‹ Bibliothèque historique et littéraire du DauphinéChapitre 73 sur 213 · PAUVRES — PÉAGES · texte numérisé non relu

PAUVRES — PÉAGES

Par un arrêt général ^jrendu au Parlement de Grenoble, le 29 d'avril 1564^ la 24e partie des revenus des ecclésiastiques fût déclarée affectée pour Ventretenementdes pauvres de chaque paroisse. Il y en a eu d'autres qui Tont confirmé, notamment ceux du 30 de janvier et 10 de juillet 1618, du 17 de Imn 1626, du 8 de juillet 1648 et du iK9 de mai 1675. La misère est pourtant si grande^ que cette 24« ne suffit pas, tellement que les pauvres quittent souvent le lieu de leur origine pour aller mendier dans les bonnes villes. Cependant comme cela tomba en abus , le même Parlement fit un autre arrêt le 6 d'avril 1680, par le^el il ordonna à ces mendiants de sortir incessamment de celle de Grenoble , sous les peines portées par cet arrêt. On peut voir l'article des Hôpitaux. J'ajouterai ici que, par arrêt du Conseil, du 28 de mai 1 655 , il a été dit que les administrateurs des pauvres de chaque paroisse doivent prêter serment a Tévê- 2ue de bien iaire leur devoir et lui oivent rendre compte.

PAYEN a été une famille noble du bailliage de Saint-Marcellin , finie il y a trois cents ans.

PÉAGE DE PI8ANGONae)est an faubourg de la ville de Romans, risère entre deux, au diocèse de Valence, et en la sénéchaussée de Crest et en l'élection de Romans, faisant cinq feux et demi. Il y a un couvent de Minimes et une maladrerie.

PÊAQE - DE -ROUSSILLON

e) est une paroisse du mandement et ela taiUabilité de Roussillon.

k n y en a plusieurs en Dauphiné, qui sont divisés par ceux qui sont de terre, par ceux qui sont le long de la rivière de l'Isère et par ceux qui s'exigent sur le Rhône ^ du côté de cette province. D y en avait

Ïdusieurs autres qui sont dissipés par e temps ou par les ordres des Dauphins ou des Rois-Dauphins, par les registres de la Chambre des comptes, par divers titres et pancartes qui m'ont été communiqués et par deux arrêts du Conseil, du 21 d'avril 1664, qui ont été rendus particulièrement pour ceux oui se louent sur le Rhône ou sur 1 Isère* Il m'a été facile de m'instruire de ceux qui ont été et de ceux qui sont encore. Pai cru c[ae le dénombrement aérait autant cuneux que , possible, il

sera utile. Le voici donc par ordre alphabétique :

A Albon, au diocèse de Vienne.

L'empereur Frédéric I»' donna la fiiculté à Guillaume^ marquis de Montferrat , d'y établir un péage. Ce qui fiit confirmé par Frédéric II, Tan 1238, en faveur de Béatrix de Montferrat, mère du Dauphin, qui le laissa dans la &mille de son fils ; de là il fut transporté à Romans, et on l'appelle aujourd'hui la Grande-Gabelle, il y en a un autre qui ne s'exige qu'un mois de l'année, on l'appelle PetreZo^e, et il est confonau avec le domaine que le Roi- Dauphin a dans le mandement d' Albon .

A Allevard, au diocèse de Grenoble, il y en a un; mais il a été aliéné avec la terre qui appartient au Roi . Louis XI, par ses lettres de 1481 , v assigne une pension de 100 liv. , en faveur de l'abbaye de Saint-Claude.

A Anconne , il y en a encore un qui est domanial : c'est celui de Montélimar. Il fut fondé l'an 1638, et par édit de 1658*, on en ordonna le doublement en faveur du Roi. n est sur le Rhône.

A Anthon ^ établi par permission du dauphin Louis, en 1446, en faveur de Loms, marquis de.Saluces, et la pencarte en fut arrêtée le 27 d'avril ae la même année; il est sur le Rhône.

A Aoste, an diocèse de Vienne, dont les trois quarts appartiennent au seiffneur de Faverçes, l'autre quart à la famille de Leissms.

