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DE LA NOBLESSE DU PARLEMENT DE GRENOBLE

U n'en est point en France dont il y ait plus grand nombre d'ofiQciers d'ancienne et noble extraction qu'en celuici. C'est un avantage dont il est en possession depuis son établissement, même du temps des Dauphins et lors-

Ïii'il n'était que Conseil delphinal.

'abord que le dauphin Humbert II l'eut créé, il v eut peu d'anciennes et illustres familles oui ne voulût y entrer.

Les Mite, les Alleman, les lisEtbalme^ les Borel, les Commiers, les Beaumont, les Rivière, les Theys, les Arces, les Artaud, les Revel, les du Motet, les Latour, les Yallins, les Tholon, les Saint-Germain^ les Guiffrey, les Paviot, les Torchefelon, les Loras et les Baile, tout y courut. Et les Dauphins y faisaient choix de ceux qu'ils croyaient propres et habiles pour

exercer les charges dont ils le composaient.

De même, après que le dauphin Louis l'eût nommé Parlement en 1453, les Gruel, les Châteauneuf. les Ventes, les Grenas, les Ciserins, les Lattier, les Fléard, les Palmier, les Larces, les Mores et les Chaponnay en occupèrent bientôt les offices. Après cela il n'y eut aucune famille considérable autorisée et distinguée du Dauphiné

Sii n'y ait fourni des offîders, jusquequ'u y en a eu qui en ont donné cinq, six et même sept en divers temps. On le peut voir dans le dénombrement que j'en ai donné pour le Conseil delphmal et pour le Parlement.

Plusieurs et illustres Êunilles étran-

gères ont bien voulu s'y introduire, i y a eu des Cambray , des Thomassin, desBellievre, desLep;oux, des Ruzé, des BuUions, des Simiane^ des Ventes, des Montluel, des Roches, des Prunier, des Emeris, des Pontcarré et quelques autres.

Des savants officiers du même Par^ lement dont nous avons des ouvraies,

Jean Sainxon, premier président;

Guy Pape, conseiller;

Laurent Rabot, conseiller;

François Marc , conseiller;

Philippe Decius, conseiller;

Jacques Cuias, conseiller;

Antoine Fabry, conseiller;

Claude Exmlly^ président;

Aymar du Rivail, conseiller;

Gaspard Baro y conseiller ;

Jean de la Croix , président ;

Aymar Duperier, conseiller;

Artus Prunier, premier président;

Félix Basset, conseiller;

Vincent Gentillet, président;

Pierre Cornu , conseiller ;

Guillaume Charency, conseiller.

PARME était une famille noble du Gapençais, qui portait de gueules à trois palmes d'or. Elle a fini par Philippine de Parme , dame d'Aspremont, femme, en 1420, de Jean Sauret.

François de Parme , surnommé de Fredulphes, fut chancelier du Dauphiné, l'an 1349;

Antoine de Parme, son frère, de l'ordre des Frères Prêcheurs, a écrit en latin des Sermons sur les évangiles des dimanches de l'année.

PARliE — PATERES

j^JBAN bb), Gapençais^

fit un livré intitulé Y Évangile éiernéL^ q[ui fut brûlé par le commandement du pape Alexandre IV, Tan 1258.

PARMIS80N (Laurent), de Montélimar, a fait une Rhétorique, ran 4584.

PARNANS est une paroisse du diocèse de Vienne, au bailliage de Saint-Marcellin et en l'élection de Romans , faisant deux feux un quart et quarante-buitiëme.

PASCAL, pape, étant venu en France, passa en Dauphiné, et consacra le cimetière de Téglise de Saint- Maurice de Vienne.

PASCAL est une famille noble du Viennois, qui était composée de quatre branches :

La première, du sieur de Colombier, est finie. Guy Pascal, qui est mort sans enfants; Marie Pascal, sa sœur , a été la femme de Melchiol de Bernard;

La deuxième , du sieur de Malatrait , tombée en quenouille en la personne de Marguerite Pascal, femme de Louis de la Poype, seigneur deSaint- Jullin, président au Parlement de Grenoble ;

La troisième, du sieur de Valentier, terminée nar François et Louis Pascal, décédés, u y a quelques années, sans

Sostérité. Us eurent trois sœurs : Glauine, mariée à Jean Aleiron; Louise, épouse de Pierre Lamote-Bucellin, et ënnemonde mariée à Thomas de Mereol, puis à PaulPourroy ;

La quatrième, du sieur de Satolas, subsiste.

D^araent au singe cusis de sable.

