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de marioei Tenus des côtes de TOcéan, fonnant seize cents hommes, quatorze compagnies d'artillerie de ligne, formant quinze cents hommes, et vingt compagnies d'artillerie de garde nationale, des volontaires de l'École de Charenton, de r£cole Polytechnique , des Lycées, ce qui faisait cinq k six mille canonniers exercés , pouvant facilement servir miOe pièc^ de canon. Quatre cents pièces de ik^ 18, 12 et 6 de fer, étaient arrivées du Bàvre , provenant des arsenaux de la marine ; elles étaient mises en batterie ; six cents pièces de campagne, en bronze , avaient la même destination ; vingt batteries de campagne attelées, formant quatre réserves de cinq batteries chacune , étaient disposées convenablement pour pouvoir se porter sur tous les points de la ligne , soit sur les retranchements de Belleville , soit sur les bords de la Seine qui seraient menacés. Indépendamment de ces six mille canonniers, cinquante-cinq mille hommes suffisaient pour la garde de l'enceinte , et Paris offrait une ressource assurée de plus de cent mille hommes, sans affidblir l'armée de ligne.
VI. Le général de division du génie, Lery, dirigea les travaux de Lyon ; cette place, située au confluent de la Saône et du Rhône, est forte par sa position. Il construisit une tête de pont aux Breteaux, sur la rive gauche du Rhône, pour couvrir le pont Morand. II couvrit le pont de b Guillotière par un tambour, et fit établir un pont-levis sur l'arche du milieu. Le faubourg de la GuiUotière est hors de la défense de la ville, mais habité par une population pleine de patriotisme et de courage ; il jugea devoir le couvrir par un système de redoutes qui permit de le détendre toigtempa. L'an-
cienne enceinte, sur la rive droite de b Saône, passe sur le sommet des collines et sur Pierre-Encise ; elle fut relevée ainsi que celle entre Saône et Rhône : la véritable attaque de Lyon est sur ses fronts entre les deux rivières. L'ingénieur occupa en avant trois positions par des forts de campagne , qui étaient flanqués par l'enceinte et qui se flanquaient entre eux. Cent cinquante pièces de canon de marine, venues de Touton, et cent cinquante bouches à feu de campagne, en bronze, furent mises en batterie. Le 25 juin, tous ces ouvrages étaient âevés, palissades, armés. Un bataillon de canonniers de marine, fort de six cents hom* mes, neuf compagnies d'artillerie de la ligne, formant mille hommes , et neuf oentscanonniers tirés de la garde nationale, de l'École vétérinaire et des Lycées, complétèrent le nombre des ca-^ nonniers à deux mille cinq cents, ce qui était plus qu'il ne Mait pour le service des pièces. Un Yiombreux état-major d'artillerie y avait été attaché, des magasins considérables d'approvisionnements y étaient formés; quinze à vingt mille hommes étaient suffisants pour défendre Lyon : on était assuré de trente mille hommes, sans affaiblir l'armée de ligne.