienne, capitaine de cavalerie.
U y a eu une autre branche que celle qui subsiste encore , mais elle s'éteignit à la fin du dernier siècle par la mort, sans enfants, de Claude Gruillaume de Dizimieu, seigneur d'Asnières, qui eut deux sœurs:
Tune, nommée Tierce, épouse de François de Rochevieiile ; l'autre, Hélène, femme de Claude de Maubec de Renage, puis de Zacharie d'Arvillars.
De gueules à six roses d'argent. S, 2 et i.
Il y a encore une autre fiunille noble de Martin dans le diocèse d'£mbrun , originaire du Champsaur, qui porte d*or au chef de même chargé de trois ccBurs de gueules.
Le roi Louis XI honora jMurticulièrement Jean Martin, seigneur de Montorcier et de Champoléon ;
Albert Martin , gentilhomme ordinaire de la Chambre du roi Henri U ;
Charles Martin , mestre de camp d'infanterie ;
Pierre Miutin de Champoléon a été capitaine des gardes du duc de Leadiguières et gouverneur d'Embrun.
U a aussi commandé une compagnie de cavalerie ;
Gaspard, son frère, est capitaine de cavalerie depuis quelques années , et sert depuis longtemps.
BIARTIN a été un saint évéque de Vienne, qui mourut sous Tempure de Trajan; u avait été disciple des apôtres ; sa fête est célébrée le l«r de juillet. Il y a une église dans cette ville qui lui est dédiée , les religieux de Tordre de Saint-Ruf la servent.
Il y a eu un saint de ce nom, évéque de Saint -Paul -Trois -Châteaux, l'an 650, il repose dans l'église des Cordeliers de Valréas, sous le titre de saint Martin des Ormes, où son corps fut porté, Tan 1498, après avoir été trouvé dans le village d'Alençon, au diocèse de Die, par le moyen
MARTIN — BUSSABS
ii(i)«i
njMi
n y & eu le père Martin , récoUet, «ai fat envoyé aux Indes parle pape, ran 1523 et en a été le premier martyr: il était de Valence en Dauphiné.
Il célébra le premier synode de cette église naissante, dans lequel il Att traité du maria^ des Indiens. Il moaratleSl d'aoûtl533.
MARTIN (Gabriel) , du Valentînois, abbé de Clausonne, a fiiit un livre intitulé ; les Fausseléa aur le»oueUes eil fondée la religion prétendue réformée , ■plaa une Inteription en faux contre le livre de Marc VvistMi, touchant la puietance dupapeet fes liberté» de VEglise Gallicane et nu Dtumot A l'usage des catlioliquea.
D vivait l'an 1640.
MARTZNEL est une fomille noble de Gap, qrui porte deguevles àFagneau pascal ^argent et une étoile d' " '"' iu premier quart , h de Martine! fat de Serres, l'an 1571 ;
Jacques de Martinel a été conseiller an Parlement de Grenoble, ranl603.
MARTZHIAH a été nn saint évéque de Saint-Paol-Trois-CMteauz.
ICAHTIHIÈRE est une bmille noble da Viennois, transplantée en Dauphiné il y a près d'un siècle; Théodore delà Martmière fut capitaine de cinquante hommes d'armes. De voir à la trèfle d'or en chef.
HARTinS a été le premier évâque de Die l'an 220, et il est qualifié saint da ns les l égendes de cette église.
HARTTBS. On en compte quarante-huit de Vienne ou de Lyon qui hirent pris en même temps et qui
milieu du tiremier iptartier.
Joseph de Martinel fat gouverneur
Jl) AlhnIiiTill lôonil ta {[irde a
gagnèrent ensemble la couronne du martyre sous Marc-Aurèle. Les noms de quelques-uns de ceux de Vienne sont parvenus jusqu'à nous, Epagathe, AttallCj Blandine et Pontiqne furent les pnncipaui. Je parle d'eux en deux articles particuliers : l'honneur qu'on a rendu pendant quel- Sue temps à tous ces martyrs, a été écrit sous le titre de la Fête des Merveilles. Euaébe dans sa chronique parle de ces m artyrs.
HARTILXiE, famille noble de Valence venue de Paria. Elle porte d'azur à trois terre» d'aigle onglées de gueules tenant chacune un globe
Antoine de Marville est aujourd'hui premier professeur royal de l'Université de Valence, depuisl649. H nousa donné une nouvelle édition du Code Théodosienj un Thésaurus obtervationuTn jurts k l'exemple du Thesa»rtis ûriticus, une dissertation latine concernant la noblesse , nn discours De concordia legum et armoruM et quelques autres ouvrages.