Claude Pascal de Valentier fut conseiller au Parlement de Grenoble, puis président au Sénat de Savoie, 1543; savant en droit et bon poète latin. La décision Pascale, qui est la dernière parmi celles de Guy Pape, est de lui ; elle est pour les clauses codicillaires. Il composa de beaux vers latins à la louante du chevalier de Routières', que j'ai rapportés ailleurs.

PASCAL (Pierre), de Saint- Geoire , a fait quelques harangues et épîtres latines, un discours au Sénat de Venise , et Téloge de Henri IL II ne put pas achever une Histoire de France qu'il avait commencée, parce que la mort le prévint.

Claude Pascal , son fils , a &it des vers français et ses rondeaux ont été trouvés admirables.

PASGASB, évèqoe de Vienoe^ assista en l'assemblée qui se fit l'aB 287 , sous Dioctétien , aux cryptes de la ville de Sinues^e , contre le pape If arcellin. Sa fête est le 8 des kalendes de mars.

PASQUAL est une ûunille de Grenoble, anoblie par Zacharie Pascal, au moyen d'une charge d'auditeur des Comptes en Dauphiné, où il fiit reçu Tan 1629. Alexandre, son fils, est aujourd'hui conseiller au Parlement de Grenoble, et porte d'axur à V agneau pascal d'argent y le penon croisé de gueules.

P ASQUET (Arnaud), de Voiron, a traduit les sept dialogues latins de Georges Pictour, l'an 1580.

PASSAGE (le) est une commune du diocèse, du bailli^e et de l'élection de Vienne , à neuf lieues de cette ville, faisant six feux et demi, dont l'église est dédiée à saint Etienne.

P ASSEAT était une famille noble de Trièves, qui portait d'caur à la croix d*argent cantonnée de quatre fleurs de lis d'or. Claude Passeat, qui vivait en 1620, en a été le dernier; Jeanne, sa sœur, épousa Antoine Faure , sieur de Claret; et Catherine , son autre sœur, a été la femme de Guignes de Vaujany.

PASTE a été une famille noble de la vallée du Graisivaudan , finie par Albert Paste, llle du nom, qui vivait l'an 1484, et mourut sans entants.

PASTÉE (Jean de) se dit gentilhomme dauphinois , et avocat au Parlement de Grenoble, dans un livre qu'il a fait imprimer l'an 1618, qu'il a intitulé : la Piperie des ministres .

PASTEL est une herbe nécessaire à la teinture des draps et des autres étoffes, et croît en plusieurs endroits du Dauphiné , particulièrement à Alixan^ dans le Valentinois. M. Expilly^ en son Plaidoyer 23 ^ dit que le Parlement de Grenoble, par un arrêt du 2 d'août 1613, l'affranchit du paiement de la dlme.

PASTOR (David), ministre de la religion prétendue réformée de Pragela , a rait un livre de controverses , intitulé le Manuel chrétien: il y a

Suelcrue chose de bon , mais il y a tant 'enaroits où il impese à la vérité et qui sentent les dogmes de Genève, que 1 ouvrage se détruit par lui-même.

PATERES étaient les prêtres qui, dans cette province, servaient aux

PATERES — PAVIE

temples dédiés à Apollon , et étûent tirés dn cor ps des Druides.

PATIN (Joseph), de l'ordre des Frères Prêcheurs , a fait quelç^ues ou- Trages de piété sur le Rosaire de la Sainte-Vierge ; il est fils de Jean- Antoine Patin , (fui a fait honneur à la profession d'avocat, au Parlement de Grenoble.

PATRAS a été une famille noble de Trièves , finie par Jean Patras , qui "vivait l'an 1546.

PATROGUES, selon l'inventaire du trésorier de Saint-Denis, en France, était évéque de Grenoble et martyr, et son corps repose en la sixième chapelle de cette célèbre abbaye ; mais les Frères de Sainte-Marthe n'en parlent point, et il n'est point compris en aucun des catalogues manuscrits que i'ai vus. Etienne Le Camus, aujourd'hui évoque de cette ville, qui a fait mettre dans une salle de son palais épiscopal les portraits de ses prédécesseurs, n'a pas non plus compris celui-ci.

PATRONS (les) étaient ceux à

r' les esclaves appartenaient; comme pouvaient les affranchir, et que «^'était une grâce qui les mettait au nombre des hommes libres et dans le commerce de la vie civile, ils la reconnaissaient souvent par des inscriptions qu'ils élevaient à la gloire et à la mé< moire de leurs patrons. U y en a une à Grenoble , contre la muraille de la maison de ville , que j'ai rapporté sur l'article Flamines. En voici une autre qui a été trouvée à Die :

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