CHAPITRE XXI
Des échelles ; de la sambuque ; du poot ; da la bascule.
Dès que l'assiégeant a fait les approches de ses tours , tous les soldats qui y sont tâchent, à coups de pierres, de dards, de flèches et de javelots, de net-
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loyer le rempnrt , après quoi d'autres y appliquent les échelles; mais Tesca* bide est souvent dangereuse^ comme réprouva Capanée lui - môme , qui passe pour Tinventeii^r de cette espèce d'atuiquej Ce capitaine, Tayant tentée àtt ai^e de Thèbeë» fut accablé d'une si prodigiedse grêle de coups , qu'il mourut dans l'instant comme un homme frappé de la foudre. On a éprouvé depuis qu'il éldit moins meurtrier d'employer la sambuque» le pont et la bascule, pour se loger sur le mur.
1> sambuque tire son nom de sa ressemblance avec certains insi rumens ù cordes i tels » par exemple , que la harpe ; comme ces instrumens reçoivent lous leurs sons des cordes dont on les garnit, de même la sambuqife est une espèce de p(^nt-levia , dont les cor< 4et font tout le jeu . Tant qu'elle ne sert point, elle est appliquée contre la tour, d'où les cordes , roulant sur des poulies» la baissent par sa traverse la plus élevée } alors la sambuque , se trouvant posée horizontalement» devient pour l'assiégeant une espèce de pont, sur lequel il passe aisément de la tour sur le mur.
Le pont proprement dit est le môme dont j'ai déjà donné la description.
La bascule est composée de deux poutres ) dont l'une, enfoncée profondément en terre par une de ses extrémités , s'élève perpendiculairement hors de terra a une hauteur proportionnée à l'effet qu'on en attend ; au haut de cette poutre on eh attache transversalement une autre par son point milieu, y observant si bien l'équilibre pour la liberté du jeu, qu'en appuyant légèrement sur une des extrémités » on rajbaisse» Uindisque 1 autre s élève. Siir l'une ou sur l'autre on construit une petite loge de charpente , ca)>able de
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contenir quelques hommes ttrmés , qu on élève jusc|Ue sur le mur, en abaissant avec des cordes l'eitrémité opposée à la loge.