PERROTIN — PHILIBERT
l'une a été anoblie Tan 1608^ et porte iTazur à deux épées d'argent passées en sautoir, la poignée d^ or en bas surmontée d'un croissant d'argent. La seconde fut anoblie , l'an 1612 et porte de gueules à la licorne échappée d^ argent. De celle-ci était Jean Perrotin , connu sous le nom d'abbé de Longueterre, qui était extrêmement curieux et savant dans THistoire du Dauphiné.
PERSIGUS était d'une famille illustre de Reme, à laquelle on avait ajouté le nom d'Allobrogi^ue, possible à cause qu'elle était originaire de ce
PÊSGHER (LE) ET ÂMSÂIGES sont dans la même taillabilité et font un feu un quart et huitième, en l'élection de Montélimar.
PESTE. Il y en eut une en 1348 en cette province, qui la ravagea toute, la couvrit de funérailles sans nombre et fit que les villes et la campagne ne furent que des cimetières.
Elle acheva ce aucune famine précédente avait ébaucné^c'est-à-dire qu'elle désola tout , et qu'elle passa comme un tourbillon, mais elle renversa tout ce qui se présenta à elle. Elle durait peu dans le pays qu'elle affligeait; mais tous les maux dont elle était capable étaient renfermes dans l'espace de peu de jours. L'an 1453 il y en eut une autre dans Grenoble , qui obligea le Conseil delphinal d'aller à Romans, où il était au mois de mars de la même année , comme le dit Guy Pape , question 39. Il fut érigé en Parlement^ quatre mois après. L'an 1482, il y en eut encore une générale qui commença dans le Graisivaudan et dans le Viennois. Une autre en 1485, dans la ville de Grenoble, d'où le Parlement se rendit à Moirans , bourg à trois lieues de cette ville , où il siégea dans le réfectoire des Gordeliers. Les autres magistrats allèrent à Yoreppe. Ceux qui n'avaient pas de maison a la campagne , étaient dans la dernière consternation, ne sachant où se retirer.
Mais Graton d'Archelle, écuyer de l'écurie du Roi , en ayant eu compassion , et étant atteint de cette maladie dans la même ville, il légua 500 liv., par son testament, du dernier de janvier de cette année-là , pour leur acheter une maison , et ce fut de cet ar- Ï[ent qu'on acquit les fonds où est 'hôpital de Tlle, qui, depuis ce temps
là, a été destiné aux pestiférés. L'an 1532, il y en eut une oui désola jparticulièrement Vienne et Grenoble. L'an 1582, une autre aux environs de Grenoble. L'an 1586, une autre très violente par tout, et elle emportait en des endroits jusqu'aux trois quarts des habitants. Valence en fut principalement ravaffé. M. Expilly en parle, chap.
ITl.Enfinlademièreaétédepuis 1628 jusqu'en 1630; elle Ait aussi générale et si violente, que de tous côtés on trouv ait des corps morts ou mourants.
PETIT-PARIS est un hameau du mandement de Saint-Nazaire , au diocèse de Die et en l'élection de Montélimar, faisant un vinfft-quatrième et quarante-huitième de feu.
PETRONNE a été un saint évéque de Die, qui mourut l'an ^463. Sa fête e st le i O de janvier.
PEYRAUD est dans le Viennois , au bord du Rhône, qui a été reconnu mouvoir du fief delphinal, par la famille de Rossillon, et par celle de Fay, le 17 de novembre 1348, par Aymar de Rossillon, le l«r de septembre 1381 , par Guillaume de Fay, qui l'avait acquis d'un autre Aymar de Rossillon , seigneur d'Anjou. Cette famill e de Fay le possède encore.
PETRINS est un mandement de douze feux, au diocèse de Vienne , au bailliage de Saint-Marcellin, en l'élection de Romans. Son église est dédiée à saint Martin , de la collation du chapitre de Saint-Barnard de Romans. Il y avait autrefois une forêt appelée Ne»
mus Gicorum, que le dauphin Guignes donna en fief à Garin Faure, le 24 janvier 1328.
PEYRUS est une paroisse qui est
i' ointe à la taillabilité de Ghâteau- )ouble , au diocèse et en l'élection de Valence, dans la sénéchaussée de Grest. Elle était infectée de Vaudois au xv« siècle, et elle ne l'est pas moins de hugue nots.
PHILIBERT est une fiunille du Gapençais^ anoblie l'an 1591, qui porte d*azur au chevron d^or accompagné en chef de deux roses d'argent et en pointe de trois étoiles de même mal rangées.
François de Philibert, gouverneur d'Embrun, combattit à la bataille de Pontcharra et mérita d'avoir des lettres de noblesse*
Henri, son fils, se signala en la même journée ;