CHAPITRE XX
D'une espèce de mine qui read la tour ioatile.
Quelquefois l'assiégé oppose a la tour portative de longues poutres ferrées qui l'empêchent d'arriver jusqu'au mur; mais les Rhodiens imaginèrent autrefois quelque chose de plus subtil. Voyant les tours portatives des assiégeans plus élevées que les leurs, ils pratiquèrent secrèteiqent sous leurs murs, dès la nuit même, un souterrain qu'ils poussèrent sous l'endroit où ils savaient que l'assiégeant roulerait sa tour le lendemain , et y minèrent jusqu'à fleur de terre. L'assiégeant ne s'en aperçut point , parce que l'assise avait retiré sur lui la terre sortie de la mine; ainsi, la tourne fut pas plutôt arrivée à cet endroit, qu'enfoncée par son propre poids dans une terre qui ne résistait plus que par sa superficie , on ne put ni la faire avancer, ni même la faire mouvoir; de sorte que l'assiégeant fut obligé de l'abandonner et de lever le si^.