POSTES — POYPE
tordes jMur une déclaration du 14 de mai 1668, un arrêt du Conseil du 9 de juillet suivant , une autre déclaration du 19 du même mois, et une autre du 30de juin 1681.
POSTHUME fut patrice, préfet du prétoire et gouverneur de la province Viennoise, comme il se tire d'une inscription gui se lit sur un rocher auprès de Sisteron, dans un chemin qu'il avait fait construire. Elle est en ces termes :
G. PosTHDinn daadaiius st patiucm
DlONlTATIS SX COmiJLAlU PROV»CIiB VlIMNBNflS BX MASISTRO KRINI UB.
BX QCA B8T PRABP. PRABT. CALL.
n fut créé empereur dans Vienne , qui était sa patrie, par les plus notables des provinces voisines, qui s'y étaient assemblés. Il eut un iils gouverneur des Voconces, nommé comme lui, qu'il associa d*ahord à Tempire.
POTENTISSIME.évéquede Gap, assista au concile de Chàlons , Fan 664.
POTERLAT est une famille noble du bailliage de Saint-Marcellin, qui porte d'azur à la bande d'argent et une molette d^or au lieu du deuxième quartier. Il y en a deux branches.
Charles de Poterlat Saint-Ange se trouva à la bataille de Cerisoles, 1544.
POURRET est une famille noble de Trièves, dont une branche est tombée en quenouille à la un du dernier siècle, par Catherine Pourret, mariée à Pierre de Laye, de Voiron, finie à François Fougeroles, et par Ennemonde , qui épousa \fichalon.
Une autre branche subsiste auprès du bourg de Voreppe, au diocèse de Grenoble , et porte d'azur au chevron émargent accompagné de trois billettes d*or, au chef cousu de gueules.
Sibuet Pourret fut tué à la bataille de Vernp.uil, 1424;
Rollin Pourret se trouva en celle de Fomoue, 1495.
POURROY est une famille noble du Pont-en-Royans, dispersée à Grenoble et à Crest , divisée en quatre branches. Paul Pourroy, auditeur des comptes ; Sébastien et Aymar Pourroy, présidents au Parlement de Grenoble, ont été de la première. Artus Pourroy de Guillermià^es, maître en la Chambre des comptes du Dauphiné, a été
de la seconde et a laissé pour fils François PourrojT, président en la même Chambre; Pierre, mort à la guerre, et Joseph, qui sert actuellement en qualité de capitaine. De la troisième, il y a eu François et Paul de Pourroy, vice-sénéchaux de Crest. De la quatrième, il y a eu Philippe Pourroy de Lauberivières, aussi maître des comptes, homme de savoir, qui n'apas eu d'enfants. Son frère a laissé une fille unique, nommé Marie, épouse d'Aymar Marnais , président à la même Chambre des comptes. I/or à trois pals de gueules^ au chef d^ azur chargé de trois molettes d'argent.
Du môme pays et de la même tige en degrés éloignés, sont issus : Antoine Pourroy, maître des Comptes, et Pierre Pourroy, trésorier de ramce, en la généralité de Grenoble , qui portent mêmes armes.
POnSIN(le), ville du Vivarais , est du domaine delphinal et a été vendu en cette qualité, le 27 de septembre
POTOLS est une ville du diocèse et de la judicature-mage de Die, en l'élection de Montélimar, faisant un feu trois quarts , et appartient à Tévéque. Guillaume de RossiUon , évéque de Valence et de Die , l'acquit de Guiltemette, veuve de Bertrand de Povola, l'an 1312, et l'an 1318, il la divisa avec Saladin Artaud.
POYPE (la) est une ancienne et noble famille du Viennois. Deux branches principales la divisent aujoud'huî, savoir : celle des comtes de berrières et celle des seigneurs de Saint-Jullin.