VAS (ou) , famille noble divisée en deux branches , l'une auprès de Ghirens, dans le mandement de Clermont en Viennois, l'autre dans celui de Voiron, au diocèse de Grenoble.
Elle porte d'argent à Vaigle de sable.
Guillaume du Mas fut président unique an Conseil delphinal, l'an 1342.
MASaARD (JACQUES), médecin de Grenoble, a composé un livre en deux volumes concernant les effets d'un remède qu'il appelle panacée et l'a &it imprimer en 1Ô79.
MASSE — HATETSINE
! , foraîlle du Pont de Beau-
TOisin , anoblie l'an et confirmée
l'an 1667, porte d'argent à deux mot-
tes d'annei de sable posées en sautoir
liées de gueules.
MASBŒU es[ une paroisse du mandement de Clermont, au diocèse, au bailliage et en l'élection de Vienne, faisant un feu et un quart, dont l'église est dédiée à eaint Pierre, de la nomination de l'archevêque de Vienne, Son nomlalin est Macusium, i cause d'Hercule Macusain, qui y était
KÂSSO. Cette famUle était autrefois dans la province du Dauphiné, comme il se justifie par une révision de feux de l'année 1449 , où parmi tes nobles de la paroisse d'Auberives fut compris Jean de Mssso. Elle a passé ensuite dans le Lyonnais, oA elle est encore et est représentée par Philibert deMasso, chevalier, seigneur de la Ferrière et du Plantin, maréchal de bataille des camps et armée du Roi.
L'un ses fils , capitaine au régiment du Lyonnais . a élé tué au siège de Valenciennes, l'an 1677, à l'&ge de dii-neuf ans. Parmi ceux qui restent, il y en a un connu sous le nom de comte de la Ferrière, qui est gentilhomme du prince de Conti, et l'a suivi en Honnie. Se Rubis, dans son Histoire de Lyon, et Guichenon, dans celle de Bresse , font mention de cette famille, qui porte d'azur à la bande (for.
HASSON, famille noble de la vallée du Graisivaudan, qui porte de gueules au chevron d'or éclnU d'une trangle d'argent et au croissant d'or en chef.
HASSON (Jacques), de Césane, daneleBriaaçonnais.a fait une Coneiliation des opinions de Platon, d'Aristole, de saint Thomas et de Scot et des Commentaires sur Dante.
Il vivait il y a plus de cent ans j le voisinage de Piémont, oij est le marquisat de Cét:ane, l'a fait croire Italien.
MASSON (i) (ANTOiTtE le), deU ville deBniB,conEeillerettrésorierdet guerres, en1569, a traduit d'italieD en français, le Décaméron deBoceaee.
KASBONAS , paroisse du Viennois.
(des) était une lamille noble des Baronnies, finie par Louis des Massues, seigneur de Vcrcoiran, qui mourut sans enfanlï, «t eut pour sœur Habille dea Hassncs, épouse en 1620 de Guy-Pape, seigneur de Saint-Auban. De sablé à la foies d'argent , le bord du chef canelè de même de trois pièces et trois matta renversées de même enpointe.
HATËRES étaient dea javelinei parmi les Allobroges, propres à être lancées de cheval ; elles ue diSëraienl guère des zagaies des peuples d'Afrique. Noua appelons aojourd'hiù des matrats une espèce de flèche qni
Sourrait bien avoir emprunté son nom e celui demalére; on s'en sert poor les arbalètes. Sfatare, chez les Arabes, signifie darder: je crois qu'en voilib véritable origine.
BEATERON a été une famille noble de Grenoble, de laquelle il y aea Guy Materon , conseiller et «énalenr de Milan, pour François 1*'', 1539.
Jean MatBron , premier président en la Chambre des comptes d'Aix, 1491.
Il fut aussi chambellan de Hené, comte de Provence, député par la ville d'Ail, auprès de Louis Xll, el l'un dea principaux auteurs de l'établissement du Parlement en celte villeli. Un autre Jean Materon , conseiller au Parlement de Grenoble, l'an 1515, puis avocat général au même Parle* ment, l'an 1532; il était fils de Guy et neveu de Jean. La famille est éteinte il y a près de cent ans en Dauphiné, je ne sais si elle l'est en Provence.
HATETSINE. On appelle ainsi les environs du bourg de la Mure et particulièrement une grande plaine marécageuse qui est du cAlé du septentrion, où, pendant l'hiver, à peine
«IHi
i»(ta).
