‹ Bibliothèque historique et littéraire du DauphinéChapitre 34 sur 213 · MINIMES — MIRABEL · texte numérisé non relu

MINIMES — MIRABEL

De Fléard, écartelées avec celles de Bon d'Entremont];

D'Armuet;

De Bourchenu, écartelées avec celles de Poisieu;

De Grolée, avec diverses écartelures:

De le Frère , écartelées avec Montfort;

D*Expilly, écartelées avec Bonneton;

De Portes ;

De Goste;

De Servient;

De Murinais;

De Béatrix-Robert;

De Blanc de Mions.

Pierre de Terrail , dit le chevalier Bayard, est enterré dans leur é£;lise^ auprès du grand autel. Sa figure en reuef et en buste paraît au-dessus de la porte qui va à la sacristie avec cette épitaphe :

LAPIS BDC SUPIlUnT TTHIILO, MOR TITULO,...

UBI 8BPULTD8 B8T IIBR08 HAXIHU8 , 8U0

IP8EMBT SBPULCHRO MOMUlIBNTUlf.

PBTRVS TEIIIIAUJU8 BAYARDU8, VIX PUBBR, ADDICTCS CASTRBM8IBU8 OPBIUS » PltSCLARB PACTI8 TEMPORA BLU8IT, VIRTUTI8 MIRACULO PRiELUSIT, PRIMO FBRVB HILITIjC TYROCINIO MAfiNUS, PRODlOIOSiB PORTITUDINIS , QUA DOW, QUA FORIS, SPECTACULA JUVBMIS DBDIT ; 8BD nXUSTRI PRiUBRTIM ITALLV TBIATRO LAURU ADTBXTA LILU CBMINUM IN FRONTS HONORBH DIVISBKB. UBI VIRUM ANUOSA MATURITAS BT EXPBRIBNTIA TCLBRUNT , QUiB FINXIT FORTU FACTA VBTU6TA6 FBCIT. BaYAROUM ALGDI CON- FUDIT IMPAflDI BT INCULPATI SaUlTU COGNO- HBNTDM: C0N8TANTI8 FAMJB VULOATU, VIRTUI8 APPELATIONBH 8U0 NOMINB OCCCPAVIT, TRES ILLUM RBGB8, LC8TRI8 FBRB 8BPTB1I, GRAVIBU8 GBRBNDI BBLU IN8TITUTI8 , SOM MIUTLB PRi«- FBCTUM BABUBRUNT. ILU BONORBH 8T1PBND10 POTIORBHEMBRrrO, VICTOR! TRIUMPBAUA DBCORA V1RTU8 DEGRBVBRAT, 8BD B0N0RI8 CURRU8, TOT V1CT0RII8 0NU8TU8, MUTAVIT; VIRTUT»

MA6NITUDINB LABORAVIT. RBQLB \1CI8 , IN DBLPBINATU8 PROVINCIA PRiBFECTO, INGBN8 BONOR FUIT, BONORB BO MON BOBRB ; NON C0NCB88UM RBONI IN8IGNB , 8BD PRiSMIUB RBGBH 8UII1I GLADB 8UCCINCTD, MILITIiB INAUGURAVIT. ILLUD TANDEM DUCI BBHPBR VICTORI OBERAT»

UT LBTBUM VINGBRBT : VICITATTONITiB M0RTI8 , NEC AU8iC LUGTARI, FBRIXNDUM 8B PULMINBO TBLO OBJBCIT. ERUBUIT BiBG, BT OUOO VICTA BT QUOD UMATURA. ILLB BQUO DB8IUBN8 , VIC- TORim PB88U8, BOB ARBORB liBSBDlT, BT VULTU

IN B08TBM CORvniSO, PLACmB OGtJLOS BT DIBM CLAU8IT ANNO CI3 I9XX Bll. iBT. XLVm.

MORITURUM MONUHBlITini, NON BORITURIB COa-

RDUB M. SCOfO DB POLLODD D. DB S. AfiNÎH,

8U18 lUMPTIBUS, ACCURAVIT.

