MONTROND — MORARD
IM
HOHTROND est une paroisse du diocèse, du bailliage et de l'électinn de Gap, bisant un quart de feu, à sept li«ttes de cette ville. Le dauphin Humbertll l'inféoda à Barthélémy deHon>ce,lel3demail337. Onyïoit une de ces tours qui avaient été Mties partout le Sauphitté en des distances presque égales pour servir de fanal qui, par un flanuieau allumé, avertissait les paroisses voisines de l'approche
HONTS AZ^ON est une paroisse du Gapençais, appelée dansl'itinéraire d'Antonin Mon» Seleucus. Ce fut là auprès que se donna la seconde bataille dans les Alpes entre Constance et Magnence. Elle est à cinq lieues de Gap, faisant un feu et demi, dans le diocèse, bailliage et élection de cette ville ; elle est nommée dans le péréquaire la Bati e-M onisaléon.
HOHT8EVEROUX,paroissedu diocèse, du bailliage et de l'élection devienne, iaisant trois feux un tiers, dont l'église est dédiée àsaint Laurent.
HONTVENDRE est une paroisse de six feux , dans lo diocèse , judicature-mage et électionde Valence, appartenantàl'évÈque, et ce juge-mage étant juge en première instance. Dans les anciens cartulaires, elle porte te nomdeMbtu Venerù, parce que cette déesse y était adorée plus reugieusement qu'ailleurs. Ce fut l'empereur Frëdénc !■'' qui donna cette terre k l'évÈque, ranll57, ce qui ftit confirmé par Pliilippe II, aussi empereur, le 8 des kalendes de février l'an 1205.
Il y avait une famille noble du même nom, de laquelle était Humbert de Hontvendre , qui avait une partie de cette terre qu'il donna à l'évéque l'an lltO. Elle fut infectée de Vaudois, l'an 1496. ^
MONTUERE (Raoul de) était d'Aoste, dans le Viennois, et médecin.
D a composé en latin et en français, les Fleura et les Sécréta de la méde~
MORARD est une ancienne et noble famille du Graisivaudan, de laquelle j'ai composé et fait imprimer la généalogie. Je l'ai commencée A Morard, homme de mérite, qui vivait l'an 1080. Une charte d'un cartulaire du prieuré de Doméne parle de lui 80U8 l'an 1094: Morardu» fmdale quod hidtet in aAarwria Pétri Al'
deaidi vendidit ^>%$c<^ graiianopolitano. C'est de lui que cette famille a tiré sou nom. Elle continua de le
Earter jusiru'aux enfants de Hugues [orard, chevalier, dont quelquesuns se le conservèrent, et d'autres prirent celui d'Arces, leur mère, qui avait épousé Hugues, leur père, 1^ 1216. EUe fut la dernière de l'illustre et première famille d'Arces , que Guigues et Aymond, deui de ses fils, renouvelèrent el furent les chefs de la seconde. J'en ai parlé suffisamment BOUS l'article à'Arces. Je viens donc à Horard. Henri, autre fils de Hugues Morard et de GuiSrède d'Arces, continua sous le nom de sa famille , et de lui sont descendues quatre branches ; La première du seigneur du Mont; La seconde du seigneur de Cham-
La troisième du seigneur de la Bayette, de laquelle est dérivée celle du trésorier, seigneur de Cournillon;
La quatrième était à Grenoble et a fini par André de Morard, qui mourut l'an 1523, sans enduits ; et par Jean , son frère, conseiller au Parlement da Grenoble, l'an 1483, qui ne laissa qu'une fille, nommée Catherine, mariée en premières noces A Jean Servient, seigneur de Biviers, et en secondes, à Jacques Poitiers , seigneur de Brié.
Les armoiries de cette famille sont d'azwr au franc quartier d'or et une
rose d'argent au lieu, du tecond quartier du chef. Je crois cette rose une brisure; car la famille d'Arces, venue aussi de Morard n'en port« point et a tout le rette.
