‹ Bibliothèque historique et littéraire du DauphinéChapitre 81 sur 213 · PLANTES — POÈTES PROVENÇAUX · texte numérisé non relu

PLANTES — POÈTES PROVENÇAUX

Valeriana ruhra. Polemonii altéra spedes. Dodon Ldmonium monspelientium Gesner.

Valeriana siWastris foliis tenoissimae dinsis, appelée par Ladgdnniiis Pha minimum.

Veronica mas supina et Tulgatissima»

Veronica spicata angostifolia.

Veronica aipina firutescene.

Viola aipina folio in plares partes dissecto.

Viola aipina porpurea exigois foliis :

vioUtte,

Viola aipina rotundi folia lutea.

Viola martia pm*purea flore simplici odoro.

Virga aurea mijor vel Doria : verge d'er.

Virga aurea latifolia serrata.

Virji^a aurea angustifoiia serrata.

Vitis idea foliis subrotundis non crenatis baccis rubris.

Vitis idea foliis camosis et veluti punctatis sive Idea radix Dioscoridis.

Vitis idea palustris. Dodon rappelle Vaccinia palustris et Lugdunius Èrica sezta baccifera.

PLASTRE ( DU ) a été une famille noble de Romans, qui portait d'cupur à la bande d^or chargée d*un lionceau de sable. De deux branches. Tune a fini par Françoise du Piastre, alliée en premières noces , à Pierre de la Grayaniëre, et en secondes, à Jean de Ro* cbain. Elle vivait Tan 1610. L'autre s'est terminée par Etienne et Imbert du Piastre, qui vivaient l'an 1560, et moururent sans enfants : Catherine et Lucie ont été leurs sœurs; l'une épousa Etienne Brottin, et l'autre, Antoine de la Combe.

PIiATEL est une fiunille noble du Gapençais, finie environ l'an 1570, par Anne Platel, mariée à Claude Gras.

Il y a une autre famille de ce nom dans le Viennois, venue de Claude Platel, qui l'anoblit en 1572, par le moyen de Téchevinage de Lyon.Trançois, son fils, a été gentilhomme or* dinaire de la Chambre du Roi, en 1590.

D'azur à V agneau pascal d'argent, la bannière de gueules^le bâton a argent accompagné de trois étoiles de même, deux e n chef une en pointe.

PLOVIER a été une famille noble du Valentinois, qui portait d'or au chevron de gueules écartelè de vair.

Madeleine Plovier, femme de Claude Frère, premier président au Parlement de Grenoble, en a été la dernière.

Roux Polvier, conseiller an même Parlement, 1526;

Jean, son frère, maître ordinm en la Chambre des comptes da Danphiné;

Pierre, fils de celni-d, président en la même Chambre.

PLUVINBL (ANTOUfE de), de la viUe de Grest, commença soos Henri IV de fiûre connaître son expjérience & monter à cheval et il continua sous Louis Xm, après avoir montré ce noble exercice i ce prince, n'étant que Dauplûn. Il est le premier qui a étu)li des académies en France.

POBEL est une famille de Savoie, qui s'est toujours distinguée avantageusement, et le marquis de la Pierre, qui en est, tient un rang considérable en cette cour. Elle porte

Elle a donné un de ses évéques i l'église de Saint-Paul-Trois-Châteaux, nommé Thomas, fils d'un président au Sénat de Chambéry, Tan 1570.

POËT-GÉIaARD est une paroisse du diocèse de Die, de la sénécnaussée de Crest^ et de l'élection de Montélimar, fiusant deux quarts et douxième de feu. Raymonde de Mévouillon en céda le domaine direct à l'évêqoe de Die, l'an 1203.

POËT-LAYAL en est une autre au bailliage du Buis, dans les baronnies, en l'élection de Montélimar, et du diocèse de Die, faisant deux feux trois (juarts. Elle appartient à l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, qui a une commanderie , qui fut hommagée an dauphin Iiouis, Fan 1447, par Raymond de Theys, qui en était commandeur.

POËT-8IOILLAT est une autre paroisse aux mêmes bailliage , diocèse et élection, faisant un feu et un quart L'évéque de Die en aoniit le domaine direct de Raymond de Mévouillon, Tan

Il y a une autre paroisse du Poèt aux diocèse, bailliage et élection de Gap, à six lieues de cette ville , fidsant deux feux et demi, pour Thommage de laquelle y avant eu quelque différend entre Humbert , dauphin II* du nom, et Guillaume de Rame, il fut terminé en faveur de ce prince, par une transaction du IG de janvier 1341. Cette terre est dans une belle plaine extrêmement fertile en seigle.

