‹ Bibliothèque historique et littéraire du DauphinéChapitre 42 sur 213 · SÛ · texte numérisé non relu

SÛ

fiunille de Gallien de Ghâbons , où elle est aujourd'hui.

Raynaud, Guigues, Guillaume I«r, Guillaume II et un autre Guigues , furent chevaliers Tan 1309, 1340, 1382, 1426;

Guignes de Morges, seigneur de Gensac, de Vercoirans et Ghastelart, se porta vaillamment à la bataille de Yarey , 1325 ; il y fit prisonnier Robert, frère d'Odon, duc de Bourfogne. Il fut l'un des conseillers de Lumbert, dauphin II« du nom, et lorsque ce prince passa la mer pour combattre les infidèles, en 1346, il le laissa parmi ceux qui devaient gouverner le Dauphiné en son absence ;

Guigues de Morges, seigneur de la Rochette, de Lavsd, deRosans, d'Aignlliers , négocia un traité entre le duc d'Anjou , frère du roi Charles V et la reine de Sicile, Jeanne, Tan 1369. Il fut commis par Sa Majesté, Tan 1371,

S DUT recevou* en son nom l'hommage e Frédéric , marquis de Saluces , et d'Adélaïde, princesse de Piémont, et commanda les troupes du roi en Lombardie;

Jean de Morges, seigneur de TEspine, chef de quelques troupes en Piémont, Tan 1342;

Jacques de Morges fut tué à la bataille de Montlhéry^ 1465;

Gabriel de Morges, seigneur de la Motte, chevalier de Tordre du Roi, gouverneur de Grenoble et du bailliage du Graisivaudan ;

Balthazard de Morges, seigneur de Ventavon , lieutenant de la compagnie des chevau-légers du duc de Gréqui.

MORGES (la) est une rivière qui passe à Yoiron et se jette dans l'Isère ; elle produit d'excellentes truites.

Parmi plusieurs artifices qu'elle fait travailler , il y en a où Ton fait des faux admirables. Au mois de septembre 1684 , s'étant grossie par les eaux de Tétang - Dauphin , dont les digues avaient été renversées, elle a emporté des maisons, ruiné des fonds et noyé plusieurs personnes.

MORmAND était une famille noble du Viennois, qui n'est plus il y a soixante ans.

MORNANS est une paroisse du diocèse de Die, de la sénéchaussée de Grest et de l'élection de MontélLmar^ ûdsant un huitième et un vingt-quatrième de feu.

MORNA8 est une paroisse du

mandement de la Tour-du-Pin , dans le diocèse, le bailliage et l'élection de Vienne, laquelle étant jointe à celle de Vaux pour la taillabilité, elles font deux feux deux quarts, et pour la parerie un soixantième de feu. Elles furent démembrées de la Tour-du-Pin, l'an 1521.

MOROGE, famille noble du Gapençais, finie par Sibille de Moroce, dame de Montrond, de la Pierre, de Sigotier et de Montiay, Tan 1380, laquelle fut mariée à Bodon de MévouUlon, seigneur d'Arzeliers.

MORTE (la) est un hameau du mandement de Vizille, qui fait une taillabilité séparée de deux quarts et vingt-quatrième de feu, au diocèse et en l'élection de Grenoble dans le bailliage du Graisivaudan.

Il y a une famille de ce nom à Grenoble qui a été anoblie Tan 1606, en faveur de Jean de la Morte qui^, déii en 1598, était trésorier provmcial de l'extraordinaire des guerres. Pierre, son fils, a été capitaine d'infimterie et maréchal de bataille.

Il y en eut encore quatre autres qui eurent de l'emploi et se simalèrent en plusieurs rencontres pour le service du Roi. François, qui fut l'aîné de tous, a été capitaine au régiment de Vernatel; Jean-François et André étaient officiers dans l'armée du duc de Rohan en Allemagne, et montèrent les premiers sur les murailles de RofTac en Alsace ; André y fut tué en 1635. Alexandre a été aussi capitaine et major du réffiment de Turenne, fût gentilhomme de la Chambre du Roi en 1651, maréchal de bataille en 1652 et fut tué au secours d'Arras. Henri , autre fils de Jean, mourut dans un combat. Cette famille porte d'hermi' ne à Voranger de sinople fruité de trois oranges d'or rangées enfasce et posées sur une terrasse de sinople.

MOTARDIN, famille noble de la vallée du Graisivaudan, qui est éteinte il y a deux cents ans.

MOTET (du), famille noble et ancienne de la ville de Grenoble , de laquelle j'ai dressé et fait imprimer la

Ï généalogie en 1684 et l'ai commencée à 'an 1339 ; elle porte de gueules à V aigle d^ argent becqué et membre d^or au chef de même,

Aynard du Motet fût tué à la ba* taille de Vemeuil, 1424 '^ Georges du Motet se signala contre

MOTET — MOUSTIERS-BOGSOZEL

âM

les Anglais et fat capitaine d'Exilles, 1467;

Jean du Motet fdt conseiller au Parlement de Grenoble^ 1499;

Nutrict ou Noun7 du Motet , son frère, combattit en la journée de Fomoue, 1495 ;

Bernardin du Motet, chevalier de l'ordre du Roi, lieutenant des gardes de sa porte, fut fait chevalier de la main de Henri II, au camp devant Renty, Tan 1554;

Charles, son fils, a été gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi.