HORARD - MOREL
n T a tant de liaison entre ces deux &milles, que celle de Morard :goute tomoursle nom d'Arcesau sien,
Boson Horard se croisa pour la Terre-Sainte, l'an U9i);
Hugues Morard était chevalier, l'an iai6;
Guillaume Morard combattit à la bataille d'Anthon, 1429;
Monet Morard suivit le dauphin Louis, contre le duc de Savoie;
Jean Morard se trouva à la bataille de Fomoue, 14'J5;
Un autre Jean fut conseiller au Parlement de Grenoble, l'anlWi;
Antoine de Morard, conseiller au même Parlement, l'anlÛO-J.
HORAB est un mandement au diocèse de Vienne, du bailliage de Saint- Marcellin et de l'élection de Itomans, à cini^ lieues de Vienne et deKomans, et i BIX lieues de Saint-Marcellîn, faisant vingt-huit feux trois quarts et étant composée de cinq paroisses, sa-
Le bourg, sous le vocable de la sainte Vierge ;
Saint-Saturnin, à Rivoire;
Saint-Pierre , à Manthe ;
Saint-Bonnet, à Ëpinoiize;
Lens et Ohatenay. Le tout de la collation du prieur de Manthe.
Il y avait autrefois quatre portes au bourg et im château fossoyé , mais le tout est ruiné. Le Itoi y a Te four banal et seul le droit deseauxet delà pèche.
Il y a eu un arrêt Ju Parlement de Grenoble, du dernier de juillet 1652, qui l'a confirmé dans celui des eaui, ensuite d'une reconnaissance de 15ô9; et il fut dit par un autre arrêt du tnéme Parlement, du i'i de février 16ô4, que lesgentilshommesmêmesn'ypouvaient pdcner sans la permission d\i Roi ou au seigneur engagiste de la terre. 11 y a trois foires au mérae bourg, savoir :
la troisième fête de la Pentecdte , le jour de sainte Madeleine et celui de sainte Catherine ^ autrefois il y avait un marché le lundi, mais il n'y est plus. L'arrêt de juillet 1652, que je Tiens de de rapporter , dit aussi que le Roi a. ladirecte universelle en ce lieu.
n y a encore une paroisse du nom de MoraSj au diocèse, au bailliage et en l'élection de Vienne, faisant trois feux deux quarts et huitième, dont l'église est dédiée k saint Christophe , delà collation derarchevéque,
n ; a une famille noble de ce nom
dans le Viennois , de laquelle j'ai vu
des litres de l'an 1276. Elle est finie par Antoine de Moras , qui vivait l'an 1520, qui n'eut qu'un fils bâtard, nommé Jean, qui n'eut pas de suite.
HOREL est une famille noble de ta vallée du Graisivaudan, qui porte d'or au liondeaablearméettampattè de gueules.
Etienne Morel, évéque de Haurienne, l'an 1484, en était.
Il y en a eu une autre de ce nom dans la ville de Grenoble , qui finit
Kr Meraud-Morel, conseiller au Parnent du Dauphiné, l'an 1530.
Il y en a eu une autre dans la même ville, anoblie l'an lt>59, en la personne de François Morel, savantavocal au même Parlement, quinousalaissé de doctes manuscrits du droit canO'
Antoine et Ives, deux de ses fils, sont aujourd'hui conseillers au même Parlement, et un autre sert le Roi en qualité de capitaine d'inlanterie. lueurs armoiries sont d'azur à trois trifiet d'or au chef d'argent.
MOREL (Jean de), Embrunais, seigneur de Grigny et de PlesGis4a- Comte, maître-d'bûtel du roi François l" et gouverneur de la persraine de Henri, bâtard d'Angoulème, granii prieur de France , disait très bien les vers français et savait beaucoup. 11 ferma les yeux â Ërasme, son grand ami; il a fiiit un livre sur les langues grecque, latine et française; il est in nombre des hommes illustresde Saints- Marthe. U eut d'Antoinette de Loine, sa femme, trois excellentes et rares filles, nommées Camille, Diana el
WJ
MOREL — MORETTON
LiKTèce, lavantes en plasieare langues, composôiten verset en proBe.CatoiUe fit des vers grecs sur la mort de Henri 11 et sur celle de Jean de Morel, son père. De grands et savants hommes solennisèrent de mâme cet illustre père, et loi dressèrent un mausolée par plusieurs vers grecs, latins et français, et furent particulièrement :
Jean Marquis;
Pierre Ronsard;
Guillaume Duvair ;
Jean Mercier ;
Jean Jesse^
Jean-Ëdouard du Honîn;
Pierre Bulenger;
Jean Gordon ,
Frédéric Morel ;
Secevole de Sainte-Marthe ;
Abel de Sainte-Marthe ;
Reaé de Sainte -Marthe;
Jean Dorât;
