‹ Bibliothèque historique et littéraire du DauphinéChapitre 82 sur 213 · PRÉLATS DE LA MAISON DE POISIEU · texte numérisé non relu

PRÉLATS DE LA MAISON DE POISIEU

Antoine, abbé de Saint-Pierre de Vienne, l'an 1470, archevêque de la même ville , l'an 1472;

Guy de Poisieu , son neveu , lui suc-r céda en cette dernière dignité, Tan 1473;

POISIED — POITIERS

Aymar de Poisieu, abbé de Saint- I Pierre de Vienne , l'an 1510.

POISON. Le Parlement de Grenoble a fait un arrêt le 17 de juillet 1674, qui défend aux apothicaires et aux droguistes de vendre aucun poison. Celui de Paris en fit un autre, le Id de juillet 1676, de règlement touchant cette vente; et le Roi a fait un édil le mois de juillet 1682, touchant le débit, Tusage et l'emploi des poisons.

On ne saurait trop chercher les précautions pour empêcher le débit d une drogue si pernicieuse , et la punition qu'on fait des empoisonneurs n'est jamais ni trop prompte, ni trop sévère.

11 a semblé que de nos jours ces sortes de gens aient voulu mettre leurs pernicieuses intentions en pratique, et à Paris on en a exécuta un assez grand nombre pour en devoir empêcher les fâcheuses suites. Leur supplice a pourtant été plus doux que celui dont il nous reste quelqpies mémoires et que souffrit un homme qui avait seulement voulu empoisonner Raymond, usufruitier de la baronnie de Mevouillon. Les juges de cette baronnie le condamnèrent, par un jugement du 23 de juillet 1323, à être traîné nu sur un ais, attaché par les pieds à la queue d'un cheval, depuis la porte du château de Mevouillon jusqu'aux confins de son territoire en tirant contre Villefranche, et â travers ce territoire jusou'aux grands jardins du même lieu de Villefiranche, à être en allant et en retournant tenaillé en huit parties de son corps par des tenailles tranchantes et ardentes, et après à être pendu aux fourches publiques.

POISbONS. Ceux qui sont abondants en Dauphiné, sont :

Le brochet ;

La carpe ;

La dorade ;

La tanche;

La truite ;

L'apron;

Le lavaret ;

La suifTe;

L'homble ;

La perche ;

La aormille;

L'anguille ;

La lamproie.

L'apron est singulier en Dauphiné,

^t l'homble n'y paraît qu'aux mois de

mars et de septembre et seulement au

lac de Paladru. Rarement on passe le poisson dans les endroits où le buis est en fleur, car l'odeur de cette fleur le fisdt mourir, particulièrement la carpe qui n e peut ab solument point résister.

POrriERS. Les comtes de Valentinois et de Diois étaient de cette &mille. Geilon de Poitiers , qui le premier a paru en Dauphiné, était fils d'Ebles , II« comte de Poitiers. De lui descendirentles comtes de Valentinois, les seigneurs de Saint-Vallier et les barons de Vadans. J'articulerai les degrés des comtes sur l'article de ValenFtinois, La branche de Saint- Valtier a fini par Diane de Poitiers , maîtresse d'Henri II, que ce prince fit duchesse de Valentinois, et qui eut pour mari Louis de Brezé , comte de Maulevrier, par Anne de Poitiers, femme d'Antoine, baron de Clermont , et par Françoise de Poitiers, épouse d'un autre Antoine de Clermont, vicomte de Tallard, toutes trois sœurs. La branche de Vadans finit par plusieurs enâints mâles, qui moururent sans postérité et par plusieurs filles : l'une . appelée Françoise, épouse de Philibert de Laubes- Ein, seigneur de Chilly, et une autre, lorothée, mariée à Christophe Bouton, baron de Pierre.

Il y a euune autre branche de Poitiers, mais elle était venue d'un bâtard de celle de Saint-Vallier. Elle s'est terminée par Blanche de Poitiers, épouse, en 1 555 , de Gaspard Pape .

Les armoiries de Poitiers étaient d'azur à six besans d'argeM 3,3 et i au chef d*or.

