‹ Bibliotheque militaireChapitre 185 sur 614 · CHAPITRE XL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL

Det proDoitics d*oii tempi serein oa orageux.

La lune nous fait voir» comme dans ua miroir» les signes du calme et de l'orage qui se succèdent allernativemcnt. Ronge, elle annonce du vent; axorée » elle présage de la pluie ; mêlée de ces deux couleurs, elle fait craindre ce mélange de pluies violentes et de vents impétueux qui forment les tempêtes ; nette et brillante, elle promet la même sérénité dont elle présenté l'image, surtout si les pointes de son croissam ne paraissent point enflam« mées à son quatrième jour, ni sa blancheur obscurcie par ces vapeurs humides qui s'y insinuent quelquefois.

On tire aussi des indications du lever et du coucher du soleil. On ne croit point indifférent qu'alors cet astre darde également ses rayons, ou qu'une partie en soit détournée par des nuages, qu'il soit brillant ou mêlé tantôt de ce rouge ardent et foncé qui annonce des vents prochains, tantôt de cette p&leur et de ces taches que les pluies suivent de près. La nature de

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rair> rétendue et la Cprme des nuages qu'on observe au-dessus de la mer, et la mer même, instruisent un marin attentif. Il tire aussi ses conjectures des oiseaux et des poissons. Virgile a traité cet art dans ses Géorgiquei, avec un génie presque divin, et Varron l'a très -approfondi dans ses Trmiêi sur la

Au reste, il n'y a point de pilote qui ne se pique de savoir ces choses; mais il s'exposera toujours & des expériences dangereuses, jusqu'à ce qu'il ait éclairé sa pratique par les lumières de la théorie.

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