‹ Bibliothèque historique et littéraire du DauphinéChapitre 28 sur 213 · MAXIMI A · texte numérisé non relu

MAXIMI A

MAXIM. SARM.

Elle lui a été consacrée parce qu'il avait fait réparer le chemin où on l'a trouvée du côté d'Ampuis.

MAZIMIN a été un saint évê^e de Saint -Paul-Trois-Châteaux, qui se

trouva dans une assemblée de prélats, faite à Vienne, l'an 468, au sujet des Rogations. MATARG. L'empereur Charles IV

{>assant par cette province logea dans a maison de Jean Ma^c , et en reconnaissance de cela il l'anoblit, et sa postérité, par des lettres de l'an 1365 , au 6o des kal. de juin, étant à Avignon, où l'empereur le nomma son ami fidèle et du sacré empire , où il dit que Mayarc l'avait reçu plusieurs fois chez lui, à la Terrasse, qui est une paroisse de la vallée du Graisivaudan , et s'être étudié à lui plaire.

Deux branches ont composé cette &mille, l'une subsiste et l'autre est tombée en quenouille de nos jours et passée en celle de Ghalandière. Ses armoiries sont d^azur à la licorne d'argent, et une étoile mise au Heu du premier quartier.

Jean de Mayarc passa en Italie, l'an 1387 , contre Jean Galeas , duc de Milan, en faveur des Florentins, il était fils de l'anobli. Il se trouva en la bataille de Vemeuil^ Tan 1424, etoruelgués Mémoires m'ont appris qu^il y mt tué ;

Pierre de Mayarc combattit en celle de Fomoue, l^i95.

Je me suis souvent étonné de cet acte de souveraineté , fait ^ un empereur sur un sujet d'un pnnce étranger et que, même ses lettres ayant été enregistrées en la Ghambre des comptes de Grenoble , comme aussi de ce que l'empereur Sigismond anoblit encore la famille de Toumet, en passant en Dauphiné. Tout ce qui peut justifier cette conduite par un raisonnement politique , c'est qu'apparemment les empereurs qui prétendaient oue le Daupniné fût un fief mouvant de l'empire , et ne pouvant obliger la Maison royale de France , à oui cette province avait été transportée, d'en faire hommage à l'empire , voulaient du moins témoi^er dans les occasions les prétentions dans lesquelles ils vivaient touchant cette supériorité.

Quoi qu'il en soit, on n'apasoisputé la noblesse à ces deux familles depuis qu'elles l'ont acquise de cette manière, et on les a toujours comprises dans les rôles d'arrière-ban et dans les révisio ns de feux.

MATAUD a été une famille noble du Valentinois, qui portait d'azuré trois oies d^ argent, au ehefé^or chargé

in

MAÏAUD — MELAT

de trait rota de gueule» éearleli de terni de France, De âeuT branches il D'en reste aucune : l'une a fini par Isabeau de Mayaud, épouse en 1551 de lean-BaptiGle de ?ol, seigneur de 8amt-Tronc[uet , maréchal de bataille dans les armées du Roi, savant dans l'histoire généalogique, à qui, non seulement je suis redevable de plusieurs manuscrits qu'il m'a communiqués, mais encore de grandes marques de son amitié. L'autre branche

de Mayaud se trouve terminée par Anne de Mayaud, qui épousa, fan 1561, Antoi

condes noces, Balthazard Bamier.

HÉAUDBE est une paroisse du mandement de Sassenage , dans le diocèse et élection de Grenoble et au bailliage duGraisivaudan, faisant cinq feni un seizième.

MÉDECINE. □ y a dans l'Université de Valence unefaculté de médecine, et dans Grenoble un collège de médecins dont les statuts ont été fiiits en 1608 et homologués par le Parlement, le 29 avril 1620.

MËDICIS (JuLLiEM), cardinal et après pape Clément VII, avait été arche véqu e d'Embrun, l'an 1510.

^ICIB (Catherine de), reine

de Bourbon, du duc de Mayenne eldn maréchal d'Amville; le duc de Savoie l'y vint saluer; elle y fit un règlement entre les trois ordres, fit des défenses aux huguenotset àtous autres de Ëkire des impositions dans la province sans ordre du Roi et révoqua toutes celles qui avaient été autrement ordonnées; elle fut suivie des deux partis jusqu'à Monlluel, lorsqu'elle quitta le Dauphîné ; elle crut de pacifier les choses, mais ce fut sans effet.

KEDIZJJES, MEDULLES on ME- DUALLES, peuple ancien du Sauphiné , ^ui occupait ce que nous appelons aujourd'hui les Baronnies, ou est le fort château de Mévouillon , qui a sans doute emprunté d'eux son nom.

M. Chorier, àsnsl'Hialoiredu Dauphini, tora. l,liv.3, sect. 2, dit que Bellovese parmi ses troupes avait des Hedulles et qu'il donna leur nom à la ville de Milan , qu'il fit bâtir en Italie. Il dit aussi, au premier livre, que Hiolan, en Bresse, et Hontmeillan, ^n, Savoie, en ont tiré leur nom.