Le second couvent des Minimes en Dauphiné est celui du péage de Pisançon vis-à-vis la ville de Romans, la rivière de Flsère entre deux. Il a été fondé ran

Le troisième est celui de Vienne^ fondé Tan

Le quatrième est celui de Tullins, au diocèse de Grenoble, fondé par Virgine Bru, femme de Gaspard de Fléard, seigneiur de Pressins, Tan

Elle donna 4,800 liv. une fois et 2,000 liv. une autre avec deux quartaux de noyaux de rente annuelle.

Le cinquième est celui de Rossillon, au diocèse de Vienne , à qui on donna une chapelle de dévotion, nommée Notre-Dame d'Âlauches le 29 janvier

Le sixième est celui de Grenoble, fondé Tan

Les savants Dauphinois de cet ordre qui ont donne leurs ouvrages au public, sont : François Auctoul, Jean Ghapot, Hilarion de Goste, Antoine Dooert, Antoine de la Grange et Louis de la Rivière.

BnONS est une paroisse au diocèse de Lyon, au bailliage et en Télection de Vienne, faisant deux feux troi s qu arts.

MTOABEL en est une autre dans les baronnies, au bailliage du Buis, au diocèse de Vaison et en l'élection de Montélimar, faisant quatre feux et huitième, dédiée à saint Jullien, de la nomination de Malte.

Il )[ a une autre église dédiée à saint Maurice, où était autrefois la paroisse.

Il y a une autre paroisse de ce nom au diocèse de Die, en l'élection de Montélimar et dans la judicature-mage de Die, où ces causes vont en première instance parce qu'elles appartiennent en partie à Tévôque , à qui Vempereur Frédéric le»" la donna par une bulle du 4 des kalendes d'août 1178. Il y avait autrefois de grandes et belles forêts, dont l'usage fut donné aux habitants de Saillans par l'évé^e Amédée, Tan 1256; il mt permis à ceux de Mirabel de faire arroser leurs

MIRABEL — IDSTRAL

prés de l'eau de Gervanne par une concession du 20 mai 4493.

Il y a eu une famille noble de ce nom dans les baronnies qui était fort ancienne. Elle portait burélé de guetules et d'argent de dixpièces. Hector de Forest de Blacons en épousa Théritièr e en viron Fan 1560.

MniAIL est un fief du bailliage de Saint-Marcellin.

n y a eu une famille noble de ce nom a Bressieu, au diocèse de Vienne, tombée en quenouille par Marie Mirail de Lagarde, femme , en 1618, d'Antoi ne Girard , seigneur de Lagarde.

MIRIBEL est une paroisse de la vallée Ghavalereuse, au diocèse de Die, en l'élection de Grenoble, au bailliage du Graisivaudan , laquelle étant jointe à Gbâteau-Bemard, fait quatre feux vingt quatrième et quatrevmgt>dix sixième .

1!L en Val-Clérieu dépend

du mandement et de la taillabilité de Glérieu; son église est dédiée à saint Severt, de la nomination du chapitre de Saint -Bamard de Romans.

MIRIBEL^ près les Échelles, est une pjaroisse séparée de la Savoie , par la rivière du Guiers, faisant onze feux^ appartenant aux chartreux, dans le diocèse et en l'élection de Grenoble, au bailliage du Graisivaudan, dont l'église est dédiée à saint Maurice, de la nomi nation du prieur de ce lieu.

MIRIBEL, au diocèse de Lyon, fut uni irrévocablement au Dauphiné, par Humbert, dauphin, n« de ce nom, par ses lettres du 12 mai 1348.

n y a eu une ancienne et noble famille de ce nom dans le Viennois , j'en ai dressé la généalogie et l'ai commencée l'an 1180. Miribel, près les Échelles, Faramans et Omacieux , au diocèse de Vienne , lui appartenaient.

