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de bataille, gui rendait toute- retraite impossible , a été la cause de son succès!!!
IX. Neuvième observation. On demandera : que devait donc faire le général anglais après la bataille de Ligny et le combat des Quatre-Bras?
La postérité n'aura pas deux opinions»
noit , aiin de hâter la Jonction tant désirée avec l'armée de Wellington , réunion qui éuit son but primitif, et devenait son unique plan* che de salut, une fois qn*U se trouverait engagé dans une pareille situaUon.
Malgré les avantages manifestes du dernier parti, il parait que Blûcher, informé de l'apparition des têtes de colonne d'Ezcelmans et de Vandamme à la hauteur de Gorbaiz , et craignant de les voir déboucher par Moustier , se décida pour le second ; car il fit suspendre la marche de Pirch et ordonna à Ziethen de se rabattre sur la Dyle. On assure mém^ que ces troupes ne reprirent leur mouvement que d'après un rapport de Tbielman annonçant que les colonnes françaises se prolongeiûeot jusque vers Wavres.
Quoi qull en soit, il est évident que la seule apparition de Groucby vers MousUer eût mis les généraux prussiens dans un embarras réel, dont personne du reste ne saurait décider , ni les résultats , ni la gravité ; car tous les raisonnements que l'on pourrait bire à ce sij^et. se bornent à des conjectures vagues , pour juger reflet moral que cet événement eût produit sur les généraux prossiens et sur leurs troupes.
Toutefois, on ne saurait le nier, si le conseU du général Gébaud n'équivalait pas entièrement à la résolution de se porter dés le point du jour à Mouslier , le maréchal Groucby dut regretter de ne pas s'être décidé i le suivre : il eût foit du moins tout ce qui était humainement possible pour empêcher une catastrophe qu'on lui a malheureusement imputée. Sa bravoure et son sèle étaient éprouvés , il avait souvent donné des preuves détalent, mais il perdit ici l'occasion de se placer au nombre des généraux les plus habiles, en s'attachant i suivre striaement des ordres qui lui avaient été donnés , dit-on , avec un peu d'amertume , et dont il s'appliqua à exécuter la lettre plutôt que l'esprit. ( Le général Jomini. )
LIMPIHB.
U devait traverser , dans la nuit du 17 au 18 , la forêt de Soignes sur la chaus* sée de Charleroi; l'armée prussienne la devait également traverser sur la chaussée de Wavres , les deux armées se réunir à la pointe du jour sur Bruxelles , laisser des arrières-gardes pMT défendre la forôt , gagner quelques jours pour donner le temps aux Prussiens, dispei*sés par la bataille de Ligny , de rejoindre leur armée ; se renforcer de quatorze régimenU» anglais qui étaient en garnison dans les places fortes de la Belgique, ou venaient de débarquer à Ostende de retour d'Amérique, et laisser manœuvrer rEmpereur des Français comme il aurait voulu. Àurait-il, avec une armée de cent mille hommes , traversé la forêt de Soignes, pour attaquer au déboudié les deux armées réunies, fortes de plus de deux cent mille hommes et en position ? C'était certainement tout ce qui pouvait arriver de plus avantageux aux alliés. Se serait-il contenté de prendre lui-même position? Son inaction ne pouvait pas être longue, puisque trois cent mille Russes , Autrichiens , Bava- .ois, etc., étaient arrivés sur le Rhin; ils seraient dans peu de semaines sur la Marne, ce qui Tohligerait à courir n secours de sa capitale. C'est alors que Tarmée anglo-prussienne devait aareber et se joindre aux alliés soua
Paris ; elle n'aurait couru aucun»
chance, n'aurait éprouvé aucune perte, aurait agi conformément aux intérêts de la nation anglaise, au plan gé* néral de guerre adopté par les alliés , et aux règles de Tart de la guerre.
Du 15 au 18, le duc de Wellington a constamment manœuvré comme Ta désiré son ennemi ; il n'a rien fait de ce que celui-ci craignait qu'il fît.
L'infanterie anglaise a été ferme et soUde. La cavalerie pouvait mieux faire. L'armée anglo-hollandaise a été deux fois sauvée dans la journée par les Prussiens; la première fois, avant trois heures, par l'arrivée du général Bulow avec trente mille hommes, et la deuxième (bis par l'arrivée du maréchal Blûcher avec trente-un mille honmies. Dans cette journée, soixanteneuf mille Français ont battu cent vingt mille hommes. La victoire leur a été arrachée entre huit et neuf heur res, mais par cent cinquante mille hommes.
Qu'on se figure la contenance du peuple de Londres , au moment oà il aurait appris la catastrophe de son armée , et que Ton avait prodigué le plus pur de son sang pour soutenir la cause des rois contre celle des peuples, des privilèges contre l'égalité, des oligarques contre les libéraux, des principes de la sainte alliance contre ceux de la souveraineté du peuple 1 ! I