A Armieu et Saint-Grervais, au dio-.

cèse de Grenoble sur l'Isère; il est ancien , car le 1 3 de juin 1350 . le Dauphin fit une sentence arbitrale pour régler quelques droits entre ce péage et celm de Saint-Quentin. On y paie une livre de poivre pour radeau, qui.

Îar l'arrêt de 1664. a été évalué a 3 sols, du poids de la province.

A Aunerives, au diocèse de Vienne, concédé par Henri , roi des Romains , à Jean, dauphin, par lettres des kalendes de septembre 1310. Il y a une pancarte de 1572. D a été confirmé par des arrêts du Conseil de 1611 et 21 d'avril 1664.

A Auriple , le péage ne se lève que sur le bétail , suivant l'aliénation qui en fut faite le 10 de juin 1693 , par les commissaires à l'aliénation du do* maîne du Roi.

A Baix-sur-Baix. La pancarte en fut fiâte en 1561. n a été vendu plusieura

PÉAGES

fois par des commissaires nommés

Î ouf la même aliénation, savoir : en 532 , 1543 et enfin l'an 1638. Bien que Baix-sur-Baix soit en Languedoc, néanmoins il est compris dans le domaine delphinal.

A la B^ume-des-Amauds, en Gapençais. Le dauphin Louis le Tendit à Pierre Perdrix, ran 1444, pour quatre cents écus, que ce prince lui devait.

A Beaurepaire, le dauphin Guignes XIII y en avait un dont il vendit les revenus le 5 de novembre 1332.

A Beauvoir-de-Marc, au diocèse de Viemie , par une réunion de cette terre au domame delphinal, de Tan 1532, il conste q[u'il y avait un péage.

A Beauvoir en Royans * le dauphin Guides XIII le fieûsait déià lever en 1332; car cette année là il en vendit les revenus, par l'aliénation de la terre, en 15d4, par des commissaires députés par le Roi; ce jiéage y est compris.

A Bourgoin, il conste qu'il y en a un , par l'assignation d'une pension de 150 liv., en faveur de l'abbaye de Saint- Claude, par le roi Louis Xl, en 1482.

A Briançon, le péage ou impdt, y est appelé gabelle \ le même Roi en assigne encore une pension à la même abbaye, de 1,526 liv., par des lettres du mois de mars 1481 ; le reste a été vendu en 1558 et 1580.

A la ville du Buis, François Marc en parle dans sa décis. 285 , part. Ire. Il était en nature, l'an 1450, du temps de Louis, dauphin.

A Ghaibeuil, il est domanial, c'est dans le diocèse de Valence. J'en ai vu une vente de 1550 et une autre de 1638 , par des commissaires à l'aliénation du domaine delphinal.

A Ghalançon, au diocèse de Die, par un acte de l'an 1251 , Hugues et Aynard de Pierregourde cédèrent à Aimar de Poitiers, comte de Valentinois, 28 liv. viennoises, qu'ils percevaient sur les péages de Êhalançon et d'Étoile.

A Ghampier, c'est le quart de celui de la Gôte^aint- André . l'autre quart est à un particulier et l'autre moitié appartient au Ro^, suivant les reconnaissances des droits du mandement de la Côte, du 8 de juillet 1358. Par l'arrêt du Conseil de 1664^ il est dit qu'un même fermier les exigera audit heu de la Côte.

A Chàteauneuf-de-Mazenc, dans Télection de Montélimar , par un acte

du 15 de mars 1532, portant dénombrement des revenus de cette terre , il y est parlé de celui d'un péage.

A Gnàteauneuf-d'Isère, le péage appartient à l'évêque de Valence, par

concession de l'empereur , du

6 des ides de janvier 1207. Il a été confirmé par l'arrêt du 21 d'avril 1664.

Il y a une pancarte de 1607.

A Château-Villain, dans le Viennois, le péage est domanial.

A Cnirens, dans la comté de Glermont, appartient au comte.

A Ghorges, au diocèse d'Embrun, le péage fut vendu par les commissaires à l'aliénation du domaine delphinal, le 22 d'avril 1558 et le 10 de juillet 1593.

A Clérieu , le péage fut concédé l'an 1152 , indict. 2 , par l'empereur Frédéric, la 2« ieumee de son empire, à Sylvion de Clérieu. Ses pancartes sont du 14 de juillet 1496 et^ de novembre 1530 , 11 a été confirmé par l'arrêt

du Conseil du 21 1664. Il se

lève en la paroisse de Gurson.