Pierre du Motet, sei^eur de Séchilienne, est aujourd'hui seul de. cette famille; il s'applique aux sciences spéculatives et curieuses.

MOTET (Jean), de Briançon, religieux de la Compagnie de Jésus, a fait un Discours sur Ventrée de la duchesse de La Vedette dans la vilie de Metz, il 50,

MOTTE est une famille noble du Gapençais, qui porte d'argent à deux chevrons entreUicès de sable, au chef coupé au i d'azur à un croissant d'argent côtoyé de deux étoiles d'or, au 2 de gueules à trois roses d'argent,

MOTTE-GHALEND AR, famille du Yivarais, passée à Valence depuis peu d'années, qui porte de gueules au lion d'or et une étoile de même au lieu du premier quartier.

Amédiée de Chalendar, procureur général du pays de Yivarais.

Guillaume, Jean et Annetont été successivement syndic général du pays du Languedoc.

MOTTE-GHALANÇON (la) est une paroisse du diocèse et du jugemage de Die, en l'élection de Montélimar, faisant trois feux trois quarts.

Isoara,qui en était seigneur en partie, soumit sa portion au fief de Tevéque de Die , Amédée de Genève , l'an 1258.

Déjà cet évéoue en avait une partie, car au mois d'avril 1237, Geoffroy de Bourdeilles, à qui elle appartenait, en prêta hommage à Humoert, qui lors était évéque.

MOTTE (fa) EN CHAMPSAUR est une paroisse du diocèse de Gap, du bailliage de Saint-Bonnet et de l'élection de Grenoble, faisant trois feux, huitième et quarante-huitième, dont l'église paroissiale est sous le vocable de la transfiguration de notre seigneur, de la nomination du prieur de Saint- Bonnet.

MOTTE-SAZNT-MARTIN ÇLà)

est un mandement du diocèse de Grenoble^ de l'élection de la même ville et du bailliage du Graisivaudan , faisant cpatre feux deux tiers et vingtquatnème. Il y a trois paroisses, savoir : Saint-Martin, Saint-Pierre d'Avellane et Sainte-Agnès de Jardenc, toutes trois de la collation du prieur de Gommiers. On trouve à la Motte des eaux chaudes et salutaires qui sont extrêmement fré^entées: elles ap-

Ï brochent du quatnème degré de chaeur, elles sont .grasses et onctueuses et bitumineuses; les approches en sont difficiles, car elles naissent dans des abîmes auprès du torrent du Drac, oui souvent les confie par ses débordements.

MOTTE-FANJAS (la) est une paroisse du diocèse et de l'élection de Valence , au bailliage de Saint-Marcellin et dans le Royannais. n y eut on arrêt au Parlement de Grenoble du 28 de mars 1461 qui déboute les habitants de la Baume de Hostun d'un droit de pâqueragc qu'ils avaient prétendu sur la forêt de Gervant, cpi est en cette paroisse, qui est de trois feux un tiers et un trente deu xième.

MOTTE-GALAURE (la) est une

{)aroisse auprès de la rivière de Gaaure , au diocèse et en l'élection de Valence, dans le bailliage de Saint- Marcellin, faisant deux tiers de feu.

L'église est dédiée à saint Clair de la nomination du prieur du lieu ; le seigneur y tient presque tous les fonds et les habitants y sont si pauvres qpie l'on dit en commun proverbe : les coquins de la Motte.

MOULINS. Par arrêt du Parlement de Grenoble , du 5 mars 1629 , il a été ordonné qu'il y aurait un poids en tous les moulins du Dauphiné pour y peser le blé qu'on reçoit et la farine qu'on vend, parce qu'on en garde certaine portion réglée, et pourtant inégale en plusieurs lieux pour le droit de mouture. Celle de Grenoble doit être j depuis la fête de la Saint-Jean- Baptiste jusqu'à Noël, de douze livres pour chaque sommée , et depuis Noël jusqu'à la Saint-Jean , dix livres ; mais cpand il n'y a qu'un quintal, on n'en (toit exiger que deux livres; c'est ainsi que le rapporte François-Marc, 2« part., décis, 795,

MOUSTIERS-BOGSOZEL est une paroisse du mandement de la

MOUSTIERS-BOCSOZFL — MURAT

soe

Côte-Saint -And ré, au diocèse, au bailliage et en l'élection de Vienne, feisant deux feux trois quarts et huitième dont l'église est sous le vocable de saint Biaise, de la nomination du prieur du lien. On la surnomme Bocsozel, à cause du chfiteau ou maison forte de Bocsoiel qui j est bâti et qui autrefois appartenait A l'ancienne et noble ramille de ce nom.

