‹ Bibliothèque historique et littéraire du DauphinéChapitre 7 sur 213 · Partie d'argent et de gueules au · texte numérisé non relu

Partie d'argent et de gueules au

lion, partie de Pun en l'autre.

FnuiEois de Lemps combattit d la

n autre Leutzon de Lemps Fut tué à la bataille de Verneuil, l'an 1424 ;

Guillaume et Jean de Lemps ont été l'un après l'autre abbés du mont Saint-Michel , en Normandie l'un en 1509, l'autre en 1513.

LÉNOHCOURT, famille ancienne de Lorraine , a donné un arcbevéque à Embrun, l'an 1554 ; il était nommé Robert et Ait ensuite cardinal. Thierry II , seigneur de Lenoncourt, chambellan de Louis XII, fut Bon frère. De gueuiei à la croix engrOée d'argent.

«st une paroisse du diocèse de Vienne, du bailliage de Saint- Marcellin, de l'élection de Romans, faisant neuf feui trois quarts, dont l'église est dédiée & saint Jean, de la nomination du prieur de Serre; il y a l'église paroissiale de Notre-Dame de Cotanet, qui lui est annexée.

ZXHTIOL est une paroisse des mêmes diocèse, bailliage et élection, faisant deux feui et demi ; l'an 1325 ses limites furent réglées avec celles de Serre , par une transaction. Commo cette terre est partie mouvante du roi dauphin et partie du baron de Bressieu , il y eut un arrêt au Parlement de Grenoble, le 6 d'août 1684, par lequel il fttt dit qu'il serait fait une séparation des droits de Sa Majesté , d'avec ceux de ce baron ; et cependant la Justice est déclarée mouvante du Roi.

LÉONnai a été le fondateur et le premier abbé du monastère de Saint- Pierre de Vienne et a aussi fondé ceini des filles de Saint-André, dans la même ville, de l'ordre de Saint-Benoît. Il était frère de saint Mamert, évêque de la même ville et de saint Agnian , évêque d'Orléans. Ce fut un saint anachorète. Il vivait l'an 488 et sa fêle est célébrée le 16 de novembre. Ses reliques reposent dans un mausolée , que Louis, dauphin, lui fit élever, sur lequel on lit celte épitaphe :

LÉOTADD (Vincent), natif de la Vallouise , au diocèse d'Embrun , a été religieux de la compagnie de Jésus.

Il a composé et Sût imprimer les Été-

LÉOTÂUD — LESTRATT

mente de la géométrie pratique y un Discours de ta quadrature du cercle^ quatre livres des Institutions arithmé^ tiques^ trois livres de la Cydomètrie^ une Magnétologie, le tout en latin ; il a laissé quelques manuscrits et il vivait l'an 1660.

LÉPIDUS, après s'être déclaré contre le Sénat , qui n'avait pas voulu consentir à ses pernicieuses intentions, passa deçà les Alpes , pour émouvoir les Âllobroges contre Rome et les engager dans son parti ; il y réussit et fit de grandes levées parmi eux c[ui ne lui furent pas inutiles. Lorsqu'il partagea avec Octave et Antoine^ l'Âllobrogie lui échut.

LERS est une famille noble et ancienne du diocèse de Die , de laqpielle j'ai dressé la généalogie et j'ai commencé par Pierre de Lers, qui vivait l'an 1230. Elle porte d'azur au sautoir d'or cantonné en chef d'un croissant de même et aux autres cantons de trois roses d'argent.

Jean de Lers, seigneur d'Espevel, se signala contre les Anglais et dans son testament de l'an 1424, il dit qu'il allait partir pour combattre contre eux.

Il fut tué en la bataille de^Vemeuil, la même année.

Guillaume de Lers, combattit en celle de Montléry, 1465.