A Comps , dans l'élection de Montélimar, u y avait autrefois un péa^e; mais il a été transféré à la Tour-de- Villeneuve-lès-Avignon.

A la Côte-Saint^André , la moitié du péage est du domaine, l'autre moitié est des particuliers; et de cette dernière moitié, le quart se levait à Ghampier. Mais, par l'arrêt de 1664, il est dit que tout se lèvera par / un même fermier, au bourg de la Côte. Il est parlé du péage de la Côte en des reconnaissances générales de tout le mandement , du 8 de ianvier 1358.

A Crest , le péage mt reconnu au Roi-Dauphin, le 31 de décembre 1485, par Aymar ae Poitiers, seigneur de Saint-Vallier. Il est sur le bétail, comme dit la vente qui en fût faite par les commissaires à raliénation du aomaine delphinal , le 10 de juin 1593.

A Étqile , le péage est par eau et par terre. Un acte du 8 de septembre 1230, passé par A^mar de Poitiers, comte de Valentinois, en parle, et affranchit les religieux de la Sylve-Bénite, des droits qu'on y payait alors.

On l'appelle le péage de ParpaUlon par

un hommage rendu, le 10 de mars 1347 . par le comte de Valentinois au

Tk L.^ . 1-, *^,^^ Aiù*^;\a il

yendtt le 30 d'avril 1648, par les corn-

PÉAGES

missaires à l'aiiénation du domaine.

A Falaner, au diocèse de Vienne, il est du domaine delphinal, et en cette qualité il fut vendu le 5 de mars 1531.

A Gw ^ j'ai su une vente du 15 de juillet lb04 , £ûte du péage de Gap , à Charles de Vesc, baron de Grimaud, par Aymar de Poitiers , seigneur de Saint-Vallier.

A Grenoble , il y en a un qu'on lève à cause des nouveaux ponts, n'étant établi ({ue depuis (quelques années. Il a été accordé nouvellement pour. . . . ans, en faveur de ceux qui ont entrepris le pont dé bois couvert.

A Jonage^ dans le Viennois, le péage est uni avec celui de Montluel, en Ëresse, au'on appelle le vaingtain de la Batie-Montluel, par arrêt du Parlement de Grenoble, du 10 de juin 1532. Sa pancarte est réglée ; il en Ait fidte une autre le 10 de juin 1606mais par arrêt du Conseil de 1664^ il lut dit qu'on suivrait la précédente. Il a été vendu par les commissaires à l'aliénation du domaine delphinal . le ^ de septembre 1638. François Marc en parle, l'« part., quest. il9;

A Lent , dans le diocèse de Vienne, il y en avait un qui appartenait au dauphin Guignes aIII, dont il vendit les revenus le 5 de novembre 1332.

AMirabel, dans les baronnies, par un dénombrement fait le 27 de février 1553 , des revenus du Roi-Dauphin en ce lieu-ci, il conste qu'il y avait un péage;

A Miribel , dans la Bresse, sa pancarte est du 15 de février 1411 - c'est un fief du Dauphiné depuis 134B. Le péage est sur le Rhône.

A Montauban , dans les baronnies.

le péage y est domanial, et comme tel il a été vendu le 1er juillet 1559 et le 4 de janvier 1642.

A Montclus.

A Montélimar, c'est le même que celui d'Anconne, car il se lève en ce dernier lieu. Il a été concédé par les empereurs à la maison d'Ademar.

François Marc en &it mention, part. 2 de ses déci», , et il parle des droits qui s'y lèvent.

A Montfleury, il fdt concédé par Henri, roi des Romains, à Hugues, dauphin, seigneur de Faucigny, sur eau et sur la terre, par lettres du 16 de février 1332. Il fût donné par Humbert, dauphin, au célèlM^e monastère de ItoBtfleary, le 26 de juin 1348. H

a été confirmé par arrêt du Conseil du 21 d'avril 1664.

A Moras, le dauphin Guignes XIH en vendit les revenus pour deux ans , par un acte du 5 de novembre 1332.

Je sais pas s'il était plus ancien.