MOnSTIERS, noble et ancienne fomille du Gapençais de laquelle était Anselme de Moustiera, considéré à la cour de Bérenger II, comte de Provence en1150, et qui porte d'aïur OM lion d'or. Charles et Jacques de Moustiers furent deux frères; le premier fut seigneur de Ventavon et n'eut qu'une tille nommée Suzanne, qui porta cette terre à la famille de Jacques de Morges, son mari. L'autre eut un Gis naturel nommé Pierre, de qui ceux qui restent de cette famille sont descendus. Comme i) était né de père et aïeul nobles avant le règlement du Conseil du mois d'avril 16ij2, iait pour les trois ordres de cette province, oui commença d'attaquer la noblesse aes bâtards qui n'avaient pas père et aïeul nés en légitime mariage, on n'a pas contesté celle de ses succes-

r était une famille noble de

Grenoble, dérivée de celle de la Maladière en Viennois. Antoine de la Maladière dit Mulet a été sa tige , il vivait t'an 1300. Girin Mulet, de qui il était le bisaïeul et ceux qui descendirent de lui n'ont porté cjoe le surnom de Mulet ; et mâme ils changèrent d'armoiries , car au lieu d'azur à la bande d'or chargée d'un lion de gueulee. qui sont celles de la Maladière, ils portèrent d'argent au lion fehiqueté d'or et de xable tenant de sa patte dextre une flèche de sinople empennée de gueuUs et d'azur.

Antoine Mulet, conseiller au Parlement de Grenoble l'an 1496, puis président unique en celui de Provence l'an 1502;

Théode Mulet, avocat général au mérae Parlement de Grenoble, l'an 1540;

Rnnemond Mulet , frère de celui-ci , conseiller au mfime Parlement, 1540;

Théode Mulet, II» du nom, conseiller an grand conseil 1570, était Dis de l'autre Théode.

Celui-ci n'eut qu'un fils naturel

nommé Nicolas , qui fUt seigneur du Mas, de Bagnols et de Montbricols, sénéchal de Valence et trésorier de Dauphiné en 1570; son père le fit légi timer . Il n'eut pas de postérité.

MtTKA.T, famille noble du bail-, liage deSainl-MarceUin et du Viennois, venue d'Auvergne et portant d'azur à

trois fasces muraiUées d'argent, celle de pointe portillée. On l'appelle communément Murât de Lestang ou Lestang de Murât. J'en ai dressé la généalojîie et i'ai commencée àBertrand Murât, qui a été le premier qui ait

Siru en Dauphiné environ l'an 1440.

e lui étaient descendues quatre bran- La première , des semeurs deSablon, finie pardeux filles, l'une nommée Antoinette, mariée à Charles de Murât, son parent, et l'autre Marguerite, épouse de Gabriel de Fay, baron de Virieu ;

La deuxième , des seigneurs de la Saône et de Sablon subsiste à Moras , dans le Viennois;

La troisième, du marquis de Lestang, subsiste à Vinaj, au bailliage de Saint-Marcel lin ;

La quatrième est encore dans le Viennois.

Bertrand de Murât, échanson de Louis Dauphin, 1447, capitaine, garde et châtelain de Beaucaire en iJinguedoc et d'Espérac en Rouergue , l'an 1455, mourut en Flandre;

Antoine de Mural , écuyer du roi de Navarre, eentlihomme ordinaire de la chambre au roi François I"', bailli et capitaine d'Estampes;

MURAT — HURINAIS

Antoine II, chevalier de l'ordre da Hoi, capitaine de cent hom mes d'armes de ses ordonnances, fut député aux États-Généraui de Bloia boub Charlea IX, maréchal de camp, général sons Henri III;

Jaccpesde Leatang, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi Henri IV;

Antoine ni, capitaine de cavalerie, maréchal de camp , gentilhomme ordinaire delà chamore du Roi, s'est signalé en diverses rencontres;

François de Murât, marquis de Leatang en Dauphiné, premier baron de Ly onnais , capitaine de cavalerie.

HURE (la) est un mandement an diocèse de Grenoble, au bailliage du Graisivaudan et en l'élection de la même ville, composé de quatorze paroisses dont voici les noms :

La Mure;

Saint-Théotfrey;

Cholonges;

Pierre-Chitel ;

Sus ville ;

Prunières ;

Hayres;

Saiat-Arey ;

Ponsonnas ;

Coignet ;

Sousville ;

Saint-Honoré ;

Toutes lesquelles font une taillabilité distincte, comme je le fais voir en particulier. Avant qu'elles fussent séparées, le mandement faisait Irentesix feux et sixième. La Hure est un bourg qui fait seul onie feux deux quarts eL vingt-quatrième , dont 1 église est dédiée à Notre-Dame, delà nomination du prieur du lieu. Il y avait une chapelle dans le château, de la nomination du roi-dauphin , comme il se tire de la collation qui en Ait fiiite le pénultième de mai 1330 par Béatrix de Hongrie, dauphiné de Viennois; et comme le dit Laurent Alleman, évêçrue de Grenoble, dans sa visite de d497. Elle est sous le vocable de saint Jacques. Le même évéque ajoute one dans le bout^ il y a un hâpitîd de u mâme collation delphinale BOUS la direction des consuls, et auprès de là, une léproserie et une chapelle de Saint-Laiare. Les capucins ont &it bâtir un couvent dans ce bonrg en 1648 et possèdent l'endroit

où était le chAtean, qui est rxiiné ; c'est la maison de Combourder qui les a fondée!.

IfUBEILS est une paroisse dn diocèse de Vienne, du bailliage de Saint-Marcel lin et de l'élection de Ro mans fais ant un fe u un tiers.