Elle fut divisée en trois branches :

La première, des seigneurs d'Ornacieux , finie par Alix de Miribel , qui s'allia dans la maison de la Chambre , et lui porta cette terre en 1350;

La deuxième, des seigneurs de Faramans, terminée par quatre filles, en d370 : Marguerite épousa Aimar de RossiUon, seigneur d'Anjou. Jeanne fut mariée à Jacomet, seigneur de Gerbais^ puis à Aimar de la Chambre, son parent. Philippine se maria à Améaée de Rossillon, seigneur du Bouchage, et Marie eut pour mari Joffirey de Claveyson ;

La troisième , des seigneurs de Miribel, finie par Jean-Amédée et Pierre de Miribel, qui moururent sans enfants, environ l'an 1450; Marie, leur sœur, fut dame de Sonas.

Il y a eu une autre famille noble du nom de Miribel, à qui Miribel, Château-Bernard et TEnchàtre appartenaient, elle a fini il y a plus de trois siècles. Philippine en fut la dernière et épousa, en 1349, Guillaume Grinde.

La première portait écartelé d'or et de gueules à ta cottice d'hermines brochant sur le tout.

L'autre portait d'or au lion de gueules.

Humbert de Miribel était de la première. Il fût chartreux , puis évéque de Valence . l'an 1199, et mourut ran 1220. Les n*ères de Sainte-Marthe le nommèrent Beatus et vir ma^nœprohitatis en leur GaUia christtana.

Béatrix de Miribel d'Omacieux a été une sainte religieuse de l'ordre des Chartreux. Elle mourut au monastère d'Esmeûe^ dans le diocèse de Valence, et ses os furent apportés en celui de Permaigne, au aiocèse de Grenoble, où ils sont encore, bien que cette maison ait été détruite. Celui qui a écrit sa vie , que j'ai vue manuscrite entre les mains du père Meney, religieux dominicain, raconte Quelques miracles qui arrivèrent pendant le chemin d'Ësmeûe à Permaigne et particulièrement en quelques torrents débordés qui s'arrêtèrent pour laisser passer ces saintes reliques. Elle mourut le 25 novembre, jour auquel on célèb re sa mémoice.

IQRMANDE est une paroisse au diocèse de Valence, en l'élection de cette ville, appartenant à Tévéque, dont le juge-mage connaît ses causes en première instance. Elle est composée de quatre feux trois quarts. Girard Ademar, seigneur souverain de Montélimar, la donna à l'évéque.

Tan 1216. Frédéric H, empereur, le confirma l'an 1238. Guillaume de Rossillon, évéque de Valence, en acquit le four, la forêt et le moulin. Pan 1309, comme le dit le père Colombi, en son Histoire desévêguesde Valence et de Die, liv. 3.

mSGON, paroisse d'un feu et huitième au diocèse de Die et en Télection de Montélimar.

MISTRAIi est une femille noble de Grenoble^ qui a étendu un de ses

MISTRAL — MITAUER

I en ProTenc«, dont parle avec éloge, NoBtradamuE , en l'histoire de de cette province, elle porte de sinopU

au chevron d'or chargé de troii iriftei

François, l'an 1521, Joachim, l'an 1580, Laurent l'an 1630, Jean-BaptÎBte, l'an 1&50 et Joachim Histral, l'an 1684, tous cinq conseillerB au Parlement de Grenoble.

Pierre Mistral , par où je commence cette généalogie, vivail çarmi les eentiisbommes de la Buissiëre, l'an

François Mistral, ûls de Claude, passa en Provence l'an 1490; Paul, son petit-dls, y a été procureur du pajB, en 1594.

MISTRAL a été une charge du temps des dauphins de Viennois, oui était déjà connue en celui de Charlema^e, sous le nom de MinislericUis.

Il tire le sien de Minuter legis, et, en effet, celui de l'archevêque de Vienne était juge dans cette ville pour le temporel. Tous les plus coasidérables sei- B:neurs de la province en avaient.