A Mpirans. La famille de Robert y en avait un qu'elle reconnaît en faveur du Dauphin , aux années 1407 , 1413 et 1446. Le Roi y en a un au'on appelle Pontonage , vendu par les commissaires à l'aliénation de son domaine, le 28 de septembre 1638. Dy a pancarte.

A Nyons, Hugues de Gersan reconnaît un péage qu'il avait en ce lieuci , en faveur de Guignes , dauphin , le 28 de mai 1332, et Raymond et Jean-Eustacheau dauphin Humbert H, le 23 de juin 1340, oans un dénombrement des revenus du Roi-Dauphin, en cette terre, fait le 24 d'octobre 1543 , un péage y est compris. Il n'y en a pas aujourd'hui d'autres. L'établissement en avait été accordé à Guy, dauphin, baron de Montauban, par l'empereur Henri VH , l'an 1309.

A Ornacieux, du diocèse de Vienne, il est mentionné en un arrêt du Parlement de Grenoble, du 26 d'aoûtl650 et en un autre du Conseil du 21 d'avril

A Peyrins, auprès de Romans, le dauphin Guignes XIH y en avait un dont il vend ses revenus pour deux ans , le 5 de novembre 1332.

APerrelatte, le roi Louis XI y avait le petit péage, le vieux et le nouveau, et, le mois d'août 1475, il en assigne les revenus pour partie de Tentretenement de sept cnanoines qu'il avait fondés au château de ce lieu-d.

A Pisançon, il avait été inféodé sur l'Isère, au comte de Valentinois, par les dauphins de Viennois. Ce oui Ait confirmé par le roi Charles V, par lettres du pénultième de décemnre 1366, à Charles Poitiers, comte de Valentinois. Il se lève au bourg, qui, de son nom , est appelé le péage de Pisançon, vis-à-vis Romans. Il v en a un autre là auprès qu'on appelle de Charmagnieu, qui appartenait à Guillaume de Poitiers , ran 1481.

Au Pont-de-Beauvoisin, François Marc, dèds. 62, de la Impart, et 522 de la 2b , dit que le Roi-Dauphin y a un péage.

APontaix , dans la vallée de Quint, au diocèse dé Die, par un dénombre*

PÉAGES

meut des revenus du Roi-Dauphin, en cette vallée, du 14 de mars 1532, est compris le péage de Quint , Pontaix et Traverse.

A Quirieu, dans le Viennois , le péage ftit donné par Humbert, dauphm II® du nom , aux religieuses de Salette , de l'ordre des Chartreux, le 9 de décembre 1334. Elles y ont été confirmées par des arrêts du Conseil des 16 avril 1643, 20 décembre 1645 et 21 d'avril 1664. U se lève à Vertrieu ; on l'appelait le vingtain de Quirieu. Il est sur le Rhône.

A la Roche-de-Glun, le péage y est appelé de Confolent. Déjà du temps de samt Louis, la maison de Clérieu y en avait établi un ; mais Joinville dit que ce prince le fit supprimer; celui d'aujourd'hui est domanial. La pancarte la Îlus nouvelle est du 10 de novembre 533. Il a été vendu en 1543, en 1544 et en 1638.

A la Roche-Saint-Secret ^ le péage est du domaine delphinal, comme il se tire d'un dénombrement des revenus du Roi-Dauphin , du 21 de mars 1532.

C'est au diocèse de Die.

A Romans, c'est le péage qui était à Albon, nonmié la Grande-Gabelle ;

A Roussillon , près du Rhône , dans le Viennois, le péage y est par eau et par terre. Il fut concédé à la maison de Roussillon, par l'empereur Rodolphe, l'an 1273 y et confirmé par l'empereur Albert, l'an 1306. Sa dernière pancarte est de 1555. Il a été confirmé par l'arrôt du Conseil du 21 d'avrU16M.

A Roybon , Guignes^ dauphin ^ XIRfl du nom, y en avait un, car il en vend les revenus le 5 de novembre 1332.

A Saint-Alban, dans le Viennois, le môme Dauphin en vend les revenus par le môme acte. Il est sur le Rhône.

Il fut fait une pancarte l'an 1445. Il appartenait, en 1447, à la maison de Grolée; en 1543, à celle de Saint- Germain ; en 1546, à celle de la Povpe, qui en fiût hommage au Roi-Dauphin.