HDBIAIŒTTE est une paroisse de la vallée et au bailliage du Graisivaudan, dans le diocèse et en l'électioa de Grenoble , faisant deux feux deux quarts et huitième, appartenant à l'évé-

Îie à qui elle lut donnée par Siboud lleman, seigneur de Revel, par an acte d'un mercredi de l'an 1291 : ainsi que je l'ai vu dans un cartulaire de 1 évèché. Son église est dédiée à saint Jean, de la nomination de l'Infirmier de l 'églis e do Notre-Dame de Grenoble.

BfÛBINAIS est une paroisse du diocèse de Vienne au bailliage de Saint- Marcel lin et en l'élection de Romans, faisant cinq feux trois quarts, dont l'église est dédiée i saint tSerre, de la nomination du prieur de Chevrières. Par arrêt du Parlement de Grenoble du 13 mars 1637, le seigneur de ce lieu a été maintenu dans la possession d'exiger le plaid qui est liquidé au doublement de la censé, comme aussi aux droits de civerage , corvées et palUages.

Il y a une ancienne et noble famille decenoin, dont j'ai dressé et fait imprimer la généalogie, par laquelle j'ai fait voir que c'est une branche de celle de Dupuy Montbrun, et l'ai prouvé

MURINAIS — MUSY

serva le nom de Dupuy. L'antre, appelé Artaud-Alleman, prit celui de Bellecombe à cause de sa mère; il eut pour femme Aynarde de Murinais, de 1 ancienne £unule noble de ce nom, qui le fit père de François de Bellecombe et de Falcon Dupuy de Murinais ; ayant pris ce dernier surnom à caase de sa mère , et sa postérité Ta toi:yours gardé depuis. Elle porte de gueules au lion éPor, et Dupuy porte éTar au lion de ffueules.

Jean de Munnais combattit à la journée de Montlbéry ;

Jean , son fils , se distingua par sa valeur en celle de Fomoue, Tan 1405;

Pierre fut guidon des gens d'armes de l'amiral Hannebaud et fit la guerre plusieurs années sous François I^i*;

Jean-Balthazard de Murinais, lieutenant de cent hommes d^armes des ordonnances du Roi;

Jean Buifevant de Murinais, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi, procureur et syndic des États-Généraux du Dauphiné ;

Antoine-François a eu le môme emploi de syndic ;

Aimar a été conseiller au Parlement de Grenoble, Tan 1529;

L'ancienne famille noble de Murinais finit à Aymarde de Murinais qui, comme je viens de dire, fit alliance dans la maison de Dupuy et qui testa Tan 1429. J'ai une généalogie de ses ancêtres depuis Humbert, seigneur de Murinais , qui vivait Tan 1060.

n y a dans la paroisse de Châteauneuf dlsère une autre famille noble

de Mmînais qui porte les mômes armes.

MU8INO est une famille noble de Vienne^ de laquelle il y a eu Antoine de Musino, premier président en la Chambre des comptes de Savoie et de Piémont pour Henri II, Tan 1556.

Louis, son petit-fils, a été conseiller en la Cour des Aides de Vienne, et Claude, fils de celui-ci, l'a été au Parlement de Metz. D'azur à la fasce d'or accompagnée de cinq beaans de même y trois en chef et deux en pointe,

MUSY. Il y a deux &milles de ce nom qui, pourtant, ont une môme origine, et toutes deux sont dans le Viennois.

Simon Musy a procuré la noblesse à Tune par une charge de maître des Comptes en Dauphiné, l'an 1580.

Georges, son fils, a été procureur général au Parlement de Grenoble, puis Sremier président en la Cour des Aies de Vienne, et Pierre, fils de celui-ci , a été premier président au Parlement de Metz. D'azur au lion d'or couronné.

Léonard Musy a acquis la noblesse à l'autre famille par une charge de trésorier de France en cette province, l'an 1579. De lui sont descendus trois rameaux, qui ajoutent une bordure d'argent aux armoiries de l'autre.

iniSY (Jean-Raymond), du Viennois, avocat au Parlement de Grenoble, a fait imprimer quelques harangues ou discours qu'il a prononcés. 11 fait fort bien des vers français et a composé quelques tragédies.

NAAHàT ^ ISECTAISE

NAAMAT a été un saint archevêque de Vienne l'an 570. Il était de noble race, gouverneur du Viennois et patrice du royaume de Bourgogne:

mais il qpiitta le monde pour se faire religieux, et fut tiré du monastère pour être archevêque. Ceux ^ui ont fait son éloge disent que jamais il ne renvoya pauvre sans secours : A quo nudus nunquavn rUsi opertus , inops nisi lœtus discessit. Sa fête est le i7 de novembre.

NAMANNUS, natif du diocèse d'Embrun, fut élevé à Tarchiépiscopat de cette ville par le clergé ae cette église, en laquelle il était prêtre, Tan

NANTES est une paroisse du mandement de Ratiers, au diocèse et en l'élection de Grenoble et du bailliage du Graisivaudan. faisant sept feux trois quarts. Son église est sous le vocable de saint Théodore, de la nomination du chapitre de Féglise de Notre-Dame de Grenoble, à cinq lieues de cette ville.

NANTES (Claude de) a été anobli Tan 1664 et confirmé l'an 1668 pour services rendus à la ffuerre , en qualité de capitaine. Il est origadier des gardes du corps.

