‹ Bibliotheque militaireChapitre 168 sur 614 · CHAPITRE XîlV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XîlV

Des mines.

H y a une autre sorte d'attaqve w^ évite ei souterraine; elle emprunte son nem du lapin, parce qu'elle consiste à creaeer des routes sous terre, et à

nous y cacher, comme fait cet animal.

Les Bessiens, dans l'espérance de tirer l'or et Taisent des entrailles de la terre» ont poussé loin cet art que noo^ atons appliqué à l'attaque des places. Il y a deux manières de miner, qui touteë deux demandent un grand nombre de travailleurs. La première est de sé frayer un chemin par dessous les muré jusque sous quelque place de la tille; on débouche par là tout d'un coup pen« dam la nuit, sans que l'assiégé s'en aperçoive : alors l'assiégeant court aux portes, les ouvre à ses compagnons, et tous ensemble sont en éut d'égorger les babiuins dans leurs propres maisons, sana aucune résistance. La seconde manière est de poujser le souterrain jusqu'au mur seulement , de miner sous la plus grande partie d'une de ses faces, en la soutenant par des élançons. Lorsque l'excavation est suffisante, on jette au pied des élançons du sarment el d'autres matières combustibles, aux* quelles les mineurs, en sé retirant, mettent le feu ; de sorte que bientôt après les étançohs brûlem, le mur croule et fait brèche.

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