J. Antoine de Baïf.
MOBEL (Pierre), avocat au Parlement de Grenoble, fonda un collège de treize écoliers dans l'Université de Valence, l'an 1541 ; il eut une place d'agrégé.
HOREOL est une famille du Viennois, anoblie ran1609, en la personne de Thomas, sergent -niajor an régiment de Champagne, tlle porte de gueules à cinq écusson» d'argent en tautair, le enac^n chargé de cinq mowshetwea de sable avasi en sautoir.
MOIUGT, famiUe de Grenoble, originaire de Réaumont, au diocèse de Vienne, anoblie de deux manières; ta première, par une charge de conseiller au Parlement daDauphiné, où taX reçu Eonemond Moret, l'an 1604, et la seconde, par des lettres qui lui furent accordées, l'anltiOâ. 11 a laissé Pierre Horet, seigneur de Valbonnais, conseiller au même Parlement, et Flotard Moret, prévût de l'église coll^iale de Saint-André de Grenoble, bomme de mérite et d'érudition. De Pierre est né Jean-Pierre Moret, de.
Valbounais, conseiller au même Parlement. D'or à la croix de sable cantonnée de yaatre flammes chacune de trois p ointes de gueules.
HOKBTTE est une paroisse du mandement de Tultins, au (Uocèse de Grenoble , au bailliage de ^int-MarcelUn et en l'élection de Romans, iai-
diocèse de Grenoble et de l'élection de la même ville, et du bailliage du Graisivaudan , faisant quatre feux. Le dauphin Humbert II l'acquit de Chaberi de Horétel, par un échange du 21 d'octobre 1343, contre la terre de Bellegarde, en Viennois. Les Dauphinsy avaient pourtant précédemment quelque part, car je trouve que le 13 des kalendes de mars 1219, Richard de Mailles, rendant hommage aux seigneurs de Morétel, le Dauphin était du nombre. Son église est dédiée à saint Michel, de fa nomination du prieur de Saiiit-Pierre-d'Allevard. Ia paroisse du Chejlas est de ce mande- Le mandement de Morestkl , dans le diocèse de Lyon , au bailliage et en l'élection de Vienne, est composé de
Îuarante-neuf feus. C'est un bourg ont l'église paroissiale est dédiée a saint Pierre, de la nomination du prieur de ChevrJères. Le pouillé, de Vienne, dit que celle de Notre-Dame de Quincenet lui a été unie; il y a aussi des Augustins anciens.
Deux familles nobles de Morétel ont été en quelque considération dans celle province.
L'une était de Morestel en Graisivaudan et il n'y en a plus , il y a deux cents ans; elle passa à Voiron, où elle finit.
L'autre était du Viennois, elle se termina par trois filles; l'une appelée Florence, épousa Giraud de la Poipe; l'autre Garonne , lut femme d'Aymar Micoud, et la troisième, Henriette, eut pour mari Pierre du Vache.
HORBTOMest nne famille noble
MORËTON — MORGES
SOO
du Valentinois, de laquelle j'ai dressé la généalogie et Tai commencée à Tan 1250. Je l'ai divisée en trois branches.
La première des seigneurs de Ghabrillan;
La seconde du seigneur de la Motte ;
La troisième est éteinte il y a près de deux cents ans.