Claude ae Nantes , son neveu , est trésorier de France en la généralité de Dauphiné.

D'argent à la licorne d^azur^ chargée sur Vépaule d'une fleur de lys d*or,

NANTOU (Jean de) , archevêçiue de Vienne assista au concile de Pise^ Tan 1409; il fut ensuite évêque de Paris. Tan 1423. Il était d'une ancienne famille du diocèse de Châlon fondue en celle de Bouton, comme nous l'apprend le curieux Palliet, en l'histoire généalogique de cette dernière maison.

NANtOIN est une paroisse du

mandement de la Gôte-Saint-Ândré , faisant trois feux, dans le diocèse, le bailliage et l'élection de Vienne, dont réglise paroissiale est dédiée à saint Martin, de la nomination du i>rieur de Penol, à ce que dit François-Marc, décis, 4 de la première part., et décis.

464 de la seconde, de son Hecueû d'arrêts. Le pouillé de Vienne dit que c'est de celle de l'archevêque de cette ville en oualité de prieur de Gilonav.

NAVAISSE est une ùimille noble de TEmbrunais, de laquelle a été Jean de Navaisse, gouverneur de Tallar, de Guillestre et de Château-Roux , sous le règne de Charles IX. Ellle porte d* argent au lion de gueules, au chef d'azur chargé de trois rencontres de vaches d'or rangées,

NAZAIRE était romain, d'un père afHcain et juif et d'une mère chrétienne. Il fut élevé à la religion de sa mère, et, par ses soins, eUe l'envoya à Saint-Lin, pape, de qui il reçut le baptême, bon père l'ayant su lui voulut Élire appréhender les tourments auxquels les chrétiens étaient alors exposés 'mais il n'en tint compte. Il partit de Rome, passa à Milan, visita dans les prisons saint Gervais et saint Protais; de là, il vint à Genève où U baptisa saint Celse, avec lequel ayant couru toutes les Alpes et fait plusieurs chrétiens, ils retournèrent à Milan, où le préfet Anolin les fit jeter dans des cachots, dont ils ne sortirent que

Ï^our aller au supplice. Leur fête est e 28 de juillet.

Saint Nazaire a été le premier apôtre de Genève. Il serait à souhaiter que l'évangile qu'il y a prêché y eût été conservé avec la même pureté qu'il l'annonça. Je parle de lui parce qu'il pénétra bien avant dans TÈmbrunais et qu'il y fit plusieurs chrétiens.

NfSGT AIRB a été un saint évêque

NECTAmS — NOBLESSE

<li

de Vienne^ l'an 324, et mourut tout rempli de foi le l«r d'août l'an 367, étant fort vieux. Il présida au concile de Vaison, Tan 351.

NEFFES est une paroisse de la ▼icomté de Tallard à une lieue de Gap, du diocèse, du bailliage et de l'élection de cette ville, faisant deux feux et dem i. L e vin y est bon.

NEMENTURES, ancien peuple du pays de Trièves» où est aujourd'hui le Monestier-de-Glermont.

NERPOL est une paroisse du diocèse de Vienne, du bailliage de Saint- Marcellin et de l'élection de Romans, feisant huit feux trois quarts. Il est appelé Castrum nerporeum dans le partage ùâi entre l'archevéaue de Vienne et Tévéque de Grenoble de la comté de Sdmorenc, dont je parle en son rang.

Il y a eu une ancienne et noble famille de ce nom à qui cette terre appartenait ; elle portait d'argent à la hande de gueules , au chef d'azur chargé de deux clefs d'or en sautoir.

Elle a fini par Françoise de Nerpol

?ui vivait l'an 1390, et fut mariée à rançois de Bocs ozel.

NÉVACSHE est une paroisse du Briançonnais, au diocèse d'Embrun, au bailliage de Briançon et en l'élection de Gap, à dix lieues de cette première ville, à quatre lieues de l'autre et à dix-neuf lieues de la dernière ; elle fait huit feux deux tiers.

C'est un pays montagneux où il ne cro it poin t de vin.

NEYRET ( Claude) , de Lyon, acquit sa noblesse en qualité d'échevin de Lyon, sous Louis XIII, en 1640.

Guillaume, son fils, a été trésorier de France en Dauphiné et est encore vivant, habitant à Grenoble avec sa &mille , qui porte d'or à la tête de more de sable tortillée d'argent mise en profil.

NEYRIEU est une fsimille noble du Viennois, qui porte d*or au griffon de gueules et un chevron d'argent brochant sur le tout.

Lancelot et Antoine de Neyrieu sont morts au service de Henri lï , contre l'empereur Charles-Quint;

Claude, leur autre frère , commanda une compagnie sous le même Roi, et combattit à la bataille de Renty;

Joachim, capitaine d'in&nterie;

Scipion de r^eyrieu, sieur de Domarin, Ta aussi été.

NIGAXSB. évéquede Die, assista au concile de I^icée, si célèbre dans toute la chrétienneté, où les Ârriens furent condamnés, et où fut fait l'excellent symbole de la foi que l'on chante tous les jours à la messe, et où il fut décidé de la consubstantialité du père et du fils. Ce fut l'an 325 de Jésus- Christ.