J'ai vu des titres de Tune et de l'autre depuis plus de quatre cents ans , mais je n'ai su trouver leur liaison, ni quelle est l'aînée. Guichenon, qui en a fait imprimer la généalogie dans son Histoire de Bresse, n'y a pas eu de plus grandes lumières. Il est vrai qu'il a écrit la branche de Serrières la première. Cependant, dans cette incertitude, les chefs de l'une et de l'autre ont transigé, le 2 de juin 1654, et il a été dit qu'il n'y aurait aucune préséance l'un sur l'autre, aucun droit, titre ni prérogative d'aînesse , mais se réglèrent de leurs honneurs et déférences par la bienséance observée entre gentilshommes, sans parler d'aucune brisure. De celle de serrières, il y en a eu celle de Vertrieu. Leurs
POTPE — PRAGMATIQUE SANCTION
De la branche de Serrières.
Girardet de la Poype ee croisa l'an 1190 et passa dans la Terre-Sainte, sous le duc de Bourgogne;
Etienne de la Poj'pe se signala en
Plusieurs occasions contre la Savoie, an 1201; fui connâtable du Dauphin, l'an 1293;
Jean de la Poype mourut en Gui^enne pour le service du roi Jean ;
Etienne de la Poype combattit en la bataille deVarey, l'an 1325;
Louis de la Poype servit Charles VI aux guerres d'Italie et de Flandre et porta les armes pour le roi de Suède et pour le comte de Savoie;
Antoine de la Poype a été chambellan du roi Charles VII;
Jean de la Poype se rendit recomnundable auprès du dauphin Louis;
Uumbert et Michel, chevaliers de l'ordre du roi , 1 530 et 1 560 ;
Abel I", capitaine de cavalerie, servit contre les Espagnols en Hollande et contre le duc de Savoie;
Abel II a été mestre de camp; Claude, son frère, a été tué en Piémont, l'an 1020, étant capitaine de cavalerie.
De la branche de Saini-JuUin.
LotÙB de la Poype ne trouva i la
journée deCrécy.l'an 1346, et endicontre les Anglaii
sonnier en la bataille de Poitiers, 1 1356. J'ai vu un contrat de vente de quelques-uns de ses biens, fait par Alix Allemaa , sa mère, pour avoir de l'argent pour payer sa rançon ;
Pierre et Rolland de la Poype, furent tués en celle deVemeuil, l'an 1424;
Claude de laPoype fut l'un de ceux
Ïai passèrent en Provence contre harlea-Quinl ;
Gabriel delà Poype, capitaine de cavalerie, puis de cent hommes des ordonnancesdu Roi, lora des guerres de la religion;
Melchiol de la Poype , guidon d'une compagnie de ^ds d'armes sous Henri IV, capitame de cavalerie, au service des Génois contre la Savoie , en Languedoc et ailleurs;
Louis, son frère, a servi vinçt ans au régiment de Sault, en qualité de capilaine;
Pierre de la Poype, comte de Crémieu, a été capitaine d'infanterie et de cavalerie;
Louis de la Poype a été président au Parlement de Grenoble;
Joseph-Arlus de la Poype, son fils, l'est aujourd'hui.
PRADEL, famille noble de Grenoble, finie par Antoine Pradel, flls d'Aynard , l'un et l'autre auditeurs des comptes. Antoine mourutsans enfants, environ l'an 1520. Louise, sa sœur, fut mariée i Charles Pinel.
PRADELIiES est une paroisse jointe à la taillabilité de Crest, en la sénéchaussée de Crest, en l'élection de Montélimar.
PItSSTABIA. est une concession faite par l'église de l'usufruit de quelqueheritage pendant la ïiedu preneur, moyennant une redevance, et celadans les anciens titres de ce pays s'appelle dare in prcestarium . Il y en a un exemple dans un cartulaire de l'évâché de Grenoble, où l'on voit que l'évoque Humberl donne , l'an 991 , in prœitarium au comte Manassé et i Hermengarde, son épouse, quelques bouif s et villages situés au pays de Genevois, dépendants de son église.