B, femille noble, passée

porte d'orient à Vaiglefyhyédeiable,

aUumi, becquê et membre de gueule».

lly a, dans les péréquaires de l'élection de Grenoble, un hameau de ce nom, dans le mandement de la Mure, composé d'un douzième de feu.

MEFFRET est une famille noble du Viennois , qui porte de gueule» au griffon d'or; elle a hérité de celle de Cesarges et en porte le nom.

MBTTpAT famille noble du diocèse de Grenoble, finie il y a cent ans.

HEILXXVRET en a été une du Valentinois, venue d'Orange, laquelle est finie il y a peu d'années, par Françoise deMeillevret de Seguin, mariée l'an 1652 à Jean de Chastelart, seigneur de Vaux. Elle portait de gueule* a la bande et au chef (for.

11 y en a eu une autre du même nomj' dans le Viennois, finie il y a trois cents ans.

HEJACT en a été une du même pays, elle a fini par Claudine Mejact, femme en 1570, de Jean Rigaud, seigneur deCeresin.

HEUUT est une chartreuse en la paroiEBedeCh&lillon,dansle Faucigny, qui fut fondée par Béatrix de Savoie, veuve de Guignes XII, dauphin de Viennois, l'an 1202, pour quarante religieuses et sept religieux; elleyest enterrée.

MEIiAT est une famille noble du Viennois, qui porte d'argent à trois émanches de gueule* mouvantes du chef et terminées de trois roses de même.

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MELAT — MENET

ISO

Philibert de Melat a été capitaine au régiment d'Alincourt ^ l'an 1635.

MELGHIOL, capucin de Vienne, a fait un livre pour apprendre la manière de gagner les indulgences, en

BIÉLË2SE , arbre fréquent dans le Dauphiné, dans les Alpes et particulièrement au Briançonnais. C'est le larix des Latins, dont parle Pline en divers endroits, qui en &it la cinquiènte espèce de ceux qui portent de la résine. 11 est très haut et particulièrement droit, de même qu'im sapin^ hœc omnium arborum altissima et rectimma^ dit Pline, livre 6, chap. 10, Hist. natur. Sa feuille approche aussi do ceUe du sapin, à la réserve de celle de mélèze, qui est un peu plus verte et plus déliée, elle ne tomne qu'au commencement du printemps, pour faire place à une nouvelle. Son bois dure oeaucoup et est fort propre aux bâtiments. Il y en a qui , à cause de cela , l'ont comparé au cèdre , et Stace a voulu sans doute en parler quand il décrit les cèdres des Alpes; les montagnes, depuis Briançon jusqu'à Pragela et à Pi^erol, en sont couvertes ; il ne porte m fleurs ni fruits, mais la manne tombe sur ses feuilles si abondamment et est si bonne, qu'on la compare à celle de la Galabre ; j'en ai parlé dans un article de son nom . On tire le benjoin du même arbre en le perçant, mais cette annéelà on n'y voit point de manne , ce qui a fait conjecturer qu'elle est Teifet de son suc et de sa sève. L'agaric est aussi l'excrescence du mélèze; j'ai parlé du Benjoin et de l'^l^artc, en leur rang.

MELLET (Antoine) , de Pierrelatte, dans le Valentinois, a été anobli , l'an 1655.

MELUN. Les remontrances ^du clergé de France assemblé en cette ville, l'an 1579, ayant donné lieu à sa Majesté de faire son ordonnance du mois de février 1580, concernant les matières ecclésiastiques, les députés et syndics du clergé du Daupniné, ayant demeuré plus de quatre-vingts ans sans faire enrenstrer et publier cette ordonnance au Parlement de Grenoble, s'avisèrent en 1667 de le demander ; tellement que le Parlement ayant entériné leur requête , par son arrêt du' 5 de juillet de la même année, il en ordonna l'enregistrement ; mais

ce fût avec des modifications et des restrictions sur les articles 2, 6, 10, 11, 14, 15, 16, 18, 19, 21, 22, 26, 28, 29, 30 et 32 de cette ordonnance ^ ainsi qu'on le peut voir par cet arrêt, rapporté par J. Guy Basset, en son Recueil^ tom. 1, liv. 2, tit. dernier.

MËLUSINE a servi de fable A l'origine de plusieurs maisons. J'en

garle parce qu'on lui attribue celle de assenage, illustre et considérable dans le Dauphiné.

La tradition des habitants de la terre de Sassenage porte qu'elle était née dans ce lieu-ci. On y montre son habitation parmi les rochers, ses bains, la table où elle mangeait, et on les appelle de son nom. 11 v a une fontaine au château de Monteilliez qui appartenait à cette fÎEmiille , qu'on nomme aussi Mélusine. Et l'on voit que tous les chefs de la maison avaient connaissance du jour de leur mort par l'apparition de cette femme , trois jours auparavant qu'elle arrive et on en publie des exemples.

