‹ Bibliotheque militaireChapitre 100 sur 614 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

Gomment on eieree les soldats pour qu1ls consenrent Tordre et les intervalles clans les armées.

lUen n'est de si grande conséquence, pour le succès d'une bataille, que d'avoir des soldats qui sachent garder exactement leurs rangs sans se serrer ni s'ouvrir plus qu'il ne faut. Des gens trop pressés ne sauraient combattre avec aisance, et ne font que s'embarrasser les uns les autres; mais, s'ils sont trop ouverts, ils donnent à l'ennemi la facilité de les pénétrer; et, dès qu'une armée est une fois rompue et prise en queue, la peur achève bientôt de met* ti-e ta confusion partout. C^est pour-

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VÉOÈGI» LIT. I.

quoi il faut mener très-souvent les nouveaux soldau au Champ-de-Mars» les faire défiler l'un après l'autre, suivant Tordre du rôle, et ne les mettre d'abord que sur un rang » observant qu'ils soient parfaitement alignés , et quM y ait entre chaque homme une distance égale et raisonnable. Ensuite on leur commandera de doubler le rang promptement> et de façon que» dans le même instant , le second rang qu'ils forment réponde juste au premier; par un autre commandement , ils doubleront encore et se mettront brusquement sur quatre de hauteur. De ce carré long , ils formeront ensuite le triangle, qu'on appelle le coin , disposition dont on se sert irès-ulilement dans les batailles; on leur commandera aussi de former des pelotons ronds; autre évolution par le moyen de laquelle les soldats bien exercés peuvent se défendre et empêcher la déroule totale d'une armée. Gis évolutions, bien répétées danslescamps, s'exécutent aisément sur le champ de bataille.

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