INTENDANT DE PICARDIE ET D'ARTOIS
( Manuscrits de la Bihliolhéque Publique d'Amiens. )
A Saint-Germain, 16 mars 1681.
Monsieur , Le Roy faisant marcher en Flandres plusieurs compagnies du régiment de ses gardes françaises , son intention est que vous fassiez payer à leur passage dans les places d'Arthois dix sols à chaque sergent et cinq sols par soldat des dites compagnies pour leur subsistance dans les dites places.
Je suis, Monsieur, votre etc. Loovois.
Versailles, 12 mai 1081.
Monsieur , J'ai reçu avec la lettre que vous avez pris la peine de m'écrire le O.' de ce mois Testât des ornemens qui sont nécessaires à la chapelle de la citadelle de Doullens. Le Roy aprouve que vous les fassiez achepter et que vous en preniez les fonds sur ccluy de l'extraordinaire de la guerre.
Je suis , Monsieur , etc. Locvois.
Versailles , 18 mai 1681.
Monsieur ,
Je suis bien ayse que vous ayez trouvé la manufacture d'Abbeville en bon
estai , et comme cette manufacture est très-considérable , je vous prie de donner
tous vos soins et toute votre application à convertir Van-Rohais parce que par
ce moyen au lieu que cette manufacture est entre les mains d'huguenots nous
parviendrions à faire convertir tous ceux qui y travaillent et à la transmettre
par ce moyen aux catholiques.
Je suis , etc. Colbeut.
Fontainebleau, 22 août 1681.
Monsieur , J'ai reçu votre mémoire concernant l'augmentation de l'impost sur le sel. A l'égard de Van-Robais, d'Abbeville, je crois que vous lui debvez permettre d'envoyer son vaisseau à Bilbao et qu'il suffira de mettre ses marchandises à l'évent à son retour, sur quoi vous debvez observer qu'il n'y a point de mal contagieux en Biscaye, et pourvu qu'il n'envoyé qu'à Bilbao il n'y a aucun risque.
Je suis, Monsieur, etc. Colbert.
Paris, 4 novembre 1681.
Monsieur ,
Le sieur Richer s'en allant en Picardie pour y faire observer les réglemens
sur les manufactures , je vous prie de lui donner toutes les assistances qui pourront dépendre de vous.
Je suis. Monsieur, etc. Colbert.
ESTAT DES UECX DU DEPARTEMENT DK PICARDIE OU LE SIEUR RICHER DOIT FAIRE EXÉCUTER LES RÉGLBMENS GÉNÉRAUX DES MANUFACTURES.
Premièrement : Amiens. — Abbeville. — Montreuil. — Desvres. — Samer. — Arrjis. — GrandviUiers , Feuquières , Lignières et villages dépendant de la provosté , montant à près de 120 villages. — Wailly. — Tilloy. — Conty. — Beaucamp. — Goupegueule. — Saint-Aubin.
Paris, 28 novembre 1681.
Monsieur ,
Le Roy m'ayant ordonné de reprendre les mesmes soins des manufactures que S. M. avoit cy devant ordonnés et qui ont esté un peu suspendus pendant le temps de la guerre, j'ai examiné particulièrement la manufacture de bas de laine au tricot et je vous envoyé le mémoire du nombre de personnes que le sieur Camuset qui en a fait l'establissement prétend qui travaillent à cette manufacture dans la généralité d'Amiens. S. M. veut que vous fassiez examiner ce mémoire par les maires et échevins des villes de la généralité. Je suis. Monsieur, etc. Colbert.
ESTAT DE l'establissement FAIT PAR LE SIEUR CAMUSET POUR LA MANUFACTURE DE BAS DE LAINE AU TRICOT DANS LA GÉNÉRALITÉ d' AMIENS.
Il y a cinquante-quatre paroisses depuis Amiens jusqu'à Beauvais où il y a dix mille ouvriers qui travaillent. Le sieur Camuset y a esté en 1666 pour y apporter la perfection.
Saint-Germain , 1." décembre 1681.
Monsieur ,
Le Roy ayant appris que le nommé Jacques Bollle, maître de gribanne
d'Abbeville , a fait embarquer depuis peu au lieu du Crotoy plusieurs gens de
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la religion prétendue réformée pour les passer en Angleterre, S. M. veut que vous vous informiez si cet advis est véritable, et que vous examiniez quelle facilité les religionnaires ont de s'embarquer en ce port. Prenez la peine de me faire sçavoir ce que vous apprendrez sur ce sujet afin que je luy en puisse rendre compte.
Je suis , Monsieur , etc. Seignelav.
A Saint-Germain, 2i décembre 1681.
Monsieur , Le Roy est si mal satisfait de ce qui s'est passé à Abbeville à l'cstablissement du régiment royal italien et de la conduite qu'ont tenue le mayeur et le premier échevin , que S. M. a résolu de les interdire des fonctions de leurs charges , et parce que S. M. ne veut pas que le régiment demeure logé comme il est, elle donne ordre au commissaire Mirabon de faire en présence des officiers de l'hostel-de-ville , à leur refus luy seul , un nouveau logement dans lequel les oCTiciers et soldats soyent chez les plus riches habitans, en sorte que s'il y a tant de maisons dans la ville qu'elles ne puissent pas estre toutes occupées , ce soyent celles des pauvres qui demeurent exemptes. S'il y avoit quelque bourgeois qui refusât de recevoir des officiers ou soldats sur le billet dudit commissaire, il y en enverra vingt pour vivre à ses dépens jusques à nouvel ordre du Roi ; et parce que l'intention de Sa Majesté n'est pas que le mayeur et le premier eschevin qui ont esté interdits demeurent exempts de logement, elle ordonne de commencer par eux, de quoi j'ai jugé à propos de vous informer afin que vous teniez la main, dans ce qui dépend de vous, à ce que la volonté de S. M. soit exécutée.
Je suis. Monsieur, etc. Louvois.
\l\: SIECLE.
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