A Saint-Alban, au mandement de Maubec, l'an 1391 , il y en avait im oui appartenait au seigneur de ce manctement, suivant une procédure du 19 de janvier de cette année-là.

A Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs, le dauphin Guignes XIII en vendit les revenus le 5 de novembre 1332.

A Saint-Ëuphémie, dans les baron-

nies^ le péage v est appelé de Donillon et fut vendu au nom du Roi, le 4 d'août 1593.

A Saint-Jean-d'Autaveau, suivant ledit acte de 1332.

A Saint-Lattier, le dauphin Guignes Xm y avait un péage sur l'Isère, dont il vendit les revenus le 5 de novembre 1332. U y a encore le vingtain vendu au nom du Roi, le ^ d'août 1521, le 12 de mai 1558, et le 27 de septembre 1638.

A Saint-Marcellin', le dauphin Guignes XIII en vendit les revenus le 5 de novembre 1332. -

A Saint-Nazaire, en Royans, de môme. Mais le seigneur y en a un qui se lève au pont de Rochebrune, sur l'Isère , suivant l'arrêt du Conseil du 21 avril 1664.

A Saint-Paul-lès-Romans.

A Saint-Quentin-sur-l'Isère, des actes m'ont appris qu'il était déjà en existence en 1350. La maison de beaumont l'a reconnu au Roi-Dauphin, Fan

A Saint-Rambert, au mandement d'Albon , le péage y est appelé la PcUe et appartient au Roi, et le 4 de septembre 1638 , U a été aliéné.

A Saint-Symphorien, sur le Rhône , appartient au Roi-Dauphin et fut vendu le 30 d'août 1638. Il appartenait , l'an 1233 , à Siboud de Beauvoir. Guy Pape en fait mention sous Fan 1450^ décû. 536. U appartenait autrefois à la famille de Beauvoir, et Tan 1253 Siboud de Beauvoir le donna à Guillaume, son fils. Il y a pancarte.

A Saint- Vallier, appartient au seigneur, qui y a été confirmé par arrêt du Conseil du 21 d'avril 1664. Sa pancarte fut faite le 14 de septembre 1565.

U était déjà étabU en 1328 , suivant un hommage de ce temps là. Le prieur de Saint-Vallier y en a aussi un , suivant son procès-verbal de 1445. Le même arrêt du Conseil l'y a aussi confirmé.

A Savasse , des lettres de don du roi Louis XI . du mois de mars 1481 ,

Krtent qu'il donne une pension à bbaye de Saint-Claude, de 838 1. 6 s.

à prendre sur le péage de Savasse et de Montélimar; on l'appelle Ansse et Lanie et se lève à Montélimar.

A Savines, dans l'Ëmbrunais, il était à plusieurs particuliers; mais ayant été saisi et mis aux enchères , il fut délivré à Ardisson de Nomac, le 5

PÉAGES

de mai 1355. Le roi François I®' en avait un aupontde Savines, et il fut vendu le 2 ae mars i 556. Il y eut encore une vente de ce péage, le 26 d'octobre 1593.

A Serres, dans le Gapençais^ Aymar de Poitiers en lit hommage au Roi-Dauphin, le 31 de décembre 1485; A Serve, dans le Viennois, auprès du Rhône , sur Tcau et sur la terre, dont il y a des pancartes de 1446 et 1571, un arrêt du Parlement de Grenoble, du 11 de février 1605 et du Conseil , du 21 d'avril 1664. Guignes AUeman le reconnut en fief du Dauphin, le 18 d'août 1348, on y paie le 20« des bois en espèce.

A \al, il est mentionné en un procèsverbal du dernier de février 1445 et confirmé par ledit arrêt de 1664. 11 s'exige au lieu de Villeneuve.

A Valence , le péage appartient à révéque, par concession de l'empereur Frédéric ler^ de l'an 1157 , confirmé par Philippe, empereur, le 6 des ides de janvier 1207. Le Roi y a un droit presque semblable, qui est appelé Septerage.

A Vaunaveys , dans le Valentinois, il y a un péage sur le bétail, vendu par les commissaires, à l'aliénation du domaine du Roi, le 10 de juin 1593.