Mais le Dauphin en avait aussi établi dans toutes les terres de son domaine, pour procurer que ce qui regardait la police fût exactement observé et pour obliger les châtelains de vaquer incessamment aux fonctionade cette charge; car bien que le mistral ne fût que le lieutenant du châtelain, néanmoins il était comme son surveillant. Cette charge fiit même rendue féodale, car j'ai trouvé à la Chambre des comptes

plusieurs hommafjee rendus pour des mistraties. Les prmcipaui droits dont doit jouir le mistral , c'est le tiers des bans, des écheutes, des Iode, des plaids et des intn^es. On appelle mi»tral , dans le mandement d'Oisans, celui qui exige la taille de la paroisse.

Les anciennes mistnilies dont j'«i trouvé les hommages sont les communautés suivantes :

Allevard ;

Avallon;

Beaucroissant ;

Bellecombe ;

BriéetAngonnas;

La Buissiére ;

Chevrières;

Falavier ;

Herbe; s;

Mésage;

Mon t fleur;;

Morétél;

Moirans;

Oulxj

Pont-de-BeauToîûn ;

Villars-d'Areane ;

Voreppe;

Vourey;

Voiron,

Ce n'est quedansl'état du Dauphin, où il ; avait des mistralies; car, dans celui des comtes de Valentinois et de Diois, celle charge v était inconnue.

BaSTRAL-JULUAH a été une famille noble de Clermont, dans le Viennois; elle est éteinte il ; a près de cent ans.

HZTAIJER était une famille noble du Viennois, divisée en deux branches: de l'une était Thomas Hitalier, conseiller au Parlement de Grenoble, l'anlSTS, qui mourut sans enfants, l'an 1603; Jeanne, sa sœur, fui mariée â Antoine de Manies;. De l'autre ont été Pierre et Antoine Mitalier, maîtres des Comptes du Dauphiné; ce dernier a laissé Benoîte de Hitalier, épouse de Guy Claveyson; elle est morte il y a peu d'années.

Ainsi cette fomille est tombée en quenouille. Elleaeu de savants hommes:

Claude, qui était vi-bailli de Vienne, sous Charles IX , parlait parfaitement bien le grec, comme on le voit dan»

des lettres (^'il a écrites au docte Cuiss; il a fait des avantes notes sur Valére Maxime , et il est mort l'an 1560, âgé seulement de tiente-eixans.

Pierre, son fils, savait presque

MITAUER — MOIRANS

toutes les langues. Il fit un poème français de quatre mille vers acrostiches à la louange de Henri IV, et du connétable de Lesdiguières, chaque Ters commençait par un G.

Les armoiries de cette maison étaient d^azurà trois pommes de pin d'or.

MITE est une ancienne et noble famille du Lyonnais, crue j'ai droit de loger parmi celles du Dauphiné , premièrement parce ^'elle en est originaire, Olger Albm Mite, ayant été écuyer du Dauphin, Tan 1277; Bertrand Mite, son fils, chambellan du dauphin, maréchal du Dauphiné, Tan iwb; et, en second lieu, il y a peu d'années qu'elle a quitté cette province , Qù elle a possédé longtemps plusieurs belles terres. Ses armoiries sont émargent au sautoir de gueules et une bordure d^azur chargée de huit fleurs de lis d'or.

Pierre Mite, conseiller du comte de Forez, bailli et gouverneur de Forez, 4320;

Guillaume Mite , chambellan du duc de Boni^ogne;

Jean Mite n, chambellan et premier écuver du duc de Berry, colonel de l'infanterie de Berry, 1410;

Louis Mite, maréchal et sénéchal du Bourbonnais, chambellan du duc de Bourbon, l'un des cent gentilshommes de Louis XI;

Louis II, surnommé de Miolans, chambellan ordinaire du Roi, capitaine des archers de sa garde , bailli de Mâcon et de Grevaudan, sénéchal de Lyon et du Bourbonnais;

Jean IV, chevalier de l'ordre du Roi, 1575;

Jacçpes Mite , chevalier des ordres du Roi, capitaine de cinquante hommes d'armes, lieutenant au gouvernement de Lyonnais, Forez et Beaujolais, gouverneur de Velay;

Melchiol, chevalier des ordres du Roi , lieutenant général , ministre d'État , lieutenant général au gouvernement de Lyonnais, Forez et Beaujolais, ambassadeur à Rome, 1644.

