ET 1807. S
chargés, venant des différents ports de Russie , et qui furent saisis. Konigsberg renfermait environ 20,000 blessés russes et prussiens. Par l'évacuation de cette place et par la retraite de Tar* mée russe , tout le beau et fertile pays situé entre la Pregel et le Niémen tomba au pouvoir des Français.
Le duc deDalmatie reçut, le 16 juin au soir, l'ordre d'envoyer une de 'ses divisions bloquer Pillau. Le quartiergénéral fut à Wehlau ce jour-là. Le 17 , le prince d'Eckmiihl, qui suivait, par la route de Labiau, les généraux Kamensky et Lestocq ^ tomba sur leur arrière-garde et leur lit plus de mille prisonniers. Le duc de Bellune prit position à Taplacken, où les maréchaux ducs de Montebello et de Trévise durent aussi se rendre. Le général Zayonchek eut l'ordre de venir avec sa division à Sohippenbeil , par la rive droite de l'Aile , et d'inquiéter l'ennemi sur la ligne de Grodno. La division Dombrowski fut jointe à celle de Zayonchek pour cette opération, et quitta momentanément le huitième corps.
Le 18, le quartier impérial était à Schirrau ; le roi de Naples reçut l'ordre de pousser de forts partis de cavalerie jusqu'au village de Skaisgirren , point d'intersection des routes dlnstersbourg et de Labiau à Tilsitt. Le corps de réserve du duc de Montebello campa en avant de Schirrau. Ceux des ducs de Rellune et de Trévise ne quittèrent pas leurs positions. Il fut recommandé au maréchal prince d'Eckmûhl de commun! > quer avec le roi de Naples, dont le quartier général était à jtfehiaucken , et de pousser une division sur la route de Tilsitt, où elle devait prendre position.
L'Empereur fut à Tilsitt le 20. Les Russes avaient évacué cette ville la veille, et brûlé le pont sur le Niémen.
L'EMPIRt.
L'empereur de Russie el le roi rie Prusse, qui avaient passé ensemble trois semaines à Tilsitt , en étaient partis lé lendemain de la bataille de Friedland. Le corps du duc d/Elchingen et la cavalerie légère de la réserve furent détachés à droite sur Schirwindt, pour suivre et enlever toutes les colonnes isolées de Tennemî , qui avaient fui de ce côté , ou pour arrêter et repousser les partis de Cosaques qui pouvaient avoir passé le Niémen dans cette direction , afin d'inquiéter Tarmée sur son flanc droit. Le maréchal duc de Dalmatie reçut aussi des instructions pour balayer les derrières de Tarmée , et détruire toutes les troupes de partisans qui s'y étaient jetées. Il lui fut prescrit de former, pour cet objet, de petites colonnes mobiles , et de faire des exemples sévères de toutes les communes qui seconderaient les rôdeurs de Tennemi.
Le prince Major-général écrivit le 20 au prince d'Essling pour l'instruire des victoires de Tarmée , et lui mander au nom de l'Empereur de se porter avec tout ce qu'il avait de troupesàBialystock. Le prince d'Essling était alors tranquille dans ses positions ; mais il avait été inquiété précédemment. Les Russes avaient attaqué quelques cantonnements du cinquième corps, dans le même temps qu'ils avaient fait un mouvement général contre la ligne de l'armée française sur l'Aile et la Passarge. Après diverses tentatives , ils avaient passé la Narew àOstrolenka le 12 juin, et s'étaient portés sur la petite rivière d'Omuleff à Drenzewo, où était la division Au comte Claparède. Celui-ci avait soutenu vigoureusement les efforts de Tcnnemi, jusqu'à l'arrivée du prince d'Essling, qui était accouru en personne sur la ligne de TOmuleff. Les Russes avaient été repoussés sur tous les points; et,
depuis cette époque, ils n'avaient fait aucune nouvelle tentative.
La nouvelle des importants succès qu'on venait d'obtenir fut aussi annoncée au maréchal Brune. On lui mandait que dans le cas où les Anglais , joints aux Suédois, oseraient encore tenter un débarquement à Straisund, il devait s'y opposer avec les divisions Molitor et Boudet, en laissant loa Hollandais à Hambourg et les Espagnols en Hanovre, pour garder ces contrées.
Déjà les matériaux étaient prêts pour rétabKr le pont du Niémen. Déjà, sous la conduite de leur chef invincible , les Français ne voyaient que de faciles conquêtes dans l'espace immense que leur offrait le pays ennemi, lorsqu'on reçut, au quartier-général de l'Emper .
reur, une demande de suspension d'armes, de la part du général en chef de l'armée russe. Cette demande étant autorisée par Tempereur Alexandre, Napoléon , empressé d'arrêter l'effusion du sang, consentit à ce qu'on sollicitait de lui. L'armistice fut signé le 21 juin. La ligne de démarcation que devait occuper la Grande-Armée fut fixée depuis l'embouchure du Niémen, dans le Curische - Haff , jusque vis-à-vis de Grodno ; de là, elle se prolongeait sur les confins de la Russie, jusque vers les sources du Bug.
En conséquence, les différents corps reçurent, en date du 24, les ordres relatifs aux cantonnements qu'ils devaient prendre. Kônigsberg fut assigné au grand quartier-général impérial, ainsi qu'à la garde à pied et à cheval. Cependant Napoléon resta à Tilsitt avec son état-major.
Le quartier-général du quatrième corps fut fixé à Labiau ; le corps, établi dans cette ville et aux environs.
Le prince d'Eckmûhl eut son quartier-général à Tilsitt. Sa sur\eillance
s'étendait depuis Tembouchare du Niémen jusqu'à la route de Schirwindt à Widona. Les dragons de h division Lahonssaye et la cavalerie légère du général Lasaile furent mis sous ses ordres.
Le quartier-général du sixième corps fut à Marianpol , et sa surveillance s'étendait depuis Wieiona jusqu'à (Hitta.
On mit la division des dragons Latour- Maubourg sous les ordres du duc d'£lchingen.
Le quartier-général du duc de Trévise fut placé à Augustowo. Chargé de surveiller le pays, depuis Olitta jusqu'à la rivière de la Bobr, ce Bfaréchal avait sous son commandement les divisions Zayoncheck etDombrowski, ainsi que toute la cavalerie polopaise.
A.la droite du huitième corps, s'étendaient les cantonnements du cinquième , qui devait surveiller les bwds de la Narew jusqu'au Bug. Le prince d'Essling établit son quartier-général à Wizna (1).
Le premier corps fut placé en réserve à Yeblau. Sa surveiUance se portait jusqu'à Lasterbourg.
Le quartier-général du corps de réserve de la Grande-Armée fut placé à Kônigaberg; le corps devait occuper, avec cette ville, Brandenbourg à gauche etTapiau adroite.
Le roi de Naples eut aussi son quartier-général àKônigsberg. Les divisions de grosse cavalerie, Espagne, Saint- Sulpice,Nansouty, et les divisions de
(1) Lorsipie le mouvement des deux armées se proDODça, le maréchal Masséna se mit à la pooTBiiite des Russes. Ayant jeté, le S9, un ffML sur la Narew, an dessous de Roun, fl psflsa cette rivière, et réunit à Ostrolenka les dîTisious Sachet, Gazan, Prince Royal de Ba- Tîére, Becker, et poussa yivement Tennemi joiqa*aa delà de Tykoczin. Ayant appris, le 26, la nouvelle de rarmistice, il s^étabiit momen- Dt à Wfzna sur la Narew.