RESTITUIT
Toutes ces pierres étaient plantées sur le grand chemin de Milan à Vienne, par les Alpes-Gottiennes.
PIERRES OPTRAIiMIQUES (les), que le vulgaire appelle précieu* ses, sont une des merveilles de cette province; elles se trouvent en la baronnie de Sassenage , dans un petit ruisseau oui tombe d'une montagne en un vallon; elles sont extrêmement polies. Il V en a de blanches, de grises et de marbrées ; on les met à l'œil lors«
PIERRES OPHTALMIQUES — PILHON
que quelque poudre ou fétu y est entrée elle Vattire à soi, se l'attache fortment et l'en sort avec elle. Le père Gompain, jésuite, a fait une épigramme latine sur ces pierres.
PIERRE-GHATEL est une paroisse du mandement de la Mure , appelée autrement Feligny, au diocèse et en l'élection de Grenoble , au bailliage du Graisivaudan , fidsant deux feux trois quarts et huitième. Son église est dédiée à saint Pierre , de la nomination du chapitre^ de l'égUse cathédrale de Notre-Dame de Grenob le.
PŒRRELATTE est un bourg de deux feux , dans Télection de Montélimar, au diocèse de Saint-Paul, dont l'église principale est dédiée à saint Jean-Baptiste. Louis XL par ses lettres du mois d*août 1475, fonda une chapelle dans le château ou citadelle de ce bourg, bâtie auprès du Rhône, pour sept chanoines-prêtres, pour y faire leur résidence ordinaire, et pour quatre petits enfants de chœur, à la cnarge d'y dire quatre messes ; savoir : une du Saint-Esprit, une autre de Notre- Dame, une autre de saint Michel, et une autre des frères Innocents; deux solennelles et deux basses ; et ordonna que cette chapelle jouirait des mêmes
Sriviléges que celle de Saint-Martine-Tours et autres royales. Et pour dotation il donna la moitié de ses revenus de Pierrelate et du petit péage vieux et nouveau. Cette terre relevait autrefois du fief des comtes de Toulouse , mais Alphonse de France et Jeanne de Toulouse, sa femme, en cédèrent leurs droits au comte de Yalentinois, l'an
M. deThou, liv. 31, décrit ce lieu-ci en cette manière : Petralata est oppi^ dum in planitie situm dissitis leucum amplius ab eo montibus tantum rupes cppidi dorso casurgit^ eut arx instdet , omni ex parte prœrupta, ad quam ex oppido admodum angusto caUe aditur. Après cela il poursuit le récit de quelques exploits qu'y fit le baron des Adrets , Tan 1562.
PILAT était une famille noble de laBuissière, qui portait coupé au pre^ mier de gueules à trois piliers d'or rangés au 2 d^ argent à trois roses de gueules 2 et i. Elle a fini par Jac(]pes Pilât, seigneur du Gayet, qui vivait l'an 1602. Humbert PÛat, secrétaire delphinal, a laissé des mémoires et
des contrats, en plusieurs registres de la Chambre des comptes du I&uphiné, qui sont curieux et remarquables de toutes manières. Il signait Pilati. Il fut envoyé ambassadeur par le dauphin Uumhert II, auprès du duc de Bourbon , pour demander sa fille en mariage pour ce prince , et même il reçut le contrat de mariage, comme j'ai dit en un autre article. La duchesse de Bourbon lui donna un gobelet d'or,
Su'il légua à l'église de Saint-André e Grenoble , par son testament du 15 de septembre 1348. Il est enterré dans les cloîtres des Frères Prêcheurs de la même ville.
PILATE. Adon, archevêque de Vienne, a écrit qu'il était mort en cette ville. Ssiint Antonin, archevêque de Florence, dans sa Chronique et Jacques de Pergame, ont soutenu que c'était â Lyon. D'autres disent que ce malheureux se poignarda dans la Judée. Quoi qu'il en soit, la tradition est si forte (Uins Vienne qu'il y fut rélégué et qu'il y finit ses jours, que tous les habitants en sont persuadés. M. Chorier a tâché de les desabuser par son HiS' toiredu Dauphiné^ liv. è, sect. 6 de la l'^ partie.
PIZiHON est une paroisse du mandement de Laval-Turenne , au diocèse de Die , en l'élection de Montélimar, faisant demi-feu. C'est un arrière-fief de Luc, ainsi reconnu par Baudoin et Reynaud du Pilhon , le 2 de juin 1307.
Isoard , comte de Die, et Pierre Isoard, son fils, donnèrent, l'an 1166, aux chartreux de Durbon , la faculté et l'usage dans les montagnes du Pilhon, de Lèches, de Luc et de Quint, qui sont contiguês.
Une ancienne et noble famille de ce nom, que le latin appelle de AlpiUonne,
ftosséoait autrefois cette terre ; mais 'an 1460, elle fut donnée pour le douaire de Jeanne de Castillon, veuve àe Pierre du Pilhon, qui la porta à Antoine de Chabestan, son second mari. J'ai composé et &it imprimer la généalogie de Pilhon, l'an 1675, et l'ai commencée par Guillaume, seigneur de Pilhon et de la vallée de Turenne, qui vivait l'an 1270. De deux branches , celle du seigneur de Bouvières va finir, car il n'a qu'une fille appelée Françoise , mariée â François de Morges, seigneur de Ventavon.
