MONASTÈRES — MONESTIER-DE-CLERMONT
Sainte-Goiombe , jusqu'à une lieue audessus^ où Ton trouve le village de Giiny . Outre ceux-là il y en avait huit dans la ville de Vienne ou auprès, ({ui sont ceux de Saint-Pierre et de Saint- Gervais et Protais, de Saint- Jean- Baptiste, de Saint- Vincent, de Saint- Marcel, de Saint-André, de Saint- Nîder et de Saint-Martin. Il y en avait un autre sous le vocable de Sainte- Blandine, qui n'était que pour des veuves. Enfin, dans toute rétendue de ce diocèse, on en comptait, sous l'évéque Mamert, plus de soixante, qui dépendaient de la juridiction de rabbé Gadeolde; apparemment qu'il
Îf en avait aussi un grand nombre dans es antres diocèses de cette province.
Les Maures les ruinèrent presque tous lors de leur irruption en cette province. Fan 729.
Je remarque, en des articles particuliers, suivant les ordres, les religions et les congrégations, tous ceux que nous avons aujourd'hui en Dauphiné.
Par déclaration du Roi, du 7 janvier 1651 , les monastères sont affranchis du logement des gens de guerre.
D y en eu deux autres des 7 juin 1659 et de décembre 1666, oui défendent d*en établir aucun sans lettrespatentes du Roi, permission de Tévéqiie diocésain et consentement des villes et des sei^eurs des lieux.
Le Conseil privé a fait un arrêt le 2 mars 1660, pour le rétablissement de la régulante dans les monastères désertés.
Il y a eu un édit du 31 mars 1667 , contenant les formalités nécessaires pour rétablissement des monastères.
Le pape Clément IX a fait un bref le 28 septembre 1668, pour la réformation des monastères. Sa Majesté, par ses lettres-patentes du 15 décembre suivant, en a déclaré l'exécution. Déjà autrefois cette réformation avait été ordonnée par des brefs des 17 mai 1621 , 8 avril 1622, 21 janvier 1627, 16 février 1628, 20 décembre 1631 , 3 février 1663, qui tous ont été déclarés exécutoires, par une déclaration du Roi, du mois de Juin 1671.
Par arrêt du Conseil du 27 mai 1679, il est défendu aux séculiers d'entrer dans les monastères, sans permission de Tévéque diocésain.
Et jpar déclaration du 6 mai 1680, le Roi a ordonné le rétablissement des conventualités.
MONDRAGrON est une &millle noble de Savoie, habituée au bailliage du Graisivaudan , et en celui de Saint- Marcellin depuis peu d'années. Elle porte éàartelé au i et 4 de gumUs au lion d^or^ au 2 et S d^or au dra" gon de gueules.
MONERI est une famille du Valentinois à laouelle Pierre de Moneri, avocat général, puis conseiller au Parlement de Grenoble l'an 1531 , a procuré la noblesse par ces deux offices. Elle porte d'argent au chevron de êàble accompagné en chef de deux étoiles, et en pointe é^un Uon de 8<ible armé, lampassé de gueules, au chef de gueules chargé de trois hesans d^or.
Denis de Moneri, lieutenant au gouvernement de la ville et de la citadelle de Valence, 1586;
Antoine , gouverneur de Pierrelate sous Henri fV ;
Esprit , capitaine d'in&nterie;
Claude, lieutenant d'une compagnie de gens d'armes, fût assassmé par les protestants;
Un autre Denis fût tué au siège de Montauban ;
Louis, capitaine d'infanterie :
Un autre Antoine et}Henri^ frères, moururent aux sièges de Tunn et de Valence en Italie ;
Pierre a longtemps servi ;
François, son fils, capitaine d'infanterie.
MONESTIER-D'AMBEL est uneparoisseaumême pays du diocèse de Gap, séparé de celui de Die par la rivière de Solouvse , Êdsant un feu deux quarts et sixième. Elle était autrefois du mandement de Corps. On y trouve une fontaine dans un penchant qui regarde le grand chemm , dont les eaux s'élancent de temps en temps avec beaucoup de force de la hauteur d'une pique, et^ sans mouiller le chemin, elles passent de l'autre côté.
MONESTIER-DE-GLER- MONT est une paroisse du diocèse de Die , du baUliage du Graisivaudan et de l'élection de Grenoble dans la vicomte deClermont, enTrièves, faisant cinq feux trois quarts, dont l'église est sous le vocable de Saint-Pierre, comme le dit François Marc , l" part.
décis. 119 de son Recueil d'arrêts.
Celle de Saint-Paul lui est jointe quant à la taillabilité, et dépendent toutes deux du prieuré de Sinard.