RESTITUIT
EX VOTO
MÉREZ , famille noble de Valence et de Grenoble, laquelle est venue du Vivarais. . .
Salomon de Mérez a été maître des comptes en cette province : ce sont ses enfants de deux lits qui ont divisé cette femille en ces deui villes. Ils portent tfor à ta tour ruinée et éclatanit d'azur, accostée de deux eroia~ aants montante en bande au chef de gueules, chargé d'une croix de Jéru- Kaletn d'or, cantonnée de quatre croiaeltea de même.
UÊBXEn est une paroisse du ' diocèse, du bailliage et de l'élection de Vienne , faisant deux feux et trois quarts, on l'appelle en latin Jfartut, qui est un nom romain. Son église est dédiée à la sainte Vierge et é saint Clair , de la nomination du recteur de l'hftpital de Saint-Paul de Vienne.
MERINDOL est une paroisse du bailliage du £ui8 et da l'élection de
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MERINDOL — MESTRAL
Montélimar, dans les BaronnieB, faisant un feu et demi.
U y a une famille noble de ce nom, dans le Valentinois, qui porte û!aTu,r d VhiTfmdtXiA iT argent mise en ba nde.
MERUN (Jean-Ratmond), de Romans, a Êdtune Exposition sur les dix commandements ae Dieu. Il était pro testan t et vivait Tan i&60.
MERUEIL est une paroisse du diocèse , du bailliage et ae réleciion de Gap, £ûsant un feu, et étant éloignée de cinq lieues de cette ville.
Arnaud, fils du seigneur de Merueil ou de Mereuil , car cette communauté s'écrit de Tune ou de l'autre de ces deux manières, était un poète qui viirait Tan 1^, on l'a appelé Provençal, parce qu'alors le Gapençais dépendait de la I^ovence, et que, d'ailleurs, il a écrit des poésies en cette langue.
MERVEILLES DU DAU- PHIN É. Il 7 en a sept. M. de Boissieules à décrites dans un ouvrage qu'il a fait imprimer, en 1656, (ni'il a dédié à la reine Gnristine de buède , et qu'il lui présenta en personne , lorsqu'elle passa à Valence pour aller à la cour de France. Il la intitulé :
Septem miracula Delphinatûs, di- "visé en silves , composées en vers latins héroïques , avec des préfaces en prose, au commencement ae chacune, en la même langue.
La première est la Fontaine qui Inrûle, qu'il nomme : Pyrocrene , sive fons ardens in agro Gratianopoli" tano.
FoBdera qai sodit inito Yomit ignibos imdat.
La deuxième est la Tour-Sans-Venin , qu'il qualifie : Medea, sive turris expers veneni.
JMBm woau latent : reê TÛa min, led ma I, prodifii née qaenqnaiB faina fefellit.
La troisième est le mont Inaccessible, qu'il appelle : Alpe, sive mons inaccessus.
QuB negat ex illo prccisis uodiqne Mxis Inlerdusairiem mortalibus, «tqne reoeasum mbet OraMfibaft solis, solisque napttis.
La quatrième sont les Cuves de Sassenage, qu'il intitule : Mehisina, sive tinœ Scusenagiœ.
UnaqM ABcondat aegeliim portandit twro Agricole onnesi tocandu «Item Tîles.
La cinquième est laFontaine vineuse,
qu'il nomme : OentV/ioe, sive fonsjvi" nosusinagro Vapincensi.
. . . mitttinque repente liquorem
Qoi Mpitez illo tactum vinosos laechum.
La sixième est la Manne deBriançon, qu'il qualifie : Larix^ sive manna Brigantiense.
Qjam oHNio «dereia frondesdt in Alpiboa arbor
Unaqoe iodanti stUlantea aëre guttas Excipit
La septième est le Ruisseau de Barberon , qu'il nomme : Barberus fons in agro Delphinatum^ AUobrogum Viennensi.
. . . Tago per gramina gurgite serpit.
M. Ghorier, dans le premier volume de l'Histoire du Dauphinéy dit de même qu'il y a sept merveilles en cette province; mais celles qu'il a remar-
S liées ne sont nas les mêmes que M. de oissieu a célébrées. C'est dans le liv. l^r qu'il en parle et qu'il les nomme de la manière qui suit :
La Tour-Sans- Venin , section i 2 ;
La Montagne inaccessible, même section ;
La Fontaine qui brûle, section i3;
Les Cuves de Sassenage, même section;
Les Pierres précieuses ou ophtalmiques, du même lieu, en la même section;
La Miuine de Briançon, même section ; ^
La Grotte ou le lac de Notre-Damede-la-6alme, section 14. .