L'autre subsiste et porte d^argent au
PILHON — PIPET
Uon de êohle armé et lampassé de gueules.
Baudoin du Pilhon était dans les troupes du Dauphin, contre le comte de Savoie, l'an 1291;
François du Pilhon servit utilement en Piémont, sous les enseignes de Pierre de Theys, seigneur d'Herculais, en 1522;
Jean du Pilhon , gouverneur dé Nonnette. 1591, de la citadelle et de la ville de Thisy, 1594, capitaine de cavalerie la môme année ; lieutenant des gens d'armes du duc de Grégui, 1597; gouverneur de Gonflans, 1600. Davila parle de lui dans son Hiatoire des guerres civiles de France ;
René du Pilhon , conseiller au Parlement de Grenoble, 1617;
Henri du Pilhon , capitaine d'infanterie^ puis do cavalerie, et enfin des cai'abins , et se signala aux sièges de Privas , du Pousin et autres ;
Alexandre, capitaine dinfieinterie, ^t blessé au siège de Valence et combattit au Tésin ;
Alexandre, l'un de ses fils, est aujourd'hui conseiller au môme Parlement depuis 1652.
PINA est une famille de Tullins, ftnoblie Tan 1590^ en la personne de Eedthazard, homme de cœur et de mérite, qui laissa pour fils. Glande de Pina, maître des Gomptes en Dau-
f^biné, et celui-ci, François, conseiler au Parlement et quelques autres <iui sont dans le service et commandement des compagnies. D'azur à la hande d'argent chargée de trois croi- ^tes de sable.
PIMEL a été une famille noble de la vallée du Graisivaudan , finie par Jeanne Pinel , dont j'ignore l'alliance.
Elle vivait l'an 1530. Parti au i d'argent, de gueules à la bande d'or chargée de trois fleurs de lis de sable.
PuVET est un mandement du diocèse, du bailliage et de l'élection de Vienne, Êdsant vingt-trois feux huitième et douzième. Il y a pour paroisses :
Pinet, qui est un bourg, dont l'église est dédiée à saint Marcel, de la nomination des moines de Saint-André de Vienne;
Court ou Palais-de-Gourt;
Eyzin , dédiée à la sainte Vierge , de la nomination des moines de Saint- André,
La Ghapelle du château ;
Pressins, dédiée à saint Eusèbe, en a été détachée;
Ghaumont;
Estrablin, dédiée à saint Pierre, de la nomination desdits moines de Sainte André;
Gemens, dédiée à saint Biartin, môme collation;
Giers, dédiée au môme saint.
Il y a aussi des carmes mitigés.
Pinet est un arrière-fief de la Tourdu-Pin, suivant une transaction du mois de juin 1254, entre Albert, seigneur de la Tour^ et Guillaume de Beauvoir, seigneur de Pinet.
Dronet de Vaux donna Pinet au dauphin Humbert II, le 8 de novembre 1337. Il l'avait eu parle testament de Guignes de Beauvou*.
PINORÉ est une famille de Picardie, passée à Montélimar depuis
Îuelques années. Elle fut anoblie Van 594, et porte d'or au pin desinople sur un terrain de même. Il )r en a encore à Amiens, où Henri de Pingre, qui fut anobli, y était trésorier de France. François, son petit-fils, est le premier qui a paru en Dauphiné , l'an 1640.
PINSOT est une paroisse du mandement d'AUevard, au diocèse et en l'élection de Grenoble, au bailliage du Graisivaudan, faisant deux feux et demi , dont l'église est dédiée à saint Maurice, de la nomination du prieur de Domône.
PIPET est une paroisse de Trièves, jointe à la taillabihté de Beaufin, au diocèse de Die, au bailliage du Graisivaudan et en l'élection de Grenoble.
PISANÇON — PLAIT
PISANÇON est une paroisse jointe à Chatuzanges pour la taillabilité, faisant cinq feux ; et les delphinaux un demi-feu, dans le diocèse de Valence, au bailliage de Saint-Marcel lin et en l'élection de Romans. Le 13 d'avril 4538, il y eut une procédure pour les limites de cette terre avec celles de Fiançais , d'Alixan et de Châteauneufd'Isère. La portion du Roi fut donnée à Humbert de la Tour , oui fut Dau-
Shin, I^r du nom, Tan 1278, par Alix, lie de Guelix de Chabeuil , et femme de Pierre du Peloux. Tonte U terre dépendait autrefois du fief de l'église de Romans, mais l'arcbevéque de Vienne s'en départit en laveur du même Humbert, l'an 1274. J'ai pourtant vu un hommage rendu par Humbert II à cette église, le 29 d'avril 1338. Ce qui marque que la cession de l'arcbevéque n'eut pas lieu , ou que peut-être il ne
Sut la faire que de sa part, en cmalité 'abbé de Saint-Bamard ; celle du chapitre n'ayant pas été aliénée.
PISE (la) est une famille noble d'Orange , qui a des héritages en Dauphiné, et porte d^azur au chevron d*or, sommé d'une colombe d^ argent et accompagné en pointe d^un serpent de même.
Ce nom est ancien dans le mém«* pays, car Gaecilius Piso , qui mourut à Vienne pendant que les Romains possédaient cette ville, était de celle d*Orange , comme le dit son épitaphe trouvée dans Vienne , en ces termes :