A Vertrieu, dans le Viennois, outre celui de Quirieu , qui s'y lève pour les religieuses de Salettes, le seigneur y en a un autre. La pancarte est du 22 d'août 1445 ;

A Vienne, l'empereur Frédéric II, le concéda à Tarchevêque et au chapitre de Saint-Maurice, sur Teau et sur la terre, par lettres du 4 des kalendes de décembre 1214. Othon, duc de Bourgogne, le confirma en juillet 1216] l'empereur Sigismond, de même, le 9 de lévrier 1406. Il y a encore un droit de pontonage, qui appartient au Roi et pour lequel on paie deux sols de chaque marchandise^

A Villeneuve-la-Balme, dans le Viennois, appartient au Roi, et fut vendu le 27 de septembre 1638;

A Villeneuve-de-Brens, suivant ledit acte 1332;

A Vinay, Charles IV , empereur , en accorda le péage à Aynard de la Tour, le 6 devant les kalendes de janvier 1357;

A Voreppe , le péage y est appelé de la Traverse . et fut vendu le 25 de mai 15d3y par Us commissaires à Falié-

nation du domaine du Roi. On l'appelle la Gabelle de Voreppe, et s'exige par eau et par terre.

Autrefois les seigneurs établissaient des péages à leur volonté, ou augmentaient le prix de ceux qui avaient été concédés par l'autorité des empereurs ; dont il y eut de grandes plaintes portées à Frédéric II, qui commit Humbert, archevêque de Vienne, pour réprimer ime liberté si pernicieuse ; ce fut Tan 1216 , tellement que plusieurs furent supprimés.

Il y eut un arrêt en règlement rendu par le Conseil, le 30 d'août 1611, concernant la perception des péages sur le sel, le long du Rhône et de la Saône , ensuite d'une procédure faite parle nommé Pascal.

Lettres-patentes du Roi , du 9 d'octobre 1653 et du duc de Savoie , du 25 du même mois, concernant le péajga de Suze.

Arrêt de la Cour des aides de Vienne, sur la levée de ceux du Dauphiné , du 13 de septembre 1655 et 20 mars 1656.

Autre du Parlement de Grenoble, sur le même sujet , du 13 du mois de mars.

Arrêt du Conseil qui attribue à cette Cour la juridiction concernant les péages , du 1 3 de septembre 1 655 et 29 d'avril 1656.

Ëdit du mois d'octobre 1658, ponr la levée double des péages du Dauphiné en faveur du Roi. Lettres-patentes du 31 mars 1659, qui le révoquent; arrêt de la Chambre des comptes de Grenoble, rendu là-dessua, le 27 de mai suivant.

Déclaration du Roi. du 31 janvier 1663, servant de Règlement pour la levée des droits de péage.

J'ai lu dans François Marc, 2« part, de son Recueil d^ arrêts du Parlement de Grenoble j queit 424 , que lors da la stérUité de la terre en cette province et de la cherté des vivres , le même Parlement avait déchargé de tout péage ce qu'on est contraint d'aller prendre dans les provinces voisines, poiir la nourriture et eUtretenement du peuple.

J'ai une lettre en original, écrite le 19 de février, sans autre date , du roi Louis XII, au seigneur de Saint-Vallier, par laquelle il lui mande qu'ayant &it dessein de venir à Lyon pour y séjourner longtemps, il avait ordonné aux échevins de cette Tille de '""

PÉAGES — PELÂDRU

amas de blé ; et que sur leur réponse de n'en pouvoir ûdre venir de Provence et de Languedoc à cause des péages , il avait levé les siens pour ce siyet. u'est pourquoi il lui ordonne de surseoir ceux qu'il percevrait dans ses terres pour le transport desdits blés.

PEGGAT a été une &mille noble de l'Albenc^ au diocèse de Grenoble, finie par Antoinette Peccat , épouse en 1590 , de Guillaume de Burilion.

Il j a une autre famille de ce nom que je crois avoir eu une même tige

Êuisqu'elle est aussi originaire de TAlenc. Elle porte d*aiur à la bande d'or chargée d'un lion de sable. Il n'en reste plus que le sieur de Piambert, toutes les autres branches étant tombées en quenouille depuis peu d'années. Il y en avait une à Beaurepaire, finie par trois filles, alliées aux maisons d'Armand , de Bardonnenche et de Vesc.