UATETSINE — tUIJBEC
lie
penton jjtasBer A cause da grand froid qu'il y lait, et qui a souvent donné la mort A dos voyageurs et à ceui qui n'étaient pas bien habillés. Ce sont des vents froids qui régnent toujours dans ces lieuz-là, qui rendent ce pavs &• cbetu ; il est agréable pendant l'été ; des marais y fournissent de quoi &ire paître, pendant six mois, une grande quantité de bétail, ce (^ Ëiit que les habitants de cet endroit commercent en chev am e t en mulets.
1CA.THIZJ>E, femme de Conrad, roi de Bonivonae, est enterrée dans la chapelle de Rossillon on de Notr»> Dame, dans les petits cloîtres de Saint- Maurice devienne, oùson efSgieparalt contre la muraille, le sceptre en main etsonépitaphe en ces termes :
comuDi DOi onn XIV KL. Momi
C'est Lusignieu, auprès de Vienne,
Ïiî est ici entendu sous le nom de ustnfacum. On voit parcetteépitaphe que du temps de Conrad, la servitude était encore en usage parmi les chrétiens, et qu'on léguait les serfs comme les fonds.
HATHZLDE, fille de GuyVD, dauphin de Viennois , et d'Agnès de Catalogne, M mariée A Amé III, comte de Savoie.
MAUBEG est une des anciennes baronnies do Daupbiné , et la troisième de celles qui donnaient le troisième rang à celui qui la possédait dans les États de cette province parmi les seigneurs et les gentilshommes. Elle est au diocèse , du bailliage et de l'élection de Vienne, faisant vingt-cinq feux.
IJn ancien statut condamne les adultères de ce lieu i. 60 sols d'amende, si mieux ils n'aiment courir nus par les mes. H y a dans ce mandement un couvent de trëres Prêcheurs, nommé P>ateman.
L'ancienne et illustre famille de Haubec à qui cette terre appartenait , étaitunebranchedecelledeBocsazel.
Aimon de Bocsozel était seigneur de hhnfaec l'an 130% ; il hH le cinquième degré dans la généalogie de Bocsozel, et le premier dans celle de Maubec,
que j'ai donnée au public, l'an 1672.
Aimar, son fils, IV> du nom, Ait aussi seigneur de Haubec, l'an 1SS76.
il quitta les umoiries de Bocsozel, qui sont d'or au cerféchiqueté d'argent at d'azur de deux traits, et prit d'or auai
Uopards J oîmi-, qui du depuis ont été celles de Maubec. U fût l'aïeul de Hugues, qui abandonna le surnom de Bocsoiei et prit celui de sa baronnie de Maubac, qne ses successeurs ont conservé jusqu'en 1440, que François-Louis tgoula celui de Montlaur, à cause de Jeanne de Montlaur , sa mère. Il a été le bisaïeul de Fleurie de Montlaur, comtesse de Montlaur,marquise de Maubec, qui, l'an 1536, épousa Jean de Vesc, baron de Grimaud, et eut pour second mari Jac-
Îues de Rejmon, seigneur de Mo- Ène. Un flls de cette seconde alliance S rit le nom de Montlaur et ftit marquis e Haubec. Marguerite de Montlaur de Maubec, une de ses filles, porta Maubec et les autres biens de sa maison à Henri-François d'Omano, frère du maréchal, et Anne d'Omano, fille de ceux-ci, les a portés A François de Lorraine, comte de Harcourt; ainsi la baronnie de Maubec, depuis plus de
quatre cents ans ,
é dans les n
de BocBOïel, Maubec, Raymon, Omano et Lorraine.
Deux autres branches de Maubec sont aussi éteintes. Celle de Roche a finie par Anne de Maubec, épouse de Claude de la Maladière , seigneur de Hassonas, l'an 1600; et par Martine, mariée à Philibert de Cordon, seigneur de Cordon et d'Evien; l'autre, qui demeurait i Rénale , au mande-
BaUBEC — MAUGmON
ment de Rives , a aussi fini par des filles: Jeanne a été mariée à Annîbal de Falcoz, seigneur du Hetral ; Diane , sa cousine, le fût à Charles de Saint- Germain, seigneur de Champes, et Meraude , sœur de celle-ci , épousa Guigues de Femis ; le tout au commencement de ce siècle, ou à la fin de l'autre.
Lambert ni, seigneur de Maubec, fiit conseiller d'Amèdée, comte de Savoie, l'an 1297 , et le servit en qualité de feudataire contre le DauDhin , parce que Maubec était alors de l'État de Savoie , et ne parvint au Dauphin
Sue l'an 1355, jiar un traité de paix, ont je parle ailleurs ;
Aymon, son fils, se déclara du parti du bauphiné, quoiqu'il fUt homme l^e du comte de Savoie ; aussi dans le traité de paix qui fut Tait entre ces princes, l'an 13)4, il s'y trouva compris comme un seigneur de marque ;
François fit le voyage de Prusse en fkveur des chevaliers Teutoniques, comme le dit Favin , en son Théâtre d'honneur,-
Hugues II se distingua courageusement à la bataille d'Authon , comme le disent tous les tûstorieDB français :
ce fut en 1429.