MESSE n'est pas un mot nouveau pour signifier le sacrifice qu'on fait du corps de J.-C.^ puisque le pape Corneille s'en sert dans une lettre qu'il écrivit à Lupicin , évêaue de Vienne , qui est rapportée par le cardinal Baronius. Ce fut au commencement de la persécution de Valérien. Je fais oette remarque pour détruire la fausse allégation des hérétiques, ^ui croient que ce mot de messe a été inventé depuis peu de siècles et j'ai cru qu'une lettre écrite à un évêqueduDaupniné, n'était pas étrangère dans un ouvrage particulier pour cette province.
KESSENAS est une paroisse du diocèse de Lyon, du bailliage et élection de Vienne , faisant un feu deux tiers.
MESTRAL (Thimoléon) , a composé et iait imprimer l'Histoire sainte
MESTRAL — MESURES
d'Esther, où il rapporte le sens moral et le sens mystique, et y ajoute quelques or aison s.
MESURES. Il est difficile de pouvoir parler de toutes celles qui sont en cette province, parce que presque tous les mandements en ont de différentes, du moins celles des blés et du vin, cependant par des recherches tirées de la Chambre des comptes, j'en rapporterai plusieurs.
Masiure des fonds et des bâtiments. On les mesure en cette province par toise , savoir : généralement partout, par la toise royale ; et, dans le bailliage du Graisivaudan, par la toise épiscopale.
La royale est de six pieds, etl'épiscopale est plus longue de trois pouces, tellement qu'il y a moins de trentesept toises et demi en la sétérée de neuf cents toises lorsqu'on la mesure par la toise royale.
Chaque pied est composé de douze
Souces ou douze doigts; chaque pouce e douze lignes* chaque doigt de neuf lignes; chaque ligne est de l'épaisseur d'un grain d'orge. Il est vrai que les pieds de la toise royale sont moindres que ceux de Tépiscopale, de six lignes ou demi-pouce, et les lignes du pouce plus resserrées de demi-ligne.
' Le pied se divise encore en quatre paumes, la paume mineure en quatre doigts et la majeure en douze.
La sétérée de parcellaire ou de cadastre, qu'on nomme vulgairement rapinale ou à la corde, est composée de quatre quartelées et la quarteiée de quatre civerées combles.
Toises sur toises produisent toises carrées.
Pieds sur toises produisent pieds carrés, les six faisant la toise.
Pouces sur pouces produisent pouces carrés , les douze faisant le pied.
Pieds sur pieds produisent pieds menus, les trente-six faisant la toise; et chaque pied menu deux pouces carrés.
Pouces sur pieds ne valent et ne produisent (][u'une bonne ligne, de sorte qu'il en taut douze pour composer un pouce carré.
£t pouces sur pouces, les soixantedouze ne valent qu'un pouce carré , si bien que les six ne valent qu'une bonne ligne.
La basse contient six pieds.
La démarche deux pieds et demi.
La coudée un pied et demi.
La perche du roi contient vingt pieds et ceUe de l'église dix-huit pieds et demi.
En France elle est de vingt-deux pieds, et il en faut cent pour un arpent.
La toise royale sert de même à mesurer les bâtiments, soit pour les murailles, soit pour les planchers, soit pour les couverts: elle est également en usage parmi les maçons et les charpentiers, à la réserve du bailliage du Graisivaudan, où on se sert de Tépiscopale. Les paveurs sont les seuls , au même bailliage, qui se servent de la rovale.
Les sétérées sont , dans le Graisivaudan et dans ce que nous appelons Dauphiné de Viennois, .de neur cents toises; dans le Diois de six cents. On les compte de cette manière dans les parcellaires, cadastres ou compoix de communautés. Dans le Viennois, on mesure par journal, qui n'est que de six cents toises.
Dans le Graisivaudan et bien avant dans le Gapençais, on mesure les vignes par hommes, c'est-à-dire par le travau d'un homme pour un jour, qu'on appelle fessorée ; il en £aiut huit pour un journal et douze pour une sétérée.
La fessorée est de soixante-quinze toises.
Mesure des draps , toiles et autres étoffes. On se sert de la canne dans le Bas-Dauphiné pour mesurer les étoffes en gros. EUe est de six pieds de roi; sinon on se sert de l'aune, qui est de la longueur de celle de Lyon, qui est en usage pour toute la province, pour mesurer toutes sortes d'étoffes, de draps, de soie et de petite toile. L'aune épiscopale, dans le bail* liage du Graisivaudan, est plus grande que l'autre, mais elle ne sert que pour mesurer les grosses toiles, et même ce n'est que dans l'étendue de ce bailliage.
Mesure du vin et de Thuile.
Les mesures du vin sont distinguées dans le Graisivaudan, dans l'Embrunais, Gapençais, partie du Viennois et partie du Valentinois, par pot, picotte, qui est la moitié du pot, demipicotte et tiers du pot. Dans l'autre partie du Viennois, qui approche de Lyon, le pot y est appelé pmte, et le