NIGOLAI (Nicolas de), sieur d'Ârfeuil, natif de la Grave, au mandement d'Oisans . fut valet de chambra de Charles VI. Il écrivit quatre livres de ses Voyages en Orient y un Traité de Vart de naviguer, un Discours de la guerre, un autre De la navigation du roi d^ Ecosse y Jacques ^^ et il a fait quelques chartes.

NiGOjLAS a été une famille noble de la Valloire, qui portait d'argent à trois têtes de léopard de gueules, deux et une, au chef d'azur chargé de trois soleils âUor rangés.

Françoise et Florie-Madelaine en ont été les deux dernières depuis peu d'ann ées.

NIZIER, évéque de Valence, a assisté au premier concile de cette ville l'an 374.

n y a eu un saint évéque de ce nom en celle de Vienne l'an 380, dont la fôte est le 5 de mai.

NOBLESSE. Autrefois en Dauphiné elle s'acquérait par les fiefs, par les charges et par les reliefs ou lettres du prince. I^s fiefs cessèrent d'anoblir sous le règne de Charles IX, en vertu des lettres-patentes du 8 de mai 1562, qui excluent les petits fiefs de cette prérogative ; et l'arr^ît du conseil, rendu pour cette province en forme de règlement en 1602, l'ète aux grands ; et par un règlement fait au conseil du Roi, tenu à Lyon le 24 d'octobre 1 639 pour les trois ordres de cette province^ on réduisit lanoblesse des offices à ceux des présidents, conseillers et gens du roi du Parlement, des présidents, auditeurs, maîtres des Comptes et gens du Roi de la Chambre des comptes et aux présidents, trésoriers, et gens du Roi du bureau des finances de cette province. Il y a encore le privilège de ceux qui sont conseillers secrétaires du Roi, maison et couronne de France, oui, lorsque le feu roi Louis Xm révoqua tous les anoblissements depuis 30 ans , par un édit du mois de novembre 1640, furent exceptés par w autre du mois de

NOBLESSE

décembre saivant. U y eut deux arrêts au Conseil du 21 de février et 18 de juillet 1646, concernant la noblesse du Dauphiné. Le premier soumet aux tailles les gentilshommes déchus, et l'autre défend aux gentilshommes et aux ecclésiastiques de S rendre des baux à ferme à peine de érogeance. Il y en eut un autre le 7 de mars 1654 pour obliger les rétablis en leur noblesse de rapporter leurs titres à la forme du 4< art. du règlement de Lyon de 1639. Le Parlement de Grenoble en fit un le 15 de juillet 1667 qui décharge la noblesse i>08sédant des fonds roturiers en Dauphiné, des surtaux et ustensiles concernant les gens de guerre; mais le Conseil y a pourvu autrement par le sien du 28 janvier 1 678, car il Ty soumet à la forme de l'article 17 du môme règlement de Lyon 1739. Le même Parlement, par un autre arrêt du 7 de septembre 1663,

Sermet aux seigneurs hauts-justiciers 'empêcher que les habitants de leurs terres n'usurpent la qualité denoble. Je ne dis Yien de la poursuite qu'on a faite contre les usurpateurs de cette qualité, en vertu des déclarations du Roi, du 8 de janvier 1661 et 5 de juillet 1664, parce qu'eUe a été générale Sartout le royaume. J'ai eu l'honneur 'avoir été employé en celle de Dauphiné ; et M. Dugué , alors intendant, me commit pour recevoir les titres et lui en faire le rapport. M. Chorier fut le procureur du Roi; il s'en est fort bien acquitté, et la recherche fut faite à la requête de plusieurs préposés. Ce fut alors aue le Roi, par des lettrespatentes du mois d'août 1664, révoqua toutes les lettres de noblesse accordées depuis le l«r janvier 1630, qu'il réduisit à la suite par un autre édit du mois de septembre de la même année 1664 au 1er de janvier 1634 ; ce

3u'il confirma par un autre édit du 11 e décembre suivant. J'ai fait des recherches exactes et avec de grands soins de tout ce qui peut concerner la noblesse du Dau-

Shiné. J'en ai vu tous les titres, soit ainsles trésors des églises, soit .dans quelques auteurs, mais je n'ai pu pénétrer au-delà de l'an 1000 , tout le dessus étant enveloppé dans ime obscurité difficile à démêler parce qu'alors les familles n'avaient point de nom successif ou héréditaire , et ce n'a été que dans le onzième siècle qu'elles ont

commencé de s'en &ire un, soit de celui du baptême, soit de celui d'une seigneurie et d'un fief, soit de celui de leur habitation , par exemple ; parmi ceux de baptême et ceux oe terres ou fiefs, je trouve ceux-ci.

Noms des familles nobles tirés de de celui du baptême.

Ademar ou Âimar ;

Albert;

Alleman ;

Alric ou Henri.