LESGOT, £smiille noble de Vienne, qui porte d'or à trois têtes de lion arrachées de sable,

Jean de Lescot a été maître des Comptes du Dauphiné, l'an 1599, puis conseiller au Parlement de Grenoble ;

Claude de Lescot a été président à Mortier , au même Parlement ;

François de Lescot, son fils, est aujourd'hui dans la même charge.

il a pour frère , Charles de Lescot , prieur de Saint-Laurent de Grenoble, docte et p ieux ecclésiastique.

LESGURES ( Jeân-ântoine) , de la vallée du Graisivaudan, professeur de l'Université de Valence, a écrit sur la loi : Lecta ff. de rébus creditis , sur la première du digeste De officie ejus eut mandata est jurisdictio et sur la loi Eum quem C. famil. ercisc. et traite de la juridiction. Cujas Tavait voulu attirer à Bourges. Il vivait en

LESDIGinËRES est un château dans la paroisse du Glaisil , dans le pays de Champsaur. C'est sous son

nom que le roi Louis Xm érigea en duché plusieurs paroisses, que François de Bonne, qui fut maréchal, puis connétable de France, avait dans le même pays du Champsaur. Cette érection fut faite par des lettres du mois de mars 161 1 . Le même connétable obtint aussi que pour toutes ces paroisses , il y eût un bailliage pour leur rendre justice et il fut établi à Saint-Bonnet , qui est un petit bourg. J'ai déjà donné toutes les paroisses qui composent le Champsaur ; voici celles qm forment cette duché :

Saint-Bonnet ;

Aubessagne ;

Les Cêtes;

La Motte;

Les Infournas ;

Le Glesier ;

Le Noyer;

Saint-Ëusèbe ;

Molines;

Montorsier;

Chabotes ;

Chabotonnes ;

Faudon ;

Agnielles^

Saint-Lagier ;

Saint-Jean ;

Saint-Nicolas ;

Champoléon ;

Ourcières.

liESPARGEXiET ( aujourd'hui les Esparcelets) est un village de la paroisse, du mandement de Saint- Firmin, appartenant au prieur de Saint-Firmm , dans le diocèse de Gap, au bailliage du Graisivaudan et en l'élection de Grenoble , faisant deux quarts et quar ante- huitième de feu.

LESPRÉAUX ( aujourd'hui Espréaux) eët une paroisse des même diocèse et bailliage et élection, faisant deux Quarts et douzième de feu.

LESTANG est le nom d'un mai^ quisat de cette province, composé des paroisses de Lens, Lentéol, tfarcolin et Vinay , érigé en faveur d'Antoine de Murât, parle roi Louis XIII, au mois de juillet 1643; cette même famille prend le surnom de Lestang; j'en parlerai sous celui de Murât.

LESTRAIT est une paroisse du diocèse, du bailliage et de l'élection et juridiction de Gap, à deux lieues de cette ville , appartenant à l'évéque et Msant trois quarts de feu ; elle est sur la Durance et on l'appelle Lestrait à cause qu'elle est conti*e deux roches en un

SI

LESTRAIT — LETDE

diemin coupé daiis le roc qui va de Provence en Italie.

LESTRAS est une paroisse du mandement de Diémoz, dans le Viennois.

liETTRES des papes à quelqrues évoques ou archevêques de vienne, par lesquelles la primatie de cette église est suffisamment prouvée :

Par Pie I, à Vere I, Tan 142;

Par Victor, à Disdier, Tan 197 ;

Par le même, à Paracode ;

Par Corneille , à Lupicin , qu'il appelle archevêque;

Par Zozime, à Simplice;

Par Hormisda, à Âvitus;

Par Âgathon, à Ecdique ;

Par Jean V, à Gadolde ;

Par Grégoire , à Austrobert;

Par Zacharie , au même ;

Par Etienne III , à Willicaire ;

Par Adrian , à Berteric ;

Par Léon III, à Volfère;

Par Pascal I , à Barnard ;

Par Nicolas I^i* , à Adon.

J'ai encore parlé de cette primatie sur Tartide des Archevêchés.