PRÉLATS DE LÀ MAIdON DE MITE.

Guillaume , abbé général de l'ordre de Saint- Antoine , 1336;

Pierre Mite , abbé général du même ordre, archevêque de Bourges et cardinal, l'an 1350;

Antoine Mite, aumônier du Roi, évéque de Poitiers, 1363;

Les frères de Sainte-Marthe l'ap-

Sellent mal à propos Mons, au lieu e Mite ;

Pons Mite, abbé général de Saint- Antoine, l'an 1374 y'

Pierre Pons Mite, abbé du même ordre , Tan 1415.

IQZOEN , paroisse du mandement d'Oisan^, au diocèse et en l'élection de Grenoble , et au bailliage du Graisivaudan, faisant deux feux trois quarts et seizième. La montagne de Riatort fut albergée aux habitants de ce lieu, par la Chambre des comptes de Grenoble, le 4 juin 1548, pour quatre-vingt-deux livres de censé annuelle, en fiiveur du Roi; ses habitants sont tous huguenots, ils ont un temple assez bien b&ti, l'église est au dehors du village , elle a un curé , mais il n'y a point de paroissien catholique , le peuple y est mrouche et infidèle.

MOlDAN est une naroisse du diocèse, du bailliage et de Télection de Gap , à huit lieues de cette ville , fusant un feu.

MOIDIEUest une paroisse du mandement et de la taillabilité de Beauvoir-de-Marc, dans le Viennois, de la directe de l'aobaye de Saint-André-l»- Bas, de Vienne , suivant une transaction faite, l'an 1246, entre Sibaud, seigneur de Beauvoir, et l'abbé de cette abbaye, par un statut de Beau<voir. L'adultère, à Moidieu, est puni par une amende de soixante sols, pavable à cet abbé. Son église est dédiée à' saint Jean et saint Maximin , de la nomination des moines de cette abbaye , à qui le prieuré de Moidieu est uni.

MOINE a été une âimille noble d'Avallon, enGraisivaudan, finie par Isaheau Moine , épouse , en 1530 , de Joachim le Maistre.

MOINES. Il y en avait en ITauphiné avant saint Benott, et le nombre en était presaue infini, particulièrement dans le Viennois et sur le rivage du Rhône. On compta, seulement dans la ville de Vienne, neuf cent soixante moines, dans huit monastères que je numérerai sur l'article des Monastères; et dans un seul de ceux qu'on appelait Grinnicenses , il y avait quatre cents moines et trente religieuses, c'était Tan 468, saint Mamert^ étant évéque de Vienne.

MOIRANS est un bourg du diocèse de Grenoble, du bailliage de

MOIRANS — MONASTËTIES

Stittt-lfarcellin et de l'éleetioti de Romuis, faisant sept feux d«ux tiers.

Son église est dédiée i saint Pierre, de la nomination du prieur du lieu. Il 7 a un hôpital et une cha^Ue au-dedans , qui est dédiée i la sainte Vierge, de la nomination du prieur du Brac , an Hautp-Vivarais; un couvent de frères mineurs, de la proYÎnce de Saini-Bonaventure; un monastère de reli»

gieuses de sainte Ursule est hors du bourg. Laurent Âlleman, évéque de Grenoble , dit dans sa visite de i4M, qu'il y avait alors un hôpital et une maladerie , et , au milieu de deux chemins, un oratoire. Moirans est appelé dans la table de Peutinger JUior^finumy peut-être à cause de la rivière de Morges qui passe dans son territoire, auprès de l'une de ses portes, sous un pont de pierre ; il faisait une partie de la comté de Salmoranc.

