PROVENCE — PRUNIER
Trachiv ; Villeneuve ;
Ventes; Tilalû.
Viens;
PROVINCE TIEHN0I5E (la) était une des douze provinces dans Isb Gaules, qu'Ammien Marcellin a divisées BOUS l'empire de Jullien et à laquelle il donne quatre villes principales : Vienne, sa métropole, Valence, Arles et Marseille. RuAis Festas, dans un ouvrage qu'il dédia à l'empereur Valentinien II, en met
aualorae, et n'ja pas oublié celle-ci.
ualtems et après lui le conseiller Catel, dit que tant de provinces que les Romains avaient dans les Gaules, il y en eut huit à qui on donna le titre de Viennoise.
La première avait Vienne pour sa métropole ;
La deuxième, Narbonne et s'appelait Narbonnaise-Vientioise;
Id troisième était la seconde Narbonnaise- Viennoise, et avait Ais, en Provence, pour sa ville capitale;
La quatnème consistait aux Alpes- Haritimes; E^mbrun était sa métropôle;
la cinquième comprenait les Alpes- Grecques et les Pennines;
La siiiërae fut l'Aquitaine-Vien- Doise première et Bourges était sa métropole;
La septième avait Bordeaux et était la deuxième Aquitaine-Viennoise;*
la huitième était la troisième Aquitaine-Viennoise ou Novempopulame.
L'Itinéraire d'Antonin met dans la première Viennoise les villes de :
Vienne, en Dauphiné;
Genève, en Genevois;
Grenoble, en Dauçhiné;
Viviers, en Vivarais;
Die , en Dauphiné ;
Valence , en Dauphiné ;
Avignon, au Comtat;
Arles, en Provence;
Carpentras, au Comtat;
Marèeille , en Provence ;
Riez , en Provence ;
Vaison, au Comtat;
Orange, principauté;
Cavaillon, au Comtat.
PRUNIER est une noble et ancienne famille, originaire d'Anjou, passée par des mariages en Touraine et en Forez, où la branche des aînés a fini par Marie de Prunier, dame de Consieu, et de Grigny, épouse de
Poropone de Bellievre, chancelier d« France.
Artus de Prunier, qui était son grandoncle, en avait établi une autre en Dauphiné, vers le commencement du siècle précédent. Elle est aujourd'hui divisée en trois branches et porte de gaeulet à la tour donjonnée et cré-
nelée d'argent maçonnée de lable.
La première de ces branches est celle du sei^eur de Saint-André, marquis de Vuieu , premier président au Parlement de Grenoble ;
La seconde est celle du baron de Beaucbesne, président au même Parlement ;
LatroisiËmeestcelle du seigneur de Leraps.
Pierre de Prunier, seigneur de la Bresche, vivaitsous le règne de Charles Vl. Son alliance fut avec Marie de Raiz, d'une illustre famille d'Anjou.
Tous ceux de la maison de Prunier ont été alliés aux plus considérables duroyaurae^ puisejuejeremarquedans la généalogiequej'enai dressée, celles de Beaune, deSouhaille,deBri(onnet, de Renoard, de Bellievre , de la Colombière, de Simiane, de BuUion, d'AUemaa, de Chabot, delà Porte, de Montchenu, de Virieu, du Faure, de Vachon , de la Poype , de la Croix de Chevrièresel ' "
Jean de Prunier, seigneur de la Bresche , fiit général de la justice des
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PRUIUKR
i, en Languedoc, l'an 1470. Cette chaîne était la même qu'est aijgourd'hui celle de président à la Cour des aides;
Jean de Prunier n« , seigneur de la Bresche et de Fouchaut, en Touraine, fut maltre-d*bôtel du roi Louis XI, et Ait l'un de ceux qui furent envoyés par Sa Ifuestéavec le prince de Tarente, à Ferdinand, roi de Naples, pour fiûre venir en France, saint François-de- Paule. 11 accompagna ce saint homme jusqu'à Rome et ootint permission du pape Sixte IV, de faire dire la messe, épouser et baptiser ceux de sa famille, dans son château de Fouchaut. Il conduisit ensuite ce saint en France, qui lui donna la faculté, et i toute sa postérité de l'un et de l'autre sexe, d^en* trer dans les couvents dé ton ordre.