Z.ETTRE8 DE CHANGE. H 7 a une déclaration du Roi, du 9 janvier 1664, portant règlement sur le fait des lettres de change et billets qui se tirent pour toute la chrétienneté.

LETTRES HISSIVES.Jai trouvé dans le Recueil d'arrêts de François Marc, chap. 135 de la i^e partie, de quelle manière le Parlement de Grenoble souscrivit celles qu'il envoya de sa part au roi Dau-

{>hin, au chancelier et au cardinal égat, en 1501, et comment est le dessus:

Au Roi Dauphin, noire souverain seigneur.

Vos très humbles et obéissants serviteurs et sujets les gens tenant votre cour au Parlement du Dauphiné.

A très Révérend père en Dieu et redouté seigneur, Monseigneur le cardinal d'Amhoise , légat.

Vos très humbles serviteurs les

Sens tenant la cour du Parlement du dauphiné.

A notre très redouté seigneur

Monseigneur le Chancelier.

Vos très humbles serviteurs les

ffens tenant la cour du Parlement du Dauphiné.

Le 11 d'avril 1676, le conseil royal des flnances a dressé un tarif général des droits qui sont dus pour le port des lettres et paquets, à quoi fut conforme une déclaration du Koi, rendue le lendemain.

LEUSSE est une famille noble de Vienne, qui a étendu un de ses rameaux en Bresse. Elle porte de gueules à deux brochets adossés d'or accompagnés de trois croix de Malte au pied fiché d^ argent mal rangé.

ZaÉVESIE est une famille d'Embrun , de laquelle était Jean-Joseph de Levesie ; gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi, capitaine au régiment d'Anjou, mort ae ses blessures, au siège de Trêves, et François de Levesie , mort aussi de ses blessures, servant comme capitaine au régiment de Normandie et de laquelle est Jean de Levesie , qui a aussi été capitaine au même régiment. Elle porte d'ar^ gent à trois roses de gueules boutonnée s d'or a u chef d'azur.

LEVY. Cette ancienne et illustre famille, de laquelle est le duc de Ventadour, a donné un archevêque à l'église d'Embrun, nommé Antoine, l'an 1524. Il était fils de Jacques Levy, baron de Ghàteau-Morant et de Louise de Toumon , et succéda à François , cardinal de Toumon , son oncle ; il avait été évêq^ie de Saint-Paul-Trois- Ghâteaux, l'an 1515.

IiETDE est un droit qui se lève dans les foires et marchés ; il appartient particulièrement aux seigneurs , mais il faut qu'ils aient des concessions pour en jouir. Les plus anciens titres qui parlent de celle de Grenoble, disent qu^elle avait appartenu à Guignes de Thoranne, que c«lui-ci l'avait vendue à Drodon et Guignes, sans autre surnom , et que ceux-ci la cédèrent à saint Hugues, évêaue. Tan 1101, moyennant la somme de 114 sols d'argent; les affaires de l'évêché l'ayant réduit à vendre ou engager les biens dépendants de son domaine, l'évêque Siboud- AUeman, vendit le droit de cette leyde à François Vamier, environ l'an 1460.

Gasparde Vamier - Bombeyn , ayant porté les biens de sa famille à André AUeman de Paquiers, son mari , cette leyde y fût comprise. Garlette Aile* man , sa petite-fille , a été la femme de François Fléard de Pressins et la

LEYDE — LldNIUS

mère de Virginie Fléard , épouse de Jacques, comte deClermont; tellement que par ces alliances, la famille de Glermont jouit aujourd'hui de la leyde de Grenoble , qui ne se lève point un jour de foire, comme le dit François Marc, décision 265, de la ir« partie.

LEYRIEn est une paroisse du diocèse de Lyon, au bailliage et en l'élection de Vienne, faisant deux feux deux ({uarts et huitième.

ZiETSSZN est une paroisse du diocèse de Lyon, du bailliage et de l'élection de Vienne, laquelle étant jointe à Ghimilin et à Âoste» fait quatre feux et demi.