MENDEGAGHES (Gilbert de), évêque de Gap, 1355 , fut un des ambassadeurs du roi Louis de Tarente et de la reine Jeanne , comtesse de Provence , à l'empereur Charles IV , et après cela il fut transféré à l'évêché de Lodève.

MENEY (Etienne), religieux de l'ordre des trèrea prêcheurs, a signalé sa piété par de petits ouvrages qu'il a composés sur le Rosaire de la sainte Vierge; il a aussi traduit d'italien en françalsla. Méthode pour faire V oraison mentale, de Nicolas Rodolphe. C'est par ses soins que nous avons quelques livres pieux de Savonarolla. Il travaille à l'état présent de cet ordre sacré , où l'on verra l'histoire et le portrait des religieux qui sont de sang royal ou de famille illustre et de ceux qui sont cardinaux, archevêçpes ou évêçrues , dans toutes les parties du monde. Il est fort curieux pour les antiquités de cette province, et il recherche particulièrement tout ce qui concerne nos saints et nos bienheureux. Sa bibliothèque est singulière par les ouvrages des religieux dominicains et par plusieurs anciens manuscrits.

Jeanne-Gasparde Meney, sa sœur, religieuse de la Visitation , a vécu et est morte comme les justes et les vierges, aussi son corps s'est conservé

MENEY — MERCURE

entier jneqn'A présent dans une grotte où plnùeurs autres n'&nt pu éviter la corruption. Elle a laissé des monuments de Bs piété, par de petites œéditstiona sur les attributs de Dieu, qu'elle a diviEées en quatre semaines; elle parle de la foi et de lagr&ce aensible, elle a composé des oraisons fort défotea, elle a fait aussi des cantiffoes apiritneis.

■lEN OLON est une paroisse du diocèse et de la judicature-mage de Die, en l'élection de Montélînuu-, fai-

la reconnut en faveur du pape Clément Vn, sous la censé d'un denier d'or par an- Mais comme celui qui avait passé celte reconnaissance avait aussi prêté hommage, il en fut désavoué ; le chapitre ayant soutenu qu'il ne devait que cette seule redevance d'an denier d'or pour la sauvegarde et protection apostolique. C'est ainsi que Frangois Marc le rapporte en la décû. 352, délai" part, de son Recueil (l'arrêt» du Parlement de Grenoble.

HENON est une famille noble du diocèse de Grenoble et de celui de Tienne, divisée en deux branches, originaires de Ljon.

^charie Menon, secrétaire delphinal, l'an 1489, a été le lo^mier qui aparu en cette province. D'or au chardon bénit de pueulea iortant du

eroiuant, montant de mime eii pointe et côtoyé de deux avtretcroitlants autêi de mime en chef.

HEHS aat un bourg qui fait le nrinôpal lieu de la contrée de Trievei.

Néron le fit b&tir et y établit un marché : c'est pour cela qu'on l'appelle /■oruMiWeroniSj dans les anciensactes.

11 est dans le diocèse de Die , au bailliage du Graisivaudan et en l'élection de Grenoble , faisant cinq feux trois quarts huitième et vingt-quatrième et quatre - vingt - seizième.

Tout y est de la religion prétendue réformée, et si l'on y trouve une église servie par un curé et même respectée par leshabitants, ceux qui demeurent aux environs et qui dépendent de la même paroisse, étant tous catholiques, il y a toujours beaucoup de monde lorsqu'on y dit la messe; elle est dédiée à Notre-Dame, de la nomination du chapitre de Die. Le temple des protestants yest proprement Wi.

KÉPIETT est une paroisse du diocèse de Lyon , du bailliage et de l'élection de Vienne , laquelle, jointe à Favei^es, fiiit deux feux trois quarts et huitième.

HERATIA. Nous la trouvons ce* lébrée dans une inscription qui est dans une des pierres qui composent U porte de Bonne , à Grenoble, du cOté de la ville , en ces termes ;

MERATIAE

MATRl FILIA

LUCINAE.

a été une fkmille noble de Romans , finie il y a près d* deux cents ans. Elle portait «razur à trois écuason» d'or, mis en bande entre deucc eotliceg de même.

11 y avait une famille noble de ce nom dans le même endroit, qui a été anoblie l'an 1066, et confirmée l'an 1667 , en la personne de Jean-Fransois Meruer de Rollet, <]ui a mérité cet honneur par ses services dans les armées du Roi; il est mort Tan 1681, gouverneur de Collioure. Il portait de

reulei au buiie d'un gendarme d'or, gorgeron perci d'un tronçon de lance demSme au chef d'argent chargé de Iroi» tourteaux d'azur.

MERCTTRE a été dans de grandes vénérations en ce pays ; on l'a adoré à Artas et en quelles autres endroita du pays Viennois, sous le titre de Mercure Artaien, a cause du trafic de ses blés, dont se &it le plus beau et le meilleur pain du monde. Il a eu

un temple â Uercural, auprès de Valence, à <]ui il a donna son nom. Voici une inscription qu'on trouve i la TerruH, daneUTEdlée duGraisivaudao.

MËRCURI

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