POÈTES PRO^mTÇAUZ. On

POÈTES PROVENÇAUX — POISIEU

les appelle ainsi, non pas pour être originaires de Provence, mais pour avoir fait des vers en langue provençale. Plusieurs étaient du Gapençais et môme du Diois , qui sont deux endroits du Dauphiné. voici ceux qui me sont connus :

Guillaume Ademar, 1180; Alix, comtesse de Die^ 1190; Guillaume de Ghabestsm, 1210; Rambaud de Vachères, 1218; Pons de Brueil , 1220:

Hngues de la Penne, 1270 ; Rostaing Bérenger, 1290; Girard Roux, 1320; Anne, vicontesse de Tallard,1340.

POIDS. On use communément de la livre de seize onces par tout le Dauphiné , à la réserve du Viennois , en approchant de Lyon, où elle est de vmgt et une onces, et du Bas-Valentinois , en tirant contre la Provence, où elle n*est que de ouatorze. Le cpiintal du Dauphiné est plus fort de dix pour cent que celui de Paris. Le marc y est composé de huit onces.

Le 5 de mars 1629, le Parlement de Grenoble ordonna, par son arrêt , qn'U y aurait un poids en chaque moulin de 'la province; et en fit un autre concernant celui des farines de cette ville , le 18 de janvier 1668. Quant aux octrois ou émoluments qu'on en retire, le grand hôpital en a 5,600 liv. Les pères Jésuites, à cause du collège, oOO liv. Le reste est employé au profit de la ville.

Le Roi, par son édit du mois de mars 1639 , a créé un contrôleur héréditaire des poids royaux de tout le royaume.

POISAT est un hameau de la paroisse de Saint-Martin-d'Hères, qu'on appelle autrement Saint-Martin-de- Poisat, au mandement de Vizille, en l'élection et au diocèse de Grenoble et au bailliage du Graisivaudan, faisant une taill£U)ilité séparée de deux feux un tiers.

POISIEU est une paroisse du diocèse , du bailliage et de l'élection de Vienne, au mandement de Grémieu.

laquelle étant jointe pour la taillabilite à celle de Ghoseaux, elles font trois feux trois quarts. La justice en fut acouise des commissaires à l'aliénation au domaine du Roi. par Antoine Copier^ le 26 d'août 16zl . Il y a une maison-forte en ce lieu-ci, déclarée allodiale par arrêt du Parlement de Gre-

noble, du 20 de novembre 1004, en faveur de Pierre Noir.

Il y a une ancienne et noble famille de ce nom qui va bientôt jfinir. Elle porte de guetUes au chevron de deux pièces â^ argent surmonté d^une fasee en devise d^or.

Antoine de Poisieu commanda quelques troupes pour le roi Jean, contre les Anglais;

Ponet de Poisieu mourut à la ba« taille de Vemeuil, 1424;

Aymar de Poisieu , dit Gapdorat, a été l'un des hommes illustres du Dauphiné, et fut l'un de ceux qui chassèrent les Anglais de France, sous Charles VII et Louis XI. Il fut sur^ nommé Gapdorat à cause de ses cheveux blonds;

Jacques de Poisieu, seigneur de Sassenage , servit les mêmes Rois^ en Flandre et contre les Anglais;

Etienne de Poisieu, seigneur de Septéme , acquit beaucoup de réputation contre le duc de Bourgogne ;

Sibuet et Michel de Poisieu se signalèrent en Italie, sous Louis XII et Gharles VIII. Le premier se trouva à la bataille de Fomoue, et l'autre à celle de jMarignan ;

Un autre Etienne de Poisieu commandait les francs-archers du Dauphiné en cette bataille ;

Un autre Aymar de Poisieu, seigneur du Passage , commanda l'infanterie en l'absence du ducd'Épemon; fut capitaine de cinquante hommes d'armes, mestrede camp, lieutenant-général de-là les monts, colonel des bandes italiennes et des légionnaires du Dauphiné. Il fut ensuite gouverneur de Valence, chevalier de l'ordre du Roi et gentilhomme de la Ghambre ;

Aymar de Poisieu, III« du nom^ seigneur du Passage , est aujourd'hui vivant; mais n'étant pas mané , en lui finit sa famille. Il a été capitaine d'infanterie et de cavalerie, mestre de camp, maréchal de camp et lieutenantgénéral , et s'est trouvé en plusieurs sièges et batailles.

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