‹ Bibliothèque historique, monumentale, ecclésiastique, et littéraire, de la Picardie et de l'ArtoisChapitre 151 sur 170 · Créquy. 3. Inchy. 3. Mansel. 4. Becquincourt · texte numérisé non relu

Créquy. 3. Inchy. 3. Mansel. 4. Becquincourt

5. Vroilant 6. Doulieu. artois. 1. Morbecque. 8. Doulieu flandre.

Le P. Anselme, parle de la mort de de Roland de Créquy. Deuxième Épitapue.

Siste Vialor, Tumulum hune forts inspice Sub eo cineres intus conspice:

Et hos ex multis lugens agnosce Excelsi ac potentissimi domini D. Balthazaris Josephi De Croy , marchionis de Mollembais , baronis de Seel domini D, Anserœul , de la Trinité d'Azevant Priscorum hic ille Croycorum non mimis virtutis Hœres quàm sanguinis fuit.

Majorum décora semper œmulari studuit.

Sua non minora fecit.

Sub carolo 2." , hispaniarum rege , legioni Magnâ comme gloriâ prœfuit.

Nobilitate multos et si prœcelluerit , IJrbanitate semper dominus devicit.

Beneficiis omnibus nemini nocuit.

Vitam ità pretiosam mors invida finivit:

Gloriam non extinxit.

Obiit 6.' Januarii 1705, celatis tuve 60. Nec tamen totus interiit Imo mortuus vivit , inter vivos.

Et nemo novit vivum qui non luxerit mortmtm Vivit tandem et semper vivet apud potentissimum Uxorem suam DD. Mariam Philippam Annam De Créqdt, quœ bene merenti mœrens hoc suœ Pietatis monumentum apponi curavit . donec ea Quœ uno arserant igné corda, unus idem Fiant cinis et quœ simul junxerat amor in Vitâ, non sinat in morte separari.

Sub eodem latct:

Nobilis ac potentissima I). Domina Maria Philippa

Anna de Créquy, vice comitissa de Vroillant

Baronissa d'Erin et de Houlle ;

Domina de Teneur, de Maisnil . d'Anvin,

De Zelthun, de Nortox . etc..

Obiit die 6.' Martii . 1723,,

OEtatis suœ, 68.

Requiescant in pace.

L'épitaphe précédente était accompagnée des armoiries des 16 quartiers du mari et des 16 quartiers de la femme ; ces armoiries ont été brisées pendant la Révolution. Avant cette époque il existait un pèlerinage à St-Liévin. On conservait des reliques de ce saint renfermées dans un reliquaire d'argent qui disparut alors. L'un des petits autels de l'église d'Erin est encore sous l'invocation de St-Liévin.

Le bienheureux Benoit Labre , mort à Rome vers la fin du siècle dernier , a passé une partie de sa jeunesse dans la paroisse d'Erin dont un de ses oncles était curé. Une chapelle a été érigée sur l'emplacement de la chambre qu'il occupait au presbytère ; on trouve dans les registres de l'église beaucoup d'actes qu'il a signés comme témoin •.

CXL Église de Grand Rullecourt. — St - Léger est le patron de cette église qui n'offre rien de bien curieux pour l'archéologie; mais ses registres renferment des notes fort intéressantes pour l'histoire de la contrée. On remarque celle-ci dans les registres de 1636: Tempus belli fuit declaratum in hâc patriâ circâ finem mensis julii 1635; die vero quintâ maii 1636, fuerunt combustœ 80 domus in page Rullecourt à Francis et paulà post tota turris fuit funditiis eversa . seà ecclesia rpmansit incombusta.

Dans le registre aux décès de 1710 , on voit de longs détails sur le campement de l'armée du maréchal de Villars autour de Rullecourt, et la relation d'une peste ou maladie contagieuse qui enleva en un an 167 personnes de la paroisse *.

CXII. Église de Pernes. — Cette église a trois nefs et forme la croix. La tour est placée entre le chœur et la basse-église; elle se termine en cône. L'escalier est en dehors contre le mur latéral de l'église. Ses fenêtres en ogive surmontées de trèfles étaient, autrefois, décorées de vitraux peints représentant diverses figures. Une galerie entourait aussi la flèche. La corniche offre plusieurs têtes saillantes. Le grand portail est orné de feuillages environné de petites colonnes avec chapiteaux sculptés. Un portique enrichi de statues et de bustes se trouvait jadis en dehors de la porte latérale qui est au midi. On a eu la maladresse de détruire en partie ce curieux portique. Les contre- forts qui

i Renacignrraentt communiquèt par M. l'ahlié Vignacourl, desservant à Eriii. S Id. par M. le desservant de Grand-Rullecourt.

enVirotinent le chœur sont chargés de sculptures. Au-dessous de la tour, dans l'intérieur de l'église, il y a deux rangs de colonnes cylindriques. Leurs chapiteaux soutiennent les murs qui s'élèvent au-dessus. Sous ces chapiteaux règne une corniche ou frise dont les sculptures assez grossières offrent ici des branches de vigne, là des têtes d'hommes entourées de guirlandes et de la bouche desquels sortent de larges feuilles de diverses plantes. Dans le mur de la mémo tour, du côté du midi , Ou voit un très-beau sépulcre en pierre qui a essuyé plusieurs mutilations. Les bas-reliefs voisins n'ont pas été plus ménagés. Toutes les têtes des personnages sont brisées. Au-dessous des groupes se trouve l'inscription suivante : chy devant gist Jehan Belliers , marchant et bourgeois de ceste ville , lequel en son vivant fit moult de biens à ceste église et trespassa l'an mil quatre cens treze. le onzième jour de march; pries Dieu pour son âme et Perotte le Maire femme de Jehan Belliers , échopier.

A la grande voûte de la nef était un plancher peint en forme de ciel étoile. Les voûtes du chœur et celles des chapelles latérales sont cintrées. Les arêtes saillantes et anguleuses de ces voûtes se terminent par des rosaces ; sur l'une est le monogramme de J. C. sur d'autres on remarque des Agnus Dei, etc.

Ou trouve dans l'église de Pernes cinq ou six dalles de pierre et de marbre. Une de ces dalles placée dans le chœur est aux armes de la ville. On y lit le mot Pernes.

Une autre dalle posée dans une chapelle latérale est ornée d'un écusson en relief; et offre une inscription ainsi conçue:

Adrib mit jonsnets Camer

Signeur dit grand mares fust

Ici inhumé le jour des Rois

Van 1622. Pries Diçu pour le

Repos de son âme.

L'origine de l'église de Pernes paraît remonter au XL" siècle. Les uns croient qu'elle a été bûtie par les Espagnols, les autres par les comtes de Saint-Pol, ce, qui est plus probable. Des reconstructions ont eu lieu aux bas-côtés et à un» chapelle du côté du midi. Au-dessus d'une arcade de ce même côté , on voit sur une pierre sculptée le millésime de 1665.

Aubert Le Mire et Malbrancq ont publié une charte donnée h Thérouanne le 5 des calendes de juin 1065 , par laquelle l'évêque Drogon accepte , pour la cathédrale, l'église de Pernes, ses appendances et dépendances, un bonnicr de terre dans la même ville et une demi-charrue, aussi de terre, en francalleu '.

P. Roger. H. DcsKVKt.

J Renseignements communiqués par M. l'aljbé Decioix , cutc-doyen de Pernes.

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