‹ Bibliothèque historique et littéraire du DauphinéChapitre 76 sur 213 · OPTIMO · texte numérisé non relu

OPTIMO

Les pères qui avaient plusieurs enfants étaient considérés parmi les Romains, et notre auguste monarque Louis-le- Grand a accordé mille livres de pension aux gentilshommes qui en ont douze, et l'exemption des tailles à ceux qui , parmi les roturiers , en ont pareil nombre, oar un édit du mois de novembre léôG, que j'ai vu exécuter en Dauphiné. Il est vrai qu'il n'a pas eu de suite.

PÉRIER (le) est une paroisse du mandement du Valbonnais, au diocèse de Grenoble , en l'élection de la même ville et au bailliage du Graisivaudan, faisant trois feux douzième et quatrevingt-seizième , dont l'église est dédiée à saint Vincent, de la nomination du prie ur du Valbonnais.

PERIER (du) est une famille originaire de Lyon, dispersée en Dauphiné et en Provence, qui porte d^azur à la bande d^or accompagnée au lieu du second ^[uartier d'une tête arrachée de lion, couronnée d argent lampassée de gueules, à la bande engrêlée de même.

Gaspard du Perier, conseiller au Parlement de Provence, l'an 1505;

Aymar du Perier le fut en celui de Grenoble , 1580; il était savant et curieux. 11 laissa un Discours historique des Gaules , que Uuffues du Perier , son fils, donna au piiblic l'an 1610;

Scipion du Perier a été reçu conseiller au Parlement d'Aix, l'an 1663;

Charles du Perier , qui s'est retiré à Paris, fait excellemment les vers latins. J'en ai plusieurs qui sont imprimés et qu'il me donna à Paris, Van 1681. Ils sont sur divers svyets.

PERISSOL — PERROTIN

PERZ8SOL, famille de Grenoble, i à qui Samson de Perissol a commu- ' niaué la noblesse par une charge de président au Parlement de Grenoble en la Chambre de Tédit. Laurent, son fils , lui a succédé. De gueules au soleil d^or.

PERMAGNE ou PARMÉNIE a été un prieuré de Tordre de Saint- Au^stin, dans la paroisse de Beaucroissant, auprès du bourg de Tullins , et sur une montagne qu'on appelle de Saint-Main. Falques, évêque de Grenoble , Tôta aux religieux qui Toccupaient, le donna aux chartreux et runit au monastère de Prémol l'an 1259. Il fut d'abord rempli de religieuses qu'on y envoya de Prémol. 11 y a plus d'un siècle qu'il est ruiné ; mais depuis quelques années, une fille dévote, nommée Louise David j en ayant fait un lieu de piété , on lui a bâti une petite maison , et enfin une église où d'autres filles se sont jointes aux religieuses occupations de la première ; et elles y servent Dieu, sous la conduite d'un prêtre, qui est leur directeur. Là elles élèvent de jeunes filles à la crainte de Dieu , à de petits travaux manuels qui leur sont propres , et à lire et à écrire.

PEROMET (Antoinette), de Vienne, vivait l'an 1570, et a fait une épitre qui est au-devant du livre de [Institution de la vie humaine, traduite du grec en français, par Pradeux Duprat.

PEROUSE a été une famille noble de Grenoble , terminée par Jean Perouse, seigneur de Saint-Guillaume et de Lavai-Gaudemar , oui n'eut qu'un fils naturel et deux filles ; l'une ap-

Ï»elée Guigonne, dame de Saint-Guilaume, épousa, l*'ani5()0, Pierre de Bûcher, procureur général au Parlement de Grenoble ; l'autre , Marguerite, eut pour maii de Glarein^

de Lyon.

PERREAU (iEKs) était un médecin d'auprès ae Valence , qui traduisit du grec en latin le Traité des mois attiques, de Théodore Gaza, l'an 1530. 11 le dédia à Pierre Palmier, archevêque de Vienne.

PERREOMS ( Jean) , natif d'Orléans, s'étant retiré à Grenoble, environ l'an 1525, y fut l'un des plus célèbres et savants avocats que le Parlement du Dauphiné ait eu, il a laissé un Recueil des arrêts qu'il rendit de

son temps* qui n'est pas imprimé.

PERRIERE (la) était un cnâteau assis en la paroisse de Saint-Julien-de- Raz, à trois lieues de Grenoble, devant lequel Guignes, dauphin XIII* du nom, qui l'avait assiégé sur le comte de Savoie, fut blessé d'un trait d'arbalète, qu'on appelait un garreau, dont il mourut sous sa tente ^ le 26 d'août 1333.

Nous appelons un des fiiubourgs de Grenoble du nom de la Perrière,

Sarce qu'il est proche des endroits 'où l'on tire la pierre pour les bâtiments , qui est si aure et si vive qu'on ne peut la détacher des rochers ou la rompre que par le moyen de la poudre à canon. On y trouve de fort beau marbre gris, et en quelques-uns de ces marbres des veines blanches ou noires. Ge £siubourg, qui ne contient gu'une grande rue , se fermait autrefois par une porte flanquée de deux tours, bâties en 1533, qui ont été démolies avec la porte, en 1675.

PERRIN était une ancienne et noble famille de Trièves, finie par Jeanne Perrin, qui^ l'an 1584, était femme de Guillaume de Jouven.

PERRINEL, famUle noble du Gapençais, qui porte d'azur au lion de sable, armé, couronné et latnpassé de gueules, au chef d'amr chargé de trois croissants d'argent.

Gaspard de Perrinel , seigneur d'Arzeliers , a été président en la Chambre des comptes du Dauphiné, l'an 1609; mais avant d'entrer en cette charge , il avait été homme d'épée , et avait combattu en la journée de Pontcharra, contre le duc de Savoie, l'an 1591.

Alexandre, son fils, a été mestre de camp d'infanterie.

Trois fils de celui-ci ont commandé des compagnies de cavalerie , et deux sont morts au service du Roi.

PERROT a été une famille noble de Grenoble, descendue d'Antoine Perrot, maître des Comptes du Dauphiné, l'an 1606, qui eut pour fils Antoine Perrot, successeur en sa charge, et Pierre Perrot, vi-bailli du Graisivaudan ; de celui-ci est né Guy Perrot, avocat général au Parlement de Grenoble. D*azur au tronc d'arbre arraché d'or, au chef d'argent chargé de deux têtes de mort de sable tourtiUées d'ar gent.

PERROTIN. Il y a deux familles de ce nom dans la comté de Glermont;

Page 1