PÊCHE (la) est un droit que les seigneurs haut-justiciers se sont approprié en Dauphiné, les uns fondés par des titres particuliers oui déclarent les rivières banales, les autres par les défenses qu'ils ont raites à leurs juridiciables , dont l'acquiescement a acquis un droit négatif en leur faveur.

Par ce moyen les seigneurs tiennent les rivières en propriété domaniale.

François Marc en rapporte un exemple et un arrêt du Parlement de Grenoble, décia. 529 de la lr« partie.

Il y a plusieurs terres en cette province, dont les anciens seigneurs, même les Dauphins, ont accordé aux habitants la faculté de la pêche, à quelques-uns gratuitement et aux autres moyennant une redevance annuelle; ces concessions sont enregistrées en la Chambre des comi)te8 de Grenoble, parmi lesauelles j'ai vu celles de Villeneuve de Roybon, de 1294, parledauphin Humbert !«', celles de Samt-Marcellin . de 1343, par le dauphin Humbert ÏI , celles de Poliénas, au diocèse de Grenoble, de 1452, par Sofi&^y Alleman. M. de Boissieu , .en son Traité des fiefs ^ chap. 37, dit que^ bien que par les libertés du Dauphiné, les gentilshommes puissent chasser partout, que néanmoins ils ne peuvent pêcher, s*ils n'ont titres pour cela , amsi qu'il a été jugé par arrêt du Parlement de Grenoble, du 13 de février 1654 , et comme il se justifie par des lettres de permission

accordées à un gentilhomme de cette province, par le dauphin Louis, le 10 de juillet 1450.

Guy Pape , en son Conseil ili^ et en sa quest, 5i4 dit que : Barones et bannareii kujus patriœ Delphinatûs qui habent in superiorem dominum nostrum delphinum non possunt prohibere in terris suis ne quis piseari, habeat in rivis suis, et ita servatur in hâc patriâ Delphinatus; ce qui est contraire à ce qui s'est pratiqué depuis par les exemples que je viens d alléguer; à quoi j'ajouterai que sur cela le même Parlement a lait un règlement pour It pêche, le 14 d'août 1637, et un arrêt du 18 de février 1660, par lequel il a jugé que les seigneurs des lieux sont en possession de défendre ou de permettre la pèche. Le Roi a fait un règlement en son Conseil, pour la pêche, le 9 de juillet 1671 , pour servir aux sous-fermiers de son domaine, et l'an 1679 , une ordonnance générale pour tout le royaume.

Quant aux rivières navigables, Sa Majesté en a uni la pêche à son domaine, par un arrêt du Conseil du 14 de janvier 1666.

rËGUE (le) est une paroisse dn bailliage du Buis, en 1 élection de Montélimar, faisant trois quarts et huitième de feu.

PEIROLIER a été une famille noble de Valence, finie par Catherine Peirolier, femme, ealâ)5, de Pierre de Mons, à Grenoble.

PELADE a été un saint archevêque d'Embrun , Tan 560. Il éUit né de parents nobles, de la même ville, et après avoir suivi saint Catulin , son préaécesseur, qui avait été chassé de son église par les Ariens , i son retour il lui succéda. Un moine du monastère de Saint-Pierre-de-Champron , en Catalogne, de l'ordre de Saint-Benott, passant par Embrun, déroba les reliques de ce saint prélat et les porta à son monastère, où elles sont encore.

Sa fête est célébrée dans son diocèse le 7 de janvier et à Saint-Pierre-de- CÙiampron, le 21 juin.

PELADRU est le nom d'un lac

e j'ai déjà décrit sur l'article des

aes.

C'est aussi celui d'une ancienne et illustre famiUe , qui portait de gueules au poisson d'ctraent en bande. Guii gués , seigneur de Peladru , vivait l'an

PELADRU — PELLET

1102. De lui, par dix-sept générations^ descendit Margaerite de Peladni, dame de Montferra, qui, Tan 1530, était fenoune de Torcherelon.

C'est encore le nom d'une paroisse que j'ai mentionnée sous celui de Paladru (1).

PEIjETIER est une famille noble du Comtat-Yenessin, qui a des héritages dans les baronnies duDauphiné.

