‹ Bibliotheque militaireChapitre 167 sur 614 · CHAPITRE XXll · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXll

Defl machinés propres à la défense dei tnun.

Les assiégés opposent machines I machinés, en ^e servant de balisies, àt catnpulies, de scorpions, d'arbalètes, et de diflferenles sortes de frondes.

Ls\ balisfe est une machine qdi se bande par des cordes ou de lin ou de boyau ; plu^ on donne de longueur à ses bjas, plus elle lance loin les javelots. Lorsqu'on la construit suivant les règl^ de la mécanique, et qu'on en Confie' le* serfice à gens d'expérienoK qui en aient bien mesuré la portée avant que de l'employer, elle pénèti-e toul ce qu^elle frappe.

La catapulte sert à lancer des pierres , dont on détermine la pesanteur suitant la longueur et la grosseur des cordes.

De toutes les machines de trait, ces deux-ci sont les plus meurtrières, surtout la catapulte. Si on la charge d'aussi grosses pierres qu'elle en peut lancer, elle écrase hommes et chevaux , elle brise même les plus fortes machines avec une impétuosité semblable à celle de la foudre.

Ce que nous àppeloiis actuellekneîii arbalète s'appelait autrefois ècarpion, parce que, malgré la flnesse et la légè* re|é des traits qu'elle lance, elle tté laisse pas d'être très-meurtriôre.

La description des diverses sortes d'arbalète serait inutiles, l'usage qu'on en fait aujourd'hui les tiielldiht sous \» yeux de tout le monde.

vteÈCI» LIV. IT.

CHAPITRB XXnl.

Do machines qa*OD oppose au bélier.

Il y a plus d'un moyen de se garûntir du bélier et de la Taux. Quelquerois kl assises matelassent le mur à la hauteur du bélier, afin d'en amortir les coups en lui opposant une maUère molle qui prête. Quelquerois on embrasse la tête du bélier avec des cordes » qui, lorsqu'elles sont tirées par un grand nombre d'hommes, détournent le bélier, le suspendent et le renversent môme, aussi bien que la tortue où il est renfermé. Souvent on emploie des cordes Tort longues, auxquelles on attache un double crochet de Ter à plusieurs dents en forme de tenaille; cette machine , qu'on appelle loup , embrassant de même la tête du bélier, le détourne du. mur, ou au moins lé tient suspendu de façon à en rompre tout reiïort.

Dans le besoin , on jette du haut des murs des colonnes de marbre et leurs bases sur les machines ennemies qu'elles brisent; mais enfin , si le choc des béliers est st violent que le tnur en sott ouvert et même renversé, êe qui arrive sotivent, il reste encore une ressource i l'assiégé , c'est d'abattre les maisons voisines , et d'en employer les matériaux à construire un mur intérieur, tfin d'enfermer Tenafemi entre deux murs, s'il on s'y présemer.

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