‹ Bibliotheque militaireChapitre 198 sur 614 · CHAPITRE W · texte numérisé non relu

CHAPITRE W

Pes eiiûpices.

Il faut toiyours offrir des sacrifices avant que de conduire l'armée à l'ennemi. Le général doit avoir des sacrificateurs et des devins à sa suite. La connaissance des entrailles des Tîciimei esi aisée , et elle lui sera très^veintageuse. Elle le met en état de )liger, sans le secours d'autrai , i\ les victimes annoncent du suec^w^ entreprises. Qu'il observf seulement d'appeler iesprincipanx officfers pour témoins des bons augures , afin qu^n apprenant atx soldats qne les dieu^ sont ^ropioes/ ils les encouragent à faire bien leur deYoir. •' * '

Les troupes ont joujours plus de valeur, et obéissent plus pronipiement , lorsqu'ellescroient être assurées de Tapprobalion des dieux. L'annonce des auspices favorables à l'armée rassure chaque individu. S'ils sont contraires » il faut rester dans une inaction totale , sans qu'aucunecirconstance puisse obliger d'agir. Les menaces d(*s dieux ne pouvant qu'Cire funestes, il faut en attendre la cessation et les consulter sot)-

vcnt ^ême dans un jour. Une heure , un moment mal choisi , a été cause de ia ruine de tel général , qui aurait peutêtre réuss^plus tôt ou plus tard. Il me parait que les victimesfontiennent autant désignes visibles et réguliers, que nous en présentent les opérations magiques et les astronomiques même »

dont les moindres différences influent au plbiiit de faiœ dans un instant un roi d'un esclave, ou un esclave d'un roi,

fe dois dopner des raisons pour justifier les évéaeniens malheureux qui ont soKi les oracles les plus favorables. Tous les pays ont des assiettes différemcs. On ignok quel sera le thé&lre de la guerre. Les hommes en général , * ['quoique instruits de la nature de leur pays , ne le sont pas de celle des autres. Souvent un général qui juge qu'il n'est qu'à ^ne marche de 'l'ennemi s'empresse de le joindre. Pour cet effet, il le suit avec ardeur» |^ndar(tque l'ennemi se retire à dessein , afin de l'engager ' dans un pa/s resserré et dominé par des hauteurs. L'agrèssetir, sans soupçonner celle'feint^, s'avance- imprudemment, et ne^ s'aperçoit du piège que lorsque » menacé à ses flancs et à ses derrières , il ne toit aociine issue qui ne soit gardée Soigneusement par des postes. Alors il est réduit à voir son armée défaite par les flèches dont elle est accablée , sans pouvoir s'en défendre, ou bien périr de faim faute de subsistances, s'il n'aime mieux se rendre à la discrétion de son vahaqueur.

Cet exemple prouve qu'on ne peut taxer l'augure de fausseté, parce que des circonstances mal combinées ont changé la nature de l'objet sur lequel il était consulté.

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