Ambrois ou Ambroise ;

Archimbaud ;

Armand;

Arnaud;

Arnoux ;

Artaud;

Auger ;

Auruce;

Aynard;

Béatrix;

Benoit;

Berard;

Bérenger;

Bermond;

Bernard;

Bertrand;

Bochard;

Bonifiice ;

Caries ;

Chabert ;

Denis;

Didier;

Durand ;

Emé;

Etienne ;

Eustache ;

Eustache ;

Eybert ou Ubert;

Galbert;

Gallien;

Gautier;

Gérard;

Girard;

Giraud;

Grégoire;

Grimaud ;

Guiffirey;

Humbert ;

Joanni;

Jordan;

Isnard ;

Jullian;

Lambert;

Lombard ;

Marc;

Bfarcel;

NOBLESSE

Bfartin;

Morard;

Nicolas;

Odoart;

Odobert ;

Olivier;

Pascal;

Philippe ;

Pons;

Priam;

Rambaud;

Raymond;

Reynard;

Reynand;

Richard;

Risaud;

Robert;

Roger;

Rolland;

Rostaing;

Roux;

Vallier;

Vincent;

Ysoard.

Noms des famille» nobles tirées des terres et fiefs situés en Dauphiné.

Aiguebelle;

Alauson;

Ambel;

Âmblerieu ;

Âncesnne ;

Ânthon;

Arces;

Argenson ;

ArviUars;

Arxeliërs;

Aspremont ;

Aspres ;

Avalon;

Anberiye ;

Aorel;

Amiac;

Balme;

Baratier;

Bardonnenche ;

Baternay ;

Beanme;

Beaumont;

Beansemblant;

Beauvoir ;

Bellecombe ;

Besignan;

Bocsozel ;

Bouquéron;

Bourchenu;

Bressieu ;

Briançon;

Brion;

Buissière ; Ghabestan ; Ghabeul; Ghabrillan ; Ghampier ; Ghandieu ; Ghaponay ; Gharmes; Glaveyson ; Glèmes; Glerieu ; Glermont ; Gommiers ; Gomps; Grolles ; Disimieu ; Draguignan; Esparron ; Faramant ; Faverges ; Flandesnes;

Fraissinières; Gua; Gênas; Gières ; Goncelin ; Hauterives ; Herbeys ; Hostun; Hyères; Jarjayes; Leissms ; Lemps ; Lers; Loras; Mailles ; Mallin; Marjais ; Hamnne; Maubec; Mévouilion ; Mirabel; Moirans ; Molart; MoDtauban ; Montbel; Montbonnot; Montbran ; Montbrison ; Montchenu ; Montélier ; Montfort; Montmerant ; Montorcier; Montoison ; Montrigaud ; Moras; Moretel ; Mori^es; Ifunnaisî

NOBLESSE

Nerpol; Novesan ; Ourcières; Peladni ; Pellafol ; Piegros; Pilhon; Plaisian ; Poisieu ; Poligny; Poipe (la); Puyboson :

Puygros; Quincieu ; Rame; Remusat ; Revel ; Revilasc ; Ri voire; Rochefort ; Rochette ; Rosans; Rossillon ; Roybon ; Saiht-Ândré ; Saint-Ferréol; Saint- Juers, Saint-Quentin; Saint-Symphorien ; Saint- Vallier ; Sainte-Jalle ; Salvaing ; Sassenage ; Solignac; Surieu ; Tencin ; Theys ; Thivolay ; Taulignan ; Torchefelon; Tour (la) Tullins; Varces ; Vauiany ; Vaulnaveys ; Vausserre ; Vaux; Veaune; Vercors; Véronne; Vesc; Veynes ; Vilette; Vinay; Vineu ; Vourey ; Urre; Ylins.

L'usage n'était pas non plua que celui à qui appartenait quelque terre

s'en qualifiât seigneur. Ainsi, quand j'ai entrepris de dresser des généalogies pour des familles anciennes, à peine ai-je trouvé de quoi m'instruire des degrés qui ont eu relation au onzième siècle. 11 y a des chartes qui, parlant de ces anciens seigneurs, les qualifient majores, et dans une de celles d'un cartulaire de Vienne, où Drodon flût quelques libéralités à l'abbaye de Saint-Pierre, il y est appelé : unus ex majoribus Viennensibus y cependant il était seigneur de Beauvoir de Marc.

L'acte est de l'an 1020.

Le titre de noble est le seul que l'on donne aux gentilshonmies, car celui d'écuyer à peine y est-il connu ; l'on ajoute souvent celui de chevalier qui, dans les titres latins, est exprimé par le mot de miles, mais il faut que quelq[ue dignité relevée soit par érection ou par office le fasse mériter à celui à qui on le donne. Par tous les titres latms , un gentilhomme prenait la quahté de nobilis, et suivant son élévation il ajoutait celle depotens vir. J'en ai vu des preuves en des actes faits depuis la fin du douzième siècle parmi ceux qui furent mis entre mes mains lors de la dernière recherche; et M, Chorier en a rapporté plusieurs exemples dans le onzième hvre de la première partie de ï Histoire du Dauphiné, sect. i6, où il a ajouté d'excellentes remarques.

La noblesse de cette province avait autrefois le privilège de nommer les lieutenants genérauxau gouvernement du Dauphiné , après que le Dauphin, ou le Roi Dauphin , en avait nommé le gouverneur. Elle s'assemblait dans les États de sa propre autorité, et ne • contribuait à nen que lorsqu'elle le voulait. Le don gratuit qu'on accordait autrefois au Roi, avant que les tailles fussent forcées comme dans les autres provinces, dépendait absolument de son consentement, et d'abord qu'elle l'avait résolu, les ecclésiastiques et le tiers-état n'y résistaient pas. Enfin elle était le mobile de tout, uependant, après que les tailles eurent été introduites en Dauphiné , le tiers-état, qui en fut seul cnargé, en murmura et prétendit que les autres ordres fussent de la partie ; les autres y résistèrent :

ce qui a causé de grands désordres parmi eux, qui n'ont été assoupis que par le règlement de Lyon de 1^.