Il eut plusieurs autres emplois importants, tant à cause de son mérite, que de la faveur du cardinal Briçonnet, son oncle, qui txX premier ministre d'ÉUt , sous Louis XI et Charles VIII ;
Philippe de Pnmier mourut des blessures qu'il reçut au siège de Milan, et s'était trouvé à celui de Rhodes;
Artus dePrunier, seigneur de Saint- André, de Virieu, de la Buissière^ de Bellecombe et autres places , suivit la profession des armes étant jeune , et rut capitaine d'une compagnie de cent hommes à pied « dans les troupes de Rancé de Cère, mmeux chef de guerre, qui était au service de François I«r; et Sa Majesté, ayant pris Orange , sur son prince, oui avait suivi le paiii de l'empereur Charles-Quint, il l'en fit gouverneur; et il l'était encore lorsque le baron des Adrets assiégea cette ville, pendant les ferres de la religion; il en soutint le siège vigoureusement et le flt lever. En 1554, il reçut les hommages des gentilshommes de cette principauté, au nom du Roi. Il s'était marie en Dauphiné depuis l'an 1532, et avait épousé Jeanne de la Golombière, seigneur de Peyrins, trésorier général unique de cette province, duquel il eut la charge qu'il exerça pendant plusieurs années ; laquelle était d'autant plus conhidérable qu'il n'y avait alors qu'un seul officier en titre qui administrât le domaine, les finances et tous les autres droits du Roi dans cette province ;
Artus de Prunier, II« du nom, seigneur de Saint- André et de Virieu, a été l'un des plus grands hommes de
son siècle. 11 commença par rendre de signalés services à Câiarlea DC et à Henri III , contre ceux de la religion
E rétendue réibrknée et contré csox de i ligue. Henri IV étant parvenu â la couronne , il fut l'un des premiers de ses sujets catholiques ipii se dédarferent ouvertement pour lui dans cette province au Parlement de Grenoble, où il était président. Le parti de la ligue prévalant dans Grenoble, il m retira auprès du ccdonel d'OniaBo, lieutenant du Roi en cette province, i oui Sa Majesté donna ordre de ne riea faire que par ses conseils et nar sa participation. D'Omano ayant été pris entre Vieiine et Lyon uar un parti dai troupes du marquis ae Saint-Sorlin, la noblesse du Dauphiné assemblée à Vienne, nomma et élut Saint-André, pour exercer les fonctions de aoavemeur sous le bon plaisir du Roi, par un acte du M d'avril 1590. Ge<pii rat confirmé par les États de la province , tenus a Voiron la même année, et approuvé par le Roi, par une lettre de cachet, du 22 de septembre 1595.
Lesdiguiëres ayant ensuite pris Grenoble , il y entra à la tète de ses troupes, accompagné de Saint- André et y reçut le serment de fidélité au nom du Roi.
L'année suivante, Saint-André ftat envoyé en Provence par Sa Mmsté,
3111 lui donna par commission la charge e son premier président au Parlement de cette province, séant & Sisteron , où les officiers qui étaient demeurés fermes au service du Roi, s'étaient retirés. D y fût reçu le 25 de juiUp et rendit dans cet emploi des services importants. La Valette, goaverneur de la même province, ne faisait rien que de concert avec loi, et ayant été tué devant Roquebrune, le Parlement prit le gouvernement en main et par là Saint-André se vit une seconde fois chef du parti royal; et empêcha une trêve qui aurait été fort désavantageuse au Roi ; apaisa une sédition à Sisteron; attira en Provence les armes de Lesdiguiëres et senrit très utilement pendant deux ans, jusqu'à l'arrivée du duc d'Ëpemon, que le Roi mit à la place de La Valette. Il demanda alors son congé et revint en Dauphiné. Pithon, parlant de lui dans son Histoire efitx, liv. 6, chap. 5, dit qu'il appliqitt tous les soins qu'un homme de bien