Louis fut conseiller et chambellan des rois Charles VIll et Louis XIT ;
GilletdeMauhecfuttuè dans la guerre du roi d'Arien , et de celui de Majorque , étant dans les troupes de celui-ci .
Jean de Maubec de Renage combattit en la bataille de Marignan.
BIAUOXRON est nne ancienne et
illustre famille du Viennois, qui porte ^roné de ÈÏx pièce» d'argent et de gable, armes parlantes, parce que le gironné est de huit pièces, et celui-ci n'étant que de six , c'est un mauvais giron et un mal gironné.
J'ai an pris que Claude de Trivio, de la ville ue Vienne, avocat au Parlement de Grenoble, rempli de grande érudition, travaillait à la génèÈdoçie de cette maison ; et apparemment il nous la donnera bientôt. Je dirai cependantqae j'en ai dressé une depuislan 1349, et l'ai divisée en deux branches. Celle de la Thuillière s'éteignit environ l'an 1579, que Jeanne de Haugiron épousa Laurent de Maugiron , son parent ; l'autre subsiste avec éclat dans la ville de Vienne; elle compte parmi ses alliances celles de Torchefelon, de Virieu, de l'Herinta, de Toumon, de Choisy, de Choiseul et de Sassenage.
François de Maugiron combattit en la bataille d'Anthon, 1429;
Un autre François tîit l'un des sept gentilshommes de la reine Anne , qui combattirent contre sept autres gentilshommes du roi Louis XH, en un tournoi à outrance, foit à Lyon, en 1500. Il commanda mille hommes de pied, en la bataille d'Agnadel et mourut en celle de Ravenne ;
Pierre fut écuyer d'écurie du roi François I^j sénéchal de Lyon, ea-
Sitaine de mille hommes de pied. Il it tué au siège de Dijon, et fut enterré aux Cqrdeliersdelaméme viUe, avec un tombeau distingué par sa figure en relief où sont ses armoiries, avec ces mots autour de la pierre :
PAuraml, tcmn o
Le sieur Paillot, historiographe de Boulogne , savant aux antiqmtés de son pays, me l'a communiqué.
Un autre François , seigneur de la Roche, accompagna le roi Louis XU en son voyage de Gènes ;
Guiot fut vaillant et heureux,'^ il fut de l'emprise que le duc de Valois et de Bretagne fit l'an 1514, à l'arrivée de la reine , fille du roi d'Angleterre ;
Guy de Haugiron , chevalier de l'or-
BfAUGIRON * MAURIENNE
dre du Roi . capitaine de ses gardes du corps et a'une compagnie de cent hommes d'armes, lieutenant général au gouvernement du Daui)hiné, gouiremeur de Savoie, contribua beaucoup au gain de la bataille de Marignan .
Le roi François l^f rappelait son ami et son compère ;
Laurent, son fils, lieutenant au gouvernement du Dauphiné. sénéchal du Yalentinois, chevalier ae Tordre du Roi, capitaine de cent hommes d'armes, eut de grands démêlés en cette province contre le baron des Adrets , sur le fait de la religion ;
Louis de Maugiron, favori d'Henri JII^ fut tué dans le combat qui a été le premier duel où les seconds se soient battus ; lui, Gaylus et Livarrot étaient d'un côté; Entraigues, Riberat et Schomberg furent de l'autre ;
Thimoléon, maréchal de camp, général capitaine de cinquante hommes d'armes, fut tué au siège de Pousin;
Scipion, capitaine de Gent-Suisses de la garde du roi Henri IV. Le connétable de Lesdiguières a dit qrue c'était rhomme de France qui avait les plus grandes parties d'un capitaine ;
Claude, maître de camp de cavalerie, maréchal de camp, gouverneur de Vienne ;
Gaston, gouverneur de la même ville ,
Louis, bailli du Viennois, grand maître des eaux et forêts du Dauphiné ;
Son ûls, François, est aujourd'hui dans la même qualité de bailli ;
Aymar de Maugiron a été évêque de Glandèves, Tan 1564;
Annet a été abbé de Saint- André, de Vienne, Tan 1629; il faisait très bien les vers latins et d'une manière à être comparés à ceux d'Horace ;
Brantôme dit dans ses Mémoires, au sujet des capitaines français , que MM. de Maugiron ont été les premiers colonels d'inÊinterie en corps de troupes réglées et les appelle ses oons cousms.