Je dénombrerai sur Tarticle de Valentinois, les hommes considérables de la première branche. Voici ceux des autres branches :

Charles de Poitiers, seigneur de Saint-Vallier, chambellan du Roi, 1360;

Un autre Charles de Poitiers, seigneur de Saint-Vallier, ambassadeur du dauphin Louis, à Gênes, en Ârragon, vers le pape Nicolas; . Aymar de Poitiers, seigneur de Saint-Vallier, sénéchal et gouverneur de Provence, sous le même prince, étant roi Louis XI« du nom ;

Jean de Poitiers, seigneur de Saint- Vallier, chevalier de Tordre du Roi, capitaine des cent gentilshommes de sa maison, suivit le connétable de Bourbon , et ayant été pris il fut mené sur l'écluifaud après avoir été con-

PCOTIERS — POLIGNY

danmé à mort, où il prit la fièvre qui ne lequittajatnaiB;lapeur de la mort la lui ayant donnée et sa grâce ua l'ayant pu remettre de sa frayeur;

Jean de Poitiers, seigneur d'Arciet, fat chambellan de Plulippe-le-Bon , duc de Bourgogne ;

Charles, baron de Vadans, Bon Qla, fût aussi chambellan du duc de Bourgogne, l'&n 1463;

André Duchés ne a donné la généalogie de Poitiei's depuis un Aymar qui vivait environ l'an 1191 et il l'a lait

{remier du nom; cependant il n'en tait que troisiéiae ; et au lieu <]u'il le met en un premier degré, il doit être le neuvième depuis Geilon , oui vivait l'an 920. Celle que j'ai dressée et que

Ï' 9 donnerai possible un jour au pu- Uc, est bien plus ample, m ieui prouvée et plus curieuse, ayant vu en original tous les titres de cette maison qui sont dans les archives de M. le comte de Saint- Vallier, capitaine des gardes de la porte du Koi.

PRÉLATS DE LA KAldON DE POITIEHS.

Lambert, évéque de Valence, l'an 996;

Pons, évéque de la même ville, l'an 10381

Louis, évéque de Viviers, 1307, de Langres, 1318 et de Melz, 1325;

Olhon, abbé de Cbâions, puis évéque de Verdun, 135U;

Guillaume, évéquedeLangres,l 345 ;

Henri, évéque de Gap, 1349 et da Troyes, 1354;

Charles, évéque de ChUons, 1392;

Jean, évéque de Valenoe et de Die, 1390;

Louis, évéque des mêmes villes, 1148, avait été abbé de Saint-Ruf;

Gui llaum e, évéque de Viviers, 1450.

POIVRE. Gomme il est un droit de péage en quelques endroits de cette province, je remarquerai que par arrêt dn Conseil, du 'il d'avnl 1664, la livre a été évalu ée i 13 sols la livre.

POLEHTINUS. Voici une inscription de lui qui a été trouvée à Grenoble :

M- MACIO

POLENTINO

HAGI- MACRINU5

ET ATTILIUS FIUI

PATRl PIEÎ4T1SS.

diocèse de Grenoble, du bailliage de Saint- Marcel! in et de l'élection de Ro> mane, faisant neuf feui et douzième.

Son église est dédiée i saint Jean-Bap^ tisle, de la nomination de l'évéque qui y prend les dîmes. Les habitants y peuvent chasser et pécher partout, ensuite d'une concession â eux passée Soffrey ÂUeman, leur seigneur,

30 janvier 1452.

POLIONT est une paroisse du Cbampaaur, au diocèse et au bailliage de Gap et en l'élection de Grenoble, faisant un feu deuitiers, dédiée à saint Honoré.

Elle a donné son nom à une noble et ancienne famille, qui est présentement dans le pays de Triéves et dans le Gapencais , divisée en deu;i branches, et porte de gueula au cheoron

par S le 30

de trois pièceg chargent, au chef d'or cliargé d'un renard passant du champ.

Jean de Poligny, abbé de Boscodon, l'an 1400;

Pierre de Poligny était homme d'ai^ mes de la compagnie du duc de Nemours, lors des guerres de reli^on ;

Jacques de Poligny fut du parti protestant et lieutenant d'une compagnie d'hommes d'armes, fut tué en Provence;

Un autre Jacques de Poligny , qui est aujourd'hui vivant, est particubérement savant dans les mathématiques. Le Roi l'a employé à tracer un nouveau chemin pour nos Alpes pour aller en Italie.

POUN'

POUM (MiCBtL), dé Graïutble , i composé et bit iinpnni«r, en 1634, un Ditcourt et une Méthode pour Varpentag e.

POLXHDS était de Vienne et il y a apparence que aa &mille était distinguée, puisqu'il en reste une ins- «riptioD dûis cette ville en ces leimea :

T. POLLINI SATURNINAB

iULIÂE

SECDNELIÀE

POLLINIOS

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