n appartenait autrefois à une &mille du même nom , et j'ai trouvé un acte en la Chambre des comptes du Dauphiné, qui contient les libertés que Geoffrov, Berlion et Aymard de Moirans, frères, accordèrent Tan 1164, aux habitants de ce lieu, en çrualité de seigneurs. De cette famille u passa à celle de TuUins. et, le 6 d'août 1SS76, Guignes de TuUins le donna à Béatrix, dauphiné, faisant pour Jean, dauphin , son fils , en échange de Tullins : ce Guignes l'ayant acheté de Guillermet de Moirans, qui l'avait en qualité d'héritier testamentaire d'Aynard de Moirans, son firère.

La famille de Moirans portait /W- Mlé dC argent et de gueules, ieoftroj, seigneur de Moirans, par qui j'en commence la généalogie, vivait Tan 1(H0.

Un autre Jeoffroy, VII« du nom, en a été le dernier; u vivait Tan 1967, et n'ayant point d'enfants , ses biens passèrent à celle de Montchenu , de laquelle était Isabelle de Montchenu, sa mère. Les terres de Moirans, Rives, de Saint-Quentin, de Yourey, de Ghftteauneuf-de-Galaure, avaient appartenu à cette maison.

Aynard de Moirans, l'an 1196, f^t archevêque de Vienne, et en cette qualité il assista au concile de Dijon , contre le roi Philippe- Auguste , l'an 1201. Il composa quelques épitaphes pour ses prédécesseurs en son église, qu'on trouve encore à Vienne, en vers latins, qu'il faisait extrêmement bien , particulièrement les léonins.

i,»i>ii

est une paroisse de deux feux, aux diocèse, Bailliage eC élection de Vienne.

MOLAMS, paroisse de trois feax un quart, au diocèse de Vaison , an bailliage du Buis et en l'élection de Montélimar.

MOLART (le) est un fief du diocèse de Vienne, au bailliage de Saint- Marcellin , et en l'élection de Romans, fidsant trois quarts de féu , dans la par roisse de Beausemblant. On l'appelle communément le Molart-Bouchart , parce ou'il a appartenu à une fiunille noble du nom de Bouchart.

n y a encore le mas du Molart, auprès de Grenoble, ^i est de la paroisse de Gorenc; mais c'est une juridiction et une taUlabilité séparée faisant trois quarts et huitième de feu.

Il y a eu dans le mandement de Crémieu une famille noble et ancienne de ce nom , qui portait de scible à la bande de trois pièces d^ar; j'en ai commencé la généalogie par Silvion duMolart, qui vivait l'anlSdO, et l'ai finie par Antoine du Molart, qui était en existence l'an 1524 , et mourut sans enfiuts, et par Renée, sa sœur, qui fut mariée à Louis de Putrain.

MOUNES est un fief duGharopsaur, faisant un tiers de feu au diocèse de Gap, au bailliage de Saint- Bonnet et en l'élection de Grenoble.

Il y a une chapelle dédiée à saint Barthélémy, de ut coUation du prieur de Saint-Bonnet, et l'église paroissiale est à la Mot te^

M0LIËRE8 est un fief du diocèse de Die , en l'élection de Montélimar, appartenant au chapitre de Die^ faisant un huitième de feu.

MOMMOL (Anne), patrice de Bourgogne, s'opposa, l'an 574, à l'entrée des Saxons en Dauphiné, puis à la seconde irruption des Lombards en cette province , qu'il battit, vainquit , défit en partie et obligea le reste de passer les Alpes , où il les suivit jusgue dans l'Italie même^ où il pénétra fort avant.

MONASTÈRES. U y en avaU en Dauphiné avant saint Benoit et particulièrement dans le diocèse de Vienne, ou sur le rivage du Rhône , qu'on appelait Grinnicenses , dont parle Sidonius Appolinaris, liv. 6, épit. 17, et qui avaient pris leurs noms de Grrtnniacus, qui était celui du paysqu'on voit depuis un quart de lieue aa-desioas de

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