MAUR, natif de la vallée d'Oulx, fût abbé de Valbenoit, aux Baronnies.
Il a fait plusieurs miracles après sa mort; ses reliques sont conservées dans l'église cathédrale de Forcalquier en Provence , au diocèse de Sisteron , et fermées dans une très belle châsse d'argent. Sa fête est le 27 de janvier.
IIAURES (les), peuple d'Afrique, entrèrent trois fois en France ; je
laisse i l'histoire générale de parler des deux premières , et je passe à la troisième, parce qu'alors ils pénétrèrent jusqu'en ce pays, pillèrent Valence, ruinèrent les monastères du Viennois, qu'on appelait Grinitieenses; ils abattirent toutes les églises qu'ils trouvèrent en leur passage. Après s'être emparé duDauphiné, ilscoururent à la conquête de la Bourgogne , mais l'approche de Charles-Martel les fit retirer dans le Viennois et dans le Graisivaudan , qu'ils occupèrent longtemps.
Ce fut révoque Izarne qui les chassa ensuite d'auprès de Grenoble. Tan 967 . Us firent dore les villes de Vienne et de Grenoble de murs fort épais qui, dans les actes, ont toujours été appelés mûri Sarrcicenorum. La fondation du couvent des firères Prêcheurs de cette dernière ville, de 1288, donne pour confins d'un côté de leur enclos, ce mur des Sarrazins; il est d'un ciment presque rouge et si dur, oue lorsqu on Ta voulu percer , il a fallu faire jouer la mine; plusieurs tours qui y régnent d'espace en espace, ont fait donner à Grenoble le surnom de ville à cent tours. Les Maiu*es, qui occupaient une bonne partie de la province, depuis cette troisième entrée, y furent attaqués par Hugues, comte de Vienne, et chassés jusque dans les Alpes , où ils bâtirent une citadelle sur uneéminencequi, de leur nom, a été depuis appelée Puymore .
AIAujnlGE est un saint qui, conduisant la légion Thébaine , fut martyrisé dans le Ghablais.
Pascase, archevêque de Vienne, ayant recouvert sa tête, il la mit en dépôt dans son église cathédrale, où elle est encore.
BIAURIENNE est une famille noble delà vallée du Graisivaudan, qui porte de gueules au lion d*or et une oande d'azur brochant sur le tout. Il y en a dans Paris une branche de laquelle est un conseiller au grand conseil.
Pierre et Termoz de Maurienne passèrent en Bourgogne , sous le roi Charles VII, avec Tarrière-ban du Dauphiné ;
Jean de Maurienne combattit en la bataille de Fornoue ;
François , en celle de Pavie ;
Bertrand commandait une brigade de l'arrière-ban de 1606 ;
ICAURIENNE — MAYAUD
lis
Plasieurs frères ont commandé depuis peu d'années des compa^^nies de gens de pied.
MAXIME, évéque de Valence, assista au 3« concile de Lyon, Tan
MAXTMI a été une famille noble de Moras , cmi portait d'azur au chewon d'or chargé de trois roses de gueules au chef émargent,
André Maximi, maître des comptes, mort depuis peu , s'en disait descendu; mais il y avait eu quelque dérogeance.
Il est mort sans enfants et a faitThôpital général de Grenoble son héritier.
Il y a eu une autre famille de ce nom dans la vallée du Graisivaudan , anoblie Tan 1654, et confirmée Tan 1669. Elle porte d^atur au chevron d^ argent accompagné d'une étoile â^or en pointe ^ au chef cousu de gueules^ chargé de deux étoiles d'or.
MAXIMIAN, empereur, fit quelque séjour en Dauphiné , et y fit réparer Grenoble , qui n'était pas fermé d'aucune porte; u en fit fsore deux, l'une appelée /otna, à cause de Diode tian , qui se faisait appeler Jovius, et l'autre Herculea , parce qu'il avait
S ris lui-même le nom d'Hercule. J'ai éià parlé de ces deux portes sur l'artide de Cularone et sur celui de Crrenoble. Aimar Dupérier dit qu'il passa par les Alpes-Gottiennes pour aller joindre Dioclétian , et en fit réparer les fortifications. Outre les inscriptions des deux portes Jonia et Herculea que j'ai rapportées sdlleurs, par où il conste ^ue Maximian a été à Grenoble , en voici une autre qui fait voir qu'il a aussi été à Vienne, car elle a été trouvée sur une pierre milliaire auprès de cette ville :
IMP. CAES MAXIMIANUS AUG. GERM.
MAX. DACIC.