PRAGMATIQUE SANC- TION (la) fut abrogée en France i>ar un édit de Louis XI , du 28 de janvier 1462. Mais avant qu'elle le fût, on ne
PRAGKATIQOB SANCTION — PRÉFET
■El
recATsit en ttenphiné aucune bulle du pape qui y fût contraire, euiiant ce qui est rapporté par Guy Pape , queit. 17, particulièrement loraqu'elle était en
Ïelque maniera opposée aux libertés l'église gallicane. Le Parlement, qui venait de succéder au Conseil delphinal, commençait déjA, au temps de cet auteur, dedonner des marques du soin qu'il a toujours eu de conserver ces mêmes libertés, comme il est justifié nt la même question.
PRAJELZiA est une vallée qu'on découvre, après avoir monté la mon-
Xe de Cestriëres, par où) passa An- 1, aprèa avoir fait ouvrir les rochers. Elle aboutit au Brianconnais et au Piémont, et est presque toute infectée de huguenots dans le diocèse de Turin. On la nomme autrement VaucluBon.
PRAT (Bjllthazuid) était Brian- (onnais, récollet et préchant à Nîmes, Ûv (Ut martyrisé par les huguenots, le 13 de novembre 1570. Il eut plusieurs coups de poignard sur le corps, latéte fenaue d'un coup de sabre , le gosier ouvert avec un couteau , fut traîné par toute la ville, et enfin jeté dans un
Eaita, où il expira. Jean Chalvet, Guil- LumeSafre.etJean Lautret, aussi récollets, reçurent en même temps la couronne du martyr, préchant comme lui.
PRE (du) était une iamiUe noble du Valentinois, finie par Louise du Pré , femme , l'an 1580 , de Guillaume de Saint-Ferréol.
Ilyenaeuaneautredansle Viennois, finie en même temps par Marguerite du Pré , dame de Cbamagnieu et du Saii. qui épousa Abel de Loras, seigneur de Hontplaisant. Elle portait d'aïur au chevron d'argent aenextré d'un huehet d'or.
PRËBOIS est une paroisse de Trièves, au diocèse de Die, au bailliage du Graisivaudan el en l'élection de Grenoble, faisant trois feux trois
rarts. 11 ya deshommesdelphinaui.
est du fief de l'évéché de Die. Frédéric l" l'ayant donné à l'évéque, le 4 deskalendes d'août 1178, Renaud Bérenger, qui en était seigneur, le confirma l'an 1 189. Son église est dédiée à saint Barthélémy, et servie par un curé prieur , dépendant de l'évéque «le Die.
PRËGOHTAL est une femUle noble dn Valentinois, dont j'ai com-
posé et Ait imprimer la généalogie.
Elle porte d'or au chef d'azur chargé
de trou /leur* de lia d'or.
Jean ae Précomptai, parmi les catholiques, et Antoine, son frère, pannî les protestants, donnèrent des marques de leur courage pendant les guerres delà religion ;
Antoine fut mestre de camp;
Henri, capitaine d'infantene;
Pierre-André , frère de celui-ci , lieutenant-colonel au régiment Lyonnais, fut tué devant Ddle, 1668;
Etienne, son frère, s été tué étant capitaine d'infanterie dans les dernières guerres.
PRÏ^T était le lieutenant du préteur dans les gouvernements des
Provinces, et ce préfet avait encore es lieutenants en chacune des provinces qui dépendaient de son gouvernement. Parmi ceux du préfet des Gaules , celui de la province viennoise était le premier, et on le trouve dans ce rang en la notice de l'empire et en l'Itinéraire d'Anlonin.
11 y a eu encore le préfet des barques de la ûurance à Embrun, que la notice place dans la Savoie en ces termes; Prœfeetua dtaaisbarcarùrumEbredunt Sabaudiœ.
Il y a eu encore le préfet ou intendant général des ouvriers et des bâtiments publics , qui était aoxataé prae- /eetus /abrum; j ai donné une inscription de Porcins qui l'était, et une autre sous le titre de Rheimi, où il était parlé de cette d^ilé.
n y a eu encore le préfet du trésor public, prwfeetut œrarii, qui était oa magistrat des Colonies.