On la surnomme de Gigondas. Elle porte é!a7MT à \a bande d'or accompagnée de trois molettes d* argent, deux en chef rangées, Vautre en pointe, au chef éUor chargé d*un lambel decinq pendants de sable,

PEUBTTE était une famille noble de Pontcharra, au diocèse de Grenoble, finie par Sébastien Pelette, qui vivait Tan 1596^ et mourut sans enfants.

PEUSSIER. 11 y a eu deux familles nobles de ce nom : Tune à Yizille, dans le diocèse de Grenoble, finie par un procureur général au Parlement de Grenoble, Tan 1592, qui n'eut qu'une fille, nommée Suzanne, mariée à Henri Guerin.

L'autre était du Valentinoiset a fini par Jeanne Pelissier, femme, en 1550, de François Dupuy de Rochefort.

PELI8SON est une famille de Vienne, qui porte d'azur à la tête de bceuf; ce sont les mêmes armes de Paul Pelisson Fontanier, de l'Académie française, dont le bel esprit et le savoir font depuis longtemps l'admiration de toute la France. De cette famille devienne, il y a eu :

Jean Pelisson , docte jurisconsulte sous François 1er, qui fit une savante épttre liminaire à Jean Palmier, archevêque de Vienne, qu'on voit à la tête des Graduels de l'église de cette ville, et des vers latins en faveur delà même église ;

Jean Pelisson, son parent, fut le

Srincipal du collège de Tournon. Il a onné de grands éclaircissements à la grammaire de Jean Despautère, par ses additions latines. Il a écrit en français un Peiil traité de Vinstit\ition des enfants étant au collège. Il vivait en même temps ; Louis Pelisson fut considéré en cette

(1) Cet article se trouTe sout le mot Paladru, ■ne de légères dUMrences dani les termes.

province par son savoir dans la juris-

5rudence. Faber lui donne le titre de urisconsuUus papinianeus;

Geoffroy Pelisson a été maître des Comptes en Dauphiné. Charles Pelisson, son fils, est aujourd'hui conseiller au Parlement de Grenoble.

PELLAFOL est une communauté de Trièves , au diocèse de Die , au bailliage du Graisivaudan , en l'élection de Grenoble , faisant trois feux deux quarts et vingt-quatrième et comprend trois paroisses.

Il y en a une autre au diocèse de Valence, jointe à celle deBarbiëres.

Il y a une famille noble de ce nom en Trièves, qui porte d'or au lion de gueules,

PELLAT a été une famille noble de Chevrières, finie par Âmblard Pellat , qui vivait l'an 1410.

Claude Pellat de Trièves, ayant acquis la terre de Saint-Maurice , en un temps ^e les fiefs anoblissaient . prit la qualité de noble; mais il ne laissa que deux filles, Hélène et Gabrielle Pellat; la première, épousa Charles de Vilette; l'autre, Etienne Chyres.

PEUiEAUTIER ou PELHO- TIERS est une paroisse du diocèse, du bailliage et de l'élection de Gap , à une lieue et demie de cette ville, faisant deux feux et demi. Il y avait un château ^ui était fort, mais il est détruit. J'ai parlé de ses lacs.

PELLERIN a été une famille noble et ancienne du Viennois , finie par Alexandre Pellerin, seigneur d'Hyères, qui vivait l'an 1500, et mourut sans enfants, et par Claude Pellerin, seigneur de Beuliières, son frère, qui ne laissa qu'une fille, nommée Marguerite, qui épousa Claude de Bronne.

PEIjLET est une ancienne et noble famille du Languedoc, de laquelle ont été les vicomtes de Narbonne, depuis l'an 880 jusqu'à l'an 1090. Raymond Pellet, fils de Bérenger, vicomte de Narbonne, a donné le nom de Pellet à sa postérité; il vivait l'an 1097. De lui, par seize degrés de génération, est descendu Claude-François Pellet, baron de Combas, en Languedoc, qui vivait l'an 1670.

Nous avons une branche de cette famille au diocèse de Saint-Paul-Trois- Châteaux. Une autre avait passé à Caen , en Normandie ; mais elle y est éteinte, Claudine de Pellet , marquise de Gadisy , en ayant été la dernière.

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