La valeur de cette noblesse a tau-

NOBLESœ

joare été oonniie, et lorsaoe qaelqaesuns de nos Rcis ont porté leurs armes en Italie, l'histoire nous apprend qu'elle y a toujours tenu les premiers rangs, qu'elle y a servi avec zèle, avec utilité et a^ec un grand courage, et qu'elle a toujours contribué au gain des batailles que ces princes ont gagnées , témoins celles de Fomoue, de Ravenne et de Marignan; et lors de celle de Pavie, il y avait plus de 400 gentilshommes dauphinois, dont quelquesuns périrent et cpielques autres furent laits prisonniers. J'en nommerai une partie sur l'article de Pavie et déjà j'en ai fait mention en ceux des guerres d'Italie sous Charles VIII, Louis XII et François I«r.

Pour le nombre des maisons nobles en divers temps , il est aisé de le connaître en plusieurs articles de ce Dictionnaire, particulièrement aux révisions de feux, rôles d'arrière-ban et aux noms des familles qu'on trouve en leur rang.

L'empereur Gharles-Quint voulant attaquer la France par le Dauphiné , 4,000 gentilshommes s'assemblèrent à Romans l'an 1519 en intention de le défendre. Dans une révision âute en 15^, on trouva^ dans le haut Viennois et dans la terre de la Tour, 500 maisons nobles, dans le bas Viennois 250, dans le Graisivaudan 446, dans le Gapençais87, dans l'Embrunais 25, dans le Briançonnais 15, dans les Baronnies 100, dans le Valentinois et le Diois 190, faisant en tout 1,583. Présentement, il y en a de 500 noms différents divisés en 1600 branches et composées de 5,000 hommes. En voilà beaucoup pour une petite province ; mais il ne s'en faut pas étonner. Gomme la vertu et la valeur font la plupart des

gentilshommes, il y en a tant parmi Ml Dauphinois que la noblesse n'a pu être rerasée i ceux qui ont donné des marques de l'une et de l'autre. Nul intéi^t ne me fait parler, ce n'est que la vérité , car j'ai plus de siget d'en blâmer quelques-uns en mon endroit^ gue je n'en ai de me louer de leur

ritice ou de leur reconnaissance.

y a déjà plusieurs années que je travaille à la gloire de ma patrie et gue jelui élève desmonuments, néanmoins, parmi ceux qui doivent y prendre ^elque part, j'v ai plutôt trouvé des ingrats et des hommes iigustes que deitainiSm dMbienfititwra.eidttifliiDfl

équitables. Tout cela ne m'a pas rebuté.

Je cours toujours dans la môme carrière , j'y envisage l'honneur au bout, et possible que la postérité ne me refusera pas la grâce ou la justice que je pouvais raisonnablement attendre des compatriotes de mon temps. Il ne faut

fas que quelques malheureux que 'intérêt ou la politiaue ont pu fau*e agir, empêchent que les autres soient loués et mentionnes comme ils le méritent. Un petit tas de gens qui voient encore à leurs pieds la fainlesse et l'abaissement de leurs pères, ne doivent pas l'emporter sur le mérite et la conduite raisonnable de ceux qui demandent tous mes soins et toutes mes veilles ; et je dois fouler aux pieds des ressentiments , quelqu'équitables qu'ils soient, pour m'attacher à tant de gens raisonnables, généreux et civils à

2ui, par devoir et par inclination, je ois consacrer mes recherches , mes travaux et mes mémoires (1). Agamua pro celebrata nobilitate et generi»

claritatem prœdicemur^ parlant avec un ancien .

M. de Boissieu^ dans son usctge des fiefs, chap. 46, dit que la noblesse en ce pays est exempte de toutes corvées et charges personnelles ; dans le chap.

67, qu'elle et ses fermiers le sont du droit de civerage ; et Guy-Pape, quest.

4i, qu'elle peut travailler en ses propres niens sans déroger.

Les Romains ont estimé la noblesse Viennoise. Ils en ont tiré quelquesuns de leurs consuls ^ comme je ois en un autre article où j'en nomme sept.

J'ajoute à tout ce que je viens de dire que, quand l'arrière-ban de cette province a marché , jamais il n'a été commandé que par le lieutenant au gouvernement^ qui, presque, a toujours été Dauphinois, ou par l'un des seigneurs les plus relevés en dignité. Et qu'autrefois, la noblesse avait le pouvoir de s'armer et de se faire la guerre sans le consentement du prince.

Gomme le dit Guy-Pape, quest. 437 et Aimar Falcos dans son Histoire Antoniane : etiam , inscio principe beUum tndicere, armaque impune

(1) A la suite m trouve le passage suivant qui me paraît avoir été bifié par Allard lui-même : « c'est » donc pour vous, exoaUente noblesse, que Je tra- » vaille. Je suie persuadé que mon ouvrage vont im-> I mortalisera. â*est pour vous que je me préotn

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