‹ Bibliotheque militaireChapitre 17 sur 614 · César, qfii connut bientôt leur · texte numérisé non relu

César, qfii connut bientôt leur

iiilenliou , marclKi vers la Tamise » à dessein d'entrer dans les étals de Casai* vellaunus. Il n'y a pour passer ce fleuve qu'un gué assez difficile, au-delà duquel César, lorsqu'il en approcha , aperçut un grand nombre d'insulaires raii* gés en bataille. La rive était garnie d'une palissade de gros pieux pointus # et ils en avaient encore enfoncé d'autres dans l'eau, et qu'on ne voyait point.

César, informé de toutes ces dispositions par des prisonniers et des transfuges, fit entrer sa cavalerie dans le gué, et ordonna aux légions de la suivre de près* Quoique ces légiotis eussent de l'eau jusqu'au cou , elles passèrent avec tant de promptitude et d'impétuosité , que l'ennemi ne put soutenir leur choc , abandonna le rivage et prit la fuite.

30. Alors Cassivellaimus, désespérant de pouvoir disputer le terrain , congédia ses troupes , et ne retint qu'environ quatre mille liommes de ceux qui s»vaient se battre sur des chariots, avec lesquels il observait notre marche. Il sa tenait pour cela un peu à l'écart, çaclii dans des bois et dans des lieux couvertSi faisant retirer dans les forêts le bétail et les habitans qui se Uou valent suc notre passage; et dès que noue cava^ lerie se répandait dans la campaguâ pour i-avager et pour piller, il sortait , avec ses chariots , des bois voisins donl il connaissait toutes les routes et tous les sentiers, tombait sur elle, la metuit en grand danger, cl par ce moyen l'em* péchait de battre la campagne. Il no restait à César d'autre parti que de ne point permettre qu'elle s'écartât trop de la route des légiotis , lui défendant de brûler et d'étendre ses ravages hors de la portée de son infanterie.

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