Ses armoiries sont â!avsÂft à \a tour d'argent, maçonnée de sable, sommée de trois autres tours de même , portiUéeàsénestre^ ayant contre saporte une patte de lion d'or, mouvant du côté du sénestrede pointe,
Huffues de Moreton combattit à la bataille de Varev, Tan 1325;
Godefroy de Moreton était chevalier ran 1420;
Martin de Moreton fut tué à la bataille de Vemeuil, Tan 1424;
Jean de Moreton, évéque de Gantorbéry, en Angleterre^ chevalier du même royaume et cardmal. Geux qui ont parlé de lui ne le nomment que Ghabrillan , à cause que la terre de ce nom appartenait à cette famille. U mourut l'an 1500;
Pierre de Moreton conunanda des troupes sous Gharles VII, de qui il était chéri ;
Sébastien de Moreton, lieutenant de la porte du roi Henri II, gentilhomme de sa maison, gouverneur de la ville et du château de Provins, et capitaine de la ville de ch&teau Gaillard;
Bertrand de Moreton . commandeur d'Avignon, de Tordre ue Saint-Jeande- Jérusalem, a eu la conduite de deux galères et est fort considéré dans son ordre.
MORGES est un mandement dans la contrée de Trièves , qui est composé des paroisses de Saint-J ean-d'Hérans, de âamt-Sébastien, de Saint-Martin, de Sainte-Gatherine et de la Groix-de-la- Pi^e, dans le diocèse de Die, au bailliage du Gndsivaudan et de Télection de Grenoble. La première est toute protestante, et bien qu'il y ait une éj^lise et un curé, ses fonctions curudes ne lui donnent aucune peine.
Les Dauphins avaient dans ce mandement plusieurs droits seigneuriaux; mais Béatrix, dauphine, héritière de cette province , les céda de Tautorité de Hugues de Éoiu*gogne , son mari , à Raymond Déranger, pour le prix de nz vingts marcs d'or, que le duc devait employer pour fidre son voyage en
Jérusalem , comme le dit l'acte qui en fut fait le 17 de novembre de Tan 1189.
Il resta pourtant encore à ces deux
E rinces ouelques hommes qui s'appedent deiphinaux, qxii furent vendus par les commissaires de Taliénation du domaine du Roi en cette province y le 13 d'août 1594, pour la somme de 3,213 livres. Toutes les paroisses dont je viens de parler , font une taillabilité séparée; celles de Saint-Sébastien, de Samte-Geitherine et de la Groix-de-la- Pigne étaient autrefois du mandement de Beaiunont, mais elles en furent séparées et jointes à celui-ci , le 25 d'octobre 1521 , en faveur de Giraud de Déranger, seigneur de Morges.
U y a eu une ancienne et noble fiimille de ce nom, au diocèse de Gap, qui porte pour armoiries d'caur à trois têtes de lion arrachées et couronnées d'or lampassées de gueules. J'en ai dressé la généalogie avec celle de Déranger, qu'elle reconnaît pour sa tige. Pierre de Déranger fut le premier qui
λrit le surnom de Morges et quitta 'autre. U vivait Tan 1280 ; il était fils de Froment de Déranger , seigneur du Gua qui, dans la généalogie de Déranger, fait le neuvième degré et arrière-fils de Raymond, seigneur de Morges. De ce Pierre ont été formées cinq branches du nom de Morges :
La première, des seigneurs de Ventavon, qui est la seule qui subsiste, les autres qui suivent étant éteintes;
La seconde, des derniers seigneurs de la Motte , finie par deux filles , qui vivaient en 1635; Tune appelée Louise, fut mariée à Antoine d'Urre, seigneur de Venterol; la seconde, Marguerite, à Louis de Grolée-Mévouillon, marquis de Dressieu;
La troisième, des premiers seigneurs de la Motte-^dnt-Martin, finie par Gui(±ar de Morges, qui mourut sans enfants , environ Tan 1460 ;
La quatrième, des seigneurs de Ghastelart, de laquelle Guillaume et Jacques, étant morts sans enfants, environ Tan 1590; Marguerite, leur sœur, recueillit leur succession et fut mariée en premières noces à Aimonet Richard, et en secondes, à Amédée de Viennois;
La cinquième, des seigneurs de la maison-forte de Montmeilleur , en Trièves, qui s'est éteinte au commencement de ce siècle ; et Montmeilleur a passé à une de Guignon , puis à la