‹ Bibliothèque historique et littéraire du DauphinéChapitre 63 sur 213 · Partie du mandement de Saint- Genis · texte numérisé non relu

Partie du mandement de Saint- Genis

Quelques territoires vers la Ghartreuse;

Dolomieu;

Saint-Laurent-du-Pont ;

Faverges;

LaPalud;

Bocsozeh

La Gôte-Saint- André;

Azieu-

Saint-Georges-d'Espéranche ;

Venissieu ;

Miribel ;

Pressins ;

Les Avenières;

L'fle de Giers;

Jonage;

PAIX

Tolvon ;

"Voiron;

Gh&bons ;

Falavier;

La YerpiUière;

Septême ;

Saint-Symphorien-d'Ozon .

Plus les possessions, les fiefs et arrière-fiefs que le comte avait dans les mandements et les châtellenies de :

Faramans;

Omacieu ;

Bocsozel ;

Ghâtonay;

Ghandieu;

Massieu ;

Ëclose;

Saint-Jean-de-Boumay ;

Maubec ;

Serpaise;

Eyneu;

Faverges ;

Les Épares ;

Saint-Âlban ;

Gsiseneuve;

Formont ;

Yilleneuve-de-Marc ;

La Palud.

Le comte eut oour sa j^art le Faucigny^ le pays de Gex^ plusieurs terres, fiefs , arrière-fiefs au-delà du Guiers > et du Rhône, dans le Bugey et dansr la Savoie, les hommages que le comté de Genève devait au Dauphin pour plusieurs de ses terres et généralement tout ce qui dépendait de la souveraineté du Dauphiné au-delà des rivières d'Ain et d'Âlbarine, vers la Bresse et le Bugey et des fiefs et des hommages de Jean Ghalon, seigneur d'Ârlay, du comte d'Auxerre et d'Euvrard de Vienne. Le Daujphin s'obligea aussi de payer 3,00u écus d'or à Humbert Richard, et 4,000 florins d'or à Aimar de Beaumont, pour dégager les terres de Jonage et des Aveniëres. Il donna encore au comte, par pure gratification, les terres de oaint-Sorlm , de Cuchet, de Saint- André-de-Briord, de Lu^s et de Lagnieu, et tout ce qui lui appartenait entre les rivières du Rhône, d'Ain et d'Albarine; les châteaux et lesterres de Varey , de Saint-Maurice-de-Gourdans, d'Anthon et de Gex, tombèrent aussi dans le partage du comte; et comme elles appartenaient au comte de Genève , le Dauphin lui en donna d'autres en Dauphmé , qui furent le

Colombier , Villeneuve-de-Roybon , Saint-Donat et Septéme.

Je remarquerai une chose singulière qui fut causée par cet échange , c'est que la noblesse du Dauphiné en ayant eu connaissance , elle connut que le Dauphin y avait été grevé particulièrement par la cession du Faucigny, tellement que le 19 de février suivant , qui était la même année 1355^ car 1 année commençait alors au mois de mars, plusieurs gentilshommes furent nommes pour en faire des remontrances au gouverneur de la province.

L'acte est dans les registres de la Chambre des comptes , où je l'ai vu et d'où j'ai tiré les noms de ceux qui firent ces remontrances , ce furent :

Guillaume Odobert, seigneur de Ch&teauneuf;

Jofirey, seigneur de Chatte;

Odobert, seigneur de Châteauneuf ;

Aynard de Bellecombe ;

Guillaume de Gommiers ;

Guillaume de Saint-Pierre , .ymon de Saint-Pierre ; rilles Benoit; ruy Copier;

Humbert de Bellecombe.

Le gouverneur du Dauphiné était alors Aymar de Poitiers, comte de Yalentinois et de Diois. Le principal grief qu'ils disaient que le JDaupnin avait reçu était que dans ce que le comte avait donné il n'y avait pas douze chevaliers et au plus soixante nobles propres aux armes . et dans ce que le Dauphin avait céaé il y avait plus de quarante mille sujets de gens de pied, et plus de sept cents hommes d'armes; mais ces remontrances furent inutiles , et ce traité n'a pas été altéré du depuis.

Le dernier traité fut fait entre le dauphin Louis , et Louis, duc de Savoie , dans .la ville de Genève , l'an 1446. Le duc avait prétendu que les comtés de Yalentinois et de Diois lui appartenaient en vertu du testament de Louis de Poitiers , dernier comte, de l'an 1419, que j'examinerai en son rang, bien que le Dauphin y eût été institué héritier : c'est ce qui avait donné lieu à une nouvelle guerre. Mais par ce traité, le duc de Savoie y renonça et le Dauphin renonça de nouveau à l'hommage du Faucigny et des autres terres échangées par le traité

Outre ces traités, Philippe de Va-

PAIX — PALADRU

lois , roi de France , en avait entrepris un autre entre Guignes, dauphin Mil* du nom, son gendre, et Amédée, comte de Savoie, l'an 1330; mais il n'eut aucun effet , bien que le Roi eût nommé des commissaires pour cela , qui ftirent :

Guillaume de Suze , archidiacre de Lyon;

Le sénéchal de Beaucaire ;

Et Guillaume de Villiers, juge des appeaux de Toulouse.

ôependant, comme les demandes que firent ces deux princes pour parvenir à ce traité , et qu'ils remirent entre les mains de ces commissaires, peuvent en quelque manière servir a l'histoire , j'ai cru qu'il était à propos d'en fiûre mention :ci. Voici donc un état des terres dont le chacun de ces deux princes demandait la restitution :

Page 1