Il y en a une fiunille de même nom qui demeure à Aoste, dans le Viennois, qui fut anoblie Tan 1446, par le dauphin Louis. 11 est vrai que dans les lettres-patentes il est dit que celui que ce prince anoblissait était en quelque manière descendu de parents nobles.

Elle porte d*azur au sautoir d'or. Jean de L^yssin combattit en la journée de Pavie, Fan 1524.

LEZ est une rivière qui sépare le Dauphiné d'avec la Provence. Elle est nommée Lycia en un partage de la Provence, l'an 1125, entre le comte de Barcelonne et celui de Toulouse , après la mort du comte de Gilbert , leur beau-père.

LËZE-MAJESTÉ. Gelui qui était convaincu de ce crime , du temps des dauphins de Viennois, était noyé et était pnvé de son honneur, de ses biens et de la sépulture.

était une famille noble du diocèse de Die, terminée par Marie de Lhère, dame de Glandage, épouse d'Antoine de la 6aume-de-Suze.

ZiHOlffME est une famille noble des Baronnies , venue du Gomtat-Venaissin; elle porte d'azur à la fasce d'argefit.

LXARD est une [)etite monnaie qui valait autrefois trois deniers et oui vaut de même aujourd'hui. On la mit

Erincipalement dans la principauté de tombes. L'usage n'en est que deçà la Saône. Son nom est venu d'une famille de Grémieu, dans le Viennois, à cpiï il appartenait de faire la monnaie des dauphins de Viennois et qui s'appelait Liard. Elle n'est pas éteinte

au même endroit, bien qu'elle n'ait ni noblesse, ni éclat.

LIBÉRAL a été un saint archevêque d'Embrun , originaire du Limousin, qui abandonna le pays de sa naissance pour se jeter dans le désert de nos montagnes , d'où le clergé d'Embrun le sortit pour en faire son prélat.

Il y demeura peu, car les Maures l'en chassèrent, tellement qu'il se réfugia en la ville de Brie, où il était né et où il était révéré comme un saint; il vivait Tan 990.

LIBERTÉS DELPHINALBS.

Elles furent concédées par Humbertll, dauphin, étant à Romans, le 14 de mars 1349, quelques mois avant le transport effectif de cette province à la Royale maison de France , qui fîit fait le 16 iuillet suivant. On y trouve divers règlements pour le ^uvemement du Dauphiné , des articles pour les fiefs ^ d'autres en &veur de la noblesse, d'autres qui concernent les bénéfices et d'autres où le tiers-état pouvait trouver de grands avantages.

Gette province fut transportée, à la charge qu'on les exécuterait : on a trouvé au conseil de sa Majesté, que l'intérêt du Roi et celui de la politique ne permettait pas de les exécuter exactement , tellement ^'on y a dérogé en partie. G'est ce qui m'oblige de n'en mire aucune mention particulière , ni d'en rapporter aucun article en détail.

Geux qui les voudront voir, les trouveront imprimés sous le titre de S(atuta Delphinalia, François Marc, dans la 2« partie de son Recueil d'arrêts, quest, 360 , dit oue ces libertés étaient si sacrées, que le Dauphin jurait de les observer^ comme aussi les officiers du Parlement lorsqu'ils étaient reçus ; en voici les termes : SerenissimuM dominus noster modemus juravit libertates prœsentis patriœ observare et pariter consUiari curiœ Parla^ menti Delphinatusjuraverunt dictas libertate s.

LZCminS fut relégué dans les Gaules par l'empereur Constantin, à cause des persécutions qu'il avait exercées contre les chrétiens d'Orient, et on tient aue ce fut auprès de Vienne, dans un lieu qui , de son nom , est appelé Licieux; ne serait-ce point le même ou quelques-uns de ses descendants qui a élevé à Gaunia, sa femme, une inscription, qui se voit encore à Vienne , en ces termes :

UEDDIEU — UGE

CAUNUE

